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 Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.
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MessageSujet: Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.   Sam 7 Sep - 0:41


❝NATHANAËL



✗ Comment tu t’appelais ?
Clément Fabre.
✗ Tu as choisi quel pseudo ?
Une idée saugrenue m’est passée par la tête. Une sorte de retour aux sources, un instinct religieux à la noix, ou simplement une ironie; je me suis renommé Nathanaël.
✗ Tu as quel âge en fait ?
Physiquement… On me donnerait facilement 16 ans. Ca me fait rager de voir ces os fins, cette peau soyeuse et enfantine, cette musculature digne d’un  bébé. Pourtant il y a maintenant 20 ans que je suis né. Et mon cerveau s’est correctement développé, lui.
✗ Tu viens d'où ?
Je suis un simple français de France. Ah ! Vous ne vous y attendiez pas, vu mon patronyme ?!
✗ Tu veux aller sur quel île ?
Holy Sword.
✗ Tu fais quoi dans la vie ?
Profiter des pigeons NIEUH, euh… Disons que je suis un vendeur. Un gentil vendeur de plantes vertes. Très odorantes, mes bébés. Et très puissantes contre le stress et la douleur. Effets garantis ! Mais ne le dites pas aux autorités, hein, ils ne m’aiment pas trop.
✗ T'es un super-héros ?
Mon dieu que cette appellation est ridicule. Evidemment que j’en fais partie, de ces ingrats avides de pouvoir, pourquoi se priver quand c’est permis ? Mais c’est là que ça se complique… Je suis l’Ingénieur du Poison. J’adoooore inventer des expressions rocambolesques sur ma personne. Hi. Hi.
Spoiler:
 


» Mémorisation Physique.



    ✗ La couleur de tes yeux de biche ?
    J’ai des yeux noisette. Quand le soleil est à son apogée, on peut remarquer quelques paillettes émeraude, éclaircissant mon regard, et leur donnant un éclat plus fort. J’ai toujours l’air renfrogné. J’observe tout, scrutant avec méchanceté toutes les personnes autour de moi. Seulement… le cannabis adoucit mon regard. On le remarque tout de suite ; j’ai l’air hagard et presque idiot.

    ✗ Et celle de tes cheveux au vent ?
    Mes cheveux s’accordent parfaitement avec mes iris. Châtains, presque bruns, j’ai la coupe du mec qui n’en a rien à faire d’être coiffé ou non. Mi-longs, je les attache parfois, ou mets des bandeaux, ce genre de trucs, vous voyez ? J’ai rarement affaire à un peigne ou à une brosse. Donc c’est souvent assez… désordonné.

    ✗ Tu sens la rose ou tu pues le yack ?
    Etant donné la particularité de mon don, mon odeur a tendance à se modifier selon le type de poison qui circule dans mon organisme. Avant d’entrer sur Euphemia, j’avais l’habitude de faire attention à ce genre de détails, plus pour ne pas trop me faire remarquer qu’autre chose, puisque le cannabis imprégnait à peu près toutes mes affaires. Alors le parfum ça me connait. Mais maintenant, je me retrouve avec différentes sortes d’effluves naturelles, qui n’ont rien de désagréable. A vous de découvrir celle que vous préférez…

    ✗ Taille & Poids ?
    Voilà une question fâcheuse. A quoi cela va-t-il vous servir ? Hein ?
    Bref. Je mesure 1m65. Oui je suis PETIT. Et pas gros en plus. 55 kilos tout mouillé. Je déteste mon corps de gringalet. Merci de me le rappeler.

    ✗ Signe distinctif ?
    Il est facile de me reconnaître quand vous me croisez dans la rue. J’ai tendance à être anti-mode, alors toutes les fringues que je porte sont complètement débraillées, en dehors du temps, juste bonnes à foutre à la poubelle. Bon pas toutes quand même ! Mais je privilégie l’utile et l’agréable à la beauté d’un truc qui finira démodé en quelques semaines. Bref, je suis bariolé de couleurs, portant chapeaux étranges, gilets psychédéliques (les trucs phosphorescents j’adore), pantalons directement sortis de Woodstock, et grosses bottes, pour pouvoir marcher longtemps.

