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 Far West Summoning ▬ Casus Belli
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Avast!


Crimson District

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MessageSujet: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Dim 2 Fév - 15:40



And I'm gonna get you down.
« there's no meaning rolling over like you and me. »


feat Casus Belli.
    Ce soir-là, Ava n'était pas de très bonne humeur. Elle aurait pu le répéter vingt fois en direction du vide, cela serait toujours resté un doux euphémisme parfaitement inutile à préciser.
    Les araignées et les scorpions sont des arthropodes. La jeune femme plissa des yeux devant l'écran holographique qui tremblotait à peine au-dessus de son support lumineux et affichait apparemment le dernier rapport pré-enregistré d'un quelconque PNJ ayant visiblement oublié d'éteindre sa machine. Avec un grognement, la policière s'en chargea à sa place. A la dure.
    A la dure voulant dire à Hope Corporation : en donnant un coup de talon sur le moniteur.
    Parce qu'à Hope Corporation les ordinateurs n'avaient pas de câble à débrancher.
    Le délicat prodige d'interconnexion technologique rendit l'âme avec un déchirant cri d'agonie, toute sa rancœur et sa haine contre Avast et son peuple tout entier s'échappant de son corps brisé dans un volute de fumée sombre et une ou deux étincelles. La flic les balaya d'un revers de main agacé, qu'une mitaine de cuir protégea allègrement de la chaleur. La défaite de la technologie s'avérait totale sur ce coup-là.
    Ça apprendrait à ces débiles qu'il fallait éteindre leur barda s'il voulaient pas se faire piquer leurs données. Sinon une destruction intempestive les protégerait de toute copie frauduleuse. Elles ne faisait que son travail.
    Un autre moniteur ronronnait plus loin. Des images de tatou défilaient sur le fond d'écran.
    Le tatou n'est pas un arthropode.
    Pourquoi y avait-il un fond d'écran sur le pc d'un scientifique, déjà ? L'engin rejoignit la casse aussi aisément que son congénère. Ce que ces machines étaient fragiles, bon sang.
    Son travail de destruction tardive achevé, Avast regarda autour d'elle en relevant machinalement sa casquette. Les locaux étaient déserts, comme de bien entendu à cette heure de la nuit. Et le devoir avait beau la maintenir éveillée, elle pestait abondamment intérieurement contre le patron qui l'avait envoyée surveiller les labos toute la semaine. Vu les frasques de son employeur, Ava avait tendance à penser qu'il s'était payé sa tête, ou qu'il en avait eu marre du bordel qu'elle faisait dans sa résidence, et l'avait lancée sur une piste montée de toutes pièces pour avoir la paix. Plus elle y pensait plus cette idée gagnait en poids dans son esprit, et plus la jeune femme se renfrognait et martelait rageusement le sol de ses lourdes bottes, balançant de temps à autre un coup de pied dans du matériel de pointe pour faire bonne mesure. Mine de rien, elle avait sommeil aussi. Parce que évidemmeeeent le système de jeu ne l'exemptait pas des besoins fondamentaux, et donc elle avait besoin de dormir, ce qui n'aidait pas dans son boulot constant de surveillance d'Euphemia avec tous les cinglés qui s'y ébattaient joyeusement et...
    Soudain, Avast se figea et s'accroupit derrière le rempart de la table la plus proche. Un coup d’œil dans la rangée lui confirma ce qu'elle venait de voir : il y avait de la lumière qui provenait du fond de la salle, là où s'ouvrait le tunnel vers la salle des archives. La policière lâcha un bref grognement et porta une main automatique à sa ceinture, avant de se souvenir que non, les lv 1 n'avaient pas droit aux armes.
    Fuck et triple fuck. Elle s'accorda le luxe d'une petite minute pour maudire allègrement les GM, puis se releva et s'empara du premier truc qui lui tomba sous la main. C'est-à-dire un bocal rempli de formol.
    Elle le contempla un instant d'un air dégoûté, puis le reposa en décidant que ses poings seraient plus utiles. Enfin, pestant contre les scientifiques qui laissaient traîner leur barda partout, elle se dirigea à pas de loup vers le tunnel susnommé.
    Si elle était chanceuse ce soir, ce ne serait qu'une fouine sourde et couche-tard qui aurait malencontreusement oublié l'heure et pas entendu les annonces de fermeture. Sait-on jamais. Elle pourrait l'attraper par le col et le secouer jusqu'à ce que mort s'ensuive, avant de le jeter dehors à grands coups de pied dans le train.
    Ce qui aurait au moins le mérite de la distraire plus qu'une errance aveugle dans des blocs de recherche désertés.
    Cela dit, plus elle s'approchait, plus elle doutait de sa théorie. Parvenue à l'entrée du tunnel, la jeune femme se plaqua au mur et tendit l'oreille. Ses dents grincèrent. Et puis d'un bond, sans évaluer la situation plus que ça, elle se jeta dans l'entrée, se planta sauvagement sur ses pieds en tendant un index accusateur en direction de l'intrus. L'avertissement fusa dans le tunnel, amplifié par l'écho :

      « Toi là, on ne bouge plus ! »


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Casus Belli


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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Ven 21 Fév - 23:03

Il avait souhaité bonne nuit à une ou deux caméras à l'avance ; sleep well dear, y'en a qui n'allaient pas comprendre pourquoi l'écran afficherait un joli noir anthracite le lendemain. Il avait remis les gants sur ses mains pour éviter d’affoler le dispositif tout entier et plonger la bâtisse dans un coma forcé – ou que les lumières jouent les épileptiques sur son passage, ce qui n'aurait pas été très pratique pour passer inaperçu. Il ne savait même pas ce qu'il cherchait, il avait touché à tout sans laisser la moindre trace : et maintenant, la lumière presque trop vive du couloir lui blessait la rétine en dégradés un rien trop clairs.
Ça avait beau être cool de foutre le feu à tout ou de faire sauter quelques bâtiments pour faire rager les autorités qui arrivaient toujours à temps pour constater les dégâts, Casus savait bien que ce n'était pas en jouant le pack de dynamite qu'il allait arriver à sortir de ce jeu. La logique n'était pas la même ici et là-bas, mais les règles restaient grosso modo les mêmes ; avec des muscles, tu peux survivre. Avec un cerveau, tu peux t'en sortir. Et si t'as les deux, jackpot ! Fonce faire quelque chose de ta vie au lieu de rester enfermé à attendre que le temps passe. Ça n'avait jamais été son genre de compter les fissures sur le mur ou de tourner les pages d'un livre toute la journée. Il lui fallait de l'action, quelque chose de concret, un drapeau à agiter entre les doigts. Ça causerait peut-être (sûrement) sa perte un jour, mais pas maintenant. Il avait assez de jugeote pour slalomer habilement entre les dangers et ne rien tenter d'inconsidéré. Enfin, rien de trop inconsidéré. Il était pas fou hein : cette salle lui faisait de l’œil, et elle était inaccessible, mais c'était pas pour autant qu'il allait la faire sauter histoire d'y jeter un petit coup d’œil. Il aurait réduit la moitié du bâtiment en cendres et c'était pas vraiment le top pour zieuter ce qu'il pouvait y avoir à l'intérieur en toute discrétion. A condition bien sûr qu'il y reste encore quelque chose à ce moment-là. Les explosions n'étaient pas franchement de délicates demoiselles, dans le genre.

Il restait donc là à réfléchir, mais persuadé d'être seul, au moins jusqu'à ce qu'un bruit de casse ne le fasse sursauter. Il tourna des yeux perplexes vers la porte à l'autre bout du couloir, derrière laquelle on avait l'air de casser de l'ordinateur. Ou n'importe quoi dans le genre. Okay, ça, c'était pas normal. Il n'avait vu personne en entrant, pour la simple et bonne raison qu'à cette heure-ci, il ne devait y avoir personne. Un autre couche-tard en mal d'aventure ? A moins que l'inconnu mystère ne passe son chemin et ressorte comme une fleur, il allait vite le savoir.
Il regretta, sans trop savoir pourquoi, de n'avoir rien pris d'utile sur lui au cas où il aurait à se créer une porte de sortie en urgence. Parmi les mollassons de la police et autres brigades censées surveiller les îles, il y avait quelques graves enragés qui...

« Toi là, on ne bouge plus ! »

... comme ça, ouais. L'entrée « boule de démolition en action » le fit sourire. Saute bien sur le pistolet du grand méchant loup, darling. S'il avait été armé, il en connaissait une qui aurait pu s'en mordre les doigts – dommage, il avait pas prévu d'inviter des amis à prendre l'apéro, ce soir-là. Il posa sur le doigt terrifiant qu'elle tendait dans sa direction un regard moqueur qui en disait long sur ce qu'il pensait du sérieux de la menace. Avec un peu d'effort, il était sûr qu'elle pouvait le transformer en  pistolet ou en épée laser.

« Sinon quoi, tu m’exploses la tête avec ton doigt ? Ouch, ça va faire mal. »

Il tremblait de peur, là. Enfin, il pouvait parler, hein ; à part l'étouffer avec son manteau, il ne pouvait pas non plus faire grand chose. Il mit de côté ce détail pour se concentrer sur l'essentiel : elle allait finir par vouloir l'étrangler donc autant lui donner une raison de le faire. S'être introduit par effraction dans un laboratoire, c'était pas encore assez.

« Y'a plus assez de psychopathes à gérer à Crimson pour que tu descendes ici de nuit ? J'espère que les portes te donnent pas trop de fil à retordre. »

Elles étaient vicieuses dans le coin, fallait pas croire. Il croisa les bras, un sourire aux lèvres, habitué de toute façon à entendre la voix d'Avast gueuler des gentillesses dans son dos au moins une fois par semaine. Et cette fois là, ce n'était même pas de sa faute s'ils se retrouvaient face à face. Cela dit, pour sortir, ça allait être une autre paire de manche. Cette fille était aussi douce et commode qu'un bulldozer lancé à pleine vitesse. Une vraie plaie. Le corps prêt à réagir sur le champ, il ne la quitta pas des yeux.

Take a pill or two, it'll help you sleep, sweety.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Dim 23 Mar - 1:18

    Avast cracha un juron comme un plomb de carabine. Evidemment. Evidemment que ça ne pouvait pas être un simple geek obsédé par les fœtus décantés dans du formol au point d'en oublier l'heure. Trop simple, trop rapide à gérer.
    Non, il fallait que ce soit monsieur je-pose-des-mines-sous-les-pavés-parce-que-RÉVOLUTION. Ou quelle qu'en soit la raison d'ailleurs, il faut dire qu'Avast n'avait jamais compris - ou même cherché à comprendre - ce qui poussait cet individu à remplir son emploi du temps avec un soin qui frôlait le harcèlement de près. Où qu'elle soit sur Euphemia, la jeune femme avait désormais la certitude que chaque jour elle le croiserait quelque part, en train de mettre la pagaille.
    Casus Belli, donc, se tourna vers elle en pleine lumière alors qu'elle réprimait une grimace de contrariété en regrettant que son doigt ne soit pas un fusil laser. Nul n'aurait pu être moins enchanté qu'Avast de le rencontrer. Si cela n'avait tenu qu'à elle, il y a longtemps que le jeune homme croupirait en prison, enchaîné à un mur et oublié dans le fond d'une oubliette. Malheureusement, il appartenait à la Corporation, ce qui rendait impossible à la policière toute détention plus longue qu'une simple garde-à-vue. Cela dit, elle n'avait pas dit son dernier mot et ne désespérait pas de le mettre hors d'état de nuire un jour ou l'autre.
    Elle en connaissait, des provocateurs têtes brûlées téméraires à tout va. Mais lui, il gagnait la palme d'or.
    Et en plus il avait la répartie cinglante. Ce qui donnait à la jeune femme d'irrépressibles envies de lui faire manger des parpaings.

      « Sinon quoi, tu m’exploses la tête avec ton doigt ? Ouch, ça va faire mal. »

    J'enfonce ce doigt dans ton œil jusqu'à te perforer le cerveau, darling. En une fraction de seconde, l'index devint un majeur très explicite, puis disparut aussi sec au niveau de la ceinture de l'officier.
    Illusion d'optique.

