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 Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]
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Marin


Dreamland

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MessageSujet: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Mar 9 Sep - 11:26

Indication êvê :
 

Un pas en avant … Et on s’arrête. Dans l’ombre, vite. On rase le mur … Stop !

Retenant sa respiration, Marin se dissimulait dans l’angle que formait le mur d’une bâtisse et son escalier de briques. La joue contre la pierre fraîche comme si elle voulait s’y fondre, la jeune femme attendit que la personne qu’elle avait entendu sortir ne s’en aille. Il fallait rester prudent. Très prudent.
Lorsque le danger potentiel sembla écarté, elle ne se permit même pas un soupir de soulagement, s’agrippant déjà à la rampe de l’escalier après un saut convenable et tentant de s’y hisser non sans mal à l’aide des appuis du mur. Ses fidèles baskets ne devaient pas la lâcher maintenant.
Acrobatie accomplie, à présent accroupie dans les marches à fixant sa cible aux côtés de la porte lui faisant face, Marin sortit doucement une affichette enroulée de son sac et, habituée par ce geste car n’est pas professionnel qui veut, retira avec aisance le film qui en protégeait la partie adhésive avant de la coller en plein sur le panneau d’affichage. Bam !
La force dans son geste eut le don de faire trembler la structure de métal où d’autres feuillets colorés s’étaient amoncelés. Mais la Dream Landienne ne comptait pas s’y attarder pour en vérifier la chute ou non. Dans sa tête, sa mission était une réussite pour le moment ! Mais loin d’être terminée. Ne pas se reposer sur ses lauriers ! Pas maintenant ! Elle avait une ville à sauver, après tout.
L’oracle avait été formel : « Allez coller ces affiches dans la ville » et ça sauverait le monde. Un peu à la manière des marques sur les murs dans Moïse.
Les savants codes que contenait le papier des parchemins, placés à des endroits tratégiques, serviraient à déployer des boucliers contre les forces ennemies. Ou quelque chose comme ça. Mais Marin n’était pas une experte en informatique. Juste une mercenaire prête à tout pour sauver les pauvres habitants de la ville. Tous ces visages souriants … Elle ne pouvait décemment pas les abandonner. Ce pourquoi elle mettait encore plus de ferveur à la tâche ! Mais il fallait vraiment rester discret car des espions se trouvaient sans doute parmi la foule et-… Oh !

Son tour du quartier des sucreries quasiment bouclé, l’américaine avait fini par arriver jusqu’à la maison d’Euphory … Le Game Master auto-proclamé de son île. Elle ne savait pas grand-chose de lui, il fallait l’avouer, et ne l’avait vraiment vu de près qu’à travers la statue érigée dans le centre-ville. Eh. Ça lui faisait tout de même étrange qu’un si petit garçon habite une maison aussi grande !
Les mains fermement accrochées aux barreaux-sucre-d’orge du portail menant à la bâtisse privée, l’on pouvait voir les yeux de Marin briller avec intensité. Une maison aussi grande ... et aussi vide.
Sourcils froncés, la demoiselle fit un tour d’horizon, cherchant un quelconque panneau ou un quelconque vigile ou un quelconque n’importe quoi susceptible de l’arrêter dans sa soif soudaine d’aventure … Mais non. Absolument rien. Le calme plat d’un désert de Mars.

Bon, la décision était prise, alors ! De toute façon, son patron lui avait donné beaucoup trop de prospectus à coller ! Elle estimait clairement avoir assez bien travaillé pour mériter une petite pause, non ? Sachant en plus qu’elle n’avait pas été la seule à être mise de corvée publicité. Ajouté au fait que, vu son efficacité au collage intempestif ninja, sans aucun doute que ce soir les commandes s’empileraient. Qui dirait non à des promotions sur les bouchées vapeurs, sérieusement ? Pas elle.

Marin se déséquipa donc de son sac, pensant qu’elle n’en aurait pas besoin pour sa visite surprise, et le laissa traîner dans un coin ; ni trop caché, ni trop en évidence non plus. Elle doutait fortement que quelqu’un s’amuserait à le lui voler, de toute façon … Et puis, au pire, il amènerait avec lui les publicités de son restaurant chinois et se décideraient peut-être à commander, lui aussi. Une pierre, deux coups !
Bref, craquant ses articulations, la jeune femme poussa le portail (qui n’était pas fermé, ça c’était de l’invitation) et marcha à grand pas dans la propriété. Sans peurs et sans reproches.
Arrivée à la porte toute de chocolat construite, elle eut un regard instinctif vers ses habits (un pantalon ample noir ainsi qu’un simple débardeur marron) avant d’en estimer la présentabilité … Ouais, ça ira. Ainsi convaincue, un large sourire toujours plaqué sur son visage, elle tambourina sur la porte d’entrée, tentant par la même occasion de reproduire une mélodie de Noël … ce qui s’avéra être un échec. Mais bon.


« Wouhouuu ? Y a quelqu’un ? »

S’enquit-elle tout de même. Il serait fâcheux que les rumeurs sur la présence ou non d’Euphory dans sa propre demeure soient inexacts. Cependant, en effet, les quelques bonnes secondes de silence témoignèrent de la véracité de ces faits. Cool.
Sans plus attendre donc, Marin ouvrit la porte (qui n’était pas fermée non plus, wow, fallait revoir la sécurité, hein …) et s’engouffra avec impatience dans la maison en pain d’épice.

Le spectacle de délices sucrés qui s’offrit à ses yeux fut à la hauteur de ses espérances. La pièce d’entrée, aussi grande qu’une salle de bal, l’accueillit avec l’éclairage naturel de l’extérieur, le soleil du début d’après-midi encore haut dans le ciel. Elle n’aurait su mettre un nom sur les diverses sucreries qui décoraient les murs, le sol et le plafond … Bouche bée, le sucre commençait vaguement à lui monter à la tête. Ehh, par où commencer ?
Miranda n’était pas spécialement bonbons. Elle en mangeait, aimait le goût, mais n’était pas non plus du genre à rêver se rouler dedans jusqu’à titiller l’hyperglycémie. Là, cependant, elle ferait une exception. Jamais elle n’aurait imaginé pouvoir un jour visiter une maison de ce genre, alors il fallait en profiter à fond ! Est-ce qu’elle se sentait mal de violer un domicile ? Pas vraiment. Elle avait vérifié, aucun panneau d’interdiction ne bordait les alentours. Et puis les portes étaient ouvertes, woh, fallait-il une autre preuve que ce qu’elle faisait était parfaitement légal ?

La jeune femme s’avança, donc, montant les escaliers et en caressant la rampe en gâteau sans oser y planter les dents. Elle se sentait comme sur une nouvelle planète à explorer, c’était génial … et ah, en voilà le soleil !
Marin leva le nez, admirant l’énorme lustre en cristaux … de sucre ? Lui aussi il était comestible ou pas ? Question stupide. La réponse ne pouvait être que positive. Cependant, l’envie de vérifier augmentait son taux d’excitation …
Retroussant ses manches invisibles, la brune se mit debout en équilibre sur la rambarde et calcula mentalement quel force elle devait donner à son impulsion pour espérer atteindre cet alléchant plafonnier sans trop de casse. Hmmm ...

A la une … A la deux … A la tr-…

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Mar 9 Sep - 21:46

Morphine se cacha immédiatement derrière une des nombreuses commodes collées au mur lorsqu'une voix partit de l'entrée. Réflexe stupide d'apprenti voleur qui lui arracha un cri étranglé parce que nom de dieu, le sucre c'était dur et ça faisait pas du bien. Massant son pauvre genou endolori, il osa un regard sur le côté, mais l'escalier et les meubles en pain d'épice et autres ingrédients à en donner la nausée mis à part, aucune ombre ne se profila par les escaliers grinçants. Crac, crac, crac. Peut-être que l'invité surprise avait pris un autre chemin, peut-être qu'il n'existait que dans sa tête ; fort de cette hypothèse qui lui laissait quartier libre, le jeune garçon se redressa sur ses jambes pour leur imposer une nouvelle flexion quelques centièmes de secondes plus tard. Joli juron qui n'en était pas un aux lèvres, il se prit à penser qu'au moins, s'il avait été une souris, personne ne l'aurait vu. Qu'aurait-il fait si le maître des lieux avait décidé de revenir taper une petite visite à sa grande maison virtuelle ? Il n'avait rien contre lui mais, voilà, les Gms faisaient un peu peur.
Je suis très courageux, se reprocha Louis en faisant dépasser sa tignasse blonde et rose par-dessus la commode aux nappes immaculées.

