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 La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli
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P0rnstar


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MessageSujet: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 29 Déc - 21:04

Ding, ding, dong – encore une belle journée sur Euphemia, jolie Colombe.
Enfin, belle... Ça restait à voir. Occupé à fixer le sol se déroulant sous ses pas, frôlant du bout des doigts le mur végétal à sa droite, la colombe en question commençait à se plaindre dans le vide plus qu'elle ne marchait ; bien décidé pourtant à ne pas laisser un peu de fatigue et d'agacement  l'empêcher de passer une bonne journée, le jeune homme s'efforça de voir les bons côtés de sa situation. Il avait de l'optimisme à ne plus savoir qu'en faire et des plans de secours dans toutes les poche de sa jolie veste blanche, prêt à parer à toute éventualité : celui qui l'empêcherait de profiter de la vie n'était pas né. Ou, à défaut, pas ici.
Quoi qu'il en soit, ne serait-ce que par pur esprit de contradiction, P0rnstar tenait fermement à être heureux. Parfaitement heureux. Content, comblé, empli de joie et de gaieté et autres adjectifs doux et fluos qui auraient fait vomir des arcs-en-ciel à n'importe qui ayant la niaiserie et l'insouciance en horreur. Pourquoi ? Pour ne pas avoir l'impression de perdre face aux crétins qui l'avaient enfermé ici, tiens – et bordel, encore un croisement. Dubitatif, il s'accorda un bref instant de réflexion soignée (c'est à dire qu'il s'arrêta pour vérifier que ses bottines n'étaient pas irrémédiablement salies) avant de ne repartir vers la droite. A priori, c'était le moyen le plus sûr de ne pas trop se perdre : toujours vers la droite. A moins que ce soit le pire truc à faire. Enfin, peu importe – ça lui donnait l'impression de savoir ce qu'il faisait, en tout cas, et c'était toujours plus rationnel que lancer une pièce à chaque tournant pour savoir où pouvait bien avoir filé la sortie. Et puis il n'en avait même pas, de pièce. Juste une sacoche en bandoulière avec un minimum de trucs vitaux – dont son peigne et des ciseaux, parce qu'il le valait bien – et son honorable personne. En clair, rien de bien utile pour s'y retrouver dans un foutu labyrinthe.
Pourtant, sur le coup, l'idée lui avait paru brillante : il avait fait bien attention à ne rien avoir de prévu pour la journée, histoire qu'aucun client ne se pointe uniquement pour trouver les lumières éteintes, et s'était tout spécialement levé tôt pour ne pas être surpris par la nuit au milieu de son excursion. Se réveiller dans le noir ou s'endormir en plein jour ne lui étant pas tout à fait étranger, ça n'avait pas été très difficile – mais quand même, on aurait pu le féliciter d'avoir fait cet effort. Autrement qu'en le perdant dans un labyrinthe, par exemple. Simple suggestion. Et allez, encore un tournant qui lui rappelait drôlement quelque chose. Déjà que s'y retrouver dans une ville inconnue n'était pas simple, il fallait s'imaginer ce que ça pouvait faire de marcher dans des rues sinueuses et absolument identiques, sans le moindre panneau pour indiquer une direction quelconque : pas étonnant qu'il commence à soupirer. Visiblement, l'idée que le but même d'un labyrinthe était de perdre ses visiteurs ne l'avait que très vaguement effleuré.
Enfin, d'accord, il aurait peut-être dû réfléchir avant de rentrer dans le seul endroit un peu glauque de Dream Land. Seulement le fait même que les lieux détonnent au milieu de ce repère à gamins sous acides le rendait dix fois plus attrayant. Et puis ce n'était pas comme s'il risquait vraiment de croiser des fantômes, non plus. Ni des monstres.

Ni la sortie, parti comme il l'était.

« Mama mia. »

En écho à sa plainte, à laquelle il ne manquait pour bien faire qu'une moustache et un léger embonpoint, P0rnstar crut entendre comme un léger craquement – peut-être une racine, une branche, voire même un vieil os pour ce qu'il en savait : en tout cas, il avait entendu quelque chose. Tout en avançant à pas prudent, complètement incapable de déterminer d'où ça venait à cause de toute cette végétation stupide, le jeune homme jugea bon de venir s'accroupir à l'angle d'une haie, prêt à faire connaître une fin peu glorieuse au premier lapin radioactif qui viendrait lui grignoter les chaussures.
Au pire, si la situation devenait désespérée, il avait toujours son peigne de secours. A défaut de mourir heureux et reposé, une bière dorée et rafraîchissante dans chaque main, il pourrait se vanter d'être mort bien coiffé. Ce serait toujours mieux que rien.

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Casus Belli


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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Lun 13 Jan - 16:37

Des fantômes, ouais ; et puis quoi encore. Tout ce que Casus avait trouvé pour l'instant, c'était une végétation mal entretenue et beaucoup de détours pour rien. Si les haies avaient été mieux coupées que ça (ou coupées tout court, songea-t-il en arrachant une énième branche de sa capuche), il aurait pu y grimper pour retrouver son chemin. Pensez-vous : s'occuper d'un grand machin de verdure virtuel, c'était encore trop demander.
Fatalement, l'idée lui était venue au fil de ses errances de foutre le feu à cet amas informe de feuilles et de bois mort. Et il l'aurait sans doute fait s'il n'avait pas été en plein milieu du feu de joie potentiel ; okay, il avait peut-être tendance à abuser des solutions radicales quand il était énervé, mais pas au point de se faire sauter la tête avec. Ou brûler vif, en l'occurrence. Tous ces murs et même son corps n'avaient beau être que le fruit du travail certes soigné mais complètement timbré de quatre geeks mégalos, il ne tenait pas à connaître les possibles répercussions dans le monde réel. Or, il comptait revenir chez lui en un seul morceau, avec toutes ses capacités mentales et motrices. Le ciel lui renvoya une luminosité presque insolente à laquelle il répondit en arrachant une grosse branche qui dépassait du mur végétal. Il l'éplucha consciencieusement tout en marchant, laissant derrière lui écorce pourrie et feuilles trouées. Casus réfléchissait, il ne faisait guère plus que ça depuis qu'il avait atterri dans ce maudit jeu : quelle idée d'avoir enfilé ce casque. Quelle idée d'avoir laissé un gamin de deux ans jouer avec son portable. Quelle idée d'avoir rien de mieux à foutre de sa vie que monter la quasi totalité des pays et de la population mondiale contre soi.

Il cassa net la branche en deux. Il n'était jamais à court d'idées. Sur l'heure, il aurait simplement aimé traverser le pont suspendu et jeter un œil à l'ensemble de l'île, histoire de voir ce qui méritait d'être détruit en premier. Une ruine de pain d'épice aurait été bien plus seyante à la place de ces habitations gross- FUCK WHAT.

Persuadé d'être seul ou n'ayant à tout le moins pas enregistré la moindre présence de bruits parasites, Casus avait été surpris par le garçon accroupi juste à l'angle de la haie ; réflexes obligent, il lui avait amicalement balancé son arme improvisée en pleine figure. Il lui avait fallu deux secondes pour se remettre de sa surprise et analyser la situation. Juste un paumé qui prenait un bain de soleil dans un labyrinthe abandonné ; mais d'où pensait-il voir des armes sortir d'entre les feuilles ? Casus sourit, amusé de sa bêtise. Il se croyait encore ailleurs.

Personne veut ta peau, ici, mon gars.

« Sorry, tu m'as un peu pris au dépourvu. »

Enfin, mieux valait du bois que ses grosses semelles.
Il balança la branche sur son épaule et leva un sourcil curieux. Les images défilèrent à vitesse grand V dans sa mémoire sans trouver de correspondance. Okay, il le connaissait pas et à priori il n'avait jamais vu sa tête, ici ou ailleurs. Le jeune homme faisait confiance à sa caboche : en vingt ans d’existence, elle ne l'avait pas trahi une seule fois.

Comme quoi y'avait d'autres débiles qui occupaient leur temps libre à se perdre entre deux murs bosselés.

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P0rnstar


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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Sam 25 Jan - 0:52

Le choc fut aussi rapide qu'inattendu. Quelque chose de définitivement plus gros qu'un lapin (même radioactif) apparut dans son champ de vision, ses yeux s'ouvrirent de stupeur et – avant même d'avoir pu en être effrayé – on lui envoya un coup de branche amical en pleine figure. Pas le temps de croiser les bras devant son visage ou de reculer ; juste d'encaisser le coup, avoir mal et laisser s'échapper une exclamation sourde. Parce que, oui, ça fit mal. Quelque part entre se coincer les doigts dans la portière et enfoncer violemment son coude dans un mur, à quelques micromètres des chaises qui disparaissent au moment de s'asseoir et des portes qu'on vous claque dans le nez – violent, brutal, inexpliqué et, plus important, tout sauf mérité.
Parce que pour une fois, Dieu lui en soit témoin, le jeune homme n'avait strictement rien fait.
Ayant trébuché en arrière dans la bataille, il prit très vite soin de plaquer ses mains contre son beau visage et d'enfouir le tout contre ses genoux, avant de se mettre à marmonner des insultes sans queue ni tête en finnemand. S'enfuir pour ne pas se prendre plus de coups ne lui serait pas passé par la tête, quoi qu'il en soit – surtout maintenant qu'on lui avait viré quinze mille neurones en plus de l'avoir potentiellement défiguré. Pas que P0rnstar gère mal la douleur : il était plutôt doué pour ça, au contraire. Si ça n'avait pas été le cas, il n'aurait pas répondu aux insultes par des coups de poings et ne se serait jamais jeté d'où que ce soit dans une poubelle ; contrairement aux apparences, se prendre des gamelles sur la route de la célébrité et du succès faisait un sacré foutu mal de chien. La seule différence était que, ici, il n'avait pas pu s'y préparer. La surprise amplifiait malheureusement tout.

« Sorry, tu m'as un peu pris au dépourvu. »

La voix, étrangère, lui fit lever la tête. Vu d'en bas, le type avait l'air plutôt du genre grand ; si sa vue n'avait pas baissé en dix minutes, à priori, il l'était même tout court. Vaguement rassuré de constater qu'il n'allait pas devoir défendre sa vie à coups de pieds ou de ciseaux, le jeune homme s'accorda un bref instant de répit. Le coup de branche n'avait pas l'air d'avoir démoli quoi que ce soit sur son passage. Éraflé, peut-être, mais rien de beaucoup plus grave. Et puis après tout, ce n'était pas son vrai corps ; inutile de trop s'en faire. Les pixels, jusqu'à preuve du contraire, ça ne mourait jamais tout à fait.
Encore agacé par cette agression parfaitement gratuite sur sa personne, le jeune homme se redressa souplement. Il avait beau ne pas être une lumière, il n'était pas non plus complètement stupide :  renvoyer une droite à blondie pour lui faire passer l'envie de frapper les inconnus ne l'aurait pas aidé à sortir de ce labyrinthe. A moins que ce ne soit une sorte de boss à vaincre pour passer à l'étape suivante. Ce dont, en toute bonne foi, il doutait franchement. Pas assez bizarre pour ça.
Ses poings serrés restèrent donc sagement à leur place.

« Faut vraiment pas être... » Nez plissé, il soupira et préféra plutôt rajuster sa veste sur ses épaules. « Brrrrref. On va dire que je suis de bonne humeur. C'est cool. Tout va bien. »

Parce qu'il était de bonne humeur, donc, le jeune homme jugea nécessaire de repartir sur de bonnes bases (sans compter qu'il savait peut-être où il allait, ce type, contrairement à lui) : pour ça, il commença par lui tendre la main. Sans sourire, n'exagérons rien. Il l'avait quand même frappé.
Quoi qu'il en soit, rien de tel qu'une poignée de main virile pour nouer de franches et belles amitié.

« P0rnstar. »

La facilité avec laquelle il était passé de son prénom à son pseudonyme aurait affligé ses proches.
Facepalm, oui, d'accord. En attendant, ça le faisait bien rire.

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Casus Belli


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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Jeu 27 Mar - 20:49

Sa petite claque amicale n'avait pas eu l'air de lui plaire ; au point que Casus serra les doigts autour de la branche, prêt à réitérer le geste (volontairement et plus violemment cette fois) si l'ahuri en face faisait mine de lever le poing. Il n'eut, pour leur bonheur à tous les deux, pas besoin de s'improviser champion de tabassage d'inconnus en milieu presque forestier : à défaut de s'énerver, l'autre fit preuve d'un semblant de maturité en contenant l'indignation qui devait bouillonner en lui, et lui tendit la main avec un visage qui n'avait rien à envier à celui d'une statue grecque. Un sourire moqueur toujours en coin, observateur mais pas porté aux préjugés qui faussaient les jugements et vous menaient droit dans le mur, Casus attendait toujours de mieux connaître son interlocuteur avant de dresser un tableau hypothétique de ses capacités. Tableau qui pouvait passer par les habitudes et les réflexes ainsi que la probable ou moins probable ouverture d'esprit, laquelle traçait les lignes directrices des opinions générales ; chef d'armée dans son cœur et sa tête, il ne se permettait pas de s'en dispenser. C'était essentiel – IRL comme sur Euphemia.