    Mais ça, ça reste gentillet. Le petit truc étrange qui attire souvent le regard… C’est la faucille que je porte constamment à ma ceinture. Elle m’est indispensable lorsque je fais mes expériences sur mes toxines mais aussi pour mon boulot. Je ne suis pas un vendeur comme les autres ! Je prends le meilleur. Alors cet instrument est primordial. Attention, ça coupe !

    Pour le reste… J’ai toujours tout un attirail spécifique planqué dans mes poches. De quoi rouler et surtout de quoi fumer. Pour qui me prenez-vous ? Et bien évidemment : j’ai une collection impressionnante de briquets. Même les plus insolites.  



» Analyse cérébrale.



    ✗ On n'est pas parfait hein ?
    C’est quoi cette réplique à deux balles ? Bien sur que non ! Enfin j’espère, parce que celui qui sera parfait risque sévèrement de se faire chier…

    Bon commençons notre introspection. Je ne sais pas trop par quoi commencer. Voyons voir… Je suis très pessimiste. Oh que oui. Je vois le mal partout. Il m’est très difficile de réagir positivement à une situation. Et si elle est à mon avantage, je trouverais toujours quelque chose à redire. Et ne parlons même pas de mes relations avec les autres ; m’approcher révèle un peu du miracle. Derrière ce défaitisme forcené, je suis quelqu’un d’extrêmement maussade. Je grogne pour un rien. Tout est à critiquer ! Rien n’est convenable. Même moi. N’en doutez pas. Mais je vais vous avouer un secret : mon sujet préféré reste le blâme de notre système. C’est intelligent ce que je dis, c’est vrai, mais parfois assez exagéré. J’aime bien tout amplifier et rendre quelque chose de moche absolument effroyable. C’est tellement amusant ! Surtout quand les autres, pendus à vos lèvres, me considèrent avec crainte et se disent foutus.

    A part ça… Je ne suis absolument pas tactile. Je déteste le contact avec les autres, et l’apparition de mon don n’a fait qu’augmenter cette répulsion. Enfin maintenant je suis semblable à une rose qu’on voudrait couper ; approchez moi et vous n’obtiendrez que ce que vous méritez ! Dans tous les cas ce serait assez insensé d’essayer de me toucher. Surtout que c’est la principale source de mon impulsivité. Je réagis au quart de tour. Ca peut être bénéfique, mais la plupart du temps, cela me met dans une position incongrue. Très difficile à gérer. J’ai beau être également une tête de mule, je ne saute pas forcément les pieds joints dans les embrouilles ! Et pourtant c’est mon dada. Mon quotidien. Vivre à cent à l’heure, y’a que ça de vrai. M’enfin cela n’est véridique que lorsque je suis clean. Etant donné que je suis un grand amateur de fumette – on peut voir ça comme un défaut, je suis particulièrement ralenti par son pouvoir.

    C’est quand je suis stone que je deviens un peu plus abordable. Le vrai hippie qui sommeille en moi se révèle ! Mais aussi pour le pire. Je pars dans des monologues interminables, souvent inutiles et indéchiffrables, que seul mon esprit embrumé par la drogue réussit à comprendre. Et ça me rend franchement idiot. Et j’ai un de ces rires ! Celui du gogole par excellence. Heureusement que les autres effets du cannabis sont plus agréables parce que sinon cela fait des lustres que j’aurais arrêté de consommer.

    Et pour terminer cette petite critique de moi-même… Je peux sincèrement dire que je n’ai pas confiance en moi. Je le cache derrière mon côté bourru et insupportable. J’ai l’impression d’être agressé par mon environnement, mal à l’aise, pas à ma place ; et quand il s’agit de prendre une décision cruciale… Je doute. C’est prodigieusement barbant.