      « Y'a plus assez de psychopathes à gérer à Crimson pour que tu descendes ici de nuit ? J'espère que les portes te donnent pas trop de fil à retordre. »
      « Je t'emmerde, l'activiste. » Répliqua-t-elle presque négligemment en croisant les bras dans un balancement assez décontracté ; mais l'assombrissement de son regard ne mentait pas. « Qu'est-ce que tu fous là ? Les feux d'artifice, c'est à DL qu'on en trouve. Pas dans les zones interdites au public. »

    C'était plutôt rare que la jeune femme ait le temps de taper la discute à sa Némésis, en fait. D'habitude elle profitait plutôt de le prendre sur le fait pour lui tomber dessus à bras raccourcis en hurlant dans son porte-voix.
    Cela dit, la période de calme risquait fort de ne pas durer longtemps.
    Comme pour illustrer ce fait, Avast tira sa paire de menottes de sa ceinture et la fit tourner autour de son index d'un air entendu :

      « A moins que tu te sois perdu ? Ou bien que tu aies un faible pour les menottes ? Je peux te donner un coup de main si tu veux. »

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Dim 6 Avr - 23:50

Naaaan. Interdites au public, vraiment ? Casus fit un tour d'horizon pour la forme, l'air insolemment étonné. Elle lui apprenait un truc, là. Où était le gros panneau « DÉFENSE D'ENTRER », ou celui plus explicite de « chien méchant », lequel se tenait justement devant lui en ce moment-même ? Ils auraient pu prévenir avant de se plaindre de retrouver deux ou trois passants perdus dans leurs locaux. Et oui, il se fichait d'elle. Mais qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre ? Elle était marrante, Avast, avec son obsession pour toutes ces règles débiles étiquetées par un malade mental qui s'était autoproclamé maître incontesté d'Euphemia, ou un truc tout aussi stupide du genre. Elle voulait peut-être lui faire le reproche d'une entorse dont il se fichait éperdument ?
L'éclat métallique le fit sourire plus largement. Visiblement, oui. Il les attendait, les fameuses menottes, qui avec le gros mégaphone dont elle se servait pour augmenter la pollution sonore de Crimson District, semblaient frapper un blason à son image. Brutal bitch. Il voulait bien qu'elle les lui passe si elle faisait pareil de son côté, histoire d'être à égalité. L'image qu'aurait offert deux jeunes adultes menottés en train de se taper dessus aurait eu le mérite d'être divertissante pour le système de surveillance – il était certain d'en avoir laissé quelques caméras en vie. Casus savait qu'il n'était pas infaillible. Et il savait aussi que s'il ne la jouait pas fine, ces menottes lui encercleraient les poignets un jour ou l'autre.

Ce qui l'incitait à jouer franc jeu sans reculer, au moins devant Avast. Quand elle piquait une colère et montait sur ses grands chevaux en hurlant, c'était tout simplement hilarant.

« A moins que tu te sois perdu ? Ou bien que tu aies un faible pour les menottes ? Je peux te donner un coup de main si tu veux. »

Ohw, so nice. Le jeune homme dédaigna poliment la proposition de son bon samaritain d'un mouvement de tête. Il était persuadé qu'elle aurait adoré le porter jusqu'au poste de police le plus proche, mais ce serait pour un autre jour. Il n'avait pas terminé sa petite promenade de santé, et ça aurait été dommage de devoir passer la nuit sur un banc dur plutôt que nuire à la sécurité d'Euphemia. En plus, il se serait senti mal de ne pas faire courir Avast, la pauvre allait finir par s'empâter avec toutes les caricatures de psychopathes qui traînaient dans son pauvre District.

« Qui a un faible pour les menottes, ici ? Ça devient malsain de les sortir à tout bout de champ. Thanks, but no thanks, c'est pas mon trip. »

Un peu de challenge ne faisait pas de mal ; si elle arrivait à les lui coller, il lui concéderait un point, mais ô grand jamais il ne la suivrait à l'extérieur. Il se demanda à nouveau, rapidement, ce qui justifiait sa présence en ces lieux. Lui, il était entré par effraction parce qu'il était le grand méchant de dessin animé qui causait un mélange de russe et d'allemand et prévoyait de faire sauter la planète. Plutôt juste comme résumé, pensa-t-il non sans ironie. Et elle ? Il fichait quoi là, le bon flic, le anti-héros de base, à lui jeter des remarques grinçantes à la figure et lui balancer des menottes sous le nez ?

« Mais ouais, je me suis perdu. Du coup je comptais tout faire exploser pour sortir mais, miracle, te voilà arrivée juste à temps pour me conduire à la sortie. Tu fiches quoi là ? »

Elle lui avait quand même gâché sa randonnée et vu qu'il avait déjà dû lui sortir un truc du style « fuck police » (ou quelque chose dans le ton, l'essentiel était de faire passer toute l'affection qu'il ressentait pour les types dans son genre), il la voyait mal s'étouffer sur son manque de respect. Enfin, si elle voulait qu'il bouge de son tunnel, pas de problème, il passait dans la pièce suivante.

Le sourire en coin qui refusait de quitter ses lèvres murmurait que pour le faire plier ou pour l'éjecter du bâtiment, elle allait en voir de toutes les couleurs.
Mais elle avait l'habitude, non ? S'il devait vraiment l’étouffer avec son manteau, tant pis. Ce serait une expérience de vie. Lui aussi, il l'emmerdait avec amour.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Lun 21 Avr - 3:31

    D'un œil habitué, Ava évalua rapidement les avantages et les inconvénients offerts par le terrain. Un tunnel, deux extrémités - la logique incomparable mérite d'être soulignée - dont une seule menait vers la sortie, cette dernière se trouvant opportunément... derrière la policière. Un bon point pour elle. A côté de ça, elle n'avait pas besoin de s'exposer aux moqueries du délinquant en tendant les bras de chaque côté pour se rendre compte que la largueur du boyau excédait nettement sa propre envergure. Mais comme on ne peut pas toujours compter sur les architectes pour prendre en compte les faiblesses stratégiques de leurs constructions, elle allait devoir faire avec.
    Avec un peu de chance, il préférerait se piéger tout seul comme le rat qu'il était dans la salle des archives plutôt que de forcer le passage comme un tank. Le cas échéant la collision aurait des chances d'être rude.
    Cela dit, Ava ne savait pas encore ce qu'elle préférerait entre un rapide combat de catch à l'issue incertaine et un chat perché dans la salle des archives. Sans compter que l'énergumène risquait bien de tout faire cramer.

      « Qui a un faible pour les menottes, ici ? Ça devient malsain de les sortir à tout bout de champ. Thanks, but no thanks, c'est pas mon trip. »

    D'un geste habile, la jeune femme redressa son engin pour glisser son deuxième index dans le cercle de métal délaissé, et tendit le tout entre ses mains.

      « Ah bon ? Mes excuses, j'ai eu l'impression, vu que t'as toujours l'air de mourir d'envie que je te les mette. »

    A moins que ce ne soit une forme de harcèlement assez tordu. Mais tordu était un euphémisme pour décrire l'esprit de Casus, d'après ce la flic avait pu en juger - entre deux tentatives pour l'écraser salement sur le bitume.
    Bon, elle s'égarait.

      « Mais ouais, je me suis perdu. » Reprit le russe, pas plus décontenancé que ça. « Du coup je comptais tout faire exploser pour sortir mais, miracle, te voilà arrivée juste à temps pour me conduire à la sortie. Tu fiches quoi là ? »

    Avast haussa les sourcils et lâcha ses menottes pour reprendre une posture nettement plus caractéristique, bras croisés contre sa taille et air peu amène. Un des anneaux de métal heurta son cubitus droit avant de retomber, se balançant presque lascivement au bout de ses doigts. Il avait pas mal de culot de lui demander ça, pour un malade même pas capable de lire une pancarte qui se balade en pleine nuit un pain de dynamite à la main - oui elle était persuadée qu'il y avait bien une pancarte, mais n'allait pas l'emmener vérifier non plus.
    Comme si elle avait des comptes à lui rendre ; l'inverse en revanche, était nettement plus véridique et avait beaucoup plus d'intérêt.
    A tous niveaux, la cohabitation s'annonçait difficile.

      « Ça te regarde pas. Et compte sur moi pour t'escorter jusqu'à la sortie. Si t'es sage tu pourras même habiter en prison à partir de maintenant. »

    L'envie la tenaillait de faire un pas en avant pour aller assommer ce bleu-bite contre un mur, mais elle se maîtrisa. L'ambition n'était pas le premier atout du stratège, et foncer dans le tas serait le meilleur moyen de voir Casus lui filer entre les doigts. Pour la méthode mégaphone et lancer de briques, ce serait une autre fois, parce qu'elle n'avait pas l'intention de le laisser s'échapper. Même s'il y tenait visiblement beaucoup.
    Enfin il avait l'air de vouloir papoter aussi.

      « Qu'est-ce que tu fous, toi. Etude de cucurbitacées ? Ou t'as prévu de te noyer dans du formol ? »

    Non pas qu'Avast ait arbitrairement décidé que le joueur serait mieux mort que vivant, mais quand on la cherchait généralement, on ne mettait pas longtemps à la trouver. Armée de menottes ou d'autre chose.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Jeu 24 Avr - 22:34

Verrouillé à l'autre bout – et la seule issue était gardée par un bouledogue agressif avec des tonnes d'accessoires dignes d'une séance de bondage à la ceinture. Casus se demanda si filer entre les jambes de la jeune femme était une option crédible, avant d'en conclure qu'ils finiraient forcément par rouler l'un sur l'autre, et que la garce ayant de la force dans les bras, il n'était pas certain d'en réchapper sans un bras tordu – et une menotte à la main, tant qu'à faire, puisqu'elle semblait obsédée par l'idée de les lui passer. C'était pas plutôt elle qui était déçue de ne pas pouvoir l'attacher à une table ? Personnellement, il préférait les barreaux d'un lit, et ça lui aurait fait mal de se retrouver entravé en ayant voulu plaisanter. Yeah, handcuff me baby. Enfin, comment lui en vouloir ? La voir menottée était en tête de tous ses fantasmes du moment – parlons de points communs autour d'un verre. Il croquerait la cerise et elle se laisserait faire.

Coincé et sans rien d'utile à lui balancer à la figure pour la faire enrager, Casus contempla l'idée de parler des animaux marins et du monde et des fleurs et de ses marques de bière préférées, histoire de la saouler et lui permettre de s'éclipser. Ça l'aurait peut-être assommée, qui sait, et il y aurait rajouté l'avis qu'il se faisait de sa fixation sur les menottes et les matraques ; Freud devait déjà avoir donné son auguste opinion de pervers du dimanche sur les pratiques du Marquis de Sade, de toute façon. Ses yeux foncés suivirent le balancement des anneaux de métal, s'attardant à peine sur des lèvres qui ne semblaient pas avoir d'autre utilité dans la vie que crier injures et reproches à tout va. Elle aurait dû essayer d'être plus flexible parfois, Avast ; il lui aurait bien conseillé deux ou trois trucs, s'il n'avait pas été certain de finir castré puis jeté en prison dans le processus.
Excusez du peu. Cela dit, il avouait que parfois, quelques pulsions issues d'un pur esprit de contradiction lui donnaient envie d'y jouer collé-serré, juste pour voir. Pas comme s'il allait avoir le choix ; il repassa un œil critique sur ses options, au moment même où Batman en mini-short reprenait la parole.

Franchement, est-ce qu'être dans un jeu vidéo lui donnait le droit de se promener en caleçon ? Point positif ; il pouvait profiter de la vue pendant qu'elle l'engueulait.

« Qu'est-ce que tu fous, toi. Etude de cucurbitacées ? Ou t'as prévu de te noyer dans du formol ? »

« Ça te regarde pas » faillit bien être son premier réflexe – et à moins de vouloir partager le reste de sa nuit, non, ça ne la regardait pas. Il n'oubliait pas qu'il avait été tout aussi indiscret, mais qui ne tente rien n'a rien. Pourquoi est-ce qu'il avait fallu qu'elle se promène dans le même bâtiment que lui, déjà ? It's fate honey, ironisa-t-il en son for intérieur, très amusé par la situation présente et les chances qu'il avait de s'en sortir sans devoir lui passer dessus. What a mess, uh ?
Nan, il déconnait. Il préférait mille fois tomber sur Avast plutôt que sur un espèce de drogué à la manque dont le cerveau aurait été plus utile dans un bocal de formol. Y'avait quelque chose à tirer de ces face-à-face, aussi flou que ça puisse lui paraître. Des bleus et des cavalcades, des roulades imprévues sur le bitume ; c'était déjà bien. Une surdité précoce à se faire hurler dans les oreilles à coups de mégaphone, aussi.
Une haine chaque jour un peu plus appuyée de ces lois et de cet ordre illusoire que les gens comme elle cherchaient à maintenir. Au nom de qui ? Dieu seul le savait.

« T'aimerais bien, hein ? »

Et il parlait du formol, pas des cucurbitacées.
Le jeune homme quitta son appui pour combler la distance qui les séparait. Il prit l'anneau de la menotte, celui qui se balançait tristement à la recherche de son double, et le tira vers lui. Trop près. A croire qu'il avait vraiment envie de s'en prendre une, ce soir.