Plus par curiosité que par témérité, il avait décidé de s'infiltrer dans la maison du « directeur » de Dream Land : vu que celui-ci semblait être aux abonnés absents (à ce que racontaient les habitants de l'île), il s'était dit qu'il ne risquait pas de le croiser en violant éhontément sa propriété privée. Enfin, violer, c'était vite dit. Il avait trouvé la porte grande ouverte et si ce n'était pas une invitation à fouiller dans les moindres recoins de la maison de la sorcière d'Hansel et Gretel, alors il ne s’appelait plus Bonvouloir. La comparaison née spontanément dans son esprit l'avait fait hésiter sur le seuil, et il s'était balancé un moment sur ses bottines sans savoir quoi faire. Songeant qu'il ne s'agissait là que d'un jeu vidéo et qu'Euphory n'avait rien d'une grand-mère acariâtre et cannibale (à priori), il était entré avec une légère appréhension au cœur. Appréhension qui s'était évanouie à la vue de tout ce sucre et de tout ce chocolat – puréééée, comment il faisait pour pas être obèse, celui-là ? Le garçon ne s'était pas attardé dans le hall de peur de se faire pincer et avait fait tout le tour de la propriété, pensant à tort que s'il arrivait à se retrouver chez lui et au manoir, il pourrait toujours se retrouver ici.
Grand mal lui en avait pris, parce qu'il s'était perdu au bout de dix minutes top-chrono. Plutôt que paniquer et se jeter par la première fenêtre pour sortir, il avait pris la chose avec philosophie et avait continué ses déambulations à travers des pièces qui n'auraient pas fait taches au meilleur salon du chocolat du monde. Quand enfin Louis avait foulé des tapis et des parquets connus, rejetant la faute sur l'odeur de sucrerie qui lui faisait tourner la tête et brouillait ses repères, il s'était retrouvé face à l'intrus tant redouté.

Monsieur n'avait pas bougé de sa cachette, s'appuyant presque à terre pour ne pas se faire repérer. La fille devait avoir une vingtaine d'années et n'était certainement pas petite – aucun risque pour que ce soit Euphory, elle ne ressemblait pas du tout à la statue qu'on en avait érigé. Il se détendit immédiatement et faillit se redresser pour la saluer (en tant que vandales amateurs, mieux valait se serrer les coudes, hein ?), mais le regard fixe qu'elle portait au plafond le coupa net dans son élan. Il fit de son mieux pour suivre la direction en question, et tomba nez à nez avec le lustre en sucre qui se balançait au bout de son perchoir, tel un roi en suspension. Cette fois-ci sur ses jambes et pour de bon, il fronça le nez, et s'approcha par derrière de la quasi suicidaire. Elle allait pas sauter dessus, quand même ? Ça pouvait être vachement dangereux si elle ratait son coup et se ramassait ! Parlant de cou, hein, il resterait peut-être plus grand chose du sien après ça. Se souvenant néanmoins que les hôpitaux manquaient à l'appel dans tous les coins qu'il avait eu le temps de visiter, Morphine se demanda si c'était vraiment grave. Puis si elle avait de l'équilibre ou qu'elle était sûre de voler comme un oiseau, eh... Why not.

Il n'empêche. Le blondinet enfonça un doigt léger et concerné dans le dos de la jeune femme.

« C'est super pas prudent ce que tu fais là, tu sais ? », demanda-t-il en haussant les sourcils, s'interrogeant sur les gestes de premiers secours au cas où mademoiselle tomberait comme une pierre : est-ce que lui passer de la menthe extra forte sous le nez suffirait à la ramener à elle ?

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Marin


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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Jeu 11 Sep - 15:21

Marin n’avait pas fait preuve de sérieux, pour le coup. Trop convaincue par l’idée qu’elle se trouvait seule, elle se fit avoir comme une bleue par le soldat ennemi qui la surprit avant qu’elle ait pu faire son saut acrobatique vers le soleil sucré.
Un cri aiguë lui échappa lorsqu’elle sentit le contact dans son dos, et la jeune femme faillit bien perdre l’équilibre avant de tomber tête la première jusqu’au rez-de-chaussée. Heureusement pour tout le monde, pas de crêpe à la Miranda au goûter aujourd’hui. Son expérience en cascade et son support n’étant pas non plus si fin, son corps qui se balançait vers l’avant fut rééquilibré vers l’arrière … Cependant, malgré ses compétences, elle ne put empêcher l’inévitable gamelle que dût subir son dos lorsqu’il toucha le sol. Heureusement qu’il était composé de gâteau, ça avait eu le don d’atténuer un peu la douleur. De toute façon, la demoiselle était du genre solide !
Une main sur son front pour l’aider à reprendre ses esprits, Marin ouvrit les yeux avec peine afin de mieux voir celui qui avait failli porter atteinte à sa vie … et le saluer d'un grand sourire :


« Uhaaa ! Saluuut … Euphory, c’est ça ? »

Qui ça pouvait être d’autre, après tout ? Un jeune garçon dans la maison d’Euphory. Il y avait très peu de chance que ce soit un intrus ou autre squatteur profitant de l’absence du propriétaire des lieux, n’est-ce pas ? Enfin, un petit point noir venait dégueulasser le bien-fondé de cette théorie : son interlocuteur ne ressemblait pas du tout (mais vraiment pas du tout) à la statue du centre-ville. Pensant tout d’abord que c’était un effet d’optique occasionné par sa position peu commode, Marin opéra une petite roulade sur le côté avant de se relever prestement. Hu. Elle étira ses muscles encore endoloris par la chute tout en considérant non sans insistance son interlocuteur, de bas en haut, avant de finalement lâcher :

« Hey, faudrait que tu vires les gens qui ont fait ta statue, tu sais, ils t’ont pas loupé ! »

Totalement. Le jeune garçon qu’elle avait en face d’elle était beaucoup plus mignon, déjà. Il lui semblait aussi plus grand que les films qu’elle s’était fait dans sa tête. Oh, et c’était trop cool les mèches roses dans ses cheveux … ça lui allait bien !
Enfin bon, le plus rassurant dans tout ça était que, malgré la situation et son statut en tant qu’invitée surprise, son hôte n’avait pas vraiment l’air fâché par sa présence (ou alors il le cachait très bien, mais elle en doutait, quand même.). De toute façon, Marin n’avait vraiment rien à se reprocher ! Elle n’avait même pas goûté au mobilier ni casser les vases chinois. De plus, son saut n’aurait sans doute eut aucun impact sur le grand lustre, hein, c’était une professionnel. Et … au piiire, ça devait pas coûter bien cher, si ?


« Jeeee voulais juste voir si c’était vraiment du sucre … ce truc (fit-elle en désignant la structure avec son pouce). Désolée d’être entrée comme ça, mais je croyais que t’étais pas là. Et puis la porte était grande ouverte, hahaha ! Faut revoir la sécurité, tiens, aussi. »

On n’était jamais mieux servi que par soi-même, comme quoi. Mais tant de failles ! Le pauvre Euphory était vraiment malchanceux. Ajouté à cela, il vivait dans une maison tellement grande … Mais ne semblait pas avoir d’autres visiteurs que l’américaine, à cet instant. Même pas de domestiques ? Eux aussi ils étaient en congés ou quoi ? Eh bah dites donc …
Enfin, se rendant compte du coup qu’il n’avait pas son nom, lui, elle se présenta toute sourire, tendant chaleureusement sa main vers lui :


« Oh, je m’appelle Marin, au fait ! »

Hey, elle ne lui avait pas laissé le temps de dire un seul mot. C’était pas très poli, ça.

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Ven 3 Oct - 23:29

Louis retint son souffle,  paniqué – parce qu'il n'avait pas de menthe extra-forte sur lui et que si la jeune femme se cassait la figure, il allait directement pouvoir se coller une étiquette d'assassin sur le front. En plus de celle de voleur ou il ne savait pas trop quel terme s'appliquait à un visiteur de propriété privée... Eh, il avait rien mis dans ses poches : on pouvait le fouiller, il était clean !
Ses poumons se vidèrent de leur air et se mêlèrent à un discret soupir de soulagement lorsque madame daigna ne pas dévaler l'étage en sens inverse. Bon, elle s'était mangé le sol dans l'autre sens, mais ça minimisait vachement les risques de colonne vertébrale en miettes. Histoire d'être sûr de lui, Morphine se pencha au-dessus de la brune inconnue, se demandant quoi faire. Inutile de rester planté là comme un pichet de vin, les bras ballants et les sourcils froncés. Peut-être qu'il aurait dû se présenter ou lui tendre une main...
Le baiser de Judas, que ça s’appelait. Il avait pas voulu la tuer, promis juré devant Dieu et toutes les autres divinités qu'on pouvait trouver au ciel ! Mine de rien, en fusionnant toutes les religions, ça en faisait une sacrée tripotée à qui demander clémence.

