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  Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.
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Rabbite


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MessageSujet: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Ven 22 Jan - 20:32

C'est la fête, aujourd'hui.

Tu sors d'une danse, Rabbite. Une danse macabre rythmé par le silence de tes gestes d'une perfection chirurgicale. Tu es rôdé, habitué, exacerbé par cette lente monotonie qui laisse sur tes habits un parfum flamboyant. Sortant de l'ombre d'une ruelle que tu venais de redécorer, tu lèves ta main pour protéger tes yeux fragiles du soleil. Les rayons passent à travers tes doigts décorés de belles roses rouges.

Tu n'as jamais aimé les fleurs.

D'un pas dansant, mais quelque peu distrait, tu t'avances dans les allées malfamées de Crimson District. Les gens se retournent sur ton passage, ce qui ne t'étonne pas. Tu es si beau dans tes habits sombres parés de vermeilles. Malheureusement, tu ne peux rester comme ça. La plus belle des roses n'est pas moins insufflée de poison. Ce sang giclé sur tes frusques est sale et ne mérite pas de toucher d'aussi prêt ta peau d'albâtre.

Mais oh ! Que cela tombe bien. Un magasin de vêtements sur ton chemin. Oseras-tu entré, Rabbite ? Oseras-tu entré et faire face à la désolation de l'être humain ? Tu oses, en effet. La clochette annonce ton arrivée avec la douceur d'un carillon emporté par une brise matinale. Ça sent bon. Çà sent bon ... L'abricot.

Elle est là, à son comptoir, belle, si belle. Sans faire attention à ce qu'elle te dit, tu t'approches avec toute la grâce dont tes membres sont pourvus. C'est-à-dire, beaucoup. Mais voilà, aucune gêne et en toute honnêteté, tu lui dis d'un sourire charmant :

« Vous êtes belle, voudrais-tu sortir avec moi ? »

It's like a B-movie shooooow:
 
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Apricot Tea


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MessageSujet: Re: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Dim 31 Juil - 3:43

D'accord. Juger les livres à leur couverture, c'est très mal. Très très mal. On le lui avait déjà dit et elle le savait parfaitement, que parfois les gens ont l'air charmant alors qu'ils sont prêts à vous arracher les yeux ; que souvent, un type à l'allure un peu bizarre se révélait être le meilleur voisin qui soit et un futur meilleur ami en perspective. Aucune objection là-dessus. Elle avait expérimenté. Elle approuvait. Ça ne se faisait pas, de cataloguer sans connaître. Il fallait au moins attendre que l'autre ait fait ses preuves. Qu'il ait parlé. Plus que deux mots. Dans la mesure du possible.
Mais là non, vraiment, on la mettait à l'épreuve.

Et pas à moitié.

Mais bon ! Ce n'était pas parce qu'il avait l'air bizarre et trop gracieux pour être honnête qu'il ne l'était pas. Il devait juste. Vouloir un nouveau pull. Et puis si ses cheveux étaient... Est-ce qu'il étaient blancs. C'était un peu difficile à dire, vu que le type était immense (et elle n'exagérait même pas, pour une fois), mais ils en avaient tout l'air.
Pas qu'il n'y ait pas un... charme bizarre à la couleur, bien sûr ; pourquoi pas, hein. Electro avait les cheveux roses, Jig avait les cheveux bleu, et elle les aimait quand même, jusqu'à preuve du contraire.

Ils n'avaient pas l'air aussi flippants, d'accord, mais. Enfin.

Non, tant pis, elle préférait vivre qu'être droite et gentille. Le dessous du comptoir semblait être une super bonne option en fait et iiih il l'avait vue souris Lou reste professionnelle tout va bien.