« Il s'ennuie pas trop  le roi des ténèbres dans son château, la nuit, sans son fidèle sbire pour l'attacher ? A moins que ce soit toi qui préfère être menottée ? Donne ça, tu verras qu'on s'éclate beaucoup mieux sans. »

Honnêtement, Casus n'était pas très sûr d'être resté dans le ton ni de ce qu'il était en train d'insinuer.  Tant pis. Elle avait qu'à le laisser nuire tranquille au lieu de se mettre sur son chemin – okay, parfois c'était vraiment sa faute. Quelle idée de s'acharner autant.
De qui il était en train de parler, là ?

Qu'elle aille au moins jusqu'au bout de ses idées et le jette sur la banquette arrière.

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Avast!


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MessageSujet: pour un flirt avec toi, je ferais n'importe quoi ♪   Dim 25 Mai - 20:53

    Oui, assurément, il avait la langue bien pendue ce soir. Sans doute que les menottes l'inspiraient davantage que les mégaphones. Avast en profita pour prendre le temps de se demander si elle le préférait en train de jeter des briques ou de l'assommer de paroles à n'en plus finir.
    Ah et tant qu'à faire, comment ils en étaient arrivés à cette histoire de menottes, aussi. Elle lui aurait bien enfoncé la tête entre les deux épaules pour lui apprendre le respect, à ce blondinet impertinent.
    Pour la millième fois au moins, certainement plus, l'antivirus maudit copieusement son employeur et le manque de moyens sans lequel elle aurait déjà envoyé une décharge paralysante au joueur et l'aurait bouclé dans une cellule bien humide. Il faudrait qu'elle songe à faire grève, un jour. S'asseoir sur un banc et croiser bras et jambes en observant le russe faire sauter la rue, ce serait cool pour une fois.
    Non, il était évident qu'elle n'y arriverait pas et lui balancerait un pavé en pleine gueule avant la deuxième explosion. Plus fort qu'elle. Il serait trop content aussi.

      « T'aimerais bien, hein ? »

    Lui balancer un pavé, oh oui. Rien de personnel.
    Tu n'imagines pas, à mon avis.
    La rigidité militaire d'Ava ne daigna pas vaciller d'un millimètre alors que Casus se décidait à faire le premier pas. Des deux il était le plus souple, ce n'était pas difficile à voir ; en ce qui concernait le sang le plus chaud en revanche, la frontière était bien plus mince. Au moins autant que celle qui subsistait entre eux lorsque le blond saisit le cercle de métal vacant. Avast ne relâcha pas la fermeté de sa prise pour autant, et la chaîne se tendit subrepticement. Si la brune ne sourit pas, elle haussa les sourcils comme pour relever le défi. Lequel, c'était une question plus sensible.

      « Il s'ennuie pas trop le roi des ténèbres dans son château, la nuit, sans son fidèle sbire pour l'attacher ? A moins que ce soit toi qui préfère être menottée ? Donne ça, tu verras qu'on s'éclate beaucoup mieux sans. »

    A la réflexion, il devait avoir fumé quelque chose de pas net. Ce qui n'empêcha pas Avast de répliquer presque aussitôt sans le lâcher des yeux :

      « Une overdose de noir j'imagine. J'ai de la chance que tu viennes te jeter dans mes pattes tout seul comme un grand, ça devenait lassant. »

    La pique sur Father était passée assez facilement pour une fois, mais Ava aurait préféré être moins prompte à rentrer dans le jeu de Casus. La fougue n'était pas la meilleure arme du stratège : même un programme était capable de s'en rendre compte.
    Cela dit, c'était trop tentant. Vraiment.
    D'un mouvement leste du poignet, elle referma son anneau sur le poignet du jeune homme et ses doigts saisirent la chaîne.
    Oups. Désolée, je sentais que tu en mourais d'envie.

      « On dirait que tu manques d'expérience. Il y a deux trois petites choses qu'il faudrait améliorer rapidement. »

    Quelques dents se dévoilèrent en une parodie de sourire.

      « On pourrait commencer ça derrière des barreaux. »

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Casus Belli


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MessageSujet: je ferais des folies, pour arriver dans ton lit ♪   Dim 1 Juin - 19:54

Blyad.
Il passa par l'esprit de Casus qu'il l'avait bien cherché, d'accord, quelle idée de s'approcher autant : il n'empêche qu'Avast aurait pu faire un effort et laisser son fétichisme au placard au lieu de lui enrouler autour du poignet. Le métal froid le fit grimacer très vaguement, assez pour tendre les coins de son sourire et faire danser une étincelle de colère contenue dans ses yeux. Aaaah, elle voulait jouer ? No problem ; il avait toute la nuit pour lui prouver qu'il assurait, même avec une main en moins.
Et puis mademoiselle n'avait pas la deuxième, et il ne comptait pas la lui donner gentiment pour qu'elle l'envoie voir ailleurs si elle y était – en l'occurrence dans quelque cellule qu'il n'avait pas envie de visiter. Quoique... Si elle restait avec lui, même se faire enfermer dans la pièce la plus étroite au monde ne devait pas être si désagréable. Eh.

Partager une menotte entre quatre murs, il n'avait jamais rien vu d'aussi romantique, il ne manquait plus que les chandelles. Le jeune homme resserra sensiblement l'étreinte de ses doigts autour de l'anneau qu'il tenait encore, pas trop décidé à lui rendre. Qui est venu se jeter dans les pattes de qui, hein, ma jolie menteuse ?
Si au moins il avait eu de quoi l'attacher, ils auraient pu se mesurer à ce petit jeu à armes égales. Mais à moins de l'attacher à lui, ce qui ne lui disait bizarrement pas grand chose, il allait en être réduit à la plaquer contre une surface quelconque pour la faire se tenir tranquille. Elle ne lui facilitait pas les choses, c'en était criminel.

« On dirait que tu manques d'expérience. Il y a deux trois petites choses qu'il faudrait améliorer rapidement. »

Elle en profitait même pour donner des coups de pieds dans son assurance – aouch, ça faisait mal. Il leva un sourcil éloquent, comme pour la mettre au défi d'approfondir sa pensée, et eut le plaisir de l'entendre rajouter des barreaux dans l'affaire. Une foule de commentaires on ne peut plus déplacés se pressa contre ses lèvres, qu'il ravala bon gré mal gré et qui lui laissa une brûlure plaisante à la gorge. Des barreaux, des menottes, une prison ; il n'allait pas mentir en lui susurrant qu'elle manquait cruellement d'imagination à ce niveau et que ça ressemblait au début d'un mauvais roman.

Ils pouvaient toujours monter leur scénario à deux pour le rendre plus excitant.

« Dis pas ça alors que t'as pas vérifié, c'est carrément vexant. »

Il tira encore un peu sur le morceau de menotte qu'il tenait, comme pour la dissuader d'essayer de lui reprendre ou de jouer au tire à la corde avec la chaîne tendue. Son regard glissa sur ce qu'il avait sous les yeux, puis sur la porte par-dessus l'épaule de la jeune femme. Ils n'allaient pas rester immobiles toute leur vie, aussi sympathique que ça puisse être de pouvoir lui toucher les clavicules juste en levant la main.
Ils allaient devoir choisir entre le zéro absolu et le périmètre de sécurité minimum.

« Pourquoi pas ici ? Regarde, t'es tellement pressée que tu m'as déjà attaché, ce serait bête d'attendre, tu crois pas ? »

Ce serait à qui ferait perdre l'équilibre à l'autre le premier – la position du dessus était toujours la plus agréable. Pourquoi se déranger quand il y avait déjà des tonnes de pièces à visiter dans ce bâtiment ? Et celle dont Casus aurait aimé forcer l'entrée ne possédait pas le moindre barreau, il fallait simplement savoir faire jouer le verrou.
Mais quel verrou ! Il aurait pu en rire un long moment.

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MessageSujet: pour un petit tour, au petit jour, entre tes draps ♪   Lun 16 Juin - 3:55

    Si la situation affichait une franche tendance à devenir incertaine, au moins Ava pouvait-elle encore se flatter d'avoir l'avantage. Si tant est qu'on puisse appeler l'avantage de n'avoir qu'un bout de chaîne pour retenir son prisonnier pendant qu'il faisait mumuse avec l'autre menotte. Le voir avec ce machin-là à la main n'était pas pour enchanter la policière, sachant qu'elle n'avait pas la moindre envie qu'il vienne emprisonner son poignet à elle. Hormis le fait que c'était bel et bien elle qui devait l'attacher lui et pas l'inverse - elle insistait sur ce point, parfaitement - elle ne disposait pas ainsi d'une assez bonne prise sur le jeune homme pour lui faire ce qu'elle aurait voulu (à savoir lui lier sauvagement pieds et mains pour le jeter à ses pieds dans l'intimité d'une alcôve bien sombre). Ce qui allait être problématique si elle ne voulait pas passer la nuit plantée devant lui à le fixer dans le blanc de l’œil.
    Tant qu'à faire, autant trouver une position plus confortable.

      « Dis pas ça alors que t'as pas vérifié, c'est carrément vexant. »

    Oh pauvre chéri. Avast passa son poids d'une jambe à l'autre, se reposant sur la hanche qui ne supportait pas déjà sa main libre tandis que le petit malin s'amusait à titiller la chaîne en tirant sur la menotte. Elle-même n'en fit rien. Comme s'il n'y avait rien de plus intéressant à titiller dans cette pièce qu'un enchaînement de métal.
    D'autant que s'il voulait à ce point être fouillé au corps, elle pourrait très bien accéder à sa demande.
    Mais pas ici. Dans une jolie cellule crasseuse de ce qu'elle se plaisait à appeler son lieu de résidence principal.

      « Pourquoi pas ici ? » Protestait cependant Casus qui n'avait vraiment pas l'air d'être d'accord avec l'idée (certainement trop old-fashioned à son goût). « Regarde, t'es tellement pressée que tu m'as déjà attaché, ce serait bête d'attendre, tu crois pas ? »  

    Fixe mon décolleté et ferme ta gueule.
    Décodé en quelques mots, ce fut à peu près le message transmis lorsque Ava attrapa le délinquant au col de sa main libre pour l'attirer à elle jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que son poing et la menotte autour de la main du jeune homme pour les séparer. Et tandis qu'elle le maintenait d'une poigne de fer, sourcils légèrement haussés, elle songea que détenir le pouvoir de lui couper la langue l'aurait singulièrement arrangée sur le moment.
    Elle aurait préféré qu'il se serve de cet organe pour autre chose. Disons plus judicieusement.

      « C'est exactement ce que je me disais. »

    Et profitant de l'effet de surprise honteusement gagné, elle tira sur la chaîne et sur le col du jeune homme simultanément pour le faire passer par-dessus son épaule et l'étaler sur le sol. Technique secrète de déstabilisation, round 1, le compteur affiche 1-0. L'opération complète n'avait pas duré cinq secondes.
    La jeune femme en profita pour appuyer un genou sur l'abdomen de Casus pour s'assurer qu'il n'irait nulle part. Dommage que sa main libre ne lui ait pas été accessible dans la foulée.

      « Qu'est-ce que tu disais à propos de vérifier quelque chose, déjà ? »


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MessageSujet: Je pourrais me damner pour un seul baiser volé ~ ♫   Dim 13 Juil - 6:12

À force de côtoyer des demoiselles à la féminité discutable et aux poings durs comme un mur en béton, Casus en avait presque oublié que la femme, par nature, était profondément lâche.
Qu'Avast n'ait pas envie qu'il oublie qu'elle ait de la poitrine ou qu'elle se soit aperçue qu'il appréciait les courbes dont mère nature lui avait fait grâce, elle avait fait en sorte de le ramener à sa condition d'homme faible et faillible en moins de temps qu'il n'en fallait pour presser la détente. Et lui d'écarquiller les yeux comme le plus parfait des idiots parce que non, il ne s'était pas imaginé qu'un antivirus puisse se montrer mesquin à ce point. Merci pour l'info', c'était sympa : la douleur qui irradia dans son dos suite à son atterrissage forcé l'amena à reconsidérer ses priorités d'urgence. Elle était bien foutue, okay, mais elle lui avait gâché sa nuit et ce n'était pas le moment de se laisser avoir par trois centimètres de tissu. – aussi tentant que ça puisse être.
Elle savait le retourner contre lui. Avec l'habitude quasi blasée d'un petit frère accoutumé à se manger le sol et celle d'un jeune homme tout sauf exempt de réprimandes violentes, il offrit à Avast un regard moqueur, en dégradés ironiques d'un « même pas mal » provocateur. Elle était plutôt sympa, comme fille, à lui offrir une super vue pour lui piétiner la poitrine la seconde d'après. Il ne savait plus s'il devait s'offenser qu'on le mette à terre comme une vulgaire poupée de chiffon, ou être flatté que la jeune femme tienne à ce point à lui grimper dessus.