« Know your enemy » était un leitmotiv on ne pouvait plus sensé – alors pas de faux pas, pas de jugements hâtifs, et surtout ne pas s'attacher à une impression globale que donnaient les petits tics et détailles de la personne.

C'était quelque chose auquel il n'avait jamais failli, qu'on se le dise. Mais comment, comment réussir à garder tout son sérieux et son impartialité quand le type en face de vous vous sortait, comme on débitait qu'il faisait beau ou qu'il pleuvait, et les enfants et la famille :

« P0rnstar. »

La bouche de Casus dessina une ligne droite aussi perplexe que soudaine. Le regard discrètement scrutateur se fit surpris pour, en dernier recours, adopter une lueur indéchiffrable dans laquelle surnageait un vague mépris. Il détailla le jeune homme de pieds en cape, ne se souciant plus d'avoir l'air de regarder ailleurs, ignorant la main tendue. Okay, vu de près, il avait l'air normal. C'était dans sa caboche qu'il devait y avoir un petit problème – genre un rouage mal huilé qui se serait grippé en entraînant l'arrêt immédiat de tout le système. Un truc du genre. Parce que sinon, il ne voulait même pas savoir à quoi il avait pensé en se connectant sur Euphemia.

Okay, draw. Il venait de juger « P0rnstar » comme un kikoo de bas étage qui soit était un abruti qui s'amusait d'un pseudo à la sonorité discutable, soit mettait en avant une partie de sa vie dont il était très fier. Casus ne savait pas laquelle des deux propositions il préférait, pour la simple et bonne raison que les deux faisaient très, très pitié et que dans tous les cas, leur propriétaire ne devait pas dépasser les 80 points de Q.I au test officiel.

« P0rnstar. »

Le prononcer faillit le faire mourir de rire. Nan, sérieux... Le server aurait dû interdire quelques débordements. Ou mettre un test à la connexion, histoire de virer tous les joueurs pouvant porter atteinte à l'intégrité intellectuelle des autres. Ce genre de trucs, ça donnait envie de sauter d'un pont et d'en finir avec la vie.

« Je sais pas trop quoi penser de ce pseudo magnifique, mais tu te rends compte que t'as l'air d'un vrai satyre quand tu te présentes ? »

D'un pur pervers, du genre qui distribue des bonbons aux petites filles à la sortie de l'école. Un peu comme le type qu'il avait frappé en allant chercher sa nièce un jour – le même style, bien sapé mais complètement chelou. Au moins, il pouvait pas se plaindre qu'on le regarde de travers.

Rien qu'en causant, il faisait une vraie attaque à la pudeur, monsieur pseudo-détraqué-peut-être-même-pédophile. Awesome. De quoi éclairer sa journée.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Lun 21 Avr - 0:01

Le type avait l'air perplexe. Parfaitement tranquille, aveugle aux raisons pour lesquelles il pouvait bien l'être, P0rnstar haussa un sourcil ; fit la moue puis, après un vague haussement d'épaules, laissa retomber sa main le long de son corps. L'inconnu n'avait clairement pas envie de la serrer, de toute façon. Il n'y avait qu'à regarder la manière dont il était occupé à rester planté là sans rien dire ni rien faire pour le comprendre – et, aussi plein de bonne volonté soit-il, le finlandais n'était pas du genre à insister trois ans si on refusait tout net sa sympathie. Ça ne servait pas à grand chose, pour ne pas dire a rien. Autant passer à autre chose.
A peine mal à l'aise dans ses bottines, le jeune homme eut la désagréable impression d'être jugé. Et, fait oh combien surprenant, rejeté dans un coin où on n'aurait plus ni à le voir ni à admettre son existence. Ce n'était pas le genre de sensations qui avait quoi que ce soit de plaisant, pour être honnête. Il aurait préféré qu'ils se serrent la main et échangent leurs pseudos, peut-être même deviennent les meilleurs amis du monde, BFF de laby 4ever ololol ; malheureusement, ça n'avait pas l'air parti pour virer comme ça. Monsieur le beau blond ne semblait pas d'humeur à faire copain copain.
On se demande pourquoi.

« P0rnstar. »

Ahuri, le concerné battit plusieurs fois des cils. Hein ? C'était son pseudo, ça, oui, il le connaissait par cœur. Pas la peine de le répéter. Aucune raison de le faire, d'ailleurs. A moins que ce type ne s'appelle aussi P0rnstar... ? Ou Pornstar, plus probablement – ils ne devaient pas autoriser les doublons, quand même, ça aurait été franchement galère. Les deux auraient été bannis en même temps, appelés en même temps, et il ne parlait même pas de tous les problème que ça aurait engendré. A moins que ça ne marche que par îles... Allez savoir. Les jeux vidéos, ça ne le connaissait pas trop.
Heureusement pour ce qui lui restait de crédibilité, le jeune homme poursuivit avant qu'il ne s'exclame « wow her, on a le même pseudo mec ». Et, comme il fallait s'y attendre, être traité de satyre lui fit aussitôt oublier les probabilités qu'une autre personne dans ce monde virtuel ait pensé à prendre le même pseudo que lui. Outré qu'on puisse penser un truc pareil de sa personne, le coiffeur posa un poing sur sa hanche ; fronça les sourcils, s'accorda le temps de la réflexion. Puis, visiblement décidé à rester de bonne humeur, se fendit de son plus joli sourire.

« Qui te dit que j'en suis pas un. »

Personne, malheureusement. Bon, franchement, s'il avait voulu passer inaperçu en tant que pervers du coin, il ne se serait pas appelé P0rnstar. Jamais. C'était juste... Drôle, non ? Ironique et plein d'amertume, en tout cas – mais ça personne ne pouvait le savoir. Encore moins un parfait inconnu. Ça aurait été très fort de sa part de comprendre d'où ça venait sans penser d'abord qu'il tenait plus de l'obsédé complet que du major de promo. Qu'il n'était pas, en plus. Obsédé non plus, hein – mais plus que major de promo, ça, c'était certain. Enfin, qu'est-ce qu'il essayait de se prouver déjà ?
Ah, oui. Que son pseudonyme était tellement fin et subtile que personne ne pouvait en comprendre toute la profondeur. Ça se tenait. C'était même une explication parfaitement plausible. Ce type ne regardait juste pas plus loin que le bout de son nez.

« Bon, j'en suis pas un, admit-il en pinçant les lèvres. On t'a pas dit que les moines font pas leurs toges ou je sais pas quoi ? »

Pour l'air intelligent et intellectuel, il repasserait. Pas que ça change beaucoup de d'habitude.

« Et t'as un nom, toi ? Sinon ce sera 'beau blond', je te préviens. »

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 1 Juin - 19:25

« Qui te dit que j'en suis pas un. »

Rien, en effet ; et c'était sympa de lui offrir la légitimité du doute, il appréciait sincèrement.
Casus se promit intérieurement d'arrêter les pronostiques sur la santé mentale et le Q.I de ce joueur qui, peut-être, avait seulement voulu faire un trait d'esprit en arrivant sur Euphemia, histoire de marquer le coup. Ce n'était pas parce qu'il ne voyait pas quel calembour on pouvait imaginer avec un tel pseudonyme qu'il avait tort : chacun avait ses raisons, son passé, ses capacités, et il n'avait rien à y redire, etc etc. Il n'empêche que la chose s'avérait difficile et que son regard se partageait l'étincelle amusée et celle, moqueuse, qui s'y nichait sans daigner lui demander son avis. A priori, il plaisantait et se croyait malin.
Dans le cas plutôt improbable où il avait voulu se mettre à nu avec un franc mauvais goût, il n'avait plus qu'à le tabasser et le laisser pour mort.

Monsieur ne tenait pas en plus haute estime les pervers de toutes sortes que les dealers de drogue – enfin, tant qu'ils restaient cloués entre quatre murs, ce n'était pas son problème.
Mais celui-là avait le net désavantage de se promener en liberté, dans une réalité pixelisée qui plus est.

« Bon, j'en suis pas un. On t'a pas dit que les moines font pas leurs toges ou je sais pas quoi ? »

D'accord : peut-être pas détraqué, mais la réplique ravivait le débat sur son quotient intellectuel – pourquoi est-ce qu'il se sentait obligé de lui donner autant de matière à critiquer, aussi ? A ce niveau, c'était tendre les deux joues et attendre les claques qui allaient de paire. Un vrai travail de pro. Le sourire en coin à la mention des toges qui n'avaient rien à faire dans le proverbe d'origine, Casus leva la branche pour la planter gentiment dans le torse de son interlocuteur lorsqu'il lui demanda son nom.

« Nope, j'en ai pas, tu peux m’appeler comme tu veux. »

La pression du bois démentait ses propos ; il ramena son arme de fortune à ses côtés, assez peu décidé à s'en débarrasser. Ça pouvait être pratique, on savait jamais si on allait tomber sur un malade ou sur un imbécile au pseudo tendancieux. Ce n'était pas parce qu'ils étaient loin des quartiers malfamés de Crimson District que les mauvaises rencontres étaient exclues du tableau noir.
Du genre un lapin en sucre d'orge, mais avec de vraies dents bien tranchantes. Casus se méfiait d'un système qui s'amusait à balancer, semblait-il, les trucs les plus inattendus et improbables à la tête des joueurs. Il n'y avait qu'à voir ce labyrinthe que le soleil ne rendait pas moins bordélique et qui allait bientôt lui poser une colle s'il se dirigeait au hasard pour s'en assurer.

Enfin, pour ça, il aurait encore fallu qu'il avance, au lieu de jouer les panneaux stop.

« Pourquoi t'étais planté là, au fait ? Tu voulais faire peur à quelqu'un ou tu bronzais ? »

Quelle idée de s'agenouiller là, aussi. A moins de vouloir se prendre des tartes dans la figure à chaque passage... Fallait vraiment pas être fin.
Pas que ça l'intéressait vraiment de toute façon ; avec un haussement d'épaules, le jeune homme se détourna du pervers visiblement pas si pervers que ça et reprit la route, faisant bien attention à ne pas se prendre les pieds dans les ronces qui rampaient sur le sol. Quelqu'un aurait pu s'occuper de cet endroit, un claquement de doigts aurait techniquement dû suffire, non ? Puisqu'il en avait fallu autant pour les coincer dans ce jeu débile.

Il ficha un grand coup de bâton contre les murs inégaux, sans penser un seul instant que l'autre avait pu le suivre et qu'il avait pu manquer (une nouvelle fois) de l'éborgner.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 8 Juin - 2:46

Finalement, il ne lui avait pas donné son nom. Quel manque de manières. Sérieusement, ses parents ne lui avaient pas appris à ne pas adres... Ah, non. Mince. Bref – ses parents auraient dû lui apprendre que donner son nom était plus poli que de planter un bâton dans la superbe chemise d'un inconnu absolument irréprochable quel que soit l'angle sous lequel on le regardait, au sens propre comme au sens figuré. Parce qu'il l'était. Inconnu, d'abord, mais surtout irréprochable : P0rnstar ne voyait pas une seule chose dont ce garçon puisse lui tenir rigueur, son pseudo mis à part. Et encore, le sujet portait à caution. Il ne voyait pas en quoi c'était plus bizarre de s’appeler P0rnstar plutôt que Kevin50083 ou Sulkilovidovi ; or aux vues de ses connaissances pré-Euphemia, c'était typiquement le genre de noms que prenaient la plupart des types de son âge sur internet. Ou du moins la plupart des types de son âge comme lui – c'est à dire pas bien futés, sans trop d'espoirs de faire de grandes études et plus préoccupés par les jeux vidéos et internet que par le sport ou les filles. Enfin, les garçons. Quoi que ce n'était pas tout à fait vrai dans son cas ; et puis il y en avait qui sortaient pas mal, même si... Bon, il était vrai que la plupart des gens qu'il fréquentait n'étaient pas spécialement intelligents. Le point commun traînait dans les parages.
Ça devait brouiller sa perception de la moyenne. Allez savoir.

« Pourquoi t'étais planté là, au fait ? Tu voulais faire peur à quelqu'un ou tu bronzais ? »

Un haussement d'épaule et le jeune homme époussetait son haut, sourcils froncés par la concentration que demandait cette tâche hautement intellectuelle. Qu'est-ce qu'il faisait planté là ? Bonne question, tiens. Il ne se souvenait pas avoir cherché à faire peur à quelqu'un, et s'il avait voulu bronzer il se serait promené en maillot de bain et lunettes de soleil, pas en pantalon... Donc la deuxième option était clairement out. Cela dit, ça ne l'aidait pas à se rappeler ce qu'il foutait là avant de se faire aborder par mister sexy. Il se promenait, non ? Tout simplement. Et il avait entendu un bruit, alors il s'était accroupi et...
C'était ce qu'il était en train d'expliquer à son compagnon de discussion quand il se tut et que l'autre haussa les épaules, visiblement désintéressé par le pourquoi du comment qu'il essayait pourtant de lui démêler gentiment : encore une preuve que, en dépit de toutes ses tentatives pour le rendre poli, ce type était un parfait rustre. Non mais sérieusement ! Il suffisait de le regarder repartir sans un regard pour lui pour clairement deviner qu'il n'y avait rien à tirer d'un mec pareil.