« Vous avez besoin de quelque chose ? »

A part de. Tout. En commençant par les vêtements, ce qui tombait bien vu sa spécialité n'est-ce pas – oh mon Dieu, est-ce que c'était du sang sur lui ou du. De. Du – oh non qu'est-ce que ça aurait pu être d'autre, hein ? Oh mon dieu pitié elle n'était pas prête à mourir en échange d'un pull même dans un jeu non non non non non non –

« Vous êtes belle, voudrais-tu sortir avec moi ? »

Non non – non ? Quoi ?
Perturbée par la question hors de propos venant d'un psychopathe supposé – et pas par ses traits charmants ou son aura de – attends non c'était pas le moment de penser ça, pourquoi elle pensait ça.  Il n'était même pas beau, juste – juste.
Bon, peut-être un peu. Mais elle n'avait aucune idée de pourquoi. Ça dépassait l'entendement.

« H-ha, euh... Je. Je. Je ne vous connais même pas ! Je – ce serait bizarre, non ? Je veux dire, je serais ravie, vraiment, mais... »

Parfait. Bien géré. Impeccable. Elle allait peut-être survivre.

...Elle allait complètement mourir.

god why :
 

_______________

« Inside my head is humming ; sometimes I hear them coming.
The power, believing - the hate I hate believing.
Where is this ? It can't be -
Who are you ? I know you.
You wouldn't ; or would you ?
Don't fight me - ignite me !
My trigger, your finger ;
Your darkness, I know it.
Come forward, I've seen it -

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Rabbite


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MessageSujet: Re: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Mer 7 Sep - 14:24

Sa voix chantonne à tes oreilles. Tu la sens. La peur. Sa peur. Elle t’émoustille, te fait frissonner de l’intérieur. En façade, tu restes pourtant calme et gentleman, ton sourire ne pouvant cependant quant à lui s’empêcher de s’étendre. Si belle, si belle, elle ne fait que te plaire encore plus. Tu te penches comme ton si grand corps le permet, lentement, doucement, et susurre entre tes dents blanches et alignées de ta voix amèrement mélancolique :

« Qu’est-ce que se connaître, ma douce ? Ne sois donc pas timide, et laisse à tes vulgaires clients ce genre de politesses. »

Tu te relèves brusquement, pris par un spasme de rappel. L’odeur tu sang s’est épris de ta chemise comme tu t’étais épris de ta belle, et cette odeur comme son parfum te faisait tourner la tête. Mais dans le mauvais sens. Prenant fermement tes manches de tes doigts squelettiques, tu respires fortement et semble enfin avoir compris.

« Je te fais peur, c’est ça ? »

Ton œil rouge, fou, se dirige vers les multiples glaces qui te renvoient ton image d’ange déchu, déçu par la vie et ses méandres obscurs. Voilà, voilà, tout ce rouge, tout ce rouge. C’est toi, ça ? Le prix à payer pour éradiquer le mal. Tu t’en rapproches, Rabbite. Peut-être qu’un jour il faudra que tu te tues aussi. Si ce n’est pas déjà le cas. A petit feu.
Tu reprends cependant espoir en retrouvant les yeux pétillants de ta vendeuse de vêtement. D’une voix qui se voulait douce, tu reprends :

« Mais tu n’as rien à craindre … C’est ce sang. Je le sais. Moi aussi je le hais, ce sang. »

Tu baisses la tête et te jauge de haut, ton expression soudainement prise de cette folie douce qui te caractérisait. Cette fois, c’est à toi-même que tu parles, les larmes aux yeux :

« Je le hais, je le hais, je le hais … Mais je suis obligé, tu sais … Obligé … »

Crac.
Tes manches quittent tes épaules et défilent péniblement jusqu’à tes poignets jusqu’à rejoindre le sol. Tu continues à te déshabiller en déchirant les coutures de tes habits avec la férocité d’un félin. En très peu de temps, tu finis complètement nu – ce corps parfait dévoilé –, enfin débarrassé de ces étaux inutiles et souillés par les ténèbres.
Tu inspires profondément, comme libéré, avant de reprendre la parole calmement à ta dulcinée.