    ✗ Mais on gère la fougère ?
    Ah bah ça tu peux le dire ! Evidemment que je gère ! Sinon je ne me serais pas retrouvé dans ce jeu ! N’est-ce pas… ?

    Je suis très curieux de nature. J’adore étudier ce qui m’entoure. Mais je parle d’un réel examen ; quand quelque chose m’intéresse, je m’imprègne de la chose, pour la connaître à la perfection, et je serais alors incollable sur le sujet. Quand il s’agit de quelqu’un cela peut être plutôt flippant je vous l’accorde… Ce n’est arrivé qu’une seule fois ! Ca vous rassure ?

    Bref. C’est sûrement grâce à cela que je suis devenu attentionné. Quand quelque chose me tient fortement à cœur, je ferais tout pour le défendre. Coûte que coûte. Lorsqu’il s’agit de quelqu’un vous pouvez être sûr que je ne laisserais jamais la personne sans défense. D’une manière ou d’une autre elle sera protégée. C’est une fidélité hors pair, un amour sans condition ; mais faut-il encore que vous gagniez ma confiance ! Ceci n’est pas chose facile. Toutefois quand vous l’aurez obtenu, il est certain que jamais je ne vous laisserai tomber. C’est inimaginable ! Et contraire à mes principes. Les traîtres ont tendance à me sortir par les trous de nez.

    L’une de mes plus grandes qualités, je pense, est mon imagination débordante. Elle me permet d’inventer des choses incroyables. Cela me rend malin et c’est en grande partie grâce à elle que j’arrive à m’échapper des nombreuses circonstances critiques dans lesquelles j’arrive à me mettre. En outre, je suis loin d’être dupe ; il est donc difficile de me faire croire des choses que je n’aurais pas étudiées au préalable. Je finis toujours par me renseigner par la suite pour vérifier que l’information est correcte. Très sceptique, oui, et je trouve que c’est une qualité dans un monde où le virtuel a pris la place du réel.

    Enfin… Parlons des côtés positifs de mon moi complètement défoncé. Etant donné que je le suis la moitié de mon temps, il faut bien en parler ! J’ai beau avoir un regard de merlan frit et un rire digne des plus grands imbéciles, j’obtiens d’autres particularités qui font de moi quelqu’un d’assez spécial. D’abord, j’arbore un sourire adorable, qui n’apparaît jamais sur mon visage en temps normal. Et avec ce sourire vient la bonne humeur. Je suis toujours jovial, enjoué, plein de vie, prêt à faire les quatre cents coups avec les gens que j’apprécie. Assez radical comme changement ? Peut-être, mais c’est juste parce que le manque de confiance en moi disparaît, et je perds alors cette carapace brutale que j’enfile pour me protéger du monde. Cette assurance nouvelle révèle alors un des points forts de ma personnalité : je suis un fantastique orateur. La preuve, vous avez été subjugué par mon récit, alors que je parle exclusivement de ma personne !

    ✗ Tu préfères les garçons, les filles, les deux, les chatons ?
    Encore une question indiscrète ! Non mais ça va pas !
    Et sinon je n’aime que les femmes. Je suis fait pour ça.

    ✗ Moi j'ai un rêveuuuh ?
    Echapper à un monde gouverné par le capitalisme. Retrouver un semblant d’humanité, vivre comme un vagabond. Oui, je suis un hippie, un vrai, et cette vie là me paraîtrait tellement incroyable ! Seulement quand les sous manquent, on se retrouve coincé dans un jeu vidéo…

    ✗ T'as peur de quelque chose ?
    Me retrouver emprisonné. Je ne crois pas que j’arriverais à le supporter. L’être humain est par nature voué à gambader sans fin dans des grands espaces. Je suis un de ces hommes qui ne peut imaginer vivre dans une maison avec une famille et se sentir bien. Alors en plus si on m’enferme contre mon gré…

    ✗ Quels sont tes goûts ?
    Manger, manger, j’adore manger, tout et n’importe quoi ! Je suis le genre de personnes que les femmes détestent ; je dévore tout, tout le temps, et ne prend pas un gramme. Moi ça m’agace, mais en fait ce sont les autres que j’agace. C’est pas trop beau ?