Et plus de chance d'être acquitté en passant, hein.

« Uhaaa ! Saluuut … Euphory, c’est ça ? »

Euh... non, pas trop.
L'air surpris du jeune garçon devait parler pour lui, mais pas sûr que l'aventurière en pain d'épice puisse vraiment le voir de là où elle était. Il tourna et retourna l'information dans sa tête, hésitant entre partir d'un grand éclat de rire (forcé, pour bien lui montrer qu'elle s'était gourée de A à Z) et la foudroyer du regard en pauvre susceptible vexé. Fallait vraiment pas être aveugle pour le confondre avec Euphory ! Ils ne se ressemblaient pas du tout, et même si ce n'était pas évident à voir sur la statue en plein milieu de l'île, Louis était persuadé que le Game Master fan de tagadas était plus petit que lui. Plus jeune, plus immature, carrément moins canon et avec beaucoup moins de classe, tout ça et encore plus. Bref, que de bonnes raisons d'aller s'acheter des lentilles en quatrième vitesse.
Avant qu'il ait pu penser à jouer de cette méprise ou la garder sous le coude, la jeune femme s'était relevée et continuait sur sa lancée, apparemment persuadée de son identité.

« Hey, faudrait que tu vires les gens qui ont fait ta statue, tu sais, ils t’ont pas loupé ! »

C'était sûr que s'il avait demandé une statue de lui et qu'on lui avait filé un truc pareil, il aurait viré tout le monde et porté plainte sur le champ. Quand on voulait poster un machin pareil en pleine zone touristique (même si ça faisait vaguement dictateur mégalo), on faisait au moins gaffe à la qualité. Enfin, il allait pas blâmer Euphory, hein ; tout le monde n'était pas ultra photogénique comme Louis de Bonvouloir.
Ce qui le ramenait à l'erreur de début de conversation. Le garçon ouvrit la bouche, sûr de trouver une oreille attentive à ses rectifications, mais...

« Jeeee voulais juste voir si c’était vraiment du sucre … ce truc. Désolée d’être entrée comme ça, mais je croyais que t’étais pas là. Et puis la porte était grande ouverte, hahaha ! Faut revoir la sécurité, tiens, aussi. »

Ce que Morphine retint de son petit discours censé fut que, de un : la sécurité était effectivement à revoir, même si des murs en pâte d'amande n'allaient pas franchement arrêter les plus coriaces ; et de deux, qu'elle s'apprêtait bien à se jeter comme une sauvage sur le lustre pour, il citait, « vérifier que ce truc était en sucre ». Elle aurait pu vraiment se faire mal, et pas juste à cause de lui !
Mais le côté Indiana Jones qui sommeillait sous sa tignasse blonde balayée de rose persistait à trouver le geste cool et héroïque. S'il avait fait ça chez lui, on lui aurait arraché la tête des épaules, mais ici...

« Oh, je m’appelle Marin, au fait ! »

Ah ! Marin, uh ? Peut-être qu'elle était anglaise ? A nouveau tout sourire, Morphine serra la main de sa drôle d'interlocutrice et répondit, l'image même de la politesse :

« Et moi Morphine. Enfin, Docteur Morphine, tu peux m’appeler Doc si tu veux : mais pas  Euphory, désolé. »

Cela dit, ils auraient bien eu l'air malins, si le concerné s'était ramené pour les vacances d'hiver, histoire de passer un bon moment à Euphemia et son climat constamment au beau fixe. Il était jamais trop tard pour s'entraîner à réagir en cas d'alerte à la bombe ou se trouver des excuses.
Il rigolait, ça l'avait pas vraiment vexé qu'elle le prenne pour un autre : c'était même plutôt drôle, eheh.

« Mince, j'aurais dû profiter de cette méprise pour te faire peur ou te forcer à me ramener quelque chose de cool », fit-il, faussement déçu, et pas plus gêné que ça en présence d'une inconnue. Ne parle surtout pas aux étrangers, lui aurait dit son père en levant les bras au ciel – théâtre, quand tu nous tiens – mais Morphine estimait qu'une fois les prénoms échangés, ils marchaient gaiement sur le chemin fleuri de l'amitié.
Et ça, même si cette fille aurait pu être sa mère – enfin, sa grande sœur : elle était peut-être pas vieille à ce point, quand même.

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Marin


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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Mar 11 Nov - 17:32

« Et moi Morphine. Enfin, Docteur Morphine, tu peux m’appeler Doc si tu veux : mais pas Euphory, désolé. »

E-eh ? Whoops ?
Le grand sourire de Marin laissa place au pincement de ses lèvres. Perturbée comme elle fut soudainement, l’information prit un petit moment avant de s’acheminer convenablement jusqu’à son cerveau. Difficile lorsque l’on était convaincue de quelque chose de devoir changer ses perceptions. Encore plus dans un laps de temps aussi court.
Comment ça, il s’appelait Docteur Morphine et pas Euphory ? En plus de faire n’importe quoi avec sa statue, on écorchait son pseudonyme auprès du petit peuple de son île ? Drôle d’affaire.


« Mince, j'aurais dû profiter de cette méprise pour te faire peur ou te forcer à me ramener quelque chose de cool. »

Oh. La jeune fille n’avait pas lâché la main de son interlocuteur, mais plutôt ouvert la bouche pendant que la révélation faisait son petit bonhomme de chemin. Ce garçon … n’était pas Euphory. Merci Sherlock ; à bien y repenser, ça semblait évident ! Comme un troisième œil violet au milieu du front d’un chauve. Sérieusement, comment avait-elle pu être aussi stupide ! Elle qui se pensait solide, son coup sur la tête (associé sans nul doute à sa fougue prompte aux associations d’idées hâtives) n’avait pas été sans conséquence, vraisemblablement.

« Aaaaah ! Je suiiiiis désolée ! Vraiment, vraiment. J’ai trop l’air bête, maintenant. »

Fit-elle alors, en toute sincérité, les joues rosies par la gêne tout en secouant de plus belle la poigne de son interlocuteur, aidée de ses deux mains. Quand elle le lâcha finalement, Marin laissa échapper un large soupir sans soucis de délicatesse et posa sa main gauche sur sa hanche, l’autre allant lui gratter la joue.

Reprenons, alors. Il s’appelait donc … Docteur Morphine ? La prononciation lui semblait bizarre ; ou, en tout cas, différente de son pays d’origine. Du français, peut-être ? Ça en avait l’air, en tout cas. L’américaine n’était pas une experte, mais distinguer l’accent de cette langue n’était pas si difficile lorsque l’on s’y intéressait un peu.
C’était ça qui était plutôt cool et qu’elle aimait vraiment avec Euphemia. Ici, elle pouvait vraiment rencontrer tout un panel de personnes d’horizons bien différents ; avec des idées, des vécus, des expériences bien singulières … Ce qui s’avérait des plus enrichissant, mais aussi des plus inspirants.


« Docteur Morphine (répéta-t-elle pour bien se l’entrer dans le crâne, avec son super accent d’anglophone.) Recommençons sur de meilleures bases alors : enchantée de te rencontrer. Heureusement, en effet, que tu n’es pas un vil garçon voulant jouer avec les esprits faibles comme le mien. Je t’en suis reconnaissante. »

Elle le pensait, enfin, non pas sans une note d'auto-dérision ; et sur cela, Marin lui offrit un large sourire. Quelle chance, du coup, que d’être tombée ce joueur qui avait l’air aussi sympa et adorable. Envolés les remords de sa micro-erreur passagère ! Après tout, il ne semblait pas lui en vouloir le moins du monde … Ou ne le montrait pas. Ce qui n’entachait en rien l’image qu’il renvoyait, de toute façon.