Le holy swordien étant cela dit prêt à le suivre toute la journée pour lui extorquer  ne serait-ce qu'un merci – et peut-être un peu aussi parce qu'il craignait de ne plus jamais revoir la sortie s'il laissait partir son sauveur potentiel –, il emboîta le pas à l'inconnu peu après que celui-ci ai décidé de le quitter pour de plus verts pâturages. A peine l'eut-il rattrapé qu'il manqua de se prendre un nouveau coup de bâton en pleine face ; sauf que, par un heureux réflexe, Monsieur claqua des doigts. Passé devant en moins de temps qu'il n'en aurait fallu pour le dire, il étouffa un petit soupir de contentement en constatant qu'aucune douleur n'était venu irriter son crâne.

« Mec ! Fais gaffe à ton joujou, bordel ! »

Un petit mouvement de pied le fit pivoter sur lui-même ; de nouveau face au terroriste en herbe, il lui adressa un grand sourire satisfait. Comme à chaque fois qu'il utilisait son pouvoir, dont il était particulièrement fier, le jeune homme était on ne peut plus heureux. Il n'y avait rien qui le fasse autant sourire que de pouvoir changer de place avec qui bon lui semblait, quand bon lui semblait, comme bon lui semblait, et ce sans limites aucunes qu'il ait pu remarquer jusqu'alors. Si ce type voulait l’attraper, il allait devoir lui tenir les deux mains et ne plus le lâcher.

« Her, tu sais où tu vas ? Parce que moi je sais pas. »

Claquement de doigts.

« Je te laisse devant, hein, je voudrais pas te gêner. Sérieux, t'as vraiment pas de nom ? Beau bloooond. »

Il leva la main, prêt à procéder à un nouvel échange au cas où il essayerait de le frapper avec sa branche.

Moi c'est 'très chiant', pour te servir.

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Casus Belli


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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 6 Juil - 3:50

Un quart de seconde et une désagréable sensation de déséquilibre plus tard, Casus reposait les yeux sur l'emmerdeur – qui par magie se trouvait à présent juste devant lui et non plus trois pas derrière. Doigts fermement serrés sur la branche et sourcils froncés, il sonda les parois qui l'entouraient, critique et perplexe, pour en revenir aux courbes franchement agaçantes du grand sourire de l'autre. Son « joujou », il allait se le prendre dans la figure s'il continuait à utiliser son pouvoir sur lui ; parce qu'Euphemia avait beau être bourré de bugs bizarres qui rendaient la vie des joueurs impossible (doux euphémisme à appliquer à des adolescents attardés incapables de s'occuper de leur jeu), il n'en était pas au point de changer lesdits joueurs de place juste pour s'occuper. Parce qu'Euphemia n'était pas vivant et n'avait pas deux de Q.I comme son interlocuteur du jour, ce qui rendait la communication décidément très difficile et surtout très pénible.
Violence sur handicapés prohibée, il se contenta de lui adresser un air qui se voulait stoïque mais suintait encore trop de « refais ça et je rends aveugle illico presto ». Il pouvait s'estimer heureux qu'il sache se contrôler, la star du X ; sinon, il n'aurait pas donné cher de sa jolie petite tête.

Enfin, vu la manière dont il se comportait, il devait pas la monter très haut aux enchères, de toute façon.

« Her, tu sais où tu vas ? Parce que moi je sais pas. »

Casus ouvrit la bouche pour lui balancer une gentillesse comme sa langue savait si bien en distribuer : mais le claquement de doigts, si inoffensif vu de là, fut automatiquement suivi d'un changement de décor brutal et inattendu. Les bottes de nouveau solidement plantées dans le sol, le russe ne chercha même pas à dissimuler son agacement lorsqu'il accrocha les yeux de l'abruti, de nouveau derrière lui. Pour la énième fois depuis qu'il lui avait balancé le bâton à la gueule et avait eu le malheur de démarrer la machine à conneries, il souhaita ardemment le lui enfoncer entre les dents pour le faire taire. Quoique, songea-t-il sans lâcher sa main du regard, c'était plutôt ses doigts qu'il aurait dû sectionner pour avoir la paix.
Supervitesse, téléportation ? Non, mais quelque chose dans le goût. Pas sûr de lui, Casus se refusa à tirer la conclusion qui s'imposait avant un nouvel essai, pour la science, et surtout pour ses nerfs. Difficile de chercher à neutraliser les capacités de l'ennemi sans les avoir bien en tête au préalable. Un mauvais calcul et bam, la mine vous arrachait les jambes avant que vous ayez pu avoir le temps de dire « ouf ». Inutile de préciser que monsieur, même téméraire, préférait savoir où il posait le pied avant de partir à la guerre.

Il jeta la branche sur son épaule et fit un pas en avant. C'était fou comme on oubliait vite que le monde comptait encore quelques spécimens de cette espèce : ça faisait tellement longtemps qu'il n'en avait pas côtoyé ! Encore une bonne raison de se casser vite fait de ce jeu mal fichu.

De l'air, pitié.

« Et toi, t'as un nom ? Parce que je doute que P0rnstar ce soit ton vrai nom. »

Une fois la dernière syllabe sortie, Casus leva sans peine le bâton et l’abattit en direction de l'imbécile, aussi violemment que ses muscles pouvaient le lui permettre. Histoire de vérifier sa théorie ou de lui filer une commotion cérébrale ; l'un dans l'autre, le résultat serait plus intéressant qu'une suite épuisante de questions ou de commentaires sans queue ni tête. Mais fallait pas croire : il n'avait rien contre les protozoaires, ils pouvaient être vachement pratiques de temps à autre.

Comme appât, comme cible vivante, comme fil d'Ariane... Comme chantage. Il le savait pour en avoir été témoin, un manque critique de neurones n'empêchait pas d'avoir de la famille et des amis qui tenaient à vous comme à la prunelle de leurs yeux. Bonne nouvelle pour tous les planctons de ce bas monde.

L'avantage, c'était qu'ils étaient aussi plus facile à semer dans un labyrinthe. Tout à coup, l'idée que le sol puisse être truffé de trappes et de pièges n'était plus si inquiétante que ça.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Ven 18 Juil - 18:53

« Ben en f – »

Yeux grands ouverts sur la crainte indicible de se faire violemment refaire le portrait, P0rnstar fit de son mieux pour ne pas avoir de réflexe malheureux. A savoir : lever les bras pour protéger sa magnifique petite tête d'abruti. Ce n'était pas la meilleure chose à faire dans son cas, quoi que c'était la réaction la plus normale à avoir dans ce genre de situations. Qui de sensé était assez fort et rapide pour esquiver d'un pas en arrière ? Pas lui. Non, il avait beau être habitué à se battre et pas toujours de façon hyper propre, le garçon se contentait de ses poings et de ceux des autres ; les battes, les bâtons et les tuyaux en fer étaient prohibés dans son petit monde de racaille de bas étage. Il n'avait jamais eu à en subir les dommages. A part quelques secondes auparavant, donc – et ça lui avait fait suffisamment mal pour qu'il ne veuille pas ré-essayer. L'idée de se faire matraquer par un type de la carrure de l'autre (parce qu'en plus il n'était pas nain et maigrichon, quelle tristesse) avait quelque chose de tout à fait effrayant qui, heureusement pour lui, le poussa à claquer des doigts aussi vite qu'il le put. Le tout avec un petit piaillement effrayé, parce qu'on est P0rnstar ou on ne l'est pas.
Aussitôt qu'il fut transporté à la place de l'autre, il soupira pour mieux s'éloigner de ce malade mental en devenir. Il n'y avait pas idée, de vouloir le frapper après lui avoir posé une question ! Il avait de la chance qu'il soit encore dans de bonnes dispositions, sinon il aurait tout à fait été capable de profiter de son pouvoir pour le déstabiliser et lui administrer un magnifique coup de talon dans la nuque. Probablement que ça ne lui aurait pas plut, cela dit... Raison réelle pour laquelle le jeune homme s'abstint et se contenta d'accrocher ses deux mains à la lanière de son sac en quête de réconfort. Il n'avait que moyennement envie de devoir se battre contre ce type. On ne sait jamais. Puis il n'était pas venu là pour ça.
Quand il s'agissait d'avoir l'air du plus inoffensif des crétins, il se posait. Peu auraient cru à le voir agir ainsi qu'il savait administrer les coups de poings aussi bien qu'il se coiffait.

« Ehhh ! Tu pourrais au moins me laisser le temps de te répondre, Rambo ! »

Outré par tant de violence (disait-il), P0rnstar plissa les yeux et tordit sa bouche sur une moue ennuyée. C'était vraiment embêtant, d'être tombé sur quelqu'un voulant sa peau sans raison aucune. Bon, il admettait avoir été un peu chiant, mais quand même... S'il se mettait à être violent pour si peu, ils étaient franchement mal barrés.
Le coiffeur n'avait après tout qu'une envie : sortir de ce labyrinthe – en vie, de préférence. Se faire tabasser n'était pas dans ses plans, et puisqu'il était assez intelligent pour être capable d'affirmer que Monsieur ne plaisantait pas... C'était insister ou lui rendre ses coups qui aurait été stupide. Il y avait de saines limites à ne pas franchir dans tous les domaines. Même lui savait ça. Ne pas se frotter à n'importe qui sans savoir pourquoi.

« Alexander, lâcha-t-il avec méfiance. Alexander Leon Savolainen, même. Ça a moins de classe que P0rnstar, hein ? »

Il plaisantait avec l'air le plus sérieux du monde ; encore incapable de se décider entre méfiance et insouciance. Soucieux de remettre l'ordre de ses priorités en place, il fouilla dans sa sacoche et en sortit un peigne. Ainsi équipé, il entreprit de remettre un peu d'ordre dans ses cheveux. En vérité, toutes ces téléportations intempestives lui retournaient l'estomac plus vite qu'il ne disparaissait : il se sentait mal à l'aise, un peu barbouillé. Incapable de le refaire une nouvelle fois en si peu de temps. Résultat, il avait tout intérêt à détourner son attention et lui faire perdre l'envie de le cogner pour un petit moment. Sinon, ça finirait mano à mano et plus de joyeux avantage pour lui.

« Mais c'est pas juste, moi je sais toujours rien sur toi. Nom, taille, poids, mensurations ~ ? »

C'était plutôt bien parti.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Lun 11 Aoû - 21:05

Casus se demanda s'il s'habituerait jamais à ces déplacements surprises – avant de se dire, aussi fermement que possible, qu'il n'aurait pas à s'y habituer puisqu'il aurait quitté l'emmerdeur avant qu'il puisse en abuser. Au moins, son interrogation avait trouvé une réponse ; okay, il n'avait pas la chance d'avoir une mémoire photographique, mais il n'était pas non plus le cousin des poissons rouges. Changement de décor, qu'il vérifia au millimètre près, avec le sérieux des opérations menées à bien.
Ce gus avait le pouvoir d'échanger de place avec son interlocuteur. En tout cas, c'était ce qu'il venait de faire, sans doute possible. Le blond résista à l'envie de rouler des yeux exaspérés au ciel et à cet ordinateur incapable d'ajuster les paramètres les plus simples. Comme quoi un amas de circuits et de câbles ne pouvait pas remplacer un cerveau humain, aussi complexe et recherché qu'il puisse être. Infiniment critique envers les intelligences artificielles qui parsemaient ce jeu sans queue ni tête, Casus savait encore reconnaître des réflexes humains de réflexes programmés. Le moindre tressautement pouvait trahir l'humanité des gestes.

Au moins, pour P0rnstar, la question ne se posait pas. Il était pire qu'humain ; le grand défaut des imbéciles.
Qu'est-ce qu'il allait pouvoir faire de ça, lui. Il n'avait pas signé pour un baby-sitting avec un abruti qui allait vite lui donner envie de l'envoyer au pays des rêves. En outre, « Rambo » avait décidé en tête à tête avec sa conscience que lui filer un coup de bâton relevait du soulagement collectif et non de la violence gratuite et injuste. Qu'il était sympa, ce tas de muscles sans délicatesse.

Tsss.