    Sinon, je pense que vous l’auriez compris, l’une de mes distractions préférées est la fumette. Rouler un beau joint est déjà quelque chose que j’affectionne énormément. Et fumer… C’est un délice indescriptible.

    Dans cette optique, j’aime beaucoup écouter des musiques lentes, que l’ont pourrait qualifier de « planantes » par les consommateurs de drogues en tout genre. Le truc bien posé, quoi, qui te laisse pantelant à fixer ton plafond comme un abruti.

    Mon deuxième passe-temps favori reste la glande. Lézarder tranquillement en déblatérant de sujets et d’autres, avec un pétard et de la bonne musique, c’est divin.

    ✗ Signe distinctif ?
    A part me ronger les ongles quand je suis stressé… Je ne pense pas être un taré. Désolé !



» Chargement du jeu.



    ✗ On a tous un passé :

    « C’toi le mioche qui vient d’m’insulter, là ? T’es sérieux ? Sale pédé va ! »

    Ca c’était de l’insulte. Le genre de remarques désobligeantes venant d’un esprit enfantin et pas encore totalement fini – mais je me demandais de plus en plus s’il évoluerait un jour. Et il avait vraiment mal choisi le jour pour me faire chier. J’en avais ma claque, de toutes ces conneries, de tous ces gangs simiesques qui jouent les durs et dealent et piquent tout mon territoire ma clientèle MON FRIC bande de...

    J’ai senti la colère monter d’un seul coup. Mon pote m’apprit par la suite que mon visage s’était soudainement coloré d’une teinte pivoine, proche de la couleur des baskets de l’abruti, et que lui-même avait cru un instant à une métamorphose diabolique. J’étais jusque là tranquillement adossé à un grillage. Ma « victime », que j’avais tout de suite reconnue pour la plupart de ses méfaits sur mon territoire, était passée un peu trop près de mes pieds. Alors je me suis énervé. Et là c’était juste l’insulte de trop. Faut me comprendre, je sors d’une situation merdique, dans un coin tout aussi pourri, avec des gens qui n’ont même pas le QI d’un singe moyen. Pourquoi a-t-il fallu que je naisse dans la seule famille blanche de la banlieue la plus craignos de France ?

    Bref. Revenons à nos moutons. Enfin au plus beau coup de poing que j’ai pu décocher de ma vie. Bon à vrai dire le seul et l’unique. Lorsque j’ai senti toute la rage que j’avais emmagasinée pointer le bout de son nez dans mon esprit affaibli par la fatigue, j’ai réagi comme n’importe quel animal tentant de défendre ce qui lui appartient. J’ai frappé. De toutes mes maigres forces. Toutefois, la nature est bien faite, et surtout la puissance de mes émotions, qui a décuplé l’énergie que j’ai dégagé en envoyant ma main dans sa figure. Elle s’écrasa bruyamment juste sur l’arrête de son nez, le lui brisant proprement et avec fracas. Je sentis à ce moment là toute la violence de l’adrénaline qui se répandait brusquement dans mes membres. Mon cœur s’affola ; d’étranges signaux chimiques se mirent à pulser dans ma tête, me rendant à la fois plus lucide et plus fou. J’avais envie de cogner. Encore encore encore !