« Hé, si tu avais pu me demander ta chose cool, ça aurait été quoi, Doc ? »

Un instant, la jeune femme envisagea même de peut-être tenter de la lui trouver, si elle en avait le temps (et que ça restait dans le genre … possible). Pour se faire pardonner, dans un premier temps, mais aussi pour fêter leur rencontre particulière ; dans des conditions illégales. La plus chouette des façons de faire connaissance, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Jeu 18 Déc - 15:47

Waw, elle avait l'air encore plus désolée que lui ! Morphine lui pardonna sur la seconde, sans penser au fait qu'elle essayait peut-être discrètement de lui arracher le bras – il n'était pas très au fait des techniques ninjas qui pouvaient pulluler à travers le monde – et garda un grand sourire vissé sur ses lèvres. Y'a pas de mal, faillit-il répliquer, ça arrive à tout le monde ! C'était peut-être moins courant quand la statue de la dite personne trônait au milieu d'une île envahie de nougatines et de pâte d'amande, mais aucune loi ne forçait les habitants à la fixer trois heures par jour jusqu'à s'imprégner entièrement du visage du GM dans ses moindres détails. Ou alors il ne la suivait pas et il risquait doublement la prison, avec sa petite escapade surprise au manoir d'Hansel et Gretel.
Y'en avait des trucs bizarres à Euphemia, hein ; en tout cas, s'il avait été à la tête de Dream Land, les environs auraient été plus roses, moins sucrés, et pourvus de TV afin de pouvoir regarder tous les épisodes de Grey's Anatomy quand l'envie nous en prenait. Louis persistait toujours à croire qu'il devait bien y avoir quelqu'un d'autre dans ce monde virtuel qui apprécie les aventures de Derek, Meredith et tous leurs amis.

Ça aurait été trop triste qu'ils aient tous mauvais goût à ce point.

Marin lâcha sa main, et Louis regretta presque de ne pas être bel et bien Euphory. Il se persuada du contraire en se disant que sans ça, sa petite balade champêtre n'aurait pas eu le goût exaltant d'interdit qui lui fondait sur la langue depuis qu'il était entré. Ça faisait un peu flipper (on  ne savait jamais), mais c'était plutôt trop génial dans l'ensemble.
Et sa gentille interlocutrice, Marin Jones, n'allait sûrement pas le contredire.

« Docteur Morphine. Recommençons sur de meilleures bases alors : enchantée de te rencontrer. Heureusement, en effet, que tu n’es pas un vil garçon voulant jouer avec les esprits faibles comme le mien. Je t’en suis reconnaissante. »

Louis hocha gravement la tête, conscient de n'être qu'amour et bonté. Il n'aurait plus manqué qu'elle tombe sur un sadique qui, dans sa nature de sadique, se serait servi de son identité opportune pour lui jouer mille tours plus désagréables les uns que les autres. Franchement, il y avait de quoi remercier le dieu des pixels et des petits bonhommes en pain d'épice d'être tombée sur un petit gars aussi sympa que lui. Si on passait sur le moment de doute, affreux, où il avait cru devoir se sentir responsable de ses potentielles vertèbres en morceaux, il avait fait un joli sans faute.
Mais il pouvait lui retourner le compliment sans zèle de politesse. Elle aurait pu s'avérer être une affreuse mégère, elle aurait pu lui tirer les cheveux et lui demander ce qu'il faisait là ; ils étaient bien chanceux dans leur malheur, disons, ces deux ersatz de cambrioleurs.
Et avec ça, s'il continuait de sourire autant, il allait choper une bonne crampe des joues. Histoire de détendre ses pauvres muscles trop sollicités, Louis les tapota gentiment du bout des doigts.

Bon, allez, rire et sourire n'avait jamais tué personne – sauf cet homme dans une émission qu'il avait vue une fois et qui...

« Hé, si tu avais pu me demander ta chose cool, ça aurait été quoi, Doc ? »

Question pour un champion ! Tiré de sa dissertation sur le sujet « peut-on mourir de rire », Louis fit mine de réfléchir, balayant dans le même temps ce qui l'entourait d'un œil attentif. Un truc cool, hmm hm... Il n'y avait pas vraiment réfléchi. Qu'est-ce qui aurait pu être cool, là tout de suite ?
Les yeux de nouveau posés sur Marin, il laissa s'échapper un « ah ! » victorieux.

« Je t'aurais demandé un peigne en nougat incrusté de dragées pour pouvoir te faire une super tresse ornée de meringues. Tu aurais eu l'air d'une vraie princesse. »

Bon, il n'aurait pas poussé le vice jusqu'à dire « une princesse parfaite pour Euphory » vu l'écart qu'il semblait y avoir entre eux (ou l'un des deux avait une maladie grave et devait se faire soigner d'urgence), mais une princesse bonbon ou une princesse gâteau, why not ?

Avec une jolie robe et une longue traîne, ça aurait été du plus bel effet.

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Marin


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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Dim 28 Déc - 1:26

Le temps que son nouveau compagnon s’accorda pour réfléchir, Marin l’utilisa à bon escient, commençant déjà à faire marcher son imagination. Alors, qu’est-ce qu’un jeune garçon comme lui pouvait demander à une personne comme elle ? Ce n’était pas les possibilités qui manquaient. Un robot géant lançant des lasers avec les yeux avec un mini-frigo intégré dans son ventre ? Ou bien une voiture à la James Bond qui aurait les fonctions aéroglisseur, sous-marin, hélicoptère et jet-pack intégrées ? Heu, enfin, il ne fallait pas oublier qu’il sera tout de même préférable que cela reste dans l’ordre du possible, hein. Quoique, de tels engins, devait bien en avoir sur l’île futuriste, non ? Hope Corporation. A bien y penser, elle ne voyait pas vraiment de voitures dans les rues ! Quel dommage. Pas qu’elle ait quelque chose contre les trottinettes, mais …

« Je t'aurais demandé un peigne en nougat incrusté de dragées pour pouvoir te faire une super tresse ornée de meringues. Tu aurais eu l'air d'une vraie princesse. »

Oooow.
C’était. Tellement. Adorable.
Ce qu’il lui demandait-là était sans aucun doute la chose la plus cool de toute l’humanité entière ! Et pas seulement parce qu’il venait de lui dire qu’avec une jolie tresse elle aurait rayonné de royauté. Elle était déjà une princesse dans le cœur de bien des hommes … Son cousin, son neveu, son meilleur ami, son père … Enfin ! Un peigne en nougat, rien que ça. Mais n’étaient-ils pas justement au meilleur des endroits pour trouver ce genre de petite merveille ?
Pas un seul instant elle ne songea qu’un tel outil aurait plus eu tendance à coller entre ses mèches brunes et déjà bien emmêlées, hm. Pourquoi penser à ce genre de détails frivoles ? Au pire, hein …

Marin, les yeux pétillants de bonne humeur, fit donc claquer ses mains, laissant éclater un écho magistral dans la demeure vide. Vide … Aha !


« Tu sais que t’as de bonnes idées ? Et si moi je suis une princesse, vous devez être un Grand Seigneur. Aimé par tous ses sujets, les ours en guimauve et chocolat ou les dames cookies aux pralines roses. »

Les images d’une planète sur cette thématique s’imposèrent dans l’esprit de la jeune femme … Un grand royaume, un imposant château le surplombant de façon grandiose. Et au sommet de la plus grand tour, le regard bienveillant du fameux monarque à la barbe fournie de sucettes et de bonbons en forme de crocodiles multicolores. Ça lui irait bien, au Docteur, non ? Ou peut-être que lui était plus du genre barbe-à-papa ? Bien que barbe-à-roi serait un terme plus approprié, pour le coup.
Tirant sur les bords de son haut comme s’il s’était s’agit d’une large robe et esquissant une courbette polie à l’attention du grand homme face à elle.


« Monseigneur, me feriez-vous l’honneur de me faire visiter cette grande maison ? Même si ce n’est pas la vôtre, on peut faire comme si. Personne n’est là pour dire le contraire de toute façon. Peut-être même que l’on trouvera l’artefact qui me changera en princesse. »

Un grand rire s’échappa de sa gorge lorsqu’elle se redressa. Toute cette histoire devenait vraiment drôle ! Et ne faisait que commencer.
Encore une fois, le son qu’elle produisit se répercuta sur les murs en pain d’épice pour mieux se perdre dans l’immensité des couloirs sombres. Son regard s’attarda dans leur noirceur, prête à y voir les yeux rouges d’une sorcière au nez crochue. Bouh.
Hey, c’est que ça avait aussi des allures de film d’horreur, mine de rien. Le Manoir Hanté du Roi Maudit Cotton Candy. Tant de possibilités de scénarios.