Pas préparé à l'impact, Casus avait lâché la menotte qu'il s'était targué de tenir si fermement auparavant. So good for bragging. Il lui aurait bien renvoyé l'ascenseur s'il avait su comment la déstabiliser.

« Qu'est-ce que tu disais à propos de vérifier quelque chose, déjà ? »

Parce qu'Avast, il était loin de la comprendre ne serait-ce qu'un peu. Elle se donnait des airs de tank à l'arrêt quand rien n'explosait dans les environs, et démarrait au quart de tour dès qu'il avait le malheur de faire péter un pan de mur. Difficile de capter si l'ironie faisait partie de son vocabulaire, puisqu'il n'avait guère eu la chance que d'observer ses talents à la course et au démolissage en règle de tympans. De délinquants. En d'autres circonstances, il s'en serait éperdument fichu. Là, il voyait bien que la clé ne pendait pas de son cou à lui et qu'il n'avait pas l'avantage. Pas encore.
Il décida soudain que ça n'avait pas d'importance. Tant que c'était humain, y'avait des réaction à en tirer ; il fit glisser sa main libre de sa cuisse jusqu'à sa joue, frôlant intentionnellement sa poitrine.

Il se demanda (et non hors de propos) si elle était frigide ou si une quelconque émotion de cet ordre pouvait passer derrière ses iris d'onyx.

« Rien que t'aies pas déjà compris, visiblement. »

Pas légère, mais toujours plus que lui. Et s'il y avait bien une chose qu'il avait appris et retenue à force de percuter le trottoir, c'était que la violence appelait la violence et que se laisser faire, c'était le début de la fin.
En un quart de seconde, sa poigne se fit fer et passa sur l'épaule pour faire chavirer le poids du corps sur le côté. C'était pas bien sorcier, et sûrement que s'il s'était relevé, preste comme il l'était, il aurait eu le temps de mettre de la distance entre lui et Avast. Trouver une sortie, s'échapper du bâtiment, la laisser surveiller des rangées d'ordinateurs auxquels il était de toute façon sûr de ne rien comprendre. L'informatique, ça n'avait jamais été son truc.
Boum boum.

Au lieu de ça, il se retrouvait perché au dessus d'elle, un genou douloureux d'avoir si brusquement changé de position. Tant qu'il n'avait plus le dos contre le sol, il s'en fichait royalement : se disait-il, tout en occultant joliment le fait qu'il risquait de s'y retrouver à nouveau. Pourquoi éprouver ce besoin constant de s'embrouiller et de provoquer pour rien ? Il fallait le demander à Avast.

C'était elle qui l'avait jeté à terre la première. Et s'il finissait écorché ou handicapé d'un quelconque membre, au moins, il aurait fait quelque chose de sa vie. Ce fut ce qu'il pensa en attrapant presque violemment ses lèvres, un drôle d'écho dans la tête.

On vérifie ?

qaqaqaqaqaq:
 

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MessageSujet: Je pourrais tout quitter, quitte à faire démodé   Ven 1 Aoû - 22:33

    Victorieuse sur pas mal de points pour cette manche,  Ava glissa les doigts dans l'anneau laissé libre par ceux du jeune homme, et reprit le contrôle de sa main en louant l'entité supérieure qui avait jugé utile d'affubler les hommes d'une irrépressible tendance à écarquiller bêtement les yeux devant la moindre paire de seins.
    Caractéristique que même elle n'avait pas mis longtemps à constater en côtoyant les PJ. Pas sûr que sa tenue y soit pour rien non plus. (Paraît-il que c'était la norme dans les mmo : Ava se demandait plutôt si Father n'avait pas un sens de l'humour trop déficient.)
    Cette petite victoire, la policière aurait aimé la savourer davantage (curieusement, le sport consistant à écraser Casus contre l'asphalte ne la laissait jamais), mais l'air blasé à tendance goguenarde qu'affichait le jeune homme malgré son étalage flagrant eut tendance à diminuer sa satisfaction. Avast le fixa d'un air toujours plus dubitatif, se demandant s'il désirait tant que ça recevoir son poing dans la figure. Malheureusement, ça n'aurait pas forcément été très gratifiant et la jeune femme se retint, se contentant par habitude de garder le contact visuel avec les iris bleus de sa proie du jour.

      « Rien que t'aies pas déjà compris, visiblement. »

    ... Loupant du même coup la remontée d'une main laissée sans surveillance le long de sa jambe. On peut pas avoir les yeux partout,  hein.
    Les muscles de la policière se contractèrent comme on étire une ligne de barbelés sous le doigts de Casus, et la seule chose qui l'empêcha de se faire encastrer le crâne dans le béton fut, il faut bien le confesser, l'effet de surprise. Parce qu'Ava ne s'attendait pas à ce qu'il la touche vraiment. Ou plutôt, de cette façon-; si un échange à un second degré  légèrement osé lui était parfaitement accessible une fois les conditions posées, l'idée de passer la barrière des mots ne s'était tout simplement pas imposée à elle. Ni par naïveté ni par pudeur - par désintérêt peut-être, ou parce que ses nuances étaient moins fulgurantes que celles des PJ.
    Le résultat était là.
    Dis, où est-ce que tu l'as posée ? La limite entre eux et moi.
    Elle faillit le mordre, aussi.
    Le choc soudain et brutal que ressentit Avast dans les reins coupa court à cette charmante enfilade d'indignation et de réflexes destructeurs avortés dans l’œuf du fait de l'ébahissement. L'antivirus serra les dents en heurtant le sol et laissa échapper un grognement lorsque le poids du délinquant atterrit sur ses cuisses.
    Parce qu'il était encore là, ce connard ; et pour ne pas ralentir dans l'effort de guerre, Casus trouva le moyen de la lui faire boucler en beauté.
    Penser au gigantisme de la raclée qu'elle allait devoir lui mettre pour composer cette série d'atteintes à son autorité (entre autres) grippa un instant les neurones d'Ava lorsque le jeune homme l'embrassa. Le jeter au trou sans eau ni nourriture pendant une semaine ne suffirait évidemment pas. L'écorcher vif non plus d'ailleurs.
    ... Eh husa.
    De l'eau bleue et or et un palet qui tombe. Qui tombe.

    Avant de s'en rendre compte, elle était sur le point de répondre ; l'espace d'un instant fulgurant et incertain - qui disparut aussi vite qu'il avait traversé son corps. Un frisson lointain.
    Et puis ses canines se refermèrent sur le coin des lèvres du jeune homme et son genou droit remonta dans son estomac avec brutalité.

    Bon. Ne plus se laisser surprendre par l'hurluberlu.
    La deuxième menotte se referma avec un claquement sec sur l'autre poignet de Casus. Ava roula - elle allait finir par avoir le tournis et des bleus plein le dos tiens - sur le côté et se releva souplement, entraînant avec elle le jeune homme malgré son poids.
    Et c'est là qu'on comprend mieux l'efficacité du système Ava, qui ne se laisse en fin de compte distraire par rien ou presque.
    Ça n'arrangeait pas la diversité réduite de sa palette d'émotions affichable ou l'acuité de ses analyse psychologiques, mais on ne peut pas tout avoir après tout. Et puis pour la policière, ressembler à un poisson rouge revenant inlassablement à l'objectif de départ sans concessions ne posait pas spécialement de problème - même s'il aurait mieux valu ne pas faire cette comparaison devant elle. Dommage pour Casus en tout cas.

      « Qu'est-ce qu'on disait ? »

    Je vais te casser la gueule chantonnait son air aimable. Pour changer.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Mer 13 Aoû - 15:08

T'es bizarre, toi.
Ça faisait longtemps qu'on avait plus essayé de lui bousiller les intestins, tiens ; c'était toujours aussi désagréable, mais l'avantage avec Avast, c'est qu'on avait pas le temps de se rendre compte de grand chose. Un, deux, trois, il était déjà debout et la douleur disparaissait comme un mauvais souvenir, renflouée par une inspiration profonde et salvatrice. Il y était habitué, il n'y pensait presque plus, et dans un monde où la moindre blessure pouvait disparaître sous vos yeux, il s'y attardait beaucoup moins qu'à la surface. Pas comme si elle comptait lui arracher le cœur, si ? Il fit claquer ses poignets entravés, l'air de n'en avoir strictement rien à faire, mais préparant mille morts et tortures pour la policière qui l'autopsiait sur place. Wow, il mourrait de peur. C'est clair qu'il avait rien connu de pire qu'une nana en sous-vêtements lui grognant dessus parce qu'il avait osé poser un geste d'adolescent.
Tu ferais pas peur à un gamin, honey.

« Qu'est-ce qu'on disait ? »

Oh my. Il leva les yeux au plafond, comme pour y chercher la réponse. Y'avait pas, il préférait être à l'air libre, parce que pour trouver une issue de secouer dans un tunnel sans portes ni fenêtres... C'était quoi cette obsession du renfermé qu'ils avaient tous, ici ? Ça l'arrangeait pas.
Et pourquoi garder cette expression sur le visage vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? A croire qu'Avast ne savait pas sourire (en fait, elle ne savait peut-être vraiment pas sourire) et n'avait en option que la grimace « bravo, tu as tué toute ma famille et mon poisson rouge, je vais repeindre les murs avec tes tripes ». Ça lui allait bien mais à la longue, ça en devenait lassant. Il ne savait plus où il avait gagné la certitude qu'elle n'était pas un PNJ, mais elle était ancrée si profondément en lui qu'il n'arrivait pas à s'en débarrasser. Comme son instinct le trompait rarement, il aimait s'y fier de temps à autre.

Même si, là tout de suite, il aurait juste aimé lui passer des menottes et lui faire mille choses inavouables – quoi, elle venait de lui ôter la moitié de ses capacités à répliquer, il avait bien le droit de vouloir lui rendre la pareille. Casus l'avouait, il avait du mal à laisser passer un affront, mais c'était un défaut qui lui avait rendu service par le passé, alors pourquoi vouloir s'en détacher ? A la seconde où elle avait refermé le deuxième anneau sur son poignet, ça devenait personnel. Il avait rien contre elle, vraiment.
Ça piquait juste encore un peu.

« Mauvaise joueuse », se contenta-t-il de dire comme si elle venait de tricher aux petits chevaux et que le gage à encaisser s'apparentait à un tour de cour. Il brûlait d'envie de lui mettre un coup de boule mais hormis le fait que ça aurait été super débile (et il pesait ses mots), il ne tenait pas à lui montrer que oui, elle l'avait menotté et que ça lui donnait des envies de meurtres au premier degré.
C'était partout pareil ; s'il se montrait insolent et goguenard, la situation se dédramatisait automatiquement et pouvait susciter une étincelle de doute ou d'agacement. Le reste, il s'en chargeait.

Pas comme s'il était incapable de se défendre, non plus. Même saucissonné, il aurait trouvé le moyen de lui rendre la vie impossible.
Casus était un peu buté et obstiné comme ça. Il arrivait à en faire des miracles.

« Et pourquoi tu tires cette tête, sérieux ; c'était aussi horrible que ça ? »

Et s'il recommençait, elle allait lui péter une jambe ? Y'avait eu comme un...
Pendant que ses yeux se moquaient ouvertement du boulet de canon qui lui servait de geôlière, il cherchait activement un moyen de se débarrasser de ces truc qui l'entravaient. Hors de question de se faire traîner où que ce soit par Terminator.
Et maintenant, il pouvait même plus enlever son manteau pour l'étouffer avec. Ah, quel dommage.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Mar 2 Sep - 1:12

    Avast poussa l'offense jusqu'à se passer une main gantée façon mitaine de cuir sur les lèvres, tandis que son autre main tenait fermement la chaîne des menottes. En règle générale elle n'était pas supposée servir de laisse, mais en règle générale la police avait des armes à feu à disposition pour dissuader le prisonnier de prendre ses jambes à son cou. Avast! était évidemment une exception. Elle jouait en mode hardcore, elle.
    Chose dont Casus n'était visiblement pas conscient. A moins, supposition nettement plus réaliste, qu'il n'en ait pas grand-chose à cirer.

      « Mauvaise joueuse »

    La jeune femme se contenta de lui retourner un regard aussi peu amène que le sien, pas dupe. Il pouvait jouer au plus malin encore longtemps : s'il n'avait pas réussi à la doubler en lui agressant sauvagement les gencives, ce n'était pas comme ça qu'il lui ferait baisser sa garde. C'était amusant cinq secondes ; au bout d'un moment, juste, non. Et le délai au bout duquel Ava cessait de jouer avec les délinquants était remarquablement court. Donc mauvaise joueuse autant qu'il voulait : ce n'était pas elle qui était menottée, pour l'heure.
    Bizarrement, la dernière tentative du russe semblait avoir mis l'antivirus d'assez mauvaise humeur. Comme quoi.