    Heureusement pour le gars, je n’ai pas eu l’occasion de lui faire encore plus de dommages. Le mec qui m’accompagnait me prit les bras et commença à essayer de me calmer. Je voyais dans ses yeux la lueur bestiale de la peur, qui se muait lentement en terreur quand il repéra du coin de l’œil quelques personnes se précipiter sur nous, braillant des insultes peu originales et dépourvues d’un véritable sens. Je compris tout de suite que mon sort serait bien pire si je restais à le rouer de coups. Nous prîmes donc la fuite. Courant aussi vite que nous pouvions dans les ruelles encrassées de la cité où nous vivions. C’est au bout de dix minutes, totalement essoufflés, que nous décidâmes de nous arrêter. J’avais réellement peur de faire un arrêt cardiaque si je continuais. Nos yeux se croisèrent. Je lisais une grande panique dans ses iris bruns. C’est pourtant avec un calme olympique qu’il me proposa de passer chez lui. Il était temps de faire redescendre toute cette tension animale. Et rien de tel qu’un joint pour nous calmer.
    C’est en repensant à cet incident mineur que je compris que cette vie ne me convenait pas. J’ai toujours été calme, mesuré, un peu bourru certes, mais jamais agressif. En tout cas jamais pour rien. Et surtout pas à cause d’un excès de susceptibilité. Je gardais ça pour les imbéciles qui cherchaient à se faire remarquer. J’imagine donc que ça a été l’élément déclencheur pour moi. Celui qui m’a fait basculer. Du bon ou du mauvais côté ? Je ne le sais toujours pas. En tout cas c’était le début des emmerdes avec les têtes dures de mon quartier. Malheureusement, ils n’étaient pas seulement aussi intelligents que des cailloux, leur bras avaient sensiblement la même consistance, ce qui était plutôt dangereux pour moi. Surtout vu mon gabarit.

    Ils n’ont mis que quelques jours avant de me retrouver. En même temps ce n’était pas très difficile ; je vagabondais, comme à mon habitude, à travers les parcs ou les ruelles, sans aucun but précis, sauf peut-être vendre mon herbe. C’était ma principale occupation depuis bientôt un an. Quand ils me chopèrent… J’ai vu ma vie défiler devant moi tandis qu’ils me frappaient, inlassablement, avec un stoïcisme digne d’une statue grecque.

    Quand j’étais petit – je devais avoir entre 7 et 9 ans – ma mère et ma grand-mère avaient la fâcheuse habitude de préparer des gâteaux tous les samedis après-midi. Je ne comprenais pas pourquoi cela les mettait dans une joie pareille ; mais j’étais bien content de goûter leurs pâtisseries une fois celles-ci cuites. J’appris bien plus tard que c’était une sorte de rituel, entre elles, pour célébrer la passion de mon défunt père. La cuisine. Un chef hors pair ! Que je n’ai jamais connu. Le cancer et tout le tralala lié à cette saloperie.

    C’est à 14 ans que j’ai découvert la véritable signification du mot « martyre ». Pas sur moi, non, sur le petit gros de la classe, le stéréotype du bouc-émissaire, celui sur qui on peut se défouler sans risques. Les autres balançaient tout leur mal-être sur ce pauvre gosse. Je voyais dans chaque paire d’yeux un malaise propre ; et pourtant pas si différent. Juste sous une forme alternative. La cité, les HLM, la bouffe dégueulasse, les fringues raccommodées du grand frère, l’acculturation, la perte d’une identité, la violence la drogue la puberté les conneries le sexe TOUT nous a traumatisé. Des enfants maltraités et qui tentent de percer ou de se faire entendre sans y parvenir. Simplement à cause du mépris sans nom qu’on donne aux préjugés souvent exagérés. Et puis moi j’étais le petit con blanc au milieu des racailles. Pas forcément aimé. Loin d’être détesté. Juste invisible. Pourtant j’ai trouvé une place temporaire dans cette microsociété aux nuances cruelles de l’ignorance. C’est aussi à cette époque que j’ai connu les bienfaits de la drogue. Juste les bienfaits. Il m’a fallut presque 6 ans pour me rendre compte que c’était à double tranchant.