Alors, marche funèbre des bonhommes en pain d’épice ou bien servantes aux longues jambes faîtes en cigarettes russes qui allait lui présenter de belles robes ?

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Dim 4 Jan - 23:49

Elle alors, elle allait être marrante ! Morphine s'était trop souvent essuyé les regards condescendants ou les remarques acerbes de personnes dont le sens de l'humour n'était paaas vraiment le même que le sien : assez pour savoir que Marin n'était pas de ce genre, à moins d'être un super caméléon destiné à nuire aux plus faibles pour les manger tout crus. De toute façon, se faire traiter d'imbécile ou de tapette n'avait jamais vraiment égratigné son ego ou sa petite âme sensible, qui se portaient tous deux très bien – merci bien et encore heureux. S'il voulait aller se balader dans une maison en bonbons à la recherche d'un super peigne pour transformer une jolie jeune fille en Princesse Candy, c'était son problème.
Super problème, d'ailleurs, et son père lui aurait dit que sa gentillesse, sa naïveté ou son manque de méfiance (il protestait) allait finir par le jeter dans un fossé un jour ou l'autre. Fallait pas exagérer, quand même, il s'en sortait très bien ! C'était dans les gènes des petits poissons de repérer les plus gros et les plus menaçants et de les fuir : à ce jeu-là, Morphine excellait.

Et pour information, ça s’appelait instinct de survie, pas lâcheté. Non mais.

« Tu sais que t’as de bonnes idées ? Et si moi je suis une princesse, vous devez être un Grand Seigneur. Aimé par tous ses sujets, les ours en guimauve et chocolat ou les dames cookies aux pralines roses. »

Et Marin était un gros poisson, pas de doute là-dessus, mais un gros poisson sympa. Un gros poisson en bonbons qui parlait une langue qui plaisait bien à notre ami aux mèches roses, lequel se voyait bien roi d'un monde tout en pralines et en sucres. Ça devait donner la nausée à force, okay, mais qu'est-ce qu'il aurait eu la classe avec une cape en chocolat ! Et si les ours en guimauve et les dames cookies n'étaient pas plus classes que des hommes engoncés dans des costumes foncés ou des greluches perchées sur talons hauts, alors il ne s’appelait plus Louis de Bonvouloir et il ne savait plus avec quoi « classe » rimait !
Quelqu'un de moins poli n'en aurait pas douté en le regardant de bas en haut, mais comme dit plus haut, Louis lui aurait sûrement retourné son regard méprisant. Woooh, et la tolérance dans tout ça, hein ? Lui, il était pour la protection des tigres en pâte d'amande, d'abord.

Un royaume sans animaux, c'était plus un royaume. Et un royaume sans monarque bon et généreux n'en était plus un non plus.

« Monseigneur, me feriez-vous l’honneur de me faire visiter cette grande maison ? Même si ce n’est pas la vôtre, on peut faire comme si. Personne n’est là pour dire le contraire de toute façon. Peut-être même que l’on trouvera l’artefact qui me changera en princesse. »

Ah ! Mais pas de problème. A vrai dire, puisque personne n'était venu réclamer les lieux depuis le départ d'Euphory, cette maison était techniquement à qui la voulait le premier. Et comme Louis la voulait, eh bien, il la prenait. Sur cette pensée et d'un geste affecté, il sortit une pince à cheveux rose de sa poche, qu'il planta dans la rampe (non sans quelques difficultés, mais personne n'était là pour en témoigner à part Marin) comme jadis on avait planté des drapeaux sur la Lune. Pas vu, pas pris : au moins pour le temps de la visite, ce manoir était à lui.
Il n'en connaissait pas les pièces et était fichu de se perdre une deuxième fois, mais qu'importe ? A deux, c'était moins effrayant. Puis il fallait le trouver ce peigne, que diable : peut-être qu'ils allaient réussir à mettre la main sur un trésor en cherchant bien.
Y'avait une cave en pain d'épice sous cette maison, peut-être ?

« Mais bien entendu, Mademoiselle ; suivez-moi et je vous guiderai à travers ma demeure jusqu'au peigne sacré. »

Comme s'ils avaient été des aventuriers en barbe à papa à la recherche du Saint-Graal. Après s'être assuré que cette maudite pince restait en place, il fit un grand geste du bras vers le couloir qui s'offrait à eux, rejetant un manteau de pourpre imaginaire par-dessus son épaule.

« Nous commencerons par ici, où nous trouverons sûrement des trésors... ou des bêtes sauvages. »

Il lui adressa un clin d’œil complice et se courba pour la laisser passer la première.

« Après vous, très chère. »

Rien ne leur disait après tout que des monstres ne se cachaient pas sous les lits. Ce n'était pas parce qu'il n'avait rien vu de suspect la première fois qu'il fallait négliger cette hypothèse.
Euphory lui avait toujours fait l'effet d'un gosse vaguement effrayant et capricieux, après tout – comme tous les petits génies de cette Terre. Qui sait ce qu'il avait pu planquer sous les armoires ou dans une quelconque pièce secrète...

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Mar 13 Jan - 20:37

Marin aimait beaucoup les jeux, les aventures en tout genre ; celles-ci peuplaient en nombre les étendues verdoyantes et fertiles de son imagination, n’attendant plus qu’à prendre vie sous sa plume … ou, comme ici, à travers le monde qui l’entoure. Jouer seule ne la dérangeait nullement, mais à plusieurs c’était encore mieux !
Passé un certain âge, il s’avère plus difficile de trouver des compagnons, malheureusement. Et quand on en trouve, dans la plupart des cas, l’espace de jeu se limite aux quatre murs d’un salon. Ce qui ne suffisait pas à la fille Simon. Elle préférait bouger, courir à travers les rues ou les champs … Ce qui, aux yeux du peuple, n’était pas décent. Decency, Decency, Decensy …

La jeune femme revint vers le Docteur, occupé à dignement planté dans l’architecture ce qu’il lui semblait être une pince rose. Etait-ce sa manière de marquer son territoire ? Comme … Comme un américain plantant son drapeau sur la lune ! Mais là, pas de gruyère, juste du sucre à perte de vue prenant des formes diverses et variées. Et pas d’américain en tenue aussi classe que nécessaire pour la survie, mais bien un honorable français. Roi d’une contrée où s’écoule une rivière de caramel. Rien que ça.


« Mais bien entendu, Mademoiselle ; suivez-moi et je vous guiderai à travers ma demeure jusqu'au peigne sacré. »

Quel honneur ! Est-ce que le Monarque … Hm, il faudrait d’ailleurs peut-être lui trouver un nom plus personnalisé ! A réfléchir. Donc, est-ce que le Monarque donnait le privilège de faire visiter lui-même l’immensité de son château à tous ? Ou bien était-ce un jour d’ennui ? Ou avait-il vu en elle la digne héritière du légendaire Peigne en Nougat ? Quoiqu’il en soit, leur destin était scellé. Il n’y avait aucune raison de faire machine arrière ; et même s’il y’en avait, ce serait tout bonnement impossible.

« Nous commencerons par ici, où nous trouverons sûrement des trésors... ou des bêtes sauvages. Après vous, très chère. »

Comme il était beau. Et digne. Et tellement … royal. Marin fixa son hôte avait de se tourner vers la direction qu’il proposait, ce couloir qui lui semblait soudainement plus sombre, long et … Impressionnant. Cependant, il en fallait plus pour la faire trembler dans ses chaussures. Alors, ni une ni deux, elle attrapa le bras gauche de son nouvel ami et l’embarqua dans les profondeurs de l’artère.

« Eeeen avant, Monseigneur ! »

Qu’ils viennent les guerriers casqués de pâte à choux ou les cerbères aux dents en Candy Corn. Même pas peur ! De toute façon, elle avait le Roi avec elle. Enfin, peut-être ? Ou bien avait-elle affaire à un voleur de trésors venu piller les honnêtes coffres de la véritable famille Royale. Qui savait ? A part lui, qui devait bien rire derrière sa barbe invisible.

Marchant à grands pas, tenant toujours fermement le bras du Docteur Morphine sans pour autant le bousiller, les yeux de Marin vaquèrent à l’admiration de ce qui l’entourait … Enfin …


« Il fait vraiment noir ! On se croirait dans un sinistre tunnel. Il va falloir faire attention aux pièges. Vous imaginez ? Clic et boum ! »

Se faire poursuivre par une grosse boule géante de chewing gum, ça devait être épique. Pour peu elle ferait presque exprès de chercher le bouton qui enclencherait ça …
Enfin, bon, pour l’instant, le duo d’aventurier finit par arriver là où plusieurs choix de portes se présentaient à eux. Faisant confiance à son guide, Marin tourna donc la tête vers lui, la bouche en cœur, trépignant dans l’attente de ses directives.