« Voilà qui est mieux. J’étais venu au départ justement pour m’acheter de nouveaux habits. M’aideras-tu, ma chère ? »
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Apricot Tea


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MessageSujet: Re: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Sam 10 Déc - 3:34

S'il lui faisait déjà peur rien qu'à être là, souriant et carrément flippant, Lou faillit bien s'étouffer sur de l'air lorsqu'il reprit la parole.
Déjà, personne ne l’appelait "ma douce" — elle l'était sûrement, d'accord, et c'était très gentil de préférer l'appeler comme ça plutôt que "bébé", mais ça ne lui donnait pas le droit de le faire pour autant. Juste. Non. Stop. Hors de question. Et puis elle n'était pas timide (ou si peu), et il était un vulgaire client lui aussi jusqu'à preuve du contraire, et — et voilà ! De quel droit venait-il jusqu'ici pour la draguer et insulter ses pauvres clients qui n'avaient rien demandé à personne ?

Du droit de "je me balade couvert de sang et j'ai une tête de sociopathe fini", sûrement. Mais quand même. Ça ne se faisait pas.

Il se redressa et elle rentra aussitôt la tête dans les épaules, prête à s'enfuir en hurlant.

« Je te fais peur, c’est ça ? »

Oh nooon non non. Qu'est-ce qui avait pu lui donner cette impression, haha ? Elle était parfaitement à l'aise.
Au bord de l'apoplexie, mais complètement détendue.
Peut-être qu'elle allait profiter de son monologue bizarre pour fuir, tout compte fait. De manière tout à fait discrète et détendue et parfaitement à l'aise, toujours. En rampant. Derrière les rangées.
Mains plaquées contre le comptoir, elle fit un petit pas vers l'intérieur du magasin. Le sang, oui, oui, vraiment terrible sur les vêtements. Les pas chassés n'avaient jamais été son fort, à l'école, mais c'était le moment où jamais de prouver à son professeur de sport qu'il avait bien fait de leur apprendre à marcher en crabe efficacement.

Avec ses grandes échasses, si elle se déplaçait suffisamment près du sol, il ne la repèrerait peut-être même pa — oh mon Dieu.

Mâchoire déboîtée et l'air parfaitement idiote, Lou regarda les vêtements tomber sans savoir quoi choisir de l'horreur, de la peur panique ou de la surprise muette. Elle était à peu près sûre qu'elle risquait de finir dans une campagne de prévention contre le viol, là.

Yeux vissés très haut sur les siens, elle tenta un sourire rassurant. Elle imaginait très bien son visage passer du rouge cramoisi au blanc livide toutes les deux secondes, comme un feu de signalisation cassé.

« Voilà qui est mieux. J’étais venu au départ justement pour m’acheter de nouveaux habits. M’aideras-tu, ma chère ? »

La requête finit de rendre la situation surréaliste. Si elle se mettait à voler et soupirer des steaks, elle ne s'en étonnerait même pas.

« ... Ehhhh il euh eh je — d'habitude on garde ses vêtemeeeents je, d'accord, bien sûr, pas de soucis ! »

Ça allait être difficile de choisir les vêtements tout en maintenant sa tête à un angle suffisant pour ne rien voir de gênant, mais advienne que pourra.

« Vous pouvez... Aller dans les rayons, mettre un. Mettre un pantalon, geignit-elle en tentant de ne pas cacher son visage derrière ses mains (imaginez qu'il décide de les enlever de là ou juste de la toucher tout court, hein). Ce serait un bon début. Vous aimez quoi, comme genre de vêtements ? »

"Les habits en peau de bébé", bien sûr. N'est-ce pas. Le dernier rayon au fond à droite, à côté des fourrures démoniaques et des bonnets sataniques.

death :
 

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MessageSujet: Re: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Sam 14 Jan - 21:31

Si belle, si belle ... Combien de fois ces mots vont faire résonner ton être. C'est pourtant vrai. Sa délicieuse chevelure, brune comme la terre qui t'a vu naître, longue comme l'existence futile de ces hommes qui la foulent fébrilement à la recherche du lendemain.