      « Et pourquoi tu tires cette tête, sérieux ; c'était aussi horrible que ça ? »

    La policière haussa un sourcil presque méprisant.

      « Disons simplement qu'il te manque quelques années d'entrainement. Allez viens. On va pas rester là toute la nuit, c'mon. »

    Les gens lui disaient souvent qu'on ne pouvait pas discuter, avec elle, franchement. Eh oui. C'était le but de la loi : emmerder les délinquants jusqu'au bout. Le chemin de la rue jusqu'à la taule n'était pas une promenade de santé, sinon ça aurait été trop facile. En tout cas c'était comme ça qu'elle le concevait.
    Et puis Casus ne pouvait pas se plaindre, elle avait répondu à la provocation. Plutôt que de répliquer un "shut up" granitique. Ça aurait dû lui plaire, ça, non ?
    Sentant d'avance (il n'était pas bien difficile de le deviner) que ça n'allait pas être aussi simple - et avec l'impression de traîner derrière elle un petit frère de quatre ans refusant d'aller chez le dentiste - Avast se tourna vers la sortie du tunnel en tirant sur la chaîne qui retenait les poings de son prisonnier.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Jeu 4 Sep - 1:15

La jeune femme avait l'air au bout du rouleau question humour et si Casus se fichait éperdument de ce qu'Avast pouvait penser de lui, de sa manière de faire ou de parler (s'il avait dû se préoccuper de l'avis des autres, il aurait pas été rendu), lui donner l'impression qu'il n'était qu'un enfant de cinq ans qu'on pouvait traîner derrière soi à la moindre incartade n'était pas dans ses projets. Par fierté, peut-être, parce qu'il ne voulait pas se retrouver derrière les barreaux et que si elle ne le prenait pas au sérieux, c'était son problème, pas le sien. Casus savait ce qu'il valait, il savait ce qu'il voulait, et si ça ne collait pas avec ses fonctions de pseudo gardienne d'une loi qui n'avait pas lieu d'être, tant pis pour elle. Si ça l'emmerdait de retrouver des casseurs de bâtiments dans lesdits bâtiments, qu'elle aille se plaindre à son maître : qu'il obéisse à son toutou et vire les méchants joueurs, comme ça, ils auraient la paix.
Elle se retrouverait pas au chômage, la pauvre, y'avait assez de joueurs détraqués et en manque de divertissements pour remplir une vingtaine de cellules. La diversité des « délinquants » en question le faisait rire tout bas. What, si elle se trouvait débordée avec ça !
Qu'elle vienne faire un tour dans les bas de quartiers de Zaporijia. Elle s'ennuierait pas – elle en ressortirait peut-être pas vivante.

La différence entre le jeu et la réalité se posait là. Avast le tuerait pas. Il la tuerait pas non plus. Il pouvait bien jouer un peu, nope ? Le jeune homme ne planta pas ses talons dans le sol, pas plus qu'il ne tira les menottes vers lui. Il s'arrêta tout simplement, tordit les chaînes pour lui coincer les doigts et lui envoya sa botte dans le genou. Elle savait qu'il se laisserait pas faire, en plus, c'était pas la première fois qu'ils avaient affaire l'un à l'autre. Qu'il admire sa poitrine ou tente ouvertement de lui péter une rotule, quelle différence ?
Comme un chien, elle revenait à la charge et ne lâchait pas le morceau. Casus n'avait pas peur d'elle mais s'en méfiait, à la fois parce qu'elle n'était pas un adversaire à négliger, et parce qu'il ne la captait pas encore. Prévisible mais tellement bizarre. Tout ce qu'il savait, c'était qu'elle le traînerait pas là-bas, menottes aux poings ou non. Il allait les lui faire manger.
Tu peux crever, dear.

Et soupirer ou passer ta main sur tes lèvres, pour ce que ça me fait.

« Hey, si t'es pas contente, demande au type chez qui tu vis de me renvoyer là d'où je viens. J'arrêterai de péter tes murs et tout le monde sera heureux. »

Il demandait pas mieux, franchement. Une vraie maison, des personnes qu'il aimait, sa vie – autre chose qu'un monde modelé de A à Z par des gosses de riches capricieux, incapables d'apprécier ce qu'ils avaient. Sa révolution, c'était pas ici qu'il voulait la faire, ça n'avait aucun intérêt. Tout ce que ses explosions écrivaient, c'était un « je veux sortir » au marqueur rouge.
Il la mettait, la distance de sécurité. Et elle, qu'est-ce qu'elle voulait, c'était quoi son problème ? Casus se le demandait.
Ça se traçait en paradoxes sur sa peau et en moitiés de rues détruites « pour le travail ». Disait-elle.

I'll get you one day.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Jeu 4 Sep - 17:47

    Bien. Au moins les choses étaient claires désormais. Parfait.
    Réagissant avec un léger temps de retard dû à sa position, Avast! évita le franc déboîtement de genou mais ressentit tout de même le choc courir dans son tibia. Ses doigts s'ouvrirent et lorsque la chaîne les relâcha avec en cadeau quelques marques rouges, elle lui échappa.
    Mais malgré tout, la policière préférait largement cet état des faits plus compatible avec sa nature. Elle se replaça automatiquement face à Casus, genoux légèrement fléchis, regard alerte focalisé sur sa position.
    Ouverture du conflit caché derrière rires jaunes et fake smiles. Fin de la récréation. A la longue, les sourires hypocrites et les jeux de mots la lassaient : pour elle, les paroles n'étaient que du vent, et le vent se balaie tandis qu'un coup de genou dans le ventre, ça a un effet direct et mesurable.
    Ce n'était pas Casus qui allait la démentir.

      « Hey, si t'es pas contente, demande au type chez qui tu vis de me renvoyer là d'où je viens. J'arrêterai de péter tes murs et tout le monde sera heureux. »

    Le revoilà. Le vieux truc du "laisse-moi partir !". Combien de fois elle avait entendu cette requête, Avast! aurait été bien en peine de s'en souvenir si seulement elle l'avait désiré. Tout comme les PNJs du jeu, elle était une cible toute désignée pour les plaintes des prisonniers, à la différence qu'elle, ça lui faisait bien mal aux oreilles au lieu de résonner dans un crâne vide. Et si elle avait fini par ignorer purement et simplement les geignements des adolescents, elle avait aussi cessé d'expliquer que non, Father ne laisserait sortir personne. Pas la peine de chouiner. C'était lassant à force, à croire qu'ils n'apprenaient rien.

    Cela dit, elle devait bien avouer qu'elle ne s'attendait pas à cette réplique de la part du jeune homme. Sans doute qu'elle n'avait jamais cherché à savoir ce qu'il y avait derrière ses guérillas de rue : pour elle, un emmerdeur était un emmerdeur, point. Elle n'était pas psy, loin de là.
    Et elle n'avait pas l'intention de s'engager dans un débat sur l'emprisonnement des joueurs, non. S'il fallait désigner des gentils et des méchants, on pouvait bien la classer parmi les méchants. Ce n'était pas son problème. Encore une fois, ce n'étaient que des mots.
    La philosophie, ce n'était pas son truc. Et ça ne le serait jamais, parce qu'elle n'en avait pas besoin. On a jamais demandé au rottweiler qui garde l'entrepôt de résoudre des équations.
    Donc, Avast! était intelligente dans la limite de ses fonctions. Elle réfléchissait comme un petit soldat : à ce qu'elle avait à faire, et pas à savoir si elle devait ou pas le faire. Vu le temps que cela lui aurait fait perdre, il valait mieux. Et de toute façon, ce n'était pas comme si elle disposait d'un quelconque choix : pourquoi chercher le diable ? Father l'avait créée pour ce monde, elle ne pouvait vivre que dans ce monde, il maintenait ce monde en place, donc elle lui obéissait. Les joueurs venaient du monde extérieur, on les retenait là contre leur volonté, alors ils voulaient sortir. Point. Rien de compliqué ou de tordu là-dedans.
    Les élancements dans son genou s'estompèrent.
    And now tout était parfaitement limpide.

    L'antivirus bondit soudain en avant, fouettant l'air d'une botte avec des mouvements précis de pratiquante de capoeira. Sport qui se pratique essentiellement à l'aide des pieds et qui justifie en partie la prédilection de la jeune femme pour les grosses godasses bien lourdes. Elle effectua quelques bottes fouettées, dont une sur les mains, s'arrangeant pour faire reculer le russe vers la salle des archives plutôt que le frapper.
    Allô sergent, on a établi une stratégie. Sommaire mais tout de même.
    Restait à voir s'il savait se défendre avec les mains liées, le petit malin.
    Dire qu'avec un budget légèrement supérieur, ce serait déjà fini. Sans doute Father estimait-il qu'une arme quelconque n'était pas nécessaire à sa survie. Ce qui était vrai, techniquement : détruite, elle ne pouvait pas l'être. Vérité virtuellement inattaquable.
    Avast! se redressa :

      « Vas-y toi-même, puisque tu es si doué. »Suggéra-t-elle en haussant les épaules.

    C'est ta vie après tout. Profites-en comme tu veux.Mais qu'il n'attende pas d'elle la moindre sympathie.


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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Sam 6 Sep - 3:01

Casus sentit la botte passer bien trop près de son visage ; il recula comme escompté pour éviter qu'Avast lui imprime le motif de sa semelle en pleine figure et maudit les menottes qui l'empêchaient de se mouvoir en toute liberté. Sans ça, il lui aurait attrapé la jambe pour la mettre à terre – mais impossible de prévoir si la marge de manœuvre était suffisante, et il n'allait pas tenter le diable dans ce tunnel sans sortie. Il en voyait l'autre bout se rapprocher dangereusement, et qu'elle l'accule ne lui plaisait qu'à moitié. Il détestait la tactique sans plan B qui consistait à foncer dans l'autre pour voir ce que ça donnerait, mais si elle continuait à jouer les impasses, il n'allait pas avoir d'autre choix. Parlementer ? Que dalle, cette fille avait la réceptivité d'un parpaing et sûrement la diplomatie qui allait avec. On lui avait dit de casser du malfrat, alors elle cassait du malfrat et leur passait les menottes. Point. Bon, il avait de la chance qu'elle se soit planté dans l'ordre avec lui, mais ça ne lui donnait qu'un répit. Casus détestait être entravé, que ce soit mentalement ou physiquement.
Y'avait bien trop de trucs qu'il détestait réunis dans la situation présente, il commençait à sentir ses nerfs s'impatienter. Il les força au calme et regretta l’œil attentif de la jeune femme et le terrain découvert sur lequel ils se tenaient. Peu de chances qu'elle le laisse sortir un quelconque truc de sa poche histoire qu'il se défasse de ces machins trop collants – et le regarde faire, par-dessus le marché.

Wow, peut-être qu'il aurait dû faire « nope, bye » dès le début et lui filer entre les doigts. Fallait croire qu'il aimait trop sa présence pour lui fausser compagnie. Au moins, il avait vu de jolis paysages.

Pas autant qu'il aurait aimé, mais...

« Vas-y toi-même, puisque tu es si doué. »

Peut-être qu'à force de dédramatiser la situation, ça finirait par devenir drôle. Peut-être qu'il en rirait un jour, hein ? Ahahaha. Aucune chance. Il se prit d'inspiration pour le plafond mais le quitta très vite – difficile de trouver des brèches dans les meilleurs quartiers d'Hope Corporation, où tout était lisse et sentait le neuf. Ouais, il était tellement doué qu'en claquant des doigts, il pouvait faire absolument tout ce qu'il voulait sans le moindre effort. Péter la gueule de ce con égocentrique et retourner chez lui. Entraîner des tonnes de gens dans la merde sans leur demander leur avis, alors qu'il y avait sûrement dix milles débiles qui rêveraient d'être à sa place. Casus le comprenait pas, mais ne pensait pas qu'il y ait autre chose à comprendre, au fond. Il faisait joujou avec la vie des gens, pour son propre plaisir. Super mature, tout ça.
Super méprisable.

Il en voulu à Avast de se tenir sur le chemin. Elle faisait son travail, ouais ; pas la peine de le lui rabâcher. Mais quel travail minable. Il avait rien sur lui pour la faire dégager. J'espère que t'as la tête dure.

« Bha bien sûr, j'y fonce ; tu dégages le chemin pour moi, hm ? »

C'était moins facile, tout de suite, quand on contrôlait pas le monde juste en levant le doigt. « Vire tes airbags et laisse-moi me casser » aurait été tout aussi explicite et tout aussi convaincant. Alors, foncer dans le tas et tenter de lui déboîter l'épaule, ou la laisser le traîner où elle voulait et en profiter pour se tailler sur le chemin ? De toute façon, même s'il fallait la faire courir ou se prendre des bleus à la pelle, il comptait pas se faire enfermer. Elle ou n'importe lequel de ses collègues drogués de la Corporation, ils iraient pas le fliquer toute la nuit. Elle avait pas mieux à faire, non ? Vas-y, souris, moque toi, sale con.