A quels sombres secrets allaient-ils bien pouvoir faire face …

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Sam 7 Fév - 1:41

La douce et délicate princesse lui prit le bras avec une exclamation enthousiaste et Louis, surpris, faillit trébucher : eh là, c'était pas à lui de l'escorter royalement jusqu'aux tombeaux les plus maudits ? Okay, elle faisait quelques centimètres de plus que lui et ses jambes devaient bien faire le double des siennes, maiiiis... Bon, d'accord, elle avançait vachement plus vite que lui. Histoire de se mettre à niveau et ne pas laisser Marin le traîner comme on traînerais un vieux sac de pommes de terre, il enclencha le mode rapide, sans oublier de scruter les murs à la recherche d'un interrupteur. C'était ce qu'il faisait pas clair dans ce couloir, mine de rien ! Puis, fort pertinemment, le jeune homme s'interrogea sur la possibilité de confondre l'interrupteur pour le lustre avec celui qui ouvrait les pièges dans les parois et le sol. Il en avait avalé des films, il savait bien comment ça marchait, ce genre de trucs : l'aventurier fatigué (ou la cruche au 95 G qui le suivait, c'était selon) s’accoudait contre une pierre qui n'en était pas une pour reprendre son souffle et... Pfiout ! Il manquait d'être embroché par une flèche sortie du mur opposé ! Après, tout se déclinait de plusieurs façons, selon l'endroit et les modes du moment. La trappe judicieusement placée sous les pieds de l’intrus et au fond de laquelle il allait s'empaler joyeusement, les haches qui pendaient du plafond et menaçaient de hacher menu les pilleurs de tombes... Et hop, piñata !
Wow. Ça en faisait des dangers potentiels, hein ! Même en déclinant le tout en chocolat blanc, noir et lait, la pensée d'une hache filant tout droit vers son petit crâne (pas en chocolat, lui) filait de gros frissons à notre ami Louis. Mais en tant que seigneur des lieux et explorateur en herbe, faire demi-tour n'était pas en option.

Au fond, en combat singulier contre une momie de sucre-glace, il pouvait toujours gagner : il suffisait d'en faire un bon glaçage pour gâteau et le tour était joué.

Alors oui, inutile de préciser à Marin qu'il imaginait même drôlement bien. Il piqua malgré tout du menton pour lui signifier qu'il l'écoutait et n'était pas un goujat, avant de devoir freiner parce que Mère Nature leur mettait déjà les premiers obstacles en travers du chemin. Le choix crucial, terrible, celui où l'aventurier devait se fier à son sixième sens, sa boussole, la direction du vent et la bénédiction de tous ses ancêtres depuis huit générations pour survivre : en un mot, les portes.
Morphine croisa les bras et prit un air grave, passant d'une poignée à l'autre pour évaluer les risques. Si ça se trouvait, y'en avait une qui n'était qu'un leurre destiner à les tromper. Ça arrivait, que des portes donnent en plein dans un mur de briques ou pire, dans du vide. Un faux pas et shloupfr, c'est vous qui servez de crêpe au prochain dîner (ou de nouveau dessus de lit, selon l'amabilité des hôtes).

Il s'agissait donc de ne pas faire l'erreur fatale et prier tous les dieux du ciel de vous épargner jusqu'à la prochaine épreuve. Un tel choix demandait attention, sérieux, et...

« Hmmm... Moi je pense qu'à droite, c'est un bon choix ! »

Ou une sacrée chance et un culot d'enfer. Puisqu'il n'était pas sûr d'avoir la bénédiction de ses méchants ancêtres et encore moins un sixième sens de médium, Louis préférait se reposer sur un good luck potentiel et sa jolie frimousse. Vu que c'était littéralement la seule arme qu'il possédait, ses pinces à cheveux aiguisées mises à part, valait mieux qu'il apprenne à s'en servir dès maintenant !
Prenant très à cœur son rôle de guide et désireux d'essuyer les premiers lancers de boulets de boule de gomme, il fit jouer la clenche et poussa la porte dans un craquement tout droit sorti d'un bon vieux remake d'Amityville. Il brassa l'air du poing et posa un pied à terre pour avancer.

Un « ah » catastrophé résonna immédiatement et le garçon disparut tout bonnement de la chambranle en une fraction de seconde. Heureusement pour Marin, Louis ne fut pas long à se redresser et épousseter ses vêtements : wow, c'était dangereux leur truc !

« Y'aaaa une marche. Juste là. Faut faire gaffe. Elle est presque aussi grande que moi ! »

Et donc qu'Euphory – c'était casse-gueule à mort ce truc. Le petit soubresaut de peur vite chassé au profit d'un nouveau sourire, Louis avança dans la pièce avec mille précautions. A première vue, c'était même plutôt un escalier. Marche, escalier, logique, jusque là.

Et il faisait plus noir que dans un four. Alléluia, s'ils arrivaient en bas en un seul morceau, ils allaient pouvoir s'autoriser une orgie de Haribo !

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Sam 21 Fév - 11:24

Ne quittant pas son bon Roi des yeux, Marin retint sa respiration, au comble de l’excitation. Qu’allaient-ils trouver derrière cette porte, regretteraient-ils de négliger l’autre ou ne seraient-ils plus de ce monde pour ça ? Vous le saurez dans le prochain volume de leurs aven-…

« Hmmm... Moi je pense qu'à droite, c'est un bon choix ! »

Ou maintenant.
La jeune femme ne fit aucun commentaire, autant à vive voix que mentalement, sur la technique de prise de décision du Docteur Morphine … Pas comme si ce mode de fonctionnement ne lui était pas étranger, après tout. De toute façon : droite, gauche ? Il n’y avait aucune indication, aucun panneau qui auraient pu leur donner un quelconque indice. Ou bien ils n’avaient pas été assez attentifs … Mais il fallait les excuser, hein, de ne pas être dotés d’une vision infra-rouge. Fonctionnalité qui aurait bien aidé le jeune garçon sans doute, d’ailleurs, alors qu’il disparaissait happé par les ténèbres. Oh mon …
Marin laissa échapper un hoquet de surprise mais fut heureusement vite soulagée lorsque Morphine se redressa en un seul morceau. Pas la peine de s’inquiéter plus et de lui demander si ça allait, il en avait déjà l’air ! N’est pas aventurier qui veut, hein ?
En tout cas, ça commençait bien, n’est-ce pas ? Une marche ?

Ni une, ni deux, la voyageuse intergalactique sauta à pieds joints à travers l’entrée pour retrouver son guide. Eh ? L’architecte qui s’était occupé des plans de la maison était le même que celui qui avait fait la statue d’Euphory, c’était ça ? Quelle idée de faire des marches de ce genre ? A moins que … elles ne soient pas destinées à des utilisateurs « normaux » comme les deux Dream Landiens …
Le nez de la jeune femme se retroussa alors que ses yeux se plissèrent, évaluant leur nouvel environnement non sans difficulté étant donné le manque flagrant de lumière. Note des petits aventuriers : ne jamais sortir sans sa lampe torche (pourvue de pile, en passant) en plus de son pied-de-biche. C’est que c’était vraiment utile ces machins. Enfin bon, on dira qu’eux se trouvaient à un niveau supérieur d’exploration. L’exploration des vrais guerriers purs et durs. Non, ce n’était pas encore le moment de faire demi-tour. Jamais.
Donc, pour en revenir à leur situation actuelle : Le Roi Doc’ et son invitée faisaient face à un escalier descendant. Ce qui ne voulait jamais rien dire de bon. Qu’est-ce qu’ils trouveraient au bout ? Une cave ? Un donjon ? Les entrailles de l’Enfer ou bien la Chine ? Toutes ces possibilités étaient toutes relativement alléchantes, mine de rien …


« C’est dommage qu’on n’ait pas de luge. »

Escalier, luge. CQFD. Après, si au bout il y avait un gros matelas pour les réceptionner ça aurait été royal. Maiiis … Pas sûr, pas sûr. Ils feraient donc ça de manière plus traditionnelle, donc. Aussi traditionnelle qu’on le leur permettait, tout du moins.
Marin s’avança lentement par glissade, raclant la semelle de ses chaussures sur leur plate-forme plus ou moins stable avant d’en atteindre le bord. Là, l’américaine attrapa instinctivement le bras de Morphine (encore), le prenant comme appuie, et fit mine de s’avancer … Mais non, du vide encore.


