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 C'est notre châtiment. [Avast!]
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Father


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MessageSujet: C'est notre châtiment. [Avast!]   Sam 27 Déc - 21:14

❝C'est notre châtiment.


La guerre est terminé, ceux qui en voulaient à ton royaume sont enfermés, démunis de leurs capacités à te nuire. Cela faisait longtemps que tu ne t'étais pas senti menacé. En effet, tu avais presque pu ressentir de la peur, toi, cloîtré dans ton manoir. Mais ce n'était pas toi, tu t'étais perdu dans l'obscurité de ta chambre, dans l'ombre de ton ombre. Ce n'était plus Father, le maitre incontesté d'Euphemia qui avait su diriger avec une main de fer, tu étais redevenu le Eliott Hedger de ton adolescence, un lâche avec une grande gueule. Tu étais descendu de ta tour d'ivoire pour leur faire face, tu avais pu leur cracher à la figure à l'aide de tes soldats prisonniers et de ton fidèle bras droit. Tu étais redevenu crédible face aux plus crédules.

Un sourire glacial aux lèvres, tu marches lentement entre les cellules, tes cheveux d'ébène dissimulant ton regard sans pitié. La guerre t'avait rendu fou, la guerre t'avait rendu avide. Tu ne serais décidément jamais le héros de l'histoire. Mais tu l'avais accepté. Ton cœur qui jadis avait failli être ouvert et dérobé par ces joueurs presque attachants, s'était désormais refermé et barricadé derrière une armure de glace. Tu fais traîner ta canne derrière toi, la laissant frotter le sol dans un bruit strident et torturant. Tu étais venu voir ton fidèle anti virus, tu la savais dévouée – et programmée – pour l'être, ce qui te donnait presque envie de l'apprécier.

Tu jettes un coup d'oeil aux prisonniers, certains t'imploraient, d'autres t'insultaient. Tu n'étais pas indifférent. Mieux vaut être craint qu'être aimé dirons nous. Ta marche funèbre s'arrêta soudainement devant une porte. La cabine de la garde. Le bureau d'Avast! C'était toi qui lui avait confié cette mission. Tu voulais vérifier qu'elle suivait bien tes ordres. C'était la seule en qui tu avais confiance. Tu entras d'un coup de porte et écarquilla les yeux en la voyant roupiller à son poste de travail. « Que.. » tu fais claquer ta langue sur ton palais. Une colère s’empara alors de ta poitrine et tu te retrouvas derrière elle en instant. Alors que tu levais la main pour la frapper – et la réveiller au passage – tu te figeas pendant une seconde. Tu te revis alors derrière elle, des années auparavant. Elle était endormi aussi, chez Hedger Impact. Tu la détestais tellement, toi l'enfant prodige, l'enfant capricieux, le vilain petit canard. Tu la détestais tellement et c'est pour ça que tu... « Réveille toi sombre idiote ! » C'est ton châtiment, Father. C'est ton châtiment pour ce que tu as fais.


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Avast!


Crimson District

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MessageSujet: Re: C'est notre châtiment. [Avast!]   Sam 3 Jan - 18:34



Dynamite, dynamite
« take me no more daddy. »


feat Father.
En effet, Avast! était dévouée – et programmée pour l’être. Si Father arrivait à se plaindre d’un chien de garde qui faisait des heures sup’ comme une standardiste des pauses cafés, qui passait ses nuits dehors et qui poussait la fidélité jusqu’à aller s’enfermer pendant des jours dans le sordide cachot humide qu’il avait bâti en osant le nommer « prison », alors c’était qu’il devait se reconvertir en critique gastronomique.
Certains avaient l’audace de trouver qu’Ava n’était pas « drôle », et il y avait des raisons bien réelles à un tel jugement : tout simplement, l’antivirus avait plus que quiconque – par voie de faits logique – conscience de sa place dans le subtil mécanisme de leur univers, et elle se dédiait à ce rôle qu’on lui avait donné. Tout comme les PNJs à leurs tâches répétées à l’infini, ou les joueurs à explorer leur jeu ou à se lamenter sur une éventuelle sortie. Tout était à sa place tant que cet état des choses se maintenait, et si tout était à sa place, elle ne voyait pas de raison de changer son attitude ; l’existence personnelle était quelque chose qui existait à la limite de ses perceptions sensorielles et n’emplissait timidement une partie de l’espace que lorsque son emploi du temps était rigoureusement dépourvu de cases pleines. Etat de fait assez rare il faut dire.
Quant à son employeur…
« (…) -iote ! »
La policière cligna d’un œil par-dessus ses bras croisés sur la table, attitude typique chien de garde qui pique du nez après la cuite du samedi soir. Il faut dire qu’elle s’était couchée vraiment tard – enfin, tôt – et que la série de culs secs qu’elle avait dû enchaîner pour convaincre un certain poète maudit de se tirer du bar où il faisait du barouf n’avait pas arrangé sa nuit.
Enfin on ne pouvait pas parler de gueule de bois. Mais ce n’était pas le genre d’Ava de s’endormir à son poste – cela n’avait dû lui arriver en tout et pour tout que deux fois depuis le lancement d’Euphemia, et encore, très brièvement – et il fallait bien compenser le manque de sommeil quelque part.
Un antivirus qui a besoin de sommeil. Sérieusement.
« Je t’emm… » Commença par réflexe l’officier d’une voix brouillée de sommeil, avant de s’arrêter net en ouvrant les yeux.
Oui, il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu’un coéquipier en train de la secouer violemment pour la tirer du sommeil aurait été visible à ce stade. Avast battit des paupières, bâilla brièvement, puis se redressa et s’accouda négligemment à sa chaise, tête renversée vers l’arrière pour l’avoir dans son champ de vision. Une ombre de sourire en lame de rasoir traversa son visage.
« … wow boss. C’est la journée de la gentillesse ou quoi ? »
Allez savoir d’où sortait ce réservoir à sarcasmes dans lequel elle allait puiser dès que son patron se trouvait dans les parages. Peut-être perdait-elle en cordialité et en martialité le temps qu’elle passait à pourchasser les russes anarchistes dans les rues de Crimson. Ou peut-être pas.
Depuis quelque temps en fait…