    La douleur que m’infligeaient les attaques commençait doucement à m’emporter dans l’inconscience. C’est cette même souffrance qui évoqua en moi un souvenir abominable. Celui de cette nuit, un jour d’été, ou j’assistai impuissant à la mort d’un de mes amis – et c’est aussi cette nuit là que je crus sincèrement à une intervention divine. Une punition. Je revois nettement les contours de l’endroit où nous étions. Un parc près d’une décharge. L’endroit puait, on voyait clairement que la végétation avait du mal à pousser, et aucun son ne nous indiquait la présence d’animaux. C’était un peu notre repère pour les beaux jours. On était assez bien cachés pour ne pas risquer de se faire emmerder par une quelconque forme d’autorité. A moins que ce soit le terrain désolé qui les fasse fuir. Sauf nous. Pauvres incrédules. Et ce qui devait arriver arriva. J’allais bientôt avoir 20 ans et nous voulions fêter un bon mois de vente, qui s’était particulièrement bien déroulé avec l’obtention un peu inattendue de cocaïne et d’héroïne. Je ressentais toujours, quand on en parlait, une pointe de frayeur tout au fond de mon âme ; un reste de la morale instruite par ma mère catholique – limite extrémiste – qui m’effrayait quand j’étais plus jeune à propos de la drogue. On avait décidé d’en garder un peu pour nous. L’un de mes potes, celui qui était souvent le plus déjanté et prenait la plupart des décisions, était aussi le plus perché. Je connaissais son addiction comme la plupart des gens qui trainaient avec lui. Je ne crois pas l’avoir déjà vu clean. C’est bien malheureux, quand on y pense, parce qu’avec un peu de bonne volonté et de réflexion, j’aurais très bien pu l’empêcher de s’exploser le nez et le cerveau.

    La panique avait pris le contrôle de mon corps. J’étais tétanisé devant ce que je voyais. Aucun de mes membres ne voulait réagir à ce que j’essayais de leur ordonner mentalement. C’est face au hurlement strident d’un autre de mes collègues que je réussis à me mouvoir. Je ne veux imaginer la scène si son cri ne m’avait pas sorti de ma torpeur. L’écume blanche coulait lentement sur son menton, à peine perturbée par les mouvements saccadés du corps étalé par terre. Je pris mon portable avec une lenteur qui m’agaçait passablement et composai le numéro des urgences. Mais il était déjà trop tard. Je le savais ; nous avions trop attendu trop eu peur trop bêtes !

    L’horrible impression de ne plus être dans le réel avait du mal à me lâcher par la suite. Je ressassai l’évènement à longueur de journée, persuadé que j’aurais pu changer quelque chose, certain que c’était de ma faute. Je finis sans m’en rendre compte par devenir encore plus maussade ; et ironiquement la drogue devint mon échappatoire. Jusqu’à ce que je me fasse tabasser par ces gosses incompris aux muscles surdéveloppés. Ils ne me tuèrent pas, évidemment, mais m’amochèrent assez pour que ma famille pique une crise collective et m’envoie à la campagne pour m’éloigner de ce tumulte. C’est vrai que j’ai bien fait flipper ma mère, avec mon œil violacé, mon bras cassé et ma lèvre sanguinolente qui se tordait en un rictus déchirant.

    La campagne n’était pas une bonne idée. J’étais reclus. Seul. En manque. Incapable de faire la moindre chose intéressante – traire les vaches c’est pas vraiment mon truc non plus. J’ai pu néanmoins me perfectionner dans la culture végétale. Apprendre un peu sur le terrain ne fait jamais de mal ; je prenais consciencieusement des notes et commençais à concocter quelques idées pour mes futurs plants. Seulement la dépression s’installait lentement dans mon crâne, me rendant mou, inutile, encore plus maigre que je ne l’étais. J’avais gardé un peu de vie sociale grâce à mon portable. Toutefois plus le temps passait, plus j’étais oublié. Jusqu’au jour où je reçus ce fameux sms.