« ... Ehhhh il euh eh je — d'habitude on garde ses vêtemeeeents je, d'accord, bien sûr, pas de soucis ! »

Si intelligente, si avenante, si parfaite - comme toi. Elle te faisait de l'effet, à n'en point douter. Elle n'était pas comme les autres. Alors que certains auraient fuit en hurlant le désespoir de leur vie médiocre, elle restait prêt de toi et admirait ta stature. Comment la blâmer. Le Très Haut t'a doté d'un physique que certains jalousent et d'autres admirent. Comment faire, alors ? Comment ... Rien.

« Vous pouvez... Aller dans les rayons, mettre un. Mettre un pantalon. »

Un pantalon ? Ton regard vide se détache de la petite vendeuse pour suivre ses indications vers les labyrinthes de costumes et autres produits.

« Ce serait un bon début. Vous aimez quoi, comme genre de vêtements ? »

Bonne question. Quel est ton genre de vêtements, Rabbite ? Le sais-tu ? Tes yeux se baissent sur les habits que tu venais de déchirer, ces grotesques frusques abimés et souillés qui auparavant, dans une autre vie, étaient à ton goût. Ton nez se relève vers les néons du plafond, projetant leur lueur blafarde contre ta peau délicate. Tu pouvais imaginer les gouttes de pluie tomber sur ton nez et couler en larme le long de tes joues avant de finalement s'écraser contre le bitume froid de la réalité.

Mais il faut arrêter de rêver Rabbite. Réveille toi, ta dulcinée n'attend que toi.
Après peut-être, sans doute, assurément quelques bonnes longues minutes de silence dans lesquelles ton regard s'était perdu dans le ciel étendu de l'autre côté des multiples murs du bâtiment, tu finis par lentement retrouver ton aimée. Sans lui demander son avis - car pourquoi en avoir besoin -, tes longs doigts squelettiques plein d'amour lui prennent sa main douce et ronde. A défaut de la dévorer comme tes bas instincts te le murmurent au creux de l'oreille, tu y poses tes lèvres après une courbette. Tu es un gentleman.

« Tu es si douce et gentille. Merci, ma tendre. »

La lâchant à contre cœur, appréciant cette chaleur qu'elle t'offrait, tu fais de grands pas jusqu'à l'allée en question qu'elle t'avait désigné. Tes yeux s'humidifient un court instant, mais les larmes s'assèchent à la sortie du coin de tes yeux. Ces sentiments qui font mal à ton être profond.
En marchant, tu lui réponds néanmoins :

« Je suis l'Ange Déchu qui vient laver la Terre de ses pécheurs. Comme la Mort, je m'habille des plus beaux atours pour exercer mon devoir. Que le costume qui touche ma peau sublime la classe qui émane de mon corps parfait. Va, ma chère, je te laisse libre choix sur mon avenir. J'ai confiance en toi. »

Tu ne t'étais jamais autant dévoilé à quelqu'un. Son pouvoir est immense. Tu l'aimes encore plus. Tu l'aimes, tu l'aimes, tu l'aimes. Et ce chant, tu l'as en tête alors que tu t'arrêtes en face de pantalon. Ta main est alors guidée par le destin, et tu la plonges dans l'étendue de tissus pour en sortir un qui conviendra parfaitement.
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MessageSujet: Re: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Jeu 13 Juil - 2:49

Au bout d'une minute à détailler le plafond avec une ardeur admirable, Lou commença à se demander si le pauvre garçon était mort. Elle lui jeta un bref regard de côté, bien haut, à moitié inquiète qu'il ne se réveille et ne la viole sur place au moindre mouvement brusque, juste pour s'assurer qu'il n'avait pas rendu l'âme entre les rayons. Pas qu'elle tienne à le voir pimpant et plein de vie, mais quand même. Les cadavres ne lui plaisaient pas — et ce dans tout les sens du terme.
Si quelqu'un réussissait à lui mourir dans les jambes, elle était plus que certaine que l’élastique fragile de sa santé mentale reviendrait claquer violemment dans ce que son psychiatre aurait gentiment appelé "la zone sensible".
En d'autres termes, elle aurait craqué.
Personne ne voulait la voir craquer. Elle la première.
Malgré tout, constater que... ce, type — elle n'avait pas saisi son nom, tiens — se contentait de réfléchir à des choses sans nulles doutes très intéressantes ne la soulagea pas autant que prévu. S'il avait pu s'évanouir, à défaut de passer l'arme à gauche, ç'aurait été plutôt aimable de sa part.