« Alexander. Alexander Leon Savolainen, même. Ça a moins de classe que P0rnstar, hein ? »

Tiens, il avait répondu. Habitué à se manger la méfiance exagérée de ses concitoyens et les regards de travers (okay, il avait vraiment l'air d'un terroriste, c'était ça ? ), Casus avait récolté des « c'est pas tes affaires », quand l'autre ne se barrait pas sans un mot ou une insulte. Franchement, c'était trop demander que de connaître un vrai nom ? Pas un pseudo kikoolol de jeu en ligne, mais une identité concrète qu'on utilise dans la  vie de tous les jours ?
Oui, okay, lui ne le donnait pas à tout va, il était peut-être mal placé pour leur faire la leçon. Il n'empêche.

Alexander, ça lui donnait tout de suite l'air moins, comment dire... Ah, oui : attardé.
Il avait presque l'air gentil, maintenant.

« Mais c'est pas juste, moi je sais toujours rien sur toi. Nom, taille, poids, mensurations ~ ? »

Mais par pitié, qu'il range ce peigne. Il avait sérieusement emmené un peigne dans ses affaires ? Quand il préparait les trucs essentiels à emporter pour une randonnée ou n'importe quoi de ce genre, il prenait un peigne en son âme et conscience ? Ça pouvait servir d'arme en cas d'extrême nécessité, mais...
Il fallait qu'il arrête d'y penser. Toutes les personnes qu'il croisait finissaient par lui donner mal à la tête, dans ce jeu. Ils avaient dû tous laisser leur logique au placard en atterrissant ici, y'avait pas d'autres solutions. Parce que penser que 50 % de la faune locale était dépourvue du nombre requis de neurones, c'était super pessimiste.

Restons optimiste, pensa Casus en passant devant le jeune homme, décidé à venir à bout de ce maudit labyrinthe, boulet au pied ou non.

« John Rambo, super américain, super musclé, tout ça. (et puis quoi encore) En fait, c'est pas vraiment important. T'as qu'à deviner si t'y tiens tant, je sens que tu peux y arriver, malin comme t'en as l'air. »

Casus n'avait jamais dit qu'on ne faisait pas de miracles avec le Q.I d'un lama. Le hasard faisait mal les choses, parfois ; et il détestait son pouvoir.
Quelle idée de filer un truc aussi chiant à quelqu'un qui avait l'air d'adorer son petit tour de passe-passe.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Sam 16 Aoû - 15:48

Occupé à se recoiffer convenablement – ce qui n'avait rien de simple sans miroir, qu'on se le dise – P0rnstar laissa complaisamment son nouveau compagnon de route le dépasser. Il ne comptait pas le laisser filer quoi qu'il en soit ; Mister sexy était quand même son pass pour la sortie, hein. Fallait pas trop lui en demander. Il était capable d'arrêter de draguer untel si sa copine commençait à se sentir menacée et tentait subtilement de lui percer le pied avec son talon aiguille, mais laisser partir sa peut-être unique chance de sortir vivant du labyrinthe ? Hun hun. Il n'était pas complètement idiot et savait se montrer plus que collant quand les circonstances l'exigeaient, quoi qu'il n'avait pas vraiment besoin de raisons pour l'être au quotidien. C'était un peu dans sa nature. Enfin, suivant la situation. Il ne comptait pas sauter au cou d'un tueur à gage ou regarder quelqu'un qui ne l'intéressait pas avec trop d'insistance. Question de logique. De respect, aussi. Et de survie. Ce joli garçon, par exemple, lui laissait une sale impression de froideur sur couche légère de mépris ; et si ça ne l'empêcherait pas de continuer à le suivre jusqu'à ce qu'il se lasse ou trouve la sortie, ça le forçait malgré tout à garder une saine distance de sécurité entre eux.
Pour l'instant.
Après avoir rangé son valeureux compagnon de route dans sa sacoche, le garçon emboîta le pas à John Rambo, super américain, super musclé, tout ça. Bon. Concrètement, ça ne l'étonnait pas franchement qu'il décide de lui raconter n'importe quoi. Il était un peu déçu de ne pas avoir obtenu de réciproque facile, évidemment, mais l'animal après tout semblait farouche ; il allait falloir la jouer plus fine que ça pour obtenir son nom et tutti quanti. Pas que ça l'intéresse spécialement, notez. Il pouvait tout aussi bien faire comme il l'avait dit et tout deviner dans sa tête pour mieux le lui resservir ensuite ; avec un peu de chance, ça l'énerverait tellement d'être affublé de petits surnoms virils qu'il finirait par lui dire comment l’appeler.
On ne sait jamais. Il fallait essayer.

« Hmmm ~ Je sais pas si tu devrais me laisser faire ça, cowboy. »

Sourire innocent pour ponctuer ses paroles on ne peut plus véridiques. Qu'on ne dise pas qu'il ne l'avait pas prévenu ; il jouait selon les règles. Toujours. Ou presque.

« Booon j'imagine bien que tu t'appelles pas John Rambo. A moins que tes parents te détestent, ajouta-t-il avec une légère grimace.  Après... Peut-être le mètre quatre-vingt ? Bien foutu, tout ça tout ça. De ce que je vois. »

Alexander approuva son analyse d'un hochement de tête satisfait, toujours légèrement en retrait par rapport à l'objet de sa description. Il se doutait bien qu'il se foutait d'avoir son avis sur sa personne, mais en attendant ça permettait de combler le silence – et s'il avait décidé de dire n'importe quoi, après tout, c'était son choix. D'autant plus que jusqu'à preuve du contraire, ce n'était pas complètement n'importe quoi. Il se contentait de le décrire avec l'objectivité des plus grands maîtres. Quelque chose comme ça.
On pouvait toujours le féliciter de ne pas avoir tout comprimé dans un valeureux « t'es bonne quoi » parfaitement insultant – d'autant plus que s'il conjuguait au masculin, c'était un autre mot commençant par la même lettre qui lui serait venu d'instinct. Et ça, vraiment, ça ne se faisait pas.

...Tiens, il avait envie de le dire, maintenant.

« Je suis sûr que tes airs de bad boy te rendent super populaire. Rien qu'à te regarder, ça me rend toute chose ~ »

D'un côté, par moments, il se demandait s'il n'attendait pas juste qu'on le tabasse. Il aimait bien se balader avec des pancartes « homophobes, je vous aime » clignotant partout autour de lui en comic sans ms taille trente-quatre, couleur rose.
Bitch please.
Nouveau sourire colgate. L'innocence incarnée. Non Monsieur, je ne drague personne. Et encore, il le faisait pour rire – il essayait d'être un minimum plus fin quand il y mettait un peu de sérieux. Enfin. Essayait. Il était trop direct pour avoir le privilège de jouer les mantes religieuse. Chez lui, un « tu me plais » pensé équivalait à un « tu me plais » prononcé ; ça lui avait valu quelques remarques mais au moins, c'était clair.
Trop honnête peut-être, mais ça, c'était un autre problème.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Jeu 21 Aoû - 23:47

Casus se prépara à maudire le don de l'emmerdeur dans son dos un bon million de fois durant leur petite promenade de santé – parce que rien qu'à l'entendre déblatérer n'importe quoi, il avait déjà envie de l'enterrer. Pouvoir chiant oblige, il ne pouvait pas lui mettre son bâton dans la figure ni lui foutre la tête dans une des haies qui bordaient le chemin, puisqu'à part le claquement de doigts, il n'avait aucune idée des conditions nécessaires à rassembler pour faire son petit tour de magie. Ça aurait été malin qu'il se retrouve coincé à sa place – plus con tu meurs.
Et apparemment, monsieur était adepte d'un humour très chiant ou d'un problème de connexion neuronale qui ne lui permettait pas de faire le lien entre ce qu'il disait et ce qu'il était censé lui répondre. Sur le coup, ça l'aurait bien arrangé de s’appeler John Rambo, tiens. Plus les secondes passaient, moins il avait envie de lui révéler quoi que ce soit sur lui. Autre que ce que cet imbécile pouvait voire de là où il était, bien sûr. Casus n'était pas de bonne humeur à la base et s'il côtoyait très bien ses idées noires en temps normal, se sentir bridé dans ses actions et ses possibilités rajoutait une couche d'amertume à son humeur. Il voulait pouvoir lui casser la figure ou le foutre dans un trou sans avoir à en subir les injustes conséquences.
Parce que oui, comme ce genre de truc n'était pas trop commun à la surface, il ne s'était pas vraiment préparé à y faire face. Là-bas, s'il foutait un type dans un gouffre, impossible qu'il s'y retrouve à sa place par magie.

Tssss, bitch. Euphemia était vraiment une plaie, dans tous les sens du terme. Laissons des crétins faire mumuse avec du feu. Mdr. Ça va être drôle, tu verras.
Une partie de lui espérait ardemment qu'ils s'en mordent les doigts un jour ou l'autre.

« Je suis sûr que tes airs de bad boy te rendent super populaire. Rien qu'à te regarder, ça me rend toute chose ~ »

En attendant, c'était lui qui était obligé de se coltiner les arriérés du coin. Sympa comme baby-sitting. Décidé à ne pas brasser plus longtemps les méthodes de torture qu'il aurait aimé infliger au brun dans un autre monde, il se tourna vaguement vers lui et haussa un sourcil. S'il avait pu le rendre « toute chose » au point de le faire s'évanouir, ça aurait été cool.

« Sympa tes déductions, fairy boy, mais ça lui donne un nom au bad boy ? »

Un instant, il contempla l'idée qu'il puisse mettre en plein dans le mille avant d'en rire. Y'avait vraiment peu de risques qu'il devine juste, s'il essayait de deviner tout court. Et s'il donnait dans l'esprit de contradiction, Casus pouvait jouer très longtemps au roi du silence.
Qu'on fasse mine d'essayer de la pousser à bout en se payant sa tête et il se braquait automatiquement. Enfin, à part être idiot et sortir des bêtises sur un ton faussement passionné, il faisait pas grand chose de répréhensible, raison pour laquelle l'envie de le castrer diminua sensiblement. Pour l'instant.

Tournant. Casus se donna trente brèves secondes de réflexion avant d'obliquer vers la gauche, attentif aux petites différences dans les murs qui élançaient leurs branches inégales vers eux. A priori, il n'était pas passé par là, à priori il ne tournait pas en rond. Ils, réflexion faite, puisqu'Alexander semblait décidé à lui emboîter le pas jusqu'au bout. S'il en avait l'occasion, il l'enverrait bouler à l'autre bout du monde.
Well, tant qu'ils y étaient.

« Le peigne, c'est pour faire des ravages parmi la faune locale ? »

Laquelle devait essentiellement se composer d'insectes et de petits animaux en tout genre – il ne pensait pas que dix mille preux chevaliers passent dans le coin juste pour ses beaux yeux. A moins qu'il ait un rendez-vous ultra romantique dans les environs.
Paré à toutes éventualités, comme on dit, mais pas les mêmes que les siennes, visiblement.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Ven 10 Oct - 18:45

Fairy boy ? Oh, voilà qui me sied à merveille, songea-t-il en se mordillant la lèvre d'un air grave. Il n'était pas sûr que ce petit surnom adorable lui plaise – pas sûr qu'il en ait franchement grand chose à foutre non plus, donc ça ne devait pas être trop gravissime quand même. A priori. Et puis il fallait avouer qu'en effet, aussi vrai que l'autre avait des airs de bad boy, ce petit nom lui allait comme un gant. Fallait pas sortir le peigne et les adjectifs au féminin, voilà. Bon, cela dit, il avait raison Monsieur beau gosse ; ça ne lui donnait pas de nom tout ça. A part s'il décidait qu'il s'appellait Bad Boy, mais là encore, ç'aurait été d'une cruauté profonde venant de ses parents. Enfin, qui était-il pour juger, n'est-ce pas. Si ses parents voulaient l'appeller Bad et mettre Boy au milieu pour compléter le tableau... C'était vraiment leur problème ; quitte à se faire détester de leur progéniture plus tard, ils auraient au moins accompli l'exploit de l'affubler d'un prénom marrant qui ferait sourire ses amis et ennemis pour le restant de ses jours.
Vu la tête du gars en question, tant qu'à faire, ç'aurait probablement été la seule chose drôle à son propos. C'aurait donc été une bonne initiative de la part des parents, tout compte fait. Encore fallait-il qu'ils aient pu le deviner. Du genre... Si le bébé avait une tête de tueur à gage ou avait levé le majeur dès sa sortie au grand jour, là, oui, un prénom débile aurait été de mise. Comme il n'était pas très sûr que ses déductions – brillantes, au demeurant – puissent lui être d'une grande utilité, il décida malgré tout de les taire. A peu près.