Ravi de te faire perdre ton temps, chérie.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Sam 6 Sep - 23:45

Il fallait bien avouer que l'entreprise ne se présentait pas le mieux du monde... Si le jeune homme persistait à jouer la carte de l'esquive - et vu ses mains entravées, il allait sûrement en être ainsi - le petit jeu du "un pas en avant, deux pas en arrière" pouvait durer longtemps. Et malheureusement, la salle des archives était fermée. Donc au bout de la ligne il y avait un mur, et rien d'utile aux environs pour assommer son adversaire (ce qui risquait de devenir absolument nécessaire puisque visiblement il ne se laisserait jamais entraîner à sa suite). Avast! sentait malheureusement venir le cul-de-sac, et sa stratégie préhistorique était moisie. Hovno.
Au pire, elle allait devoir l'assommer d'un coup de tête. Elle ne doutait pas de pouvoir éventuellement y parvenir - avec un peu de volonté on arrivait à tout - mais elle allait avoir besoin de quelques points de suture ensuite.
D'un autre côté, voir le phénomène prendre le temps de lever les yeux au ciel alors qu'elle le menaçait d'un cassage de figure ou, mieux, d'une castration prématurée, lui donnait des envies puissantes de laisser tomber toute réflexion. Et de foncer dans le tas, tout simplement.
Dommage qu'ici, il n'y ait ni pavés, ni barricade, ni cocktails molotov. Ava tapota la poignée de son mégaphone, saisie de la pressante envie de le lui balancer à la figure.
Mais elle se retint, évidemment : pas sûr qu'elle l'aurait retrouvé.

« Bha bien sûr, j'y fonce ; tu dégages le chemin pour moi, hm ? »
Décidément, contrairement à elle, Casus semblait disposer d'un réservoir à ironie quasi-illimité. La policière le fixa en fronçant les sourcils, bras croisés et tapotement de pied sur le sol lisse comme de l'eau calme.
Peut-être que...
Prise d'une nouvelle inspiration, Avast haussa les épaules avec un discret sourire :

« Mais avec plaisir, Roman. »
Et en partie par conscience professionnelle, repartit à l'attaque. Il allait se le prendre, ce mur ; ou alors il finirait bien par faire une erreur. Et elle n'attendait que ça.
Malheureusement c'est son pied à elle qui glissa en premier : une esquive du jeune homme la laissa le dépasser, alors qu'ils atteignaient le fond du tunnel. Hovno znovu. La jeune femme s'appuya au mur d'une main et du bout d'une botte, comme prête à s'en servir comme support de propulsion, et désigna le joueur de l'autre main pour anticiper toute fuite.
Bien qu'évidemment, elle ne puisse pas faire grand-chose contre lui à part piquer un sprint à ses trousses s'il se faisait immédiatement la malle. La poisse, vraiment ; elle en aurait grincé des dents si elle n'était pas aussi occupée à le menacer :

« J'en ai pas encore fini avec toi. Je te jure que si tu te casses avec mes menottes ce sera pas une nuit que tu vas passer en taule. »
Ce serait tout un mois, au large minimum. Ils auraient tout le temps de faire  connaissance, comme ça.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Jeu 25 Sep - 20:57

Un aveugle aurait déduit de son expression que l'utilisation de son prénom passait très mal et allait lui rester en travers de la gorge ; c'était con, mais il faisait un vrai blocage là-dessus – surtout avec Avast qui, niveau moqueries, ne se faisait pas vraiment prier non plus. Elle voulait quoi, qu'il l'explose ? C'était peut-être présomptueux de sa part, lui qui avait les mains liées, mais si elle voulait, il pouvait l'emmerder jusqu'à griller ses circuits internes, c'était pas lui que ça allait déranger. Sans plus penser à où elle avait pu été le ramasser (lui aussi savait piétiner la vie privée des gens, il avait rien signé de toute façon), il dut rejouer le tango pour éviter les coups de son adversaire, pas enragée mais presque. Et une fois le bout du couloir atteint ? Casus se promit de lui envoyer son pied dans le tibia avant ça ; il attendait une faille ou une ouverture, se forçant à garder la tête froide pour ne pas se manger un poing perdu. Il ne se pensait pas invincible – il laissait cette illusion aux imbéciles – mais détestait perdre. Avast avait assez rué sa fierté de coups pour la nuit.
Au final, il n'eut pas à s'embêter. Problème de la tactique « char d'assaut » qu'il évitait d'utiliser quand la situation n'était pas à son avantage.

Or, tant que sa délicate adversaire avait pieds et mains en action, même collés au mur, il était clairement désavantagé. Ouais, mais comment la foutre à terre dans ces conditions, hein ? Il pouvait pas non plus espérer une paralysie foudroyante, aussi soudaine qu'inexpliquée. Il croyait pas aux miracles ou autres conneries de ce genre.
Dommage que tu sois pas un ordinateur.

« J'en ai pas encore fini avec toi. Je te jure que si tu te casses avec mes menottes ce sera pas une nuit que tu vas passer en taule. »

Peut-être qu'elle allait finir par s'assommer toute seule. Casus haussa un sourcil sous la menace et baissa automatiquement les yeux vers les menottes qui cerclaient ses poignets ; il se tourna pour faire face à Avast, les traits partagés entre sérieux et ironie. Il demandait pas mieux que les lui rendre, damn. Mais son insistance lui donnait presque envie de se casser avec comme elle l'avait mentionné : et attendre au détour d'une ruelle, un beau jour ensoleillé à Crimson District, pour les lui rendre avec un grand sourire. Encore fallait-il pouvoir se barrer. Ses jambes et son esprit de contradiction n'y étaient pas tout à fait. Sans doute qu'il s'en mordrait les doigts un jour, mais pas aujourd'hui.

Il fit un pas en arrière.

« Viens les chercher toi-même, puisque tu es si douée. »

Douée au point de se prendre le mur contre lequel on voulait acculer son adversaire. Et tu m'aurais donné quoi en échange, hein ?
Prévisible peut-être, il se retourna souplement et partit à toute vitesse dans la direction opposée. Il détestait ces endroits clairs et dégagés où les ombres et les bâtiments n'étaient pas fichus de le dissimuler ; s'il ne pouvait pas la faire trébucher ou lui lancer une brique à la figure, il allait devoir jouer lui-même les obstacles.
Un, deux, trois...

Il pila sans crier gare et lui envoya un coude en plein estomac. Serves you right.
C'était complètement gratuit et les menottes l'aidaient pas vraiment à se défendre, mais il avait pas dit son dernier mot. Même si son épaule le lançait et qu'il risquait de s'y casser quelque chose, il allait pas se laisser faire. Surtout pas avec elle. Pour la suite, il devait improviser sans se laisser choper, easy.
Ahaha. Il aurait peut-être dû disserter sur sa poitrine à la place, ça lui aurait évité le regret des bombes en tout genre.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Dim 12 Oct - 1:15

Avast! pouvait parfois se montrer un peu butée, certes. Il faut dire que la situation l’agaçait au plus haut point. Et aussi qu’elle allait devoir retourner au poste pour récupérer du matos de rechange si Casus se volatilisait dans la nature. Et ça, ce n’était pas tolérable. Il lui avait déjà fait perdre bien assez de temps comme ça.
Cela dit, elle non plus n’aurait pas bronché face à une menace telle que celle qu’elle venait de proférer. Wah, un doigt. Je suis terrifié.
Mais il savait pas hein, peut-être qu’elle avait le pouvoir secret de cracher de l’acide. Eh. Il aurait été bien embêté là.
Quel dommage, vraiment, que ça ne soit pas le cas.
Pourquoi il n’avait pas un pouvoir qu’il aurait pu être utile de détourner, déjà, lui ? Pourquoi elle n’avait pas d’arme, ensuite ? Pourquoi la police avait-elle des fonds si réduits, enfin, hein ? Avast! sentait qu’à la fin de la soirée elle allait aller hurler l’intégralité de ses reproches sur des oreilles inattentives dans le but vaguement accessible de pourrir la nuit de son boss autant qu’on lui avait rallongé la sienne.
Et d’abord, qu’est-ce que ce sale blond était venu foutre là à cette heure. S’il faisait comme tout le monde il se serait pas retrouvé sur son chemin de ronde et tout aurait été beaucoup plus calme.
Sérieusement. Comme s’ils aimaient véritablement les silences paisibles tous les deux.
« Viens les chercher toi-même, puisque tu es si douée. »
Traduction : « bye-bye my lover, see ya again ! ».
Bon, à côté de ça, si elle avait espéré que la provocation empêcherait monsieur ma-barre-de-vanité-plus-haut-que-mon-crâne de s’enfuir à toutes jambes, pour le coup c’était raté. Zéro sur toute la ligne, et personne pour lui faire la grâce d’un carton rouge. La jeune femme cracha un juron assez moche en guise de « top départ » et le mur lui servit de starting block pour reprendre sa course au malfrat. Au final, peut-être qu’ils se ressemblaient un peu trop pour que le joueur gagnant puisse apparaître de façon claire avant que la bagnole défonce la ligne d’arrivée.
En parlant de bagnole.
Ava reçut le freinage intempestif et le coude dans l’estomac comme une fourberie de la pire espèce – et accessoirement, un coup critique instantané. Elle dérapa, se pliant en deux sans pouvoir articuler la flopée de jurons qui lui emplissait la bouche.
Oh le connard qu’elle allait profondément défoncer.
La manœuvre offrit gracieusement environ une précieuse minute à Casus pour aller se cacher ailleurs, tandis que sa Némésis crachait son estomac en l’insultant copieusement, une main sur le ventre. C’est que quand il s’y mettait il n’y allait pas à moitié.
Elle aurait peut-être dû mettre de côté l’option « charge de rhinocéros », aussi. Mais il ne lui laissait pas tellement le choix non plus.
Suffoqu ant à la fois de rage et un petit peu de douleur aussi, Ava tira le mégaphone de sa ceinture et hurla en direction des bureaux.
« CASUS BELLI REVIENS ICI BORDEL DE MERDE. »
Ça servait à rien, tout Euphemia aurait pu en témoigner avec des tapotements compatissants dans le dos de la policière. Mais ça défoulait.
Et de toute manière il n’y avait personne pour entendre son surprenant manque de professionnalisme.
La jeune femme hésita à hurler tout un chapelet d’insultes complémentaire dans l’embout de son instrument, puis décida que de toute façon Casus était parfaitement au courant de ce qu’elle pensait de lui et que si elle continuait à perdre du temps il ne pourrait plus l’entendre du tout. Parce qu’il aurait quitté le complexe, tout simplement.
Avec force grimaces, Ava se dirigea donc au trot vers la salle de travail plongée dans l’obscurité, où elle s’empressa de raser le mur pour ne pas se faire repérer au cas où le jeune homme serait toujours présent. La tactique la plus simple consistant à parvenir en premier à la porte pour lui couper la retraite, si d’aventure il ne l’avait pas encore prise. Dans ce cas, une course-poursuite dans les couloirs jusqu’à la sortie risquait bien de la faire rentrer bredouille.
L’antivirus opta donc pour la tactique simple. Elle courut à la porte et lorsque la silhouette du russe terroriste émergea de l’obscurité, lui sauta tout simplement dans les rotules avec la hargne propre à celle qui se venge d’un sale coup encore douloureux. En l’occurrence, ses bottes devaient avoir prouvé leur fidélité.
Comme on ne pouvait pas tout avoir, la jeune femme s’écroula en tas avec le malfrat ; de la façon la plus sexy du monde, si ce n’était la plus élégante. Elle eut même le bonheur de ressentir un élancement douloureux dans l’estomac, à plat ventre en travers de sa cage thoracique à lui. Comme quoi on a rien sans rien.
Bon. Ce n’était pas exactement ce qui était prévu. Mais apparemment ce soir, il n’y avait pas grand-chose qui marchait comme prévu. Elle allait devoir se faire une raison. Tant qu’elle ne se retrouvait pas avec le dos soudainement bloqué, elle trouverait le moyen de s’en sortir d’une manière ou d’une autre.
Cela dit ça n’améliorait en rien son humeur. Trouvant apparemment opportun de soutenir son visage d’une main en regardant dans le vide d’un air sombre (imaginons que sa victime s’était cogné la tête très fort), elle gronda avec les plus belles intonation d’amour passionnel :
« Je vais te crever. »

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Casus Belli


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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Lun 17 Nov - 22:31

Casus salua l'intervention sonore avec un sourire que sa chère et tendre ne pouvait malheureusement pas voir mais qui n'aurait de toute façon réussi qu'à la mettre un peu plus en rogne : quoique vu l'augmentation flagrante des décibels et des insultes depuis le début de la soirée,  elle devait déjà pas mal mordre dans le rouge. La pauvre, c'était quand même pas sa faute si elle avait un sens de l'humour limité et qu'elle lui tombait dessus pile pour sa promenade nocturne – expression que monsieur allait pouvoir regretter dans quelques instants pour sa littéralité justement trop littérale. Pas plus gêné que ça par l'obscurité dont il avait l'habitude de tracer les contours flous, Casus était en revanche un brin plus emmerdé par le plan de l'endroit, qu'il n'avait évidemment pas mémorisé avant de se pointer sans carton d'invitation comme un malpropre. Il allait avoir l'air fin, s'il réussissait à se perdre ou se gourer de sortie ! Le but, c'était quand même de se casser d'ici en un seul morceau. En cela, les menottes étaient loin de lui arranger la vie, lui rappelant leur présence par un cliquetis joyeux chaque fois qu'il voulait faire un geste. C'était clair, il allait se souvenir que flatter le sex appeal de madame, ça valait un aller simple pour ses intestins et une paire de bracelets tendance. Enfin, comme il pouvait difficilement claquer des doigts et remonter le temps, il préférait se dire qu'il ne regrettait rien – ce qui n'était pas entièrement faux.