« Okaaaaay … C’est pas un escalier pour humaaaain, ici. »

Souffla-t-elle en lâchant son jeune ami. La descente serait beaucoup plus longue pour le coup … à moins de se laisser tomber ou, mieux, de se faire pousser des ressorts et tout simplement sauter jusqu’en bas. Enfin, même sans ça, Marin s’élança comme pour la première marche vers la deuxième … Mais ses muscles n’apprécieraient pas longtemps ces efforts, d’autant plus si leur route les menait vers la Chine. Elle espérait cependant que le voyage ne serait pas long et épuisant au point qu’ils soient amenés à se mordiller les doigts pour survivre.

« Vous pensez qu’il y a quoi, au fond, Monseigneur ? Un cachot ? Une salle de torture ? La maison d’un ogre ? »

Vu la taille des marches …

Et sinon, comment ils feraient pour remonter, au fait ?
Bah, ils verraient plus tard.

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Mer 10 Juin - 15:35

Oh, une luge !
C'est qu'elle avait de bonnes idées, Marin ! Immédiatement, Morphine regretta de ne pas avoir détaché un morceau de mur en chocolat durant ses pérégrinations ; ça aurait pu leur servir à la fois de luge et d'en-cas si jamais ils venaient à se perdre dans les entrailles du manoir d'Euphory. Bouuuh. Il faisait vachement sombre là-dedans, mine de rien, et pas besoin d'avoir bac + 8 pour savoir que escaliers = descente = encore plus de noir. Ils allaient devoir avancer à l'aveuglette, à moins qu'une torche en guimauve ne leur tombe du ciel. Peu assuré sur ses jambes encore marquées par sa grandiose chute (ses genoux, grrrr), il laissa néanmoins sa compagne d'aventure prendre appui sur lui, pas vraiment tenté par l'idée de la retrouver dix mètres plus bas. Un faux pas, ça arrive vite, il le savait très bien ; heureusement, dans leur cas, aucun gouffre mais plutôt des marches au design douteux, du genre que Jack trouve tout en haut du haricot magique. Yeux plissés pour tenter sans succès d'y voir plus clair, Louis se demanda si la cave pouvait être habitée par un géant barbu en guise de chien de garde. Naaaaan, ils en auraient entendu parler, les rumeurs tournaient vite à Dreamland. N'empêche que...

« Okaaaaay … C’est pas un escalier pour humaaaain, ici. »

Ben au moins, ils étaient d'accord. De nouveau stable, le jeune garçon inspecta avec circonspection la deuxième marche et descendit prudemment de son perchoir, histoire de ne pas se péter bêtement la cheville et annuler les opérations. Maladresse, tu restes au placard ! Comme souvent dans ce genre de situation, son cerveau aimait bien se raconter des légendes, tout seul comme un grand. Qu'est-ce qu'un gamin égocentrique, super riche et surtout capable de tout pouvait bien cacher dans son sous-sol ? Des lingots d'or ? Bof, pour l'utilité que ça avait à Euphemia... Des femmes ? Nan, pas à son âge, ça aurait juste été trop bizarre. Euuuh... Encore plus de sucreries ? Ou bien un vaisseau spatial.
Ça pouvait être n'importe quoi. Même un super parc d'attractions pour inciter les voleurs à rester et ensuite en faire de la chair à pâté pour burrito. Ou n'importe quel aliment mexicain de ce goût là. Un savant mélange de Pinnochio et Hansel et Gretel et hop, c'était la richesse assurée !
En temps normal,  Morphine se serait trouvé stupide, mais eh ; ils étaient dans un monde virtuel. Résultat des courses, rien de ce qu'il venait de citer ne lui paraissait totalement absurde.

« Vous pensez qu’il y a quoi, au fond, Monseigneur ? Un cachot ? Une salle de torture ? La maison d’un ogre ? »

Ah ! Décidément, leurs esprits étaient en parfaite synchronisation – sauf pour la partie plus glauque de l'affaire. Un cachot, une salle de torture ? Morphine fit la moue, se représentant chaînes et vierges de fer sans parvenir à se faire vraiment peur. Difficile de penser qu'il puisse y avoir du fer et des vrais clous sous une maison en pain d'épice. Il avançait le pas prudent mais léger, s'aidant parfois de ses petits bras pour ne pas basculer tête la première. Plus que jamais, faire un mètre 80 lui semblait super utile.

« Hmm... Un ogre, moi je dis, c'est possible ! (il fit une courte pause avant de reprendre, après réflexion) Mais c'est bizarre quand même, si les marches sont à sa taille, pourquoi la porte ne l'est pas ? »

Paye ta logique, comme on dit. Parce que monter là, l'ogre pouvait, mais passer la porte, aucune chance. Peut-être qu'il se contentait d'observer les enfants désobéissants par le trou de la serrure ? Uh. La pensée le fit frissonner (juste un  peu). Il préférait mille fois l'idée du parc d'attraction, même si ça devait les transformer en ânes.

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Dim 9 Aoû - 18:52

Un ogre, donc ? L’esprit volubile de Marin commençait déjà à imaginer la chose. L’arme secrète des  forces du prince Euphory : un ogre doté d’un fort penchant pour le culturisme, habitant dans sa suite privée au fin fond des entrailles du château. Lorsque son maître aurait besoin de lui, tout ce que celui-ci avait à faire était de sonner sa cloche en sucre et le voici ! Toujours fidèle au poste à ses horaires de travail, n’acceptant cependant pas qu’on le dérange les dimanche et jours fériés …

« … Mais c'est bizarre quand même, si les marches sont à sa taille, pourquoi la porte ne l'est pas ? »

Oh, touché. Frappée par ce fait absurde que son jeune compagnon venait de souligner très justement, Marin claqua des doigts, sourcils froncés. Mais bien sûr ! C’était d’une évidence sans nom et, pourtant, elle n’y avait pas pensé tout de suite. Trop occupée à fantasmer sur la suite cinq étoiles de son ogre bodybuilder ? Quel manque affreux de professionnalisme.

« Excellente question, Monseigneur ! Hmmmm … »

Réfléchissons, réfléchissons. Fixant le gouffre où les ténèbres régnaient en seul maître, l’américaine croisa les bras et laissa un moment tourner les engrenages de son cerveau.
Les incohérences étaient la bête noire de toute bonne histoire – que l’on ne pouvait pas vraiment certifiée de « bonne », en fait … Chaque chose dans un récit avait sa raison d’être ; alors qu’elle était celle de ces marches démesurées que le reste de la pièce ne semblait pas suivre ? L’une des facilités scénaristiques les plus communes aurait été de tout simplement se dire « c’est comme ça ». Mettre tout sur le dos d’un architecte aux goûts douteux et avant-gardiste qui n’aurait pas assez bien réfléchit à ses plans (ou beaucoup trop) ! Ou alors une erreur de format, un chiffre mal noté ? Ça restait envisageable, mais cette hypothèse ne plaisait pas du tout à Marin. D’autant plus qu’ils se trouvaient dans un jeu vidéo, bon sang, ce genre d’erreur devrait être facile à modifier en un clin d’œil pour quelqu’un d’aussi puissant qu’un Game Master.
Bon, alors, avait-elle autre chose dans son sac à malices ? Si nous revenions à l’idée qu’un ogre vivait bel et bien tout en bas de ces marches … Peut-être, qu’en fait, cette porte serait dotée d’un mécanisme lui permettant de changer de taille ? Mais la créature perdrait alors tout son sens, et c’était là un procédé bien trop compliqué pour si peu. Drop.
Ah ! Quel dommage ! Ne voyant là rien qui lui plaisait spécialement, la détective en herbe souffla par le nez de mécontentement et se frotta la tête en désespoir de cause. Aucune de ses théories ne méritait qu’elle ne les partage à Morphine, elles étaient tout bonnement trop stupides. Elle se décida donc finalement à laisser tomber pour le moment, et se retourna dans la direction du français :


« Pour l’instant, je n’en ai aucune idée. Le mieux serait peut-être que l’on aille découvrir ça directement par nous-même ? »

Oui. Ça lui semblait être le bon choix à faire, pour elle en tout cas. Et elle ne doutait pas non plus que son petit camarade d’aventure ne trépignait pas autant qu’elle à l’idée d’explorer ces souterrains. Qu’ils avancent et ils aviseraient, voilà ce que les aventuriers faisaient …
Mais avant tout, l’excitation dans sa voix se calma et la jeune femme laissa quelques secondes son chapeau de chasseuse de mystères pour s’adresser plus neutrement au Docteur Morphine, abandonnant même les vouvoiements distingués :


« Est-ce que tu aurais un objet sur toi que l’on pourrait jeter ? Tu vois, comme pour vérifier la profondeur d’un puits ? »

Commençons par-là. Même si courir à l’aveuglette ne lui faisait pas spécialement peur, avoir une petite idée de ce qui les attendait ne restait cependant pas de refus. Ajouté à cela que le billet retour n’était toujours pas assuré, mine de rien ! Ils auraient beau être en super forme, l’escalade comme la descente risqueraient bien d’être beaucoup trop ardue pour leurs muscles arrivé à un certain point.
Enfin, tout ça ne l'inquiètait que très peu, au fond. Marin était certaine à cent pour cent qu'ils s'en sortiraient quoi qu'il arrive.