Elle avait très envie de lui fausser compagnie, là tout de suite.
Et mon Dieu, il était toujours nu comme un vers. Qu'avait-elle fait pour mériter ça.

De bien ou de mal, hei— enfin, non. De mal. Définitivement de mal. C'était horrible.
Garder les yeux en l'air.
Elle allait avoir un de ces torticolis, s'il continuait de réfléchir.

Quand il saisit sa main plutôt que de lui répondre, elle dut faire un effort conscient pour garder les yeux dans les siens. Elle avait un tout petit peu envie de voir où il les mettait, les siennes, de mains. Juste au cas où il déciderait de lui arracher le pouce sans faire exprès.
Pas qu'il ait une tête à arracher un pouce, mai — oh.
Elle ne s'attendait pas au baisemain. Ceci dit, d'un autre côté, ça lui ressemblait trop pour qu'elle puisse s'en étonner tout à fait.

Il s'était éloigné, au moins. C'était peut-être le moment de s'éclipser en courant.

« Je suis l'Ange Déchu qui vient laver la Terre de ses pécheurs. Comme la Mort, je m'habille des plus beaux atours pour exercer mon devoir. Que le costume qui touche ma peau sublime la classe qui émane de mon corps parfait. Va, ma chère, je te laisse libre choix sur mon avenir. J'ai confiance en toi. »

Une fois n'est pas coutume, Lou se retrouva bouche ouverte façon poisson hors de l'eau proche de la mort cérébrale. Ce qu'elle était probablement, soit dit en passant. Elle ne pensait plus à grand chose de cohérent depuis dix secondes.
Il fallut qu'elle le suive des yeux pour se rendre compte que plus il s'éloignait, plus elle risquait de voir des choses qu'elle ne voulait pas voir ; tête secouée violemment, elle le suivit donc.

« Euhhhm je... Ne sais pas comment s'habille la Mort. Mais je vais chercher, hein, pas de soucis ! »

Elle en profita pour s'éloigner à grand pas vers les manteaux. Elle allait lui trouver de jolis vêtements, il allait payer et voilà ; fin de l'histoire.
Elle doutait pouvoir l'oublier un jour, par contre.
L'idée avait quelque chose de tragique.

« Ça irait, ça ? »

Au hasard, elle revint lui montrer un grand manteau noir grandiloquent avec de grandes poches et de la fourrure sur le col. Parfait pour aller... Pour. Pour ce qu'il faisait — bref.

« Je peux changer la couleur ou la coupe, si vous voulez. »

Et pourquoi elle n'était pas partie quand elle avait l'occasion, hein ?
Bravo, Lou. Vraiment, bravo.

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MessageSujet: Re: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Lun 17 Juil - 2:24

Te reconnais-tu Rabbite, alors que tu enfiles ce pantalon comme elle te l'avait indiqué ? Te reconnais-tu à faire le petit toutou épris par les sentiments qui d'ordinaire touchent le commun des mortels ? Te rends-tu compte qu'à présent, tu ne pourrais plus jamais te passer d'elle ?
Son pouvoir est immense, à ta petite vendeuse de vêtement. Tu te retrouves en elle et tu aurais aimé que cela continue à jamais. Vous étiez à présent unis et à jamais. C'est ta reine, tu es son roi et vous vivrez pour assouvir les désirs des Puissants sur cette terre futile. Ton Devoir était grand, mais tu penses qu'elle a ce qu'il faut pour tenir.
Le linge qu'elle t'apporte en tout modestie te confirme tes pensées et tes sentiments déjà intense. Toi qui te pensait parfait, tu sais à présent qu'un Être (et pas des moindres) était capable de te sublimer plus encore.
Sans plus attendre, tes mains fondent sur les atours que te propose ta belle. Ton excitation reste cachée ; tu sais garder tes sentiments, Rabbite. Car tu es gentleman. Tu n'hésites néanmoins pas à la remercier prestement, après avoir senti dans une grande inspiration l'odeur neuve du tissu :