Pas entièrement. Mais fallait avouer qu'une fois la jeune femme en question tombée du ciel et sa tête  ayant passionnément embrassé le sol, il regrettait surtout de pas avoir pu la taser sur le champ.
Putain de... à travers le grognement ravi qui s'échappa de ses dents serrées, mille mots d'amour implicites pour la policière qui tenait absolument à devenir sa geôlière à plein temps. Il en avait vu défiler des étoiles, dans sa vie, mais ça ne voulait pas dire qu'il appréciait qu'on le balance à terre comme un vulgaire sac de pommes de terre (ou qu'on se jette sur lui comme un gros sac de pommes de terre, en l'occurrence). Il n'avait pas été idiot au point de croire qu'elle le laisserait filer en continuant à hurler, mais il n'avait pas non plus pensé qu'elle lui ferait un rentre-dedans de compétition à la place. Technique char d'assaut 2.0. Seriously, il lui avait pas fait passer l'envie de se coller à lui ? Parce que si ça ne tenait qu'à ça...

La tête embrouillée par sa réception foireuse (thanks handcuffs), Casus entendit à peine Avast lui déclarer sa flamme. Ce qu'il sentait surtout, c'était qu'elle l'aidait pas vraiment à respirer à grandes goulées l'air salvateur dont ses neurones avaient besoin. Le contact n'était pas désagréable en soi, mais le jeune homme avait du mal à occulter la raison pour laquelle sa compagne s'était sauvagement jetée sur lui, et ça cassait un peu l'ambiance. Le corps absolument douloureux (mais pas pour la première fois de sa vie), il fusilla le plafond du regard.
Bon, où étaient passés les muscles qui lui servaient à sourire, maintenant.

« Par commotion cérébrale ou suffocation, t'es bien partie, lui fit-il remarquer sur un ton qui ne cherchait pas à cacher le ravissement de la savoir si proche de lui, mais t'aurais au moins pu me rendre tétraplégique sur le coup. Je te jure, ça t'aurait simplifié la vie. »

S'il avait pu bouger ses bras à sa guise, il lui aurait fichu un grand coup sur le postérieur, histoire de l'inciter à se pousser vite fait bien fait et rallonger la liste des attouchements déplacés de la soirée (le but de Casus étant évidemment de passer pour un pervers aux mains baladeuses et instaurer une distance de sécurité instinctive entre lui et Avast). C'était dire à quel point ces menottes lui gâchaient la vie.

« Enfin, le temps que tu me mettes à l'agonie sous ton poids, j'ai tout le temps de trouver un truc pour enlever tes menottes. »

Du genre passer ses vêtements au peigne fin, maintenant qu'elle était là. La clé devait bien être quelque part, non ? Il se demanda soudain si la fouille non-autorisée pouvait lui valoir la prison. Nooooon. De toute façon, avec ces menottes...
Rempli de frustration, il lui abattit ses poings là où ils daignèrent atterrir avec la force qu'ils daignèrent amasser (soit presque nulle). La proximité aidait pas vraiment ses recherches, sur le coup.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Sam 3 Jan - 18:25

De toute façon, quelle que soit les répercussions que la violence du choc ait pu avoir sur le système nerveux de sa victime, son potentiel de réaction était limité par l'outil bien pratique qui lui entravait les mains. Le ciel bénisse l'inventeur des menottes. Sans allusion déplacée ; le temps de la plaisanterie étant de toute façon révolu depuis quelques coups de pied et genou judicieusement placés.
Quoi que, on dit souvent que l’amour fait mal. Ava commençait à ressentir la justesse de cette affirmation dans pas mal d’endroits inappropriés de son corps, et la fermeté du sol contre ses rotules n’y était malheureusement pas pour rien. Sans compter le nombre d’esquives in extremis laissant passer des bouts de bottes çà et là. Ils étaient forts en chorégraphie, mine de rien. Quand ils ne tombaient pas en tas au milieu du passage.
Une mitaine de cuir d'Ava frotta le sol lisse tandis qu’elle réévaluait la situation d’un regard expert. Enfin. Pas besoin de tant d’expertise que ça pour se rendre compte que vu l’opiniâtreté des deux protagonistes, ils allaient très vite se retrouver à compter leurs bleus en ronchonnant en attendant l’aube, incapables de changer de position sous peine d’une perte rapide et douloureuse d’une quelconque partie de leur anatomie. Menottes ou pas menottes, armée ou pas armée.
Elle aurait mieux fait de partir en ronde avec un jeu de cartes tiens, pour une fois.
« Par commotion cérébrale ou suffocation, » éructa son matelas du moment, « t'es bien partie, mais t'aurais au moins pu me rendre tétraplégique sur le coup. Je te jure, ça t'aurait simplifié la vie. »
Clair. Elle aurait pu faire un effort et lui fracasser le crâne contre le sol tant qu'à faire. Ou contre le coin d'une table, alternative encore plus rapide et efficace.
C'est sûr qu'il l'aurait fermée pour le coup, sa grande gueule.
Est-ce que l'assassinat plus ou moins intentionnel de délinquant anarchiste est considéré comme un crime sur Euphemia ? Dans son law-book personnel, pas vraiment ; mais Ava avait pu constater que l'administratif n'était pas d'accord avec elle sur tout. En fait les gens aimaient plutôt lui mettre des bâtons dans les roues, en règle générale.
Mais bon, faire les yeux doux à Papa aurait peut-être eu l’effet de lui soutirer une sentence définitive d’exception. Quoi que. « Papa » n’était pas du genre accommodant la majorité du temps.
Avast tiqua sous l’idée soudaine qui lui passa par la tête, à savoir aller essuyer ses bottes ferrées sur la collection de manteaux impeccables de son créateur.
Non, non. On se calme sur les idées révolutionnaires. Un cruel manque de moyens sur le long terme ne justifie pas tant de véhémence.
Quoi que.
« Enfin, le temps que tu me mettes à l'agonie sous ton poids, » poursuivait pendant ce temps Casus, visiblement incapable de fermer la bouche plus de deux minutes, « j'ai tout le temps de trouver un truc pour enlever tes menottes. »
Il accompagna cette charmante remarque d’un coup étouffé quelque part vers les reins de la flic, qui faillit bien lui retourner un coup de coude dans la mâchoire accompagné d’un « désolée, réflexe. » des plus contrits. Une retenue naturelle – ou tout autre mystérieux mécanisme – l’en empêcha, et elle se contenta de lui coller sa main gantée de cuir sur la figure. Sans frapper non, juste pour l’emmerder. Et si elle avait de la chance, elle pourrait lui arracher une mèche de cheveux ou un œil au passage.
Et quant à la violation de son intimité oculaire notamment, ils n’étaient plus à ça près.
« Ta gueule, j’essaie de réfléchir. » Ha. Il allait pouvoir en répliquer une bonne là. Ça lui laissait deux minutes de répit. « Et dégage tes mains de là. »
« Là » ne signifiant à proprement parler rien pour le moment, à vrai dire, mais quelque part elle sentait que si monsieur avait l’air aussi dérangé par les charmants bracelets qu’elle lui avait offerts pour leur anniversaire, ce n’était pas pour rien.
Connais ton ennemi, qu’ils disaient.
« J’imagine que t’as pas de cartes dans ton barda ? Parce que le temps que les renforts arrivent ça pourrait être utile. »
Oh, éclair de génie. Sans daigner bouger son poids de camionneuse de la poitrine de Casus, Ava ouvrit son interface de joueuse du bout des doigts et enfonça le bouton d’appel. Avant de lancer une demande de renfort toute professionnelle à la base d’Hope sur un ton presque monocorde.
C’est qu’elle commençait à avoir mal partout, elle.

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Casus Belli


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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Lun 5 Jan - 1:05

La main en pleine figure fut accueillie avec une protestation étouffée et une envie de mordre difficilement réprimée – mais comme Casus n'était pas un chien et qu'une morsure n'allait pas lui filer la rage (dommage), il s'en abstint avec un self-control admirable. Parce que t'as un cerveau ? Faillit aussi répliquer la partie de lui qui n'avait jamais dépassée les six ans et possédait une répartie fouillée et remarquable. Ouais, c'était peut-être bien de songer à quoi faire après lui avoir atterri dessus, tiens. Et ses mains, elles étaient là où elles devaient être ; mais venant d'une fille qui lui avait foutu la tête dans sa poitrine pour faire diversion, le commentaire sonnait vachement mal.
Monsieur aussi réfléchissait, mine de rien. Il n'était pas stupide tout court, et pas besoin d'être Einstein pour savoir qu'Avast n'était pas le seul flic de tout Euphemia. Il en avait déjà croisé des ersatz dans le coin, du genre camé ou paumé, mais bon, est-ce que c'était franchement étonnant ? Ils étaient dans un jeu, ces types n'avaient aucune formation, être flic c'était pas leur boulot de base. Ça l'aurait pas étonné que dans une autre vie, ils aient même été dealers de drogue et tout le bataclan – certains en avaient le dégaine, il pouvait le jurer.

M'enfin, Avast n'allait pas reprocher à Casus le rire moqueur qu'il laissa filer en l'entendant appeler à l'aide : IRL, il n'en avait déjà pas peur, alors dans un jeu ?
La grosse blague, my. En revanche, elle venait de lui donner l'occasion de laisser sa trace, et pas à coups de cartes à jouer.

Sans douceur aucune, le jeune homme se saisit de la couette qui ne lui faisait pas face et la tira brutalement vers lui. Puis il passa ses poignets menottés par-dessus la tête de madame – et un de chaque côté de sa gorge, il appuya. Assez pour lui faire mal et lui faire regretter de devoir respirer pour vivre, pas assez pour la tuer ou même essayer. C'était pas son but, lui couper la respiration pour de bon : notez que ça l'empêcherait pas de serrer plus fort si elle menaçait de se débattre un peu trop violemment.
Now, happy ? C'était triste qu'ils puissent pas se parler autrement qu'à coups de couteaux comme des sauvages. Casus en avait fini par conclure qu'Avast n'aimait pas parler, et c'était dommage. Il en aurait eu des choses à lui dire, les mains vides.
Well, cela dit, c'était parce qu'il avait les mains vides qu'ils en étaient arrivés là. Toujours avoir un truc utile en poches, et de préférence pas un jeu de cartes. Ils joueraient à la bataille une fois qu'elle lui aurait enlevé les bracelets qui cerclaient ses poignets et l'amenaient presque à souhaiter avoir une deuxième paire de bras, pour bien faire. Une pour l'étrangler, et l'autre pour chercher les clés.

Dans ces moments plus que n'importe quand, il regrettait ses armes, sa voiture, sa moto, tout.
Caillasser des antivirus à coups de bombes improvisées, c'était pas fiable ; on s'y brûlait les doigts.
Et peut-être autre chose aussi.

« T'es toujours super violente alors qu'on pourrait s'arranger tranquillement ; t'en penses quoi ? »

Pas du bien à priori, mais eh, est-ce qu'elle lui laissait le choix ? Qu'elle soit un PNJ ou non, le manque d'air allait devenir embêtant à un certain point. La tuer non, mais faire en sorte qu'elle s'évanouisse ? No problem, il serait plus là à son réveil pour subir sa colère. Ça aurait été plus convivial qu'elle le libère sans qu'il ait à en arriver là, mais c'était Avast. Son passe-temps favori, ça devait être de claquer toute diplomatie existante à coup de botte.