Well ! We’ll see.

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Docteur Morphine


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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Ven 29 Jan - 17:57

Morphine ressemblait un peu à un ventilateur détraqué tentant de ne pas perdre pied – on lui avait déjà fait remarquer qu'il avait tendance à théâtraliser ses chutes et pertes d'équilibre avec le brio d'un personnage de la saga Super Smash Bros. Il avait aussi le talent, tout comme eux, de se donner à fond dans la quête qui l'accaparait et lancer des one shot à la pelle : cela dit, pour un garçon baigné d'histoires et de séries depuis sa plus tendre jeunesse, il faisait curieusement pâle figure face à Marin, dont la concentration semblait si intense que notre jeune héros s'arrêta pour la regarder. Il la fixa longuement, tout aussi intensément, bien incapable de mettre une seule petite étiquette sur les pensées qui l'agitaient inlassablement. Ses sourcils levés si haut que sa figure en paraissait comique, Louis se prit à penser au potentiel ogre qu'abritait la cave, au problème de la porte et de sa taille, maudissant ce qui faisait auparavant sa fierté : ne pas avoir été capable de résoudre un seul problème de maths en quatorze ans d'existence.
Au fond, si c'était un ogre, il n'avait pas à être géant. Pas trop, se dit-il en repensant à ce bon vieux Shrek et sa couleur verte marais qui l'offensait à titre personnel. Peut-être que le monstre du-dessous avait un gourdin et de grandes dents pour faire peur aux enfants, mais qu'il faisait leur taille et avait juste... de très, très longues jambes ! L'image le fit pouffer mais lorsque Marin reprit la parole, il se tut et arbora de nouveau la mine sérieuse d'un bipolaire de manga.

« Pour l’instant, je n’en ai aucune idée. Le mieux serait peut-être que l’on aille découvrir ça directement par nous-même ? »

Morphine opina du chef, hanté par une énergie nouvelle. Ça c'était de l'esprit d'aventure ! Le sens du sacrifices, des crevasses, de faire don de sa personne pour la science ! Marin était décidément très chouette et la seule chose qui inquiétait Morphine, c'était qu'avec sa carrure de héros, elle le reléguait au rang de personnage secondaire destiné à mourir dans un des trois bouquins de la trilogie. L'idée que monsieur l'ogre se fasse les dents sur ses os blancs et solides (merci calcium) ne l'enchantant pas trop, il loucha sur l'obscurité avec une grimace éloquente.

Mouais. Il allait falloir qu'il soit prudent.

« Est-ce que tu aurais un objet sur toi que l’on pourrait jeter ? Tu vois, comme pour vérifier la profondeur d’un puits ? »

L'humeur de la jeune femme influent sur la sienne, le Doc mit les mains aux poches avec tout le sérieux que sa tâche impliquait. Une fois qu'il eut fini de fouiller les recoins les plus sombres de son jean, il en tira deux bonbons multicolores. Il en lança un à Marin, garda le deuxième pour lui, et le fit tourner entre son pouce et son index avec la chanson de Patrick Sébastien en tête. Il allait éviter de la chanter à voix haute, histoire de ne pas tuer l'ambiance, désormais au suspense le plus insoutenable.

« Si ça marche pas avec ça, on aura qu'à aller chercher un vase, ça devrait faire plus de bruit. »

Dans la vraie vie, et à plus forte raison chez des inconnus, Louis n'aurait jamais osé passer le mobilier par-dessus la rampe, mais il oubliait facilement ce détail dans un jeu vidéo. Les héros de RPG ne se gênaient pas pour entrer chez les gens, tripoter leurs effets personnels, prendre un croissant ou deux avec quelques billets et repartir comme si de rien n'était.
Pourquoi ils se seraient gênés, hein ? Rien n'était vrai, et tout pouvait réapparaître au moindre claquement de doigts du propriétaire des lieux.

Si jamais on les enfermait pour dégradation de propriété privée, se promit Morphine en faisant signe à Marin de jeter la pauvre sucrerie en sacrifice, il hurlerait jusqu'à ce qu'on le libère. Avec sa baby-sitter, ça marchait à tous les coups.

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MessageSujet: Re: Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]   Sam 14 Mai - 22:26

Le jeune garçon ne se fit pas attendre pour partir en quête de ce qu’elle lui demandait. Alalah, dure journée pour nos aventuriers qui n’avaient pas pensé à sortir bien équipés. Elle avait bien eu un sac, un peu plus tôt, mais rien à l’intérieur ne leur aurait été d’une grande aide malheureusement. Pour leur défense, on ne s’attend pas toujours à tomber sur la caverne d’Ali Baba à tous les coins de rue (bizarrement). Mais on apprend de ses erreurs. Elle y penserait la prochaine fois …
Heureusement que Morphine était là, du coup ! Qu’aurait-elle fait sans lui, à part se jeter à corps perdu dans l’infini mystère. Habilement, elle rattrapa le bonbon d’une main et l’observa entre ses doigts comme un bijoutier analyserait un beau diamant.


« Si ça marche pas avec ça, on aura qu'à aller chercher un vase, ça devrait faire plus de bruit. »

Marin passa du bonbon à son propriétaire aux marches sombres de l’escalier géant. La jeune femme laissa passer un son entre ses lèvres closes, témoin de sa réflexion face à la bonne suggestion de son intrépide camarade.

« Tu as raison ! »

Finit-elle par clamer avec force. Serrant le poing sur la pastille colorée, la brune se dirigea à grand pas jusqu’à Morphine et posa abruptement ses mains sur ses épaules. Son regard brillant et déterminé soutenant les yeux intéressants du garçon :

« Nous avons un très maigre attirail, monseigneur, mais il ne faut pas se laisser abattre ! Notre courage, notre vivacité et, bien sûr, notre fameux travail d’équipe sauront vaincre les machinations cachés de ces lieux sucrés ! En effet, gardons précieusement ce que nous avons déjà et utilisons un vase ou tout autre objet du rez-de-chaussée tant que nous en sommes encore proches … »

Cela faisait vraiment longtemps qu’elle n’avait pas partagé ses jeux avec quelqu’un. Ça changeait et c’était vraiment sympathique, surtout que Morphine était franchement cool du peu qu’elle avait vu de lui ! Et cet avis ne risquait pas de changer, elle y croyait dur comme fer. Elle n’avait aucun doute non plus sur le fait que leur épopée serait belle et intense. Intérieurement, l’excitation était à son comble, cela n’empêchait pourtant que de face elle se montrait aussi solide qu’un roc.
Armée de son large sourire motivé, Marin leva le menton vers la porte qu’ils avaient traversé il n’y avait pas si longtemps.


« Qu’en dîtes-vous ? Avec une courte échelle, je peux vous aider à remonter afin que vous récupériez des items de votre choix ? »

Elle lui faisait totalement confiance, pour le coup. L’aider à remonter lui était le plus logique étant donné la physionomie de chacun. En plus de ne pas être bien fine, elle s'avérait par ailleurs plutôt grande comparée au garçon. Il devrait sans doute être agile, aussi ; une sorte de ninja rose qui saurait défier les gardes chauve-souris aux boucliers en amande à la course s’ils se présentaient sur sa route. Enfin, voilà, d’autant plus que c’était son idée, au départ !

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Fête VIP chez les biscuits. [Doc Morphibububu]
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