AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 
 Are we out of the woods yet?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Are we out of the woods yet?   Lun 2 Fév - 1:20

BAM ! 

Ca, c’était le bruit de la porte qui se fermait pratiquement sur son nez, violemment, suivit d’un bruit de clés assourdissant, comme si P0rnstar avait décidé de rendre plus qu’évident son intention.

Intention qui était, apparemment, de l’enfermer dans la réserve avec son petit-copain (ou… Ou peu importe ce qu’était Bubblegum, franchement). Pourquoi? S’il le savait.

Bon, d’accord, il avait peut-être été un peu mesquin sur le coup. Et un peu désagréable. Et peut-être qu’il l’était toujours avec Bubble. Mais enfin, pas de quoi en faire tout un plat et les enfermer pour…

« Je vais me refaire une beauté, ça vous laissera le temps de devenir amis. Oh, et pas de meurtres dans mon salon! »

Le traître. L’ignoble.

Avril trouva bon de tambouriner contre la porte, histoire de faire bien comprendre son désaccord avec sa tactique, ou avec son idée tout court

« P’tain Star, tu crains! Mec, allez! »

Mais déjà, les pas s’éloignaient de la porte et il pouvait même entendre la mélodie d’une joyeuse musique qu’Avril avait très envie de lui faire ravaler en ce moment même. Le problème avec le garçon, c’était qu’il avait toujours des mauvais idées et qu’il y tenait beaucoup, genre, jusqu’au point de les réaliser jusqu’au bout. C’était bien et amusant jusqu’à ce que ça le concerne lui.

Et puis, d’abord, lui et Bubble étaient amis, enfin! Il ne le détestait pas tant que ça quoi. Juste sur les bords. Du genre « casual hatred », u kno. Truc que son merveilleux ami ne semblait pas comprendre. Avril, lui, ne voyait pas du tout où était le problème, du moment qu’il ne lui jetait pas de pierres ou ne lui faisait pas croche-pieds dans les couloirs. Il n’était même pas siii désagréable avec lui. Il ne l’aimait juste pas particulièrement. Sa présence ne lui tenait pas particulièrement à coeur.

P0rn exagérait. Et le roux en souffrait.

Le garçon ne comprenait pas non plus comment son meilleur ami avait pu s’enticher de… De ce jeune homme. Son orientation sexuelle, il comprenait, il s’en fichait même, pour être honnête. S’il aimait les garçons, ça lui faisait plus de filles, okok. Mais. Bubble. Non. Et il ne pourrait pas le forcer à l’accepter.

Soupirant, il laissa glisser ses mains de chaque côté de son corps, se rendant soudain compte que mon dieu, il fait vachement noir dans la pièce. Heureusement qu’il n’en avait pas peur, hein, du noir. Une chance. Il espérait juste que Bubble ne flippait pas sa race dans le noir; ça avait l’air d’être son genre, en plus. Ou qu'il ne soit pas claustro, parce que de souvenir, la pièce n’était pas des masses grande. Ce serait galère, genre vraiment très galère.

Déjà que la situation craignait d’avance, pas besoin qu’on complique ça plus.

Avril fit un pas de côté, pour se prendre une étagère et grogner tel un ourson de particulièrement mauvaise humeur. Ca va, ça va aller, Alex reviendrait bientôt et tout ira niqueeeel. Bon, ce serait quand même mieux avec un peu de lumière, un peu.

« T’es pas froussard, hein? »

C’était mieux de savoir avant qu’il ne se mette à faire un crise de panique.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Mer 4 Fév - 20:52

BAM !

Eh oui, le bruit de la porte, les clés, les dernières paroles de P0rnstar … Il avait tout vécu en direct, et avec la meilleure des compagnies possibles. Au départ, le motif de sa visite avait pourtant été clair et affligeant de simplicité : faire un coucou à son coiffeur préféré alors qu’il passait par là. Malheureusement (ça arrivait), Avril était présent lui aussi … Et, sans euphémisme, l’adage comme quoi « les amis de mes amis sont mes amis » n’a jamais vraiment bien marché entre le néo-zélandais et le suisse. Ce qui était plutôt bizarre, il fallait l’avouer. Mais il y avait des gens, comme ça, qui sans aucune raison apparente, ne vous aimait pas. Réaction épidermique, allergique, ou qu’est-ce qu’il en savait. Certes ce n’était pas agréable, mais c’était la vie et Bubble avait appris à faire avec. Ce n’était pas comme si ça ne lui était jamais arrivé avant de toute façon ! Pourtant, cet équilibre ne semblait pas vraiment convenir à P0rnstar qui, visiblement excédé par l’attitude du roux et une remarque en trop, avait décidé à sa manière d’arranger les choses … Et, bon. Bubble ne faisait peut-être pas partie des têtes de classe, mais il n’était pas idiot non plus ! Et de près comme de loin, il n’était pas certain de comprendre en quoi les enfermer allait aider d’une quelconque manière.