Si ça pouvait la rassurer, il aurait largement préféré lui envoyer un truc plein de fumée à la gueule pour se volatiliser voire faire péter le bâtiment entier pour montrer son désaccord, mais il devait composer avec les moyens du bord.
Mais ça, elle allait le lui pardonner, nope ? Le manque de matériel, elle connaissait.

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MessageSujet: Je ferais des folies pour arriver dans ton lit ~♥   Mer 18 Fév - 2:05

C’est fou ce qu’elle mettait comme application à répéter encore et encore les mêmes erreurs. Si on pouvait qualifier d’erreur le fait de prendre pour acquis que quand elle disait quelque chose, le mec en face se devait d’obéir. A la réflexion, c’était certainement dû à un truc mal foutu dans son programme, ça ; mais en même temps, les joueurs mettaient également un point d’honneur à se montrer les plus indisciplinés possibles. Super-Papa y avait pas pensé en mettant son truc au point, hein ? Putain de flemmard. Elle allait vraiment le faire, le coup des chaussures.
Pendant ce temps-là, l’autre débile se marrait. Ouais. C’est vrai que l’entendre accepter avec entrain de jouer à autre chose qu’un strip poker aurait franchement étonné la policière. Tant pis pour lui hein ; les renforts n’allaient pas tarder à arriver, et c’était elle qui avait le dessus (dans tous les sens du terme). Rirait bien qui rirait le dernier h-
Oh putains de cheveux.
En moins de temps qu’il le faut pour lancer une insulte sur les russes, Ava se retrouva quasiment incapable de respirer, la gorge compressée par le bras de son prisonnier et dans une position des plus inconfortables. Le temps que ses poumons avalent un filet d’air s’étant frayé un chemin à travers sa trachée écrasée, elle eut le temps de pester contre le salopard qui lui avait à moitié démis une épaule et la maintenait de telle manière qu’elle n’ait aucune prise sur lui. Autant par réflexe conditionné que par faible espoir, la jeune femme rua, tentant notamment de crocheter la nuque de Casus avec ses bottes (chose qu’elle aurait aisément pu faire sans le léger détail de l’étranglement) ; mais en sentant la pression s’accentuer sur sa gorge, et des papillons noirs venant voleter devant ses yeux, elle dut se faire une raison et retomba, haletante.
L’enfoiré. L’enfoiré. Elle allait le buter.
« T'es toujours super violente, » commenta le russe, certainement très content de lui, « alors qu'on pourrait s'arranger tranquillement ; t'en penses quoi ? »
« Je pense aussi que c’est une putain de bonne idée. »
La riposte d’Avast arriva sans prévenir ; elle fut relativement brutale, et supportée par une fourberie toute féminine mûrie pendant des siècles et des siècles d’évolution. Estimant avoir largement dépassé le seuil de sommations pour la journée, Avast lâcha une main et l’abattit à l’entrejambe du jeune homme, lui chopant sans scrupules cet organe parait-il si vital dont disposent les individus dotés d’un chromosome Y. Les couilles, oui. Et elle se mit à serrer.
Bien que la technique ne figure pas dans le manuel du bon petit policier, elle avait du moins l’avantage de fonctionner quasiment à chaque fois – sauf en cas de paralysie grave en-dessous de la ceinture, auquel cas on n’avait généralement pas à courir derrière les malfaiteurs. Nul besoin de préciser qu’Avast ne s’en servait pas tous les jours, de celle-là. Déjà parce qu’elle manquait cruellement de distinction.
Mais de toute façon, face au ridicule, Casus et elle n’étaient malheureusement plus à ça près.
La seule chose qu’elle souhaitait – silencieusement - était qu’il abandonne avant que ses collègues de la police rappliquent. Pour sa réputation.
Quoi que ça, pourrait peut-être leur donner à réfléchir avant de la faire chier.
« J’ai pas besoin de préciser, » informa-t-elle dans un filet de voix étranglée, « ce qui va se passer si tu serres ? A ta place je me coucherais sagement. »
Ou alors tu risques de perdre quelque chose auquel tu tiens beaucoup. Simple suggestion darling.
Eh. Qu'on aille pas lui dire qu'il l'avait pas cherché.

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MessageSujet: Re: Far West Summoning ▬ Casus Belli   Dim 1 Mar - 3:02

Pas forcément hyper fier de lui (strangulation par-derrière, c'était pas super génial) mais persuadé d'avoir momentanément réussi à ramener la balle dans son camp, Casus ne s'attendait pas à perdre foi en l'humanité dans une poignée de secondes.
Sans doute que même après avoir passé autant de temps sur Euphemia, il se pensait toujours chez lui, ou les règlements de compte ne possédaient certes pas de lois crachées noir sur blanc, mais à tout le moins quelques principes qu'on se devait de respecter par – marrant, hein – principe et honneur. Parmi elles se trouvait l'interdiction formelle de s'en prendre à la famille et une autre bien plus implicite interdisait l'envoi traître de coups de quoi que ce soit dans les parties sensibles d'un gentleman. Peut-être n'y avait-il pas pensé car l'immense majorité de ses amis était des garçons et qu'entre hommes, on compatit, on sait ce que ça fait, et par pure gentillesse on évite d'envoyer l'autre à l'hosto pour une connerie pareille. Quant à ses amies filles, apparemment, elles avaient toujours été assez compréhensives pour s'en abstenir, et il ne parlait pas de sa petite amie qui n'avait sûrement pas envie de le rendre impuissant. Logique.

Deuxième preuve s'il en était qu'une femme était atrocement sournoise et dangereuse, surtout Avast. Les airs de policière type strip-teaseuse pour boîte SM qu'elle se donnait cachaient une toute autre bête, et sur la seconde, Casus regretta très fort de l'avoir un jour approchée. Plus immobile qu'une statue, comme si le moindre geste pouvait lui être fatal, l'imprévu du coup bas lui arracha une superbe mine incrédule. De toutes les parties imaginables de son corps, c'était la dernière où il aurait pensé qu'elle irait mettre sa main. Oh, en d'autres circonstances, ça aurait pu être plaisant : là, c'était juste atroce, comme tout scénario impliquant une potentielle castration express.

« J’ai pas besoin de préciser ce qui va se passer si tu serres ? A ta place je me coucherais sagement. »

Noooo, you bet. Il n'osa même pas lui préciser qu'elle n'avait pas besoin de se montrer si extrême pour qu'il se couche – bizarrement, l'humour lui semblait un brin risqué, dans l'immédiat. Mais pour bien montrer toute l'indignation que suscitait en lui son attaque surprise, il desserra l'étreinte sans la briser complètement.
De tout ce qu'elle aurait pu faire pour se dérober à lui, il avait fallu qu'elle choisisse une option où, justement, il n'avait pas trop le choix s'il tenait à son intégrité physique. Alors, oui ou oui ? Même s'il serrait le plus fort et réussissait à la mettre K.O avant qu'elle ne lui ôte toute capacité de reproduction, il risquait d'avoir trop mal pour pouvoir filer comme il se devait. Perdant dans tous les cas, hein ? Ce que ça pouvait l'agacer quand on le prenait par ses faiblesses – et celle-là était indépendante de sa volonté, merci bien. Question attouchements déplacés, c'était pas lui qui menait la partie.
Mais ça, elle allait le lui payer, en cash ou en nature.

« Lame, lâcha-t-il en faisant passer les menottes par-dessus la tête de sa compagne, c'est comme ça que tu chopes tous les dangereux criminels de ton district, j'imagine ? »

Lui demander de faire profil bas et se tenir sage sans rien ajouter, c'était trop, surtout quand on devait la défaite à mère nature et l'injuste répartition de certains organes. Lui aussi pouvait s'improviser apprenti-violeur une fois sa proie du jour attachée à un barreau de prison ; remercie le Server de pas être à ma place, dear.

« Ah, remarque, ça expliquerait peut-être le taux de criminalité élevé », ajouta-t-il d'un ton inspiré, comme s'il ne risquait déjà plus rien. Foutu pour foutu, anyway...
Pas non plus comme si la colère et la rancune cessaient de bouillir derrière le sourire moqueur dont il avait décidé de faire sa signature par commodité.

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MessageSujet: Ceci mesdames et messieurs, est une victoire sans honneur   Mar 17 Mar - 0:09

Parfois, la vie vous fait des coups de pute.
Quelque part au milieu d'un océan de profonde détresse, Casus devait être en train d'en prendre pleinement conscience.
Et il fallait bien l'avouer, Avast! prenait un plaisir infini à faire le décompte du nombre de répliques salaces ou ironiques que la prudence lui faisait ravaler à contre-cœur. Le jeune homme pouvait être certain que de son côté, elle n’éprouvait aucune culpabilité à l’agresser ainsi, de la façon la plus immorale qui soit. Déjà parce qu’elle avait largement dépassé le quota de sommations au préalable. Ensuite parce que, eût-elle disposé d’un flingue, elle lui aurait volontiers collé une balle dans la tête (ou la jambe, plus vraisemblablement) avant toute menace physique sous la ceinture, mais que malheureusement tel n’était pas le cas.
Enfin, parce que tous les moyens étaient bons pour maintenir l’ordre et la justice sur Euphemia.
Tous.

Donc oui, Casus n’avait plus que ses yeux pour pleurer sur le mauvais sort qui l’avait affublé d’un chromosome Y.
Cela dit, elle ne l’empêchait pas de tenter non plus, hein. Chacun ses priorités.
La jeune femme lâcha un soupir douloureux lorsque la pression sur sa gorge se relâcha. L’enfoiré lui avait écrasé la trachée : les tiraillements lui ôtèrent définitivement toute la culpabilité qu’elle aurait pu ressentir à laisser sa main exactement où elle se trouvait.
« Lame, » Employa le jeune homme pour décrire toute « c'est comme ça que tu chopes tous les dangereux criminels de ton district, j'imagine ? »
Ava lui retourna un sourire carnassier sans relâcher sa prise - une fois le poisson ferré, le laisser filer aurait été incroyablement stupide après tout. En plus, c’était ni plus ni moins lui qui se tuait à lui faire comprendre qu’une telle situation ne lui déplairait pas, non ? Sans doute qu’il n’avait pas dû l’imaginer sous cet angle.
Pas du tout gênée, mais n’arborant pas non plus les aspects extérieurs du triomphe – signalons-le à sa décharge – Ava toussa un coup, puis répondit :
« Seulement ceux qui insistent. Personne ne t'a mis au courant ? »
Pauvre petit chat. Enfin, il avait de la chance, elle n’avait pas compté les points non plus (peut-être parce que le total n’aurait pas été en sa faveur, à la réflexion).
« Ah, remarque, ça expliquerait peut-être le taux de criminalité élevé »
Tout petit malin qu’il était, Casus ne reçut pas de réponse à cette pique-là : la flic estimait que le message était passé, mais ne préférait pas tenter le diable. Le russe était un paquet de dynamite surprise en quelque sorte. Toujours prêt à exploser si on le manipulait mal. Profitant de la docilité chèrement gagnée de son prisonnier, Ava s’écarta de lui – sans relâcher la prise du cobra, nonon – et vint attraper la chaîne qui reliait ses deux mains pour les lui rabattre derrière la nuque. Ce faisant, elle reprit une position accroupie, lui appuyant sans vergogne un genou à l’aine pour lui rappeler que le pied au bout de cette jambe se tenait prêt à tout moment à finir le boulot tout juste entamé, et libéra sa deuxième main pour lui poser un pouce sur la carotide.
Ava adressa là au jeune homme un énième sourire des plus fondants ; la tactique d’immobilisation avait beau être franchement disgracieuse, au moins avait-elle le mérite de les maintenir tout aussi proches qu’auparavant.
Quoi que. Difficile de savoir lequel des deux en pâtissait le plus désormais. Tout sourires diaboliques, la flic souffla à son prisonnier :
« Alors ? Toujours pas ton trip ? »
L’humour qui clignote, clignote. Ou quoi que ce soit qui s’y rapporte. Avec un timing digne d’une série américaine l’équipe de secours appelée par Avast débarqua une demi-seconde plus tard, et la jeune femme pu se relever avec soulagement, et laisser son anarchiste du soir entre leurs mains expertes.
Non sans mimer le geste de lui tirer dessus du bout d’un index ganté de cuir, une mine triomphante à moitié dissimulée par un coin de sa casquette.

Elle emboîta le pas à ses coéquipiers, trop fatiguée pour prendre la tête : elle avait besoin d’une pause et d’un verre, songea-t-elle en s’étirant à leur suite.
Ouh, il allait se venger, le Roman, pas de doute. Et sans doute plus vite qu’elle pouvait se l’imaginer. Mais pour l’instant, elle tenait le point, et l’attendait de pied ferme.


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