Les grognements de Father, elle s’en formalisait, au début. Ce garde-à-vous raide qui ne la quittait pas, les bras croisés dans le dos, le regard vide du garde du corps qui observe mais n’entend rien. Elle ne répliquait pas, ne protestait pas, acquiesçait comme un gentil toutou. Elle n’avait pas d’objection à formuler, ni même l’idée qu’elle pourrait contredire Father sur quoi que ce soit. Une parole sèche de sa part était comme une gifle, cuisante, douloureuse, affreuse dans ce qu’elle amenait de culpabilité.
Si elle avait dû réfléchir à quand cet état des faits avait commencé à changer, Avast! aurait peut-être pensé qu’il s’agissait du jour où elle avait découvert à quel point elle était mal équipée pour son boulot. A partir de là les réclamations et les gueulantes avaient commencé.
Une vraie crise d’adolescence, si on peut dire. A partir de là, difficile de la faire rougir à cause d’une banale sieste pendant son tour de garde.
Evidemment, mademoiselle ne voyait pas le problème. Quant à Father, difficile de dire s’il entendait seulement ce qu’elle lui disait.
Au final, elle avait dû s’accommoder à cette ambiance, parce qu’elle s’y sentait presque à l’aise – presque comme si l’habitude la rendait essentielle.
Mais au-delà…
La jeune femme se leva souplement, repoussant sa chaise avec un raclement étouffé en s’astreignant mine de rien à ne jamais entrer en collision avec son créateur. Puis elle contourna le bureau et se dirigea vers le minuscule coin-cuisine de la loge.
Qu’est-ce que je peux faire pour toi, Papa ?
« Qu’est-ce que je peux faire pour vous. Café ? »
Ces mondanités auraient fait rire quelqu’un de plus expressif qu’elle. Et encore, le sourire goguenard n’était pas loin de ses lèvres. Machinalement, elle le repoussa en se demandant d’où diable il pouvait bien venir.
Manque de respect, officier. Quinze pompes, plus vite que ça.

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Father


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MessageSujet: Re: C'est notre châtiment. [Avast!]   Lun 2 Fév - 19:06

Cet instant de faiblesse aura raison de toi. Il te rongera à petit feu, lentement comme un parasite qui dévore chaque particule, chaque cellule de ton cœur. Tu finiras par t'effondrer, comme la falaise qui fait face à la mer. Tu t’effondreras et tu te noieras dans la noirceur des abysses.

Elle se réveille finalement, commençant à débiter une insulte. Tu devines à cet acte machinal que c'en est presque devenu une habitude. Cette idée te vole tout de même un sourire satisfait. Après tout, elle était ton chien de garde, alors qu'il morde, c'en était pas une mauvaise chose. Au contraire, elle n'en était que plus utile. Tu fais le tour, le pas lent et douloureux. Tu la fixes sans rien dire, faisant claquer ta langue nerveusement à ton palais. « Je suis tous le temps gentil. » tu élargis ton sourire carnassier pour venir croiser tes bras sur ton torse. Ce qu'elle pouvait être impossible. Elle et son caractère aussi merdique que le tien. Tu passes ta main dans ta crinière d'ébène, te rappelant que tu l'avais façonné à ton image, de part ton ambition, ta perversion et ta trahison.