Contrairement à son compagnon de cellule qui répondait à la détresse par le bruit et la colère, Bubblegom resta dans son coin, agitant nerveusement ses doigts qu’il ne pouvait même pas voir dans l’obscurité de la salle.


« T’es pas froussard, hein ? »

L’interpellé fut surpris qu’on lui parle. Oh ! Même pas le temps d’être vexé par la question, il se mit à secouer la tête … avant de se dire que c’était idiot, en vue de la situation.

« Non. »

Dit-il donc simplement. D’ordinaire loquace, son sifflet était vite coupé quand il était mécontent ; ce qui était normal. Bubble ne se voyait pas non plus se répandre plus, de toute façon, surtout quand son interlocuteur semblait le détester. Comme s’il allait lui donner de bonnes raisons de le faire sur un plateau d’argent …

« Hm, on n’a plus qu’à attendre, j’imagine. Il ne va pas non plus nous laisser là pour toujours. »

… N’est-ce pas ? P0rnstar n’était pas si cruel.  Le finlandais venait quand même d’enfermer deux personnes à qui il tenait relativement beaucoup, non ? Certes, ça prendrait sans doute du temps, mais il les ferait sortir. Bubblegom en était sûr et certain. Mais pour le moment, il fallait donc faire avec et attendre. Ce qu’il ne comptait pas faire debout, déjà.
Tâtonnant les parois de l’espace étroit, rempli de trucs et de machins de coiffeurs en tout genre, l’adolescent chercha un endroit où il pourrait s’asseoir … Ascension qui ne fut pas tout de suite ponctuée de succès, faisant tomber (non sans un cri de surprise) ce qu’il semblait être quelques produits d’entretien et un balai. Eh bah, ça partait bien.


« Tuuuu ne voudrais pas allumer la lumière ? L’interrupteur ne doit pas être loin de la porte, je pense, hmm … S’il te plaît. »

Vraiment, pour l'heure, leur futur commun s'avérait plutôt incertain …

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Ven 20 Fév - 22:02

Bon, okay, bien, Bubblemachin n'était pas froussard, c’était un problème de moins. Probablement. Au moins, il n’y avait pas de froussards, ici. Personne qui n’aimait pas le noir. Bien.

Avril se mit à tapoter des doigts sur une étagère, plus ou moins consciemment, se mordillant la lèvre, également plus ou moins consciemment. Il était nerveux, anxieux, sur les nerfs, sur la pointe des orteils.  Il l’aurait nié devant Dieu même s’il avait été devant lui, mais il ne pouvait pas pour autant les faire disparaître, ces émotions. Il les connaissait toutes personnellement et n’en était pas fan du tout; il aimait les saluer lorsqu’elles passaient loin de lui. Leur taper le discute, en revanche, était une toute autre histoire. Et là, il semblait bien parti pour avoir à les occuper pendant une bonne heure.

Avec Bubble. Cool. Ahah. Ils vont s’amuser.

S’il y avait bien une chose qu’il détestait, c’était d’être enfermé, et si, en plus, l’on ajoutait dans l’équation quelqu’un d’autre, quelqu’un, qui, par exemple, le mettait immensément mal à l’aise, c’était le ponpon, la goûte d’eau qui faisait débordé le vase déjà bien, bien plein.

Alexander ne pensait pas à mal, Avril en était conscient; il n’aurait pas pu savoir qu’une simple porte fermée allait lui faire frôler la crise cardiaque, ce serait idiot et perturbant qu’il le sache, même, puisque jamais le roux n’y avait fait la moindre allusion. Il ne lui en voulait pas (enfin, si, un peu, voir beaucoup quand même, mais rien qui ne durerait plus d’une semaine), malheureusement ça n’y changeait rien.

Le garçon se demanda vaguement ou pouvait bien être fourré l’autre; assez loin, il l’espérait. Il n’y avait rien de pire que quelqu’un qui le collait dans ce genre de situations. Pas que ce genre de situations arrivaient beaucoup. Bien sûr. Bien entendu.

Mon dieu, une minute dans l’obscurité et il commençait déjà à avoir les nerfs à vif. Peut être qu’il allait en vouloir à son ami un peu plus longtemps. Se venger semblait même une très bonne idée. 

« Hm, on n’a plus qu’à attendre, j’imagine. Il ne va pas non plus nous laisser là pour toujours. »

Ah oui, très informatif, merci. Amer, Avril s’efforça de ne rien répliquer, mâchoire crispée. Non, Star ne les laissera pas ici jusqu’à ce qu’ils crèvent ou commencent à s’entre-tuer, il n’était pas aussi désespéré à ce point. En plus, honnêtement, que ferait-il sans eux, hein? Se raser la tête, probablement. L’espace d’un instant, l’idée lui arracha un petit sourire, un instant de répit.

Et puis là, un truc qui tombe à ses pieds. Avril sursauta si violemment qu’il s’en cogna la tête