    ✗ Ton arrivée à Euphemia et ta réaction :

    Mes perceptions se brouillèrent dès que le casque fut sur ma tête. C’était une sensation très étrange ; l’impression de flottement disparut rapidement pour laisser la place à l’épouvantable question que tous les joueurs ont du se poser : « Mon Dieu et si je meurs ? »

    Mon apparition dans ce monde virtuel ce fit avec le scepticisme de celui qui ne veut pas vraiment y croire. Et pourtant c’était bien vrai. Enfin, aussi vrai que les messages chimiques constamment envoyés dans notre cerveau. C’était une vision de la chose qui m’avait toujours rassuré, et maintenant, je me retrouvais perturbé par l’inconcevable réalité. Je finis d’ailleurs par bannir ces deux mots de mon vocabulaire puisqu’ils ne signifiaient plus rien ici. Réalité. Virtuel. Non, stop, vivons et c’est tout. C’était l’occasion de prendre un nouveau départ ; alors autant en profiter. Avec de gros avantages non négligeables. Ce don que j’appris rapidement à maîtriser – mais il me manque encore pas mal de choses à découvrir – et la querelle familiale qui faisait office de gouvernement provisoire. J’étais très curieux de voir comment cela allait évoluer. Allaient-ils suivre leurs instincts primaires, leur réflexion, ou simplement l’Histoire qui nous a tous éduqués ?

    Euphemia était très bien fait. J’oubliais constamment que j’étais dans un jeu. Cela me faisait peur et m’excitait à la fois. C’était tellement… Incroyable ! Le monde qui nous entourait dorénavant m’impressionnait chaque jour, à tel point que j’oubliais ma vie d’antan, jouissant de toutes les merveilles que m’offrait cet univers décadent.

    Mais c’était toujours à double tranchant…



» Toi le geek.



Merci Joke pour ce magnifique gif !
Spoiler:
 

    NOM/PSEUDO : On va dire que je m’appelle comme mon personnage. Je ne vais pas vous rajouter d’autres trucs à assimiler, ce serait vache, franchement.
    AGE : 19 ans.
    JEU VIDÉO FAVORI : Pokémon. C’est TOUT. C’est inégalable !
    FILM FAVORI :S’il n’y en avait qu’un seul… Si seulement… Requiem For a Dream, Fight Club, 99 Francs, Contact, 2001 : L’odyssée de l’Espace, Orange Mécanique, Django, Sin City… je vais p’t’être m’arrêter là, non ?
    MANGA/SÉRIE FAVORITE :D-Grey Man, Desperate Housewives, et puis The Walking Dead quand même !
    COMMENT T'AS DÉCOUVERT LE FORUM ? Via un des membres. :)
    T'ES UN OUF DANS TA TÊTE ? A vous de voir, moi j’me trouve tout à fait respectable.
    MANGER OU BOIRE ? Oh le dilemme ! Non ! JE NE PEUX PAS CHOISIR !
    JE TE SAOULE AVEC MES QUESTIONS ? Non ça m’amuse de dire n’importe quoi.
    UNE DERNIÈRE ALORS, C'EST QUOI LE CODE ?



Dernière édition par Nathanaël le Jeu 12 Sep - 16:57, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.   Sam 7 Sep - 12:00

Bienvenue à toi ! Ton personnage est trop,trop cool et j'ai été très intéressée par le début de ta fiche. Surtout en ce qui concerne les pouvoirs. Les jaunes au pouvoir moi j'dis! ♫♥
Bonne continuation pour ta fifiche! 8D

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MessageSujet: Re: Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.   Lun 9 Sep - 22:21

Merci pour ton accueil, ça me fait très plaisir. Je posterai mon histoire dans la semaine. :)
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MessageSujet: Re: Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.   Jeu 12 Sep - 16:58

Plop, je m'excuse pour ce double post... Juste pour prévenir que j'ai terminé ma fiche. En espérant que cela convienne !
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MessageSujet: Re: Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.   Jeu 12 Sep - 20:50

ALORS.
toi, je te hais.
C'était long.

Mais je dois dire que l'histoire m'a particulièrement plu. Et j'aime les rpgistes qui ont du vocabulaire *Q*
Graou tu aurais du mettre le gif tout en haut èé.
Je te valide enfin ! J'ai hâte de voir ce qu'un dealer à Holy Sword va donner. ça va être épic ! Mais évite les ennuis tout de même, c'est une île si calme ...

PS : tu as des bons goûts cinématographiques. Love.


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MessageSujet: Re: Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.   

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Attention ! L'abus de Nathanaël est dangereux pour la santé.
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