« Ben oui. Bad Boy. Je vais t’appeler comme ça. Bady Boy-y Boy ~ »

Mouais. Pour faire ami-ami et être apprécié, il avait connu mieux. Une part de lui (celle qu'il n'écoutait jamais) lui criait très fort de se la fermer et de le remercier piteusement de ne pas l'avoir tué et de bien vouloir le laisser le suivre – même s'il n'avait pas réellement demandé son assentiment sur ce point-là ; une fois de plus, pourtant, il fit taire cette voix embêtante à grand coup de sourires idiots. Il était dans un jeu. Dans un jeu pour s'amuser et profiter de la vie, donc, même si ce n'était pas exactement le lieu et le moment pour ça. Il était quand même coincé, potentiellement pour toujours, et si cette idée réussissait pour l'instant à se faire toute petite dans un coin de sa tête il savait pertinemment qu'elle finirait par le détruire de l'intérieur. Il n'était clairement pas fait pour vivre seul, sans sa famille et ses amis. Il finissait toujours par faire des bêtises quand on ne l'empêchait pas de penser. Toujours à tout compliquer.

« Le peigne, c'est pour faire des ravages parmi la faune locale ? »

Quelques pas derrière le jeune homme, à une distance qu'il aurait qualifiée « de sécurité », Alexander haussa un sourcil intrigué. De un, il ne s'était pas attendu à ce qu'il lui parle ; de deux, il n'avait aucune idée de ce qu'il racontait. Bien sûr, que c'était pour faire des ravages parmi la faune locale ! S'il entendait par là « tous les beaux inconnus qui pourraient potentiellement passer dans le coin », et pas « les petits animaux et les jolies planplantes ». Bien sûr. Il avait beau avoir une zone de chasse relativement élargie, il n'en était pas encore rendu là. Fort heureusement pour lui et le reste du monde.

« Ouais ! Pour rester toujours bien coiffé et avoir l'air d'un beau gosse quelle que soit la situation. Je t'aurais bien montré mes lunettes de soleil, aussi, mais je les ai pas. Trop de classe tuerait la classe. »

Disant cela, il passa une main habile dans ses jolis cheveux chocolat pour donner plus de poids à ses paroles. Et, puisqu'une conversation ne pouvait marcher que si la balle rebondissait dans chacun des camps :

« Et toi, le bâton, c'est aussi pour faire des ravages ? Je pense pas que y'ait grand chose de dangereux dans le coin, tu sais. A part moi quoi. Et je suis pas exactement dangereux donc ouais, m'enfin, ouais. Ouais. »

Dix sur dix en éloquence. Bravo, Alex, tu marques des putain de points là.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 16 Nov - 16:48

Bad Boy, s'il avait pu, lui aurait déjà fait manger son peigne – mais ça, il devait s'en douter, pas besoin de préciser. Tout compte fait, ça l'arrangeait d'avoir l'air d'un psychopathe trimballant trois tonnes d'explosifs dans ses poches : au moins, on lui foutait relativement la paix, en temps normal. Y'avait toujours les exceptions avec un peu moins de Q.I que la moyenne, mais il pouvait s'en accommoder avec une relative patience. Pas comme s'il était grave au point de tabasser tous ceux qui le gonflaient un peu, hein ; Casus était civilisé, fallait pas croire. Faire bouffer un peigne à l'autre, ça voulait dire « salut » en Ukraine.

Si seulement. S'il continuait de ranimer tout seul son animosité, il allait devoir se foutre une claque, parce que ça l'aidait clairement pas. Pense à quelque chose d'agréable, comme...

« Ouais ! Pour rester toujours bien coiffé et avoir l'air d'un beau gosse quelle que soit la situation. Je t'aurais bien montré mes lunettes de soleil, aussi, mais je les ai pas. Trop de classe tuerait la classe. »

Pas comme Alexander, en tout cas. Casus se retourna pour lui jeter un coup d’œil évaluateur qui se conclut par une grimace moqueuse et un demi-tour amusé. Il aurait dû, voyons ! Lui qui était immunisé contre les radiations et vivait (avant) près d'un fleuve hyper radioactif, même un second Tchernobyl ne lui aurait pas fait grand chose. Surtout si le Tchernobyl en question faisait voler ses cheveux comme une parodie de starlette américaine. Il aurait mieux de les laisser pousser : c'était super efficace contre les emmerdeurs, avec le bon geste de la tête. Et avec un peu de chance, ça lui aurait peut-être aussi servi d'atout charme. Pas qu'il doutait de son sex appeal ou de son talent dans le domaine, mais valait mieux mettre toutes les chances de son côté quand on faisait du rentre-dedans à des fougères, right ?

Ou alors les lunettes de soleil ça servait à se cacher, il savait pas. Ça lui paraissait pas super absurde.

« Et toi, le bâton, c'est aussi pour faire des ravages ? Je pense pas que y'ait grand chose de dangereux dans le coin, tu sais. A part moi quoi. Et je suis pas exactement dangereux donc ouais, m'enfin, ouais. Ouais. »

C'était plutôt rassurant de savoir qu'il était ceinture noire de recoiffage en pleine nature mais pas de karaté. A part son pouvoir méga chiant quand il s'agissait de s'en prendre physiquement à lui, il n'y avait pas l'air d'avoir grand chose d'autre à craindre ; mais comme Casus était prudent (et que prudence était mère de sûreté), il n'allait pas se coller en tête qu'Alexander était docile comme un agneau et qu'il le balançait au-dessus du premier mur venu en claquant des doigts. Ahaha. Rien que parce que c'était lui qui risquait de s'y retrouver, derrière le mur en question, il allait éviter.
Cela dit, de visu, il avait plutôt l'air d'un clown ou d'un... well, d'un type bien sur lui. Il faisait encore des généralités, damn, c'était maaaaal.

Il aurait mieux fait de lui demander cash au lieu de lui balancer d'adorables surnoms. Ce que Bad Boy pouvait être malpoli, hein.

« Je m'inquiète pas vraiment de toi, répondit-il tout en se promettant d'arrêter de s'en moquer ouvertement (peut-être), j'ai plutôt peur des lapins mutants qui peuvent surgir des m-... »

La vengeance divine de l'ordinateur fit bondir à cet exact moment une sale boule de poils du mur végétal, sur laquelle Casus manqua de se casser la figure avec un juron aimable. Le temps qu'il retrouve son équilibre et pense à abattre le bâton dans la figure de l'animal, celui-ci s'était évanoui par le chapeau du magicien. Woh, l'espèce de...
Fallait croire que la fatalité aimait bien s'amuser à ses dépends. S'il plantait son bâton dans le mur à sa droite, une foule d'animaux mignons et poilus allait sortir, maybe ?

Point positif, c'était pas avec ces petites peluches qu'ils allaient devoir courir pour sauver leur peau. Même submergés par le nombre, ça restait gérable : un coup de botte et on en parle plus.

« Ouaiiis. Je les imaginais plus gros remplis de crocs mais bon. Ça change rien, le coin est super dangereux, fais gaffe à tes cheveux. »

Des gays, des lapins, de la verdure, des vampires, lmao. Sa vie était parfaite.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Mar 2 Déc - 2:09

Grand sourire ; bien sûr, qu'il ne s'inquiétait pas de lui. Du moins pas vraiment, comme il venait si judicieusement de le dire. Il aurait été plutôt risqué de sa part de décréter qu'il n'était qu'un imbécile heureux incapable de le blesser uniquement sur la base de ce qu'il avait vu ces dernières minutes : on ne juge pas un livre à sa couverture, comme on dit, et Alexander avait plus d'un tour dans son sac. Il n'était certes pas le garçon le plus méchant et intelligent qui soit, mais il n'en restait pas moins franc et vite énervé. Or quand il était énervé, il tapait. Aussi simple que ça. La loi du plus fort, il connaissait par cœur ; les poings d'abord, on réfléchit ensuite. Il n'aurait pas frappé n'importe qui mais tout de même, il fallait y faire attention. Être bête et bienheureux ne signifiait pas être non-violent, à ce qu'il sache.
Au pire, il en était bien la preuve vivante. Non ?
Enfin, pour l'instant, c'était plutôt des lapins dont il fallait avoir peur – apparemment. Des lapins mutants, même, d'après son bien-aimé compagnon. Compagnon qui faillit bien perdre tragiquement la vie (ou l'équilibre, voire les deux) à cause de ladite chose qui vint lui courir entre les pattes : question ironie, il se posait. Combien y avait-il de chances pour que l'objet de ses craintes ne vienne l'attaquer pile au moment où il en parlait ? Il y avait une malédiction là-dessous ou bien il ne s'y connaissait pas, clairement – et à priori, en effet, il ne s'y connaissait pas du tout. Ce qui avait quelque chose de rassurant pour le Bad Boy en herbe, dirons-nous. Il n'aurait plus manqué qu'une armée de lapins ne sorte des fourrés à chaque mention de leur adorable museau.

« Ouaiiis. Je les imaginais plus gros remplis de crocs mais bon. Ça change rien, le coin est super dangereux, fais gaffe à tes cheveux. »

Gros et remplis de crocs ? Ah, oui – il avait parlé de lapins mutants, pas de lapins ordinaires. Il aurait été normale d'attendre d'eux qu'ils soient un peu plus féroces que la normale, effectivement, ou tout du moins un peu différent. Dans un sens ou dans l'autre, après, peu lui importait. Ils évoluaient dans un jeu, pas dans la réalité : à partir de là, il était logique de s'imaginer que les choses ne seraient pas toutes exactement à l'image de ce que l'on s'attendrait à voir à l'extérieur de chez soi, gambadant tranquillement dans les neiges encore vierges de tout passage. Le jeune homme pesa le pour et le contre, l'air songeur sinon pensif, avant de hausser les épaules et de sourire de plus bel.

« Her, her. On devrait en attraper un. Ensuite on pourrait le dresser et en faire un animal féroce pour tuer ceux qui nous embêtent. Tu vois. »

Oui, dans l'histoire, ils venaient de devenir super potes partageant une bestiole de compagnie. Parce qu'il le pouvait et qu'il n'avait clairement que faire de la logique et de toutes ces choses sans intérêt qui jalonnaient son chemin comme autant de mauvaises herbes. Maintenant ils étaient copains et voilà tout – ce n'était pas comme s'il y avait une once d'animosité entre eux, après tout, aha. Du moins pas dans le sens qui l'intéressait, donc tout allait pour le mieux. Que l'autre le prenne pour le dernier des attardés bien chiant ne lui faisait ni chaud ni froid pourvu qu'il accepte de se prêter à son  jeu – qui consistait donc en ce moment en une seule chose bien simple.
A savoir, attraper des lapins.

« Genre je le fais sortir et toi tu l'attrapes. Il nous dira peut-être comment sortir de là » commenta-t-il en s'accroupissant près du sol, passant un bras à travers la verdure en quête d'un petit animal.

A l'évidence, son plan ne pouvait que marcher. Sauf s'il décidait de le tuer avec son bâton. Pas cool. On tue pas plus petit que soi. Et ça valait aussi pour lui-même, bien sûr. On ne tue pas un beau gosse bien coiffé ET plus petit que soi de surcroît.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 4 Jan - 5:56

Dommage, songea Casus en voyant l'autre se remettre à sourire, il aurait pu avoir peur des lapins potentiellement mutants qui courraient dans le labyrinthe ; même s'ils avaient pas de crocs (à priori) et pas non plus six pattes au lieu de quatre, c'était pas pour autant que leur met de prédilection n'étaient pas les cheveux des crétins qui s'amusaient à se dorer la pilule au beau milieu de nulle part. Avec Euphemia, on savait jamais : un fruit inconnu ou un animal chelou et hop, look chimio sans chimio. Classe. Et il disait pas du tout ça parce que l'idée de voir ce débile si préoccupé par ses mèches rebelles complètement chauve l'amusait. Il aurait été tordu de rire de voir ses cheveux tomber au sol comme ça, paf, sans prévenir.
Du moins jusqu'à ce que ça lui arrive à lui, puisque l'Ordinateur divin semblait doté d'un sens de l'humour, genre, complètement défaillant. Ce machin devait être bugé quelque part, ou la personnalité de ses créateurs avait déteint sur lui.

Pauvre chose. Casus compatissait, fallait pas croire ; ressembler à Father était maintenant au top de sa liste de cauchemars éveillés. L'horreur ultime, du genre à se flinguer avant que ça arrive.
Rien qu'à y penser, il en avait des frissons de dégoût et de bonnes vieilles idées de meurtres à la pelle.

« Her, her. On devrait en attraper un. Ensuite on pourrait le dresser et en faire un animal féroce pour tuer ceux qui nous embêtent. Tu vois. »

Hmmm okay. Donc non seulement les lapins mutants c'était fun, mais en plus il voulait en coller un dans une cage pour l'élever comme un rottweiler. Alexander avait de la suite dans les idées, waw. En plus, ils étaient mariés maintenant, visiblement, puisqu'il lui causait de leur lapin sanguinaire et tueur d'innocents.
Sa journée ne se déroulait pas vraiment comme prévue. Il avait pas de programme bien précis à la base, mais ça, ça n'entrait pas dedans, c'était clair et net. Il se surprit pourtant à lever les yeux au ciel, presque blasé. Sa capacité d'adaptation était telle qu'il ne se formalisait même plus des remarques à l'intelligence discutable de son partenaire d'exploration – il n'aurait jamais pensé un jour que ce qu'il estimait être une qualité indispensable puisse se transformer en résignation silencieuse. Comme quoi on s'habituait à tout et n'importe quoi, sauf aux pixels dont il savait que le ciel était composé et qu'il foudroyait du regard chaque jour que les Gms faisaient.