Elle se lève et te propose un café. Aussitôt, tu répliques. « Ce n'est pas toi, qui en aurait bien besoin dis moi ? » Tu la toises en haussant un sourcil sévère avant de te radoucir devant son air trop bien élevé. On se serait cru à l'armée. Une relation saine entre le général et son soldat. Pourtant, tout ceci n'avait rien de sain. C'était plutôt l'inverse. Et même si seulement toi, était au courant de l'envers du décor, de l'autre côté du miroir, il t'arrivait de fixer ce reflet putride et de l'accepter comme un châtiment pour ce que tu avais osé commettre. « En fait, je veux bien oui. Fais m'en un. » Ce pseudo hilare dont tu lui avais doté, en référence à un vieil anti virus d'il y a 10 ans, maintenant obsolète. Cette personnalité que tu avais façonné. Tu t'étais pris pour Dieu à jouer avec la vie humaine, et maintenant tu devais assumer son regard chaque fois que tu le croisais. « Dis moi, Ava, tu te plais ici, sur Euphemia ? » Tu t'asseois à sa place et pose tes jambes sur le bureau pour mieux la fixer depuis la petite loge. L'air songeur, il ferma les yeux quelques instants. « Des vacances, ça te dirait ? » Un moyen de se soulager ? De se laver de toute culpabilité ? Tu étais un enfant capricieux, lâche et égocentrique. Et ça, Avast !te cotoyait depuis trop souvent pour le savoir.

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Avast!


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MessageSujet: Re: C'est notre châtiment. [Avast!]   Jeu 12 Fév - 16:32

Father se replaça dans son champ de vision.
« Ce n'est pas toi, qui en aurait bien besoin dis-moi ? »
Avast! haussa les épaules avec un sourire sibyllin. Le café avec tendance à la rendre hargneuse. C’est-à-dire. Plus que d’habitude. Si cela ne la dérangeait pas lorsqu’elle descendait faire un peu de nettoyage dans les rues, se mettre à aboyer sur son patron n’était en revanche pas la meilleure chose qu’elle pourrait faire de sa journée.
« En fait, je veux bien oui. Fais m'en un. »
« Oui chef. »
Tout de suite, chef.
L’interrupteur de la cafetière s’enfonça sous son doigt avec un cliquetis discret, et elle reposa la boîte de dosettes (oui en 2025 tout le monde a des dosettes nespresso*) à côté dans un bruit étouffé de métal. Attendant que l’eau chauffe, Ava s’appuya à la table dans un déhanché négligeant, au creux des reins, ses mitaines à plat au bord du bois. Elle attendit patiemment que le GM daigne lui révéler – ou non – l’objet de sa présence. C’est que Father ne se déplaçait jamais pour rien : même lorsqu’il s’ennuyait, on pouvait dire qu’il cherchait quelque chose. La distraction ; la fumée qui allume le détecteur. Il était assez – non, très – capricieux dans son genre, ce qui n’était pas sans aller avec son titre de maître du jeu. Ava avait appris à faire avec, mais la majorité du temps, quand il venait la voir, c’était tout de même qu’il avait une requête ou une idée derrière la tête.
Et le pire c’est qu’elle l’aimait au fond. Elle avait pour l’affection et le respect d’une fille aînée pour son père, si ce n’était l’idolâtrie première qui avait fini par s’effilocher et s’effacer. La fille prodige du général décoré, avec son garde-à-vous moqueur de « j’en ai rien à foutre, mon père c’est le boss ». Qu’est-ce qu’elle était mal élevée.
En même temps, rien qu’à la gueule de son créateur, n’importe qui le lui aurait pardonné sans condition. Tel maître tel chien, dit-on. Le proverbe s’appliquait assez justement dans son cas. Jusqu’à un certain point. Lui murmurait une partie importune de son cerveau.
« Dis-moi, Ava, tu te plais ici, sur Euphemia ? Des vacances, ça te dirait ? »
Avast! fronça les sourcils et afficha un air entre la suspicion et la perplexité. Qu’est-ce que c’était que ça, une blague, un jeu de rôle ? C’était bizarre. Même plus que bizarre.
« Vous êtes malade patron ? »
A vue de nez, déjà, il n’était pas ivre. Un bon point, mais qui ne faisait que rendre plus étrange la proposition. Father, maître tyrannique et capricieux incontesté de tout un univers numérique, le maître qui lui avait collé une puce dans la tête en la faisant à son image et faisait la sourde oreille à toute réclamation comme si la sécurité interne à son système n’avait aucune importance ? Eliott Hedger, l’enfant-roi du monde extérieur, lui proposait à elle, son chien de garde et son trieur à ordures – oui, c’est à peu près l’exacte utilité physique de l’antivirus, grossièrement résumé – des vacances ? Avast faillit éclater de rire.
Notamment parce qu’elle n’avait pas le souvenir qu’il y ait une quelconque station balnéaire dans le coin.
Et aussi parce que ça ne l’intéressait absolument pas. Pas la peine de le cacher.
La jeune femme haussa les épaules.
« Non, boss, merci pour l’invitation. Je peux garder le manoir si vous voulez partir en croisière sur un paquebot de luxe par contre. »
La cafetière émit un son victorieux pour lui indiquer qu’elle avait fini de chauffer. Bravo, petite.

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