« Ma douce, chère et tendre reine, ces atours sont presque à la hauteur de mon image. Tu as su percer à jour mon âme maudite et mon amour pour toi ne fait que grandir. C'est le Destin qui a voulu que nous nous rencontrions en ce jour. »

Après avoir retirer l'étiquette d'un coup de dent, tu enfiles à son tour le grand manteau avant de faire quelques tours sur toi-même pour qu'elle t'admire. Tu sens le pouvoir t'envahir. Tu es enfin prêt à retourner à ta besogne. Pourtant, tu voudrais aussi rester un peu plus longtemps ... Mais ta Quête, Rabbite. N'oublie pas.

« Pourrais-tu rendre ce manteau plus sombre, mon Ange des ténèbres ? »
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MessageSujet: Re: Wait a minute, I feel great ; You just leave yourself to fate.   Mer 13 Déc - 19:38

Si on avait un jour dit à Lou qu'elle serait à ce point soulagée de voir quelqu'un enfiler un pantalon, elle n'y aurait pas cru. Comme quoi Euphemia avait vraiment le chic pour remplir son contrat de nouveautés et de surprises incroyables sortant de l'ordinaire ; elle ne pouvait plus rien dire, là. L'expérience était deux-cent pourcent nouvelle, l'immersion totale, la vue imprena — uuuuh.
Sérieusement, elle allait arrêter de penser tout court. Ça vaudrait mieux pour elle et ce qui lui restait de respect envers sa personne.
Elle fut malgré tout ravie de voir que le jeune homme, en plus d'avoir quelque chose pour couvrir ses parties intimes (on ne s'en réjouit jamais assez), n'avait pas l'air de trouver le manteau trop affreux. Son côté commerçant appréciait d'avoir cerné le client avec autant de perfection ; son côté femme, lui, était simplement heureux de ne pas avoir à retourner courir partout lui trouver un manteau plus acceptable. En peau de bébé, par exemple.
Elle aurait été incapable de dire pourquoi cette idée l'obsédait, mais le fait était que. Il avait une tête à vouloir se faire un manteau en cuir humain.

Les compliments — autant pour lui que pour elle — lui firent heureusement oublier qu'il avait sans doute une cave tapissée d'organes quelque part dans le monde réel ; elle n'était pas sûre d'apprécier ses allusions au destin, mais personne ne l'avait encore jamais qualifiée de reine.
Bon, elle aurait préféré que le surnom vienne d'un parfait gentleman, et pas d'un géant bizarre et effrayant, mais un compliment restait un compliment.

La mort prématurée de l'étiquette lui valut une grimace, plus pour ses pauvres dents que pour l'objet en lui-même, et elle se sentit obligée de taper doucement dans ses mains lorsqu'il tourna sur lui-même tel le plus professionnel des mannequins Hugo Boss.

« Pourrais-tu rendre ce manteau plus sombre, mon Ange des ténèbres ? »

Lou se sentit hocher la tête, se figer puis se demander comment rendre du noir plus noir, dans cet ordre, avant de ne décider d'ignorer l’appellation douteuse à son égard. Aussi terrible que ce soit, elle commençait à s'y habituer.
Comme quoi ça allait vite, hein. Dans deux minutes elle le trouverait charmant, à ce rythme.

« Je peux essayer, mais c'est déjà... Très noir. »

Pas plus à l'aise qu'elle en avait l'air, Lou tendit les mains pour attraper les rebords du manteau, faisant de son mieux pour ne pas toucher le garçon. Elle tenta de faire passer le noir à un noir plus brillant, histoire qu'il ait l'air moins gris, sans conviction ; elle n'avait aucune idée de ce qu'il voulait.
Et c'était sans doute mieux comme ça, remarquez.

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