Le paysage numérique influait quotidiennement sur une humeur pourtant pas si horrible que ça. Casus se jugeait sain d'esprit, sociable, sympa, extraverti, avec ses défauts certes mais pas au point de passer pour un monstre anarchiste et adepte de la bombe artisanale planquée sous le capot de la voiture. Si, oui, si, ok c'était exactement ce qu'il faisait à Euphemia, dans les grandes lignes.
'fin, fallait voir ce qu'on lui imposait aussi. Fallait pas s'étonner qu'il ait envie de se tirer, après ça.

Puis c'est que du préfabriqué, du mensonge et de l'air ; le faire imploser fera de mal à personne.

Le jeune homme observa son meilleur ami mettre la main dans la haie et se prit (étonnant !) à espérer qu'une plante carnivore lui mange le bras sur la seconde. Ça aurait fait de l'animation, et il en aurait tiré une leçon de vie : mets pas tes mains n'importe où, tu pourrais te blesser.
Ou te vider de ton sang. Virtuel. C'était possible, ça, pour commencer ?

« Vas-y, envoie la bête, je l'assomme et on en fait un chien de garde sanguinaire. Tu veux l’appeler comment ? »

L'ironie dans sa voix, littéralement palpable, ne laissait néanmoins aucun doute possible sur le sort de la pauvre bête : si elle l'approchait, il l'assommait. Après, Alexander pouvait en faire ce qu'il voulait, un ouchanka ou un sosie du monstre du Loch Ness, c'était pas ses affaires.
Il s'excuserait le jour où Brutus irait croquer Father et les ferait sortir d'ici, pas avant.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Lun 2 Fév - 0:59

Le bras qu'Alexander avait plongé dans la haie lui semblait étrangement vulnérable, maintenant qu'il n'en voyait plus le bout. C'était un peu comme mettre un doigt dans un trou sans savoir si un animal nuisible vivait de l'autre côté ; ou, pire, sans se douter qu'il y avait là un clou pointé droit vers la chaire fragile, prêt à y faire un trou meurtrier. Ses doigts n'étaient certes pas la partie de son corps à laquelle il tenait le plus – ça, c'était son visage – mais sans mains il aurait été bien ennuyé. Sans compter qu'il était très doué avec les doigts en question. C'aurait été un crime contre l'humanité de l'empêcher de s'en servir. Vraiment.
Non mais, vraiment. Il parlait très sérieusement.
Tout en fouillant la verdure à la recherche d'une boule de poil quelconque à transformer en tueur sanguinaire, le jeune homme tenta de tourner la tête vers son camarade de recherches. Ce qui s'avéra moyennement fructueux, sa nuque n'étant pas capable de se plier à sa volonté aussi bien qu'il l'aurait voulu – mais au moins, hein, il avait essayé. C'aurait été pratique tout de même de pouvoir se tordre dans tous les sens sans se retrouver bloquer par des articulations stupides n'ayant clairement aucune notion de souplesse.

« Vas-y, envoie la bête, je l'assomme et on en fait un chien de garde sanguinaire. Tu veux l’appeler comment ? »

L'assommer ? Ils étaient vraiment obligés d'en arriver là... ? Parce que bon, quand même, c'était pas très gros un lapin... Alors si l'autre le tapait avec son gros bâton, il n'était pas certain qu'il s'en sorte. Même si bien sûr ledit lapin était censé être mutant et faire une taille fort respectable, ce qu'il comprenait parfaitement. La violence n'était jamais une solution. Parfaitement.
Disait-il, parfaitement convainquant.
Doucement, faisant tous les efforts humainement possible pour ne pas salir son beau pantalon, P0rnstar glissa sur le côté pour sonder un autre endroit. Jusque là il ne trouvait rien, mais ça ne voulait pas dire grand chose ; il ne faisait pas beaucoup d'efforts pour dénicher quoi que ce soit non plus. Ce n'était pas en agitant ses jolis doigts dans le néant qu'il allait faire venir les lapins mutants... A moins bien entendu que ceux-ci soient plus fan de sang que de carottes, auquel cas ce serait comme agiter de la délicieuse nourriture sous leur nez – ce qui devrait de fait se révéler terriblement efficace au bout de très peu de temps.

« Dick. » Lança-t-il avec beaucoup de philosophie, le ton et l'air aussi sérieux qu'un croque-mort. « Whip. Quickie. The Great Mobig diCKKK –  »

Relevé sur ses deux pieds aussi rapidement que si un éclair venait de le frapper en plein cœur, replié contre son pauvre index gauche – qu'il tenait par ailleurs de la main droite, comme si le cacher le plus possible allait faire passer la douleur fulgurante qu'il ressentait – P0rnstar se mit à jurer en allemand avec la délicatesse d'un tank. Quoi qu'il était habitué à se faire frapper et à cogner en retour, considérant la douleur comme quelque chose de désagréable mais de sain et constructif jusqu'à un certain point, il n'avait jamais pu supporter les petites saletés que la vie s'amusait à mettre sur son chemin. Les légos sous la plante des pieds, les échardes dans les mains, les poussières dans l’œil... Tout ça était bien trop vicieux et cruel ; il n'avait pas la moindre chance de pouvoir se défendre contre de telles manifestations divines.

« On m'a MORDU. » Disant cela, il pointa son index blessé vers le blond – ça ne saignait même pas. « Ou piqué. Ou je sais pas. On m'a fait mal en tout cas. Venge moi. »

Parce que oui, souvenez vous, ils étaient mariés. Ou quelque chose comme ça. Il ne savait plus trop en fait.

« Sinon tu peux faire un bisou magique, ça marche aussi. »

Shut up shut up.

Mais il savait jamais quand s'arrêter. Quel cruel problème.
Remarque, maintenant, attraper cette saleté était devenu très personnel. Il l'aurait ce lapin.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 8 Fév - 23:36

L'autre avait toujours son bras, malheureusement ; mais plus il tripotait le mur, plus Casus avait bon espoir qu'il y perde au moins un doigt. Ça guérirait vite, pas la peine de se bercer d'illusions, et il était presque certain qu'on pouvait pas choper la rage à Euphemia, mais au moins ça l'occuperait pendant dix bonnes minutes au bas mot et il oublierait son histoire de lapin. A moins qu'il veuille rentrer chez lui pour soigner tout ça (même si soigner un doigt en moins... well), et dans ce cas ô joie, il continuait l'exploration sans le boulet et son fidèle peigne ! Quoique, songea Casus en le regardant se donner beaucoup de mal afin de ne pas salir ses fringues, c'était peut-être son pantalon qu'il aurait fallu mettre en miettes.
No, tout compte fait, il voulait pas voir ça.

« Dick.  Whip. Quickie. The Great Mobig diCKKK –  »

La liste de noms, tous plus inspirés les uns que les autres, fut brutalement interrompue par une suite de mots doux susurrés dans une langue brutale et inconnue que Casus soupçonna être de l'allemand. L'espace d'un court instant, sourcils froncés, il se demanda si un lapin mutant avait vraiment fini par lui boulotter un doigt ou la main toute entière. Dans ce cas, il pouvait la garder contre lui et faire demi-tour, il avait pas envie de voir l'étendue des dégâts.
Dommage pour lui, les dents d'acier n'avaient fait qu'effleurer un doigt qui n'avait par ailleurs gardé aucune séquelle de cette méchante rencontre : perplexe, le jeune homme haussa un sourcil en direction de son semblable pas si semblable que ça.

Le venger, ok. Et comment et de quoi voulait-il qu'il le venge, au juste ? D'une ronce ? Lui voulait bien tabasser à mort la pauvre haie qui n'avait rien demandé à personne et n'avait fait que défendre son intimité, mais il était pas sûr que ça serve à grand chose – à part déloger les huit mille lapins qui devaient y avoir trouvé refuge et dormaient sans aucun doute paisiblement. Si Alexander tenait tant que ça à une invasion de boule de poils...
Au moins, il y était pas allergique, c'était l'avantage. Si y'avait des chats là-dedans, il était pas sûr de s'en sortir vivant. Et des plantes carnivores, t'y as pensé ? C'est super dangereux, les plantes carnivores.

« Sinon tu peux faire un bisou magique, ça marche aussi. »

Huuuunwhat. Un bisou magique. Casus ne savait plus quand il avait entendu cette connerie pour la dernière fois, mais il était à peu près certain que c'était pas venu de la bouche d'un adulte ou pseudo-adulte. Parfaitement conscient que son interlocuteur avait un goût de la plaisanterie douteux qui voguait joyeusement sur les mers de ce qu'on appelait « l'humour de garçon, tu sais » (et il ne pouvait rien dire), il ne s'en offusqua pas et hésita sur la démarche à suivre. Son cerveau lui ordonnait de lui rire au nez ou de faire comme s'il n'avait rien entendu, mais son sens de l'humour et de la provocation à lui lui chantait une toute autre berceuse. Un bisou magique ? Right, c'était vrai qu'il le méritait, avec tous les risques qu'il avait pris et son doigt atrocement mutilé.
C'était vachement fin ce qu'il s'apprêtait à faire, mais why not.

« Mais bien sûr, mon pauvre. Tout de suite. »

Il jeta son bâton. Sans lui laisser le temps de revenir sur sa proposition ou s'inquiéter de son sourire (il aurait légitimement pu), Casus lui prit le poignet, immobilisa son autre main et à défaut de lui donner son fameux bisou magique, le mordit purement et simplement. Assez fort pour qu'il le sente passer, mais pas assez pour lui faire vraiment mal ou lui sectionner le doigt – il aurait plus manqué que ça. C'était juste histoire qu'il lui passe plus par l'esprit de lui redemander un truc aussi con.

Après, s'il aimait ça, il pouvait rien pour lui.

« There you go, fit-il en lui rendant sa liberté, soigne-toi bien. »

Après quoi le terroriste le dépassa pour reprendre son bâton et mettre un coup dans le mur. Rien n'en sortit et il considéra l'idée de tout raser pour y voir plus clair.
Pas se perdre, surtout pas se perdre. Avec l'autre là, derrière lui, ça pouvait pas être bon pour sa santé.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Mer 3 Juin - 18:29

Oui, bon. Okay, il voulait bien admettre que ce n'était pas sa réplique la plus intelligente et machin. D'ailleurs, si Bad Boy avait (pour de très obscures raisons) décidé de lui obéir sagement, il se serait bien vite rendu compte qu'aucune de ses propositions ne faisait vraiment sens. Le voir abattre son bâton sur les haies en les abreuvant d'insultes aurait sans doute eu quelque chose de marrant, à défaut de sembler très utile ou probable ; mais le bisou magique, ben. Il aurait fallu être sacrément crétin pour faire un truc pareil à quelqu'un qui...  Agissait comme le faisait Alexander, avec toute la discrétion et la finesse d'un tractopelle. A moins de ne souhaiter que ça empire, évidemment. Quand vous voulez faire cesser une drague abusive, ce genre de conneries n'était pas conseillé. Mais alors pas du tout.
Enfin. En théorie. Parce que  dans les faits, s'il avait vraiment eu droit au fameux bisou chaste et empli de bienfaits médicinaux tant jalousé par les chinois, il se serait probablement senti plus con qu'autre chose. Tout comme ses menaces de viol, ses réflexions douteuses attendaient généralement un refus catégorique ou une acceptation tendancieuse ; les silences pesants et autre « ben vas-y », ça la foutait sérieusement mal. Pas besoin d'être voyant pour deviner que la proposition était tout sauf innocente, quoi. Surtout venant de lui.

Du coup, ouais. Le trois-quart de ses connaissances l'aurait juste envoyé promener plus ou moins gentiment, à priori.

Raison pour laquelle la réponse du blond, bien loin du « hell no » exaspéré auquel il s'était attendu, figea son visage sur une expression de surprise parfaitement sincère. Il ne pouvait pas sérieusement être d'accord, c'était juste impossible – même lui, dans son incroyable candeur, s'en rendait parfaitement compte. Un acte de compassion désintéressée envers son humble personne ? Maaais oui, et puis quoi encore. Bientôt il s'étalerait dans la boue pour lui éviter de salir ses chaussures, hein ? Super crédible vu le personnage. Ça puait le mauvais plan, mais grave.
S'il avait eu le temps de vraiment comprendre tout ça pour mieux reculer d'un pas prudent, ça aurait été super pratique. Seulement entre le bruit du bois qui tombe dans l'herbe et la sensation familière d'une étreinte ferme autour de ses poignets, l'information put à peine passer d'un neurone à l'autre ; foutu pour foutu, son cerveau décida donc de se mettre en grève.

Bye bye ; auf wiedersehen.

Yeux écarquillés,  dents serrées, P0rnstar sentit ses muscles se crisper en réponse à la peine.
C'était comme ça qu'il embrassait, lui ? Wow. Quel homme.
Gebisssss.
Son geste d'une violence extrême, trop bref et pas assez douloureux pour déclencher chez lui une réaction type « tu m'as fait mal donc je te démonte façon Ikéa », le laissa sans voix. Impossible de se dégager de toute façon ; il aurait pu lui péter les jambes, au pire, mais n'en eut pas l'occasion.
Remarquez, tant mieux. Ils allaient quand même pas se battre ou s'amputer. Ç’aurait pas été génial.

« There you go, soigne-toi bien. »

Aussitôt qu'il fut libre, le jeune homme ramena instinctivement sa main contre son cœur ; le pas qu'il mit entre eux, aussi inutile qu'insignifiant, fut bien vite rejoint par ceux que fit le terroriste en herbe lorsqu'il récupéra son arme de fortune et reprit son chemin. Moue vexée aux lèvres, occupé à marmonner Dieu seul savait quoi dans Dieu seul savait quelle langue, il se trouva des airs de chochotte très prononcés ; se reprit donc, bras croisés, l'air digne, avant de décider que tout compte fait c'était très bien comme ça.
Ainsi, quand il en aurait marre de se faire martyriser et déciderait de lui péter les rotules, ce serait d'autant plus inattendu.
Parce que oui, on ne sait jamais, c'était possible qu'ils en arrivent là. Lui-même ne comprenait pas toujours où se situait la limite entre ce qui l'énervait et ce qui le faisait rire. Son humeur devait beaucoup y faire.

« Je sais que faire super mal à quelqu'un lui fait, genre, oublier qu'il avait mal ailleurs, mais c'était vraiment pas nécessaire, se plaignit-il en lui emboîtant le pas tel le plus dévoué des bergers allemand. T'es tellement violent, pff. »

Or ce n'était pas son truc, non. On allait quand même pas lui coller d'office toutes les déviances sur le dos.

« J'aurais pu mal interpréter, en plus. Y'en a qu'aiment ça tu sais, jugea-t-il primordial de préciser, juste au cas où. Her, tiens. On peut aussi l’appeler Sado. »

Son regard, songeur, longea les haies en quête de quelque chose à y exploiter. Une sorte de tunnel, des branches cassées... N'importe quoi qui indique la présence d'une bestiole quelconque. Plus question d'y mettre la main au hasard, il n'avait pas envie de se faire dévorer.

« Ou je peux t’appeler Sado, toi. T'as toujours pas de nom, wow. »

Terrible constatation.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Sam 6 Juin - 16:37

Bon, visiblement, l'autre avait pas l'air décidé à lui sauter dessus pour laver l'affront dans le sang et la sueur ; autant pour lui, Casus avait pas des masses envie de taper sur un type qui pouvait lui donner le tournis et lui faire perdre ses repères rien qu'en claquant des doigts. Qu'il essaye seulement et l'amputation pure et simple au niveau du poignet allait devenir la seule solution viable – solution que monsieur peigne dans la sacoche n'apprécierait sûrement pas le cas échéant. Et puis d'ailleurs, s'il l'agressait, il allait se salir et se décoiffer, non ? Awww, pauvre petit. Malgré ses railleries et le plaisir qu'il prenait à le voir marmonner, probablement vexé à mort, Casus ne s'autorisait pas à le lâcher trop longtemps des yeux. Il savait qu'il était très doué pour débiter un maximum de conneries à la minute, mais pour le reste... Mieux valait rester prudent.
Comme ça, s'il décidait de lui planter un couteau dans le dos, au moins il le verrait venir un minimum. Y'avait pas pire que se faire avoir comme un con parce qu'on avait catalogué l'imbécile qui nous suivait à la trace d' « inoffensif ».
Cela dit, plus il parlait, plus il empirait son cas.

« Je sais que faire super mal à quelqu'un lui fait, genre, oublier qu'il avait mal ailleurs, mais c'était vraiment pas nécessaire. T'es tellement violent, pff. »

« Pff », l'imita Casus en levant les yeux au ciel. Il faillit se retourner pour lui dire que oui, c'était parfaitement gratuit et qu'il pouvait même recommencer s'il le voulait, mais décida à la dernière minute de garder sa salive pour lui. Il avait eu ce qu'il voulait, non ? Il ne pensait plus au méchant lapin qui lui avait arraché la moitié du doigt parce que monsieur avait trouvé intelligent de foutre son bras dans une haie bourrée d'animaux non identifiés et potentiellement pourvus de crocs. Ouais, on aurait pu le taxer de paranoïa animalière, mais que voulez-vous : Euphemia le rendait nerveux.
Si seulement le lapin en question avait vraiment pu lui esquinter la main.

« J'aurais pu mal interpréter, en plus. Y'en a qu'aiment ça tu sais (oui, je suis au courant, t'en fais pas pour moi). Her, tiens. On peut aussi l’appeler Sado. »

Un instant, les neurones du Russe buggèrent et il se demanda ce qu'Alexander voulait appeler Sado. Il lui fallut quelques secondes d'intense brassage mental pour se souvenir qu'ils avaient une boule de poil à choper et à élever comme un rottweiler enragé. True, true. Si l'autre était assez vif et malin pour réussir à en attraper un, déjà, il voulait bien lui offrir le collier gravé pour aller avec. Même si, personnellement, il préférait encore l'appeler Whip. Question de goût.

« Ou je peux t’appeler Sado, toi. T'as toujours pas de nom, wow. »

Son compagnon de route était décidément très spirituel – mais pas devin, fallait croire. Sourire sardonique oblige, Casus se tourna vers lui et lui décocha une gentillesse :

« T'as toujours pas trouvé mon nom, nuance. T'es vraiment pas une flèche. »

Il avait été sympa, sur le coup ; il ne lui avait pas parlé du manque d'effectif neuronal dont il le soupçonnait d'être atteint, si tant est que ne pas trouver un pseudonyme dans un océan d'expressions toutes langues et cultures confondues soit un réel handicap. Fallait vraiment que son esprit de contradiction le titille encore pour qu'il ne lâche aucun indice sur un ton exaspéré.
Bha, s'il voulait l'appeler Sado, c'était pas lui que ça allait déranger. Ode au cuir, aux fouets et aux menottes, Amen.

Erh, putain de plantes, songea Casus en manquant de se prendre le bout d'une branche dans la tempe.

« D'ailleurs, tu cours vite ? »

Précision vitale et d'ordre capital. Dit comme ça, ça ressemblait presque à une menace.
Casus ne jugea pas utile de lui préciser qu'il ne comptait (à priori) ni le décapiter ni le tabasser dans la prochaine demi-heure.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Jeu 16 Juil - 0:47

Pas une flèche ? Bleh. Profitant que le regard du garçon soit posé sur lui, Alexander plissa le nez en signe de mécontentement. Oui ben, oui – il avait compris que Monsieur le trouvait bête comme un tronc d'arbre, pas la peine d'en rajouter. Ce n'était pas la première fois qu'on lui faisait ce compliment. Au bout d'un moment, il avait fini par s'habituer à ne pas être jugé intelligent par une très vaste majorité ; tant que c'était de l'ordre du « mais t'es con ma parole », il gérait étonnamment bien la chose. Le degré de sérieux mis dans la remarque jouait pour beaucoup dans la façon dont il la prenait.
De toute façon, pour le coup, ses capacités intellectuelles n'étaient vraiment pas en cause. Ce n'était pas lui qui avait refusé de donner son nom et laissé à son imagination le bon soin de remplir les cases vides. Deviner un pseudonyme ou un prénom dans un océan de possibilités, de cultures, d'origines et de prononciations, c'était juste mission impossible. Même en procédant par élimination, il restait un milliard de millions de milliers de choix dans lesquels il n'aurait pu que piocher au hasard. Pas de première lettre, pas de longueur... Rien, nada. Et quoi que l'allure de son camarade laissait penser qu'il ne devait pas venir du sud – sud de l’Europe, des États-Unis, bref, du monde, peu importe – ça ne l'aidait pas beaucoup. Des blonds aux yeux bleus, il en avait juste vu partout durant sa vie. Pour n'avoir jamais voyagé qu'entre l'Allemagne et la Finlande, il n'avait vraiment aucune idée de quels pays abritaient des petits bruns en masse.
Et puis même là-bas, tant qu'on ne parlait pas du Brésil ou de l'Afrique centrale, ce type pouvait être l'exception qui confirme la règle.

En clair, Bad Boy était toujours sa meilleure option et son super quotient intellectuel n'y pouvait rien du tout.

Ses pas suivaient les siens religieusement.

« D'ailleurs, tu cours vite ? »

Yeux rivés sur ses bottines, le garçon les releva machinalement pour poser sur la nuque de Rambo un regard dubitatif. Parce qu'une telle question sous-entendait en général que courir serait bientôt nécessaire, il fit un bref tour d'horizon pour vérifier qu'aucun dragon cracheur de feu démoniaque des Enfers n'était apparu ; leva le nez vers le ciel en quête de pluie, cessa de respirer quelques secondes pour mieux écouter les bruits alentours.
Rien.
Définitivement suspicieux, P0rnstar accéléra un peu le rythme.

« Pourquoi ? Tu comptes me courser jusqu'à la sortie ? Tu veux que je serves d'appât ? Et d'appât pour quoi, d'abord, renchérit-il comme si la proposition était venue de l'autre. Ils doivent pas être si gros les lapins. J'ai encore mon doigt. »

Bref silence.

« Ouais, je cours vite. »

Comme quoi ce n'était pas si dur que ça d'en venir aux faits.
Un peu boudeur sans qu'il puisse se l'expliquer lui-même, le jeune homme retint un soupir entre ses dents. Il n'avait aucune patience. S'ils devaient errer pendant des heures sans aucun indice sur la direction à prendre, son nouveau meilleur ami pour la vie en serait quitte pour un bon mal de crâne. Ou de poings, suivant sa façon de gérer l'envahisseur. Jusque là ce mec lui semblait pas du genre hyper facile à faire sortir de ses gonds, mais c'était définitivement pas un nounours non plus. Puis il était armé.
Après avoir plié les genoux souplement pour récupérer un petit caillou, il se redressa ; vérifia qu'il était trop petit pour faire le moindre mal et, avec toute la précision d'un lanceur de base-ball en chef, l'envoya sur le blond.

« Dommage que j'ai pas ma caméra. Je suis sûr que tu rends super bien à l'image. »

Il aurait intitulé ça « Bad Boy de dos en train d'arpenter le labyrinthe » et, pour sûr, ça aurait fait un carton. Bien mieux qu'un chaton ou qu'une sex tape.
Oui bon, ou presque. Mais il fallait parfois se montrer raisonnable. Il doutait déjà de pouvoir le convaincre de rajouter des chatons à leur promenade champêtre, alors enlever des vêtements... Nope.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Ven 1 Juil - 17:53

« Pourquoi ? Tu comptes me courser jusqu'à la sortie ? Tu veux que je serves d'appât ? Et d'appât pour quoi, d'abord. Ils doivent pas être si gros les lapins. J'ai encore mon doigt. »

Casus hésita à se retourner mais décida de garder les yeux rivés devant-lui – au cas où, savait-on jamais, une fosse remplie de piques ne s'ouvre sous ses pieds. C'était pour ça qu'il aurait dû le faire marcher devant, tiens ; histoire d'éviter de finir en passoire. Y'a de  vrais enfants qui viennent ici, songea néanmoins le russe, dubitatif, manquerait plus qu'ils aient foutu des pièges à chaque tournant. Même les ordinateurs n'arrivaient pas à recréer la spontanéité troublante de tout être vivant de moins de dix ans : il espérait franchement que tous les parents des gosses coincés dans ce jeu allaient faire sauter l'entreprise puisque porter plainte n'avait servi de toute évidence à rien.
Erh, il se perdait. La faute à l'autre guignole dans son dos. C'était si dur que ça d'en venir aux faits ?

« Ouais, je cours vite. »

Eh ben voilà. Il salua la prestation d'une grimace moqueuse et esquiva d'un geste professionnel une nouvelle branche. A croire qu'elles se foutaient toutes sur son passage pour l'empêcher de réfléchir correctement au chemin à pr- what.
Main sur la nuque, Casus pivota en direction de l'imbécile heureux pour qui rester sérieux plus de deux secondes semblait être une vraie torture. Ça ou il essayait d'évacuer le stress de la promenade en déblatérant bêtise sur bêtise, à voir ; m'enfin, même perdus, s'il fallait passer à travers les murs, il le ferait.
Casus ne se laissait pas avoir par des murs, encore moins par des plantes. Si le problème n'avait pas de solution, il suffisait de l'écraser. La tactique bulldozer en dernier lieu, puisqu'elle avait tendance à se retourner contre son utilisateur à la moindre occasion.

Paf, plante carnivore dans ta face. C'était un jeu vidéo, fallait juste s'en rappeler à temps.
Comment faire sauter le système...

« Si tu savais, se contenta-t-il d'approuver après un bref moment de silence à le fixer d'un regard entendu, et je rends encore mieux sans vêtements. »

Avec cet écho involontaire aux pensées du brun, il vira le manteau de ses épaules et le passa à son bras, heureux de n'avoir pas eu le réflexe malheureux de le balancer à droite ou à gauche. Vu la faune agressive et nombreuses du coin, il aurait eu tôt fait de servir de niche/pouponnière/terrain de jeux pour lapins à grandes dents bavant de l'acide. En parlant de lapin-garou, d'ailleurs, quand est-ce que monsieur comptait lui faire étalage de ses talents en matière de capture d'animaux dangereux ? Ça aurait eu le mérite d'être distrayant. Si quelque chose l'attrapait et le traînait jusque dans la haie, il jurait de se souvenir de lui pour quelques jours et de planter une croix en bois à l'endroit du drame. Amen.

Et de prévenir ses quelques amis virtuels, s'il en avait.

« Mais ouais, ajouta-t-il soudain, comme frappé par la foudre et l'air étonné, c'est dommage que t'aies pas ta caméra ! J'aurais pu te filmer en train d'essayer d'attraper un lapin. Je dis bien essayer. »

Cela dit, puisqu'il courrait vite, il avait peut-être une petite chance de battre Bugs Bunny à la course. Dans un sens ou dans l'autre – Casus hésitait encore ; si un monstre hybride entre le lapin et le chien de garde se mettait à les poursuivre, marrant ou flippant ?

Il n'arrivait pas à se décider.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Dim 16 Oct - 18:30

Immobile et presque fier de lui, P0rnstar resta regarder le garçon tandis que lui-même le fixait. Difficile de dire ce qui pouvait se passer dans sa petite tête blonde ; mais, en toute bonne logique, il devait se féliciter de l'avoir croisé. A ce stade de la discussion, n'importe qui aurait déjà convenu qu'il était le meilleur partenaire de promenade qui soit. Il savait parler, répondre, se taire, lancer des trucs et même courir – détail important, apparemment. Avec autant de qualités, Don Sado ne pouvait que l'apprécier. L'aduler, même.
Comme il ne savait pas lire tout ça, ni dans les yeux ni dans la posture ni Dieu sait quoi, il se contenta d'imaginer que c'était le cas.
Parce que voilà ; clairement, ce type était fan de lui. Pas moyen de se tromper.

« Si tu savais, et je rends encore mieux sans vêtements. »

Hun hun.
Peut-être qu'il aurait moins de mal à le déshabiller que prévu, en fait, constata-t-il en suivant ses mouvements des yeux. Et il ne comptait pas s'en plaindre, hein – quoi qu'il décide d'enlever, les chances qu'il hurle ou lui tourne le dos frôlaient le zéro pointé. D'autant qu'à priori, John Rambo ne tomberait le t-shirt qu'en cas d'extrême nécessité. Y'avait une saine limite entre manque de pudeur et exhibitionnisme et, bon, il n'avait pas l'air du genre à déchirer ses vêtements à la première occasion non plus.
Déchirer du tissu était beaucoup difficile que les films essayaient de le faire croire, de toute façon. Il n'aurait pas réussi. Ou alors après avoir eu l'air d'un gros imbécile pendant dix bonnes secondes minimum – et pourquoi il voulait le voir se déshabiller, à la base, déjà ?
Ah. La sextape.
Histoire de ne pas rester à le fixer avec l'air du type qui vient de faire un anévrisme sans prévenir, il hocha pensivement la tête. Ouaip, il voulait bien le croire. Jolis bras. Il aurait été heureux de savoir qu'il pensait soit à des chatons soit à des films pour adulte, monsieur le cowboy. La variété de ses pensées avait de quoi laisser rêveur.

Moue aux lèvres, il tenta d'adopter une expression dédaigneuse. Elle finit un peu bancale, handicapée par le sourire joueur qui essayait de lui voler la vedette, mais ça ferait l'affaire.

« J'aurais réussi, déclara-t-il en levant les yeux au ciel, comme si c'était là l'évidence même. D'ailleurs je vais réussir, avec ou sans caméra. Parce que je gère grave. Attends voir. »

Sur quoi il leva le menton, fit craquer ses phalanges et le dépassa d'un pas conquérant – en lui filant un coup d'épaule au passage, juste parce que. Le temps qu'ils trouvent la sortie ou ne foutent le feu au labyrinthe, ils auraient dix lapins de compagnie et tous le suivraient amoureusement sans laisse ni rien. Son charisme avait toujours fait des ravages. Il y croyait dur comme fer.
Doigts tendus, il laissa sa main droite glisser sur les feuilles et les branches longeant le chemin.

« Tu sais c'est populaire comment, toi, les vidéos de lapins ? Plus que les chatons ou moins que les chiots ? Peut-être un peu plus que les hérissons... »

Le sérieux de son discours aurait pu sembler déplacé, s'il n'avait pas été à ce point investi dans la popularité animale sur le net. En bon professionnel, il se devait de rester au courant des modes et des vagues sur lesquelles surfer pour un succès assuré. C'était important.
Ce type ne le savait probablement pas, mais il était prêt à le lui expliquer. Moyennant paiement.

« J'ai jamais vraiment vu de lapin, en fait, je crois. Eh, tiens – John Rambo, super américain. Quand t'utilises pas ton pseudo Qruiser. Ou Tinder, se corrigea-t-il pensivement, tu sors d'où ? Genre okay, c'est ta vie, j'ai compris. Mais tu peux au moins sortir un pays. Ou le nom de ta sœur. »

Et s'il sortait que sa sœur nommée Maurice habitait avec sa famille au Ghana, il promettait de lui faire avaler sa veste de la manière la plus offensante qui soit.

toe to tip :
 

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Jeu 1 Déc - 16:58

« J'aurais réussi. D'ailleurs je vais réussir, avec ou sans caméra. Parce que je gère grave. Attends voir. »

Mais je demande que ça, songea Casus en suivant l'ahuri du regard, tout nouvellement gonflé de détermination et de virilité. N'importe qui se serait pâmé devant ses nombreux talents, surtout celui consistant à attraper un lapin en pleine course à mains nues. Il en était tout retourné. Passant machinalement la main contre son épaule, il souhaita fort qu'un bras de film d'horreur bondisse de la haie et l'attrape par le col. Le genre de truc trop blême pour être le prolongement d'un vivant et dont on a généralement pas envie de voir le reste.
Fou comme les monstres pouvaient se montrer peu coopératifs. Sous le charme eux aussi, pas de doute là-dessus.

« Tu sais c'est populaire comment, toi, les vidéos de lapins ? Plus que les chatons ou moins que les chiots ? Peut-être un peu plus que les hérissons... »

Il plissa les yeux, pas certain de le suivre jusqu'au bout. Parce que les vidéos de lapins étaient populaires pour de vrai ? Qui pouvait avoir envie de perdre cinq minutes de sa vie à regarder un truc poilu bondir d'un coin de l'écran à l'autre ? Casus aurait fait une toute autre tête s'il avait su qu'un individu malin avec du bon matériel pouvait en vivre. Le monde merveilleux d'internet et de l'informatique en général le perdait – il n'en avait vu l'intérêt qu'à de courtes périodes ciblées de sa vie. Inutile de préciser que grâce à Euphemia, cet intérêt était tombé à 0, mention kalashnikov énervée.
Mais sérieusement, des vidéos de hérissons ?

« J'ai jamais vraiment vu de lapin, en fait, je crois. Eh, tiens – John Rambo, super américain. Quand t'utilises pas ton pseudo Qruiser. Ou Tinder, tu sors d'où ? Genre okay, c'est ta vie, j'ai compris. Mais tu peux au moins sortir un pays. Ou le nom de ta sœur. »

Il croyait ; ben dis donc. Il faillit lui demander s'il savait au moins à quoi un lapin ressemblait exactement. Il cherchait peut-être un rat des yeux depuis plusieurs minutes.
Le reste du monologue lui donna à penser et il leva les yeux au ciel. Olàlà, était-il prêt à lui donner le nom d'une de ses sœurs, même si la gente féminine n'avait pas l'air d'avoir beaucoup de soucis à se faire avec la star du porn ? S'il avait été capable de lire dans ses pensées, il se serait moqué aussi sec de lui. Malheureusement, le server n'avait pas trouvé bon de l'affubler d'un pouvoir aussi pratique, et Maurice resta tranquillement avec sa famille au Ghana.
Il aurait pu lui mentir.

« Quelque part à l'Est, daigna-t-il lui répondre, sans préciser exactement à l'est de quoi, je te donnerai le nom de ma sœur quand t'auras réussi à attraper un lapin. »

Il n'était pas payé pour lui faciliter la vie. Tout bien réfléchi, son propre prénom l'aurait sans doute trahi moins facilement ; Bha, tant pis.
Le temps qu'il arrive à poser les mains sur la fourrure soyeuse d'un des monstres du labyrinthe, il se serait sûrement écoulé une bonne heure. Une demi-heure s'il était assez généreux pour lui accorder le bénéfice du doute : un filet et une cage n'auraient pas été de trop, mais aucun d'eux ne s'était levé ce matin-là dans l'optique de mettre des animaux en cage.

« Y'a quoi d'intéressant à regarder des vidéos de chats ou de hérissons ? » voulut tout de même savoir Casus, auquel les passe-temps du commun des mortels semblaient échapper.

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MessageSujet: Re: La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux. { Casus Belli   Lun 1 Mai - 21:31

Quelque part à l'est, hein. Dans le genre précis, songea Alexander en inspectant minutieusement les haies, il n'aurait pas pu faire beaucoup mieux. L'est de qui, de quoi, d'où ? Y'en avait, des réponses potentielles à ça. En bon Finlandais qui se respecte, spontanément, il traça sa ligne imaginaire vers tout ce qui pouvait bien se trouver à droite de son pays ; Russie, Asie, tout ça. De là à avoir raison, par contre, il n'en savait rien du tout.
Bêtement, il se tourna pour plisser des yeux dans la direction du garçon. Blond. Yeux bleus. Plus grand que lui, à priori, donc grand tout court. Pas franchement faiblard non plus.
Satisfait de son examen, il reprit celui de la végétation. Nope, définitivement pas asiatique. Si Monsieur était chinois, alors lui venait tout droit du Moyen-Orient — voire d'Afrique, tant qu'il y était. Drôlement crédible.
L'Allemagne, la Pologne, la Russie et tout le tralala restaient en lice, par contre. Sans compter l'est des États-Unis, étant donné que ceux-là avaient une sacré fichue tendance à se prendre pour le centre du monde. Difficile de dire si John Rambo lui avait fait une fleur en lui sortant son pays, tout à l'heure, ou si c'était du foutage de gueule en règle.
Vu l'animal ? Option numéro deux, probablement.
Mais probablement, quoi.
Rhaaa.

Il avait vraiment intérêt à l'attraper, ce maudit lapin.

« Beeen... » Concentré comme il l'était, il dut s'arrêter un instant pour se rappeler de la question. « Intéressant je sais pas, mais c'est mignon ? Et marrant ! Ils font les petits fous en se roulant et tout, c'est trop hyper adorable ! »

Tout le monde aimait les bébés animaux. C'était presque un des piliers fondateurs de l'humanité. Qu'il puisse penser autrement l'aurait traumatisé ; il préféra ne même pas y songer.

« Enfin les hérissons sont un peu moins folichons. MAIS. Ils nagent dans les lavabos. Et ça, ça bat tout le reste. Y'a plein de compils d'animaux sur le net, ajouta-t-il en pointant un doigt accusateur dans sa direction, tu devrais en regarder. Ça redonne foi en l'humanité. »

La notion d'utilité avait un peu de mal à faire sens, chez lui, donc il la laissa sagement au placard. Si c'était mignon et que ça le faisait rire, alors ce n'était pas du temps perdu ; voilà.
Soudain accroupi face à la haie, motivé et appliqué, le jeune homme fit glisser sa sacoche dans son dos et tapota des paumes le sol un peu creusé. Un raccourci pour bestiole, à n'en pas douter. Ces sales bêtes.
Penché quasiment joue contre la terre, il fit la moue au couloir qu'il pouvait voir de l'autre côté. Quant à pouvoir s'y faufiler, malheureusement, ça allait être difficile.

« Je sens que y'a des bestioles ou des monstres par . Précisément. »

Sur quoi il se redressa et, après avoir épousseté ses vêtements, le plus naturellement du monde, tenta de faire une prise de catch du désespoir à la haie en lui envoyant son épaule dans les branches.
Imperturbable, elle refusa de le laisser passer.

Se faire barrer le passage par de la verdure commençait à sérieusement le saouler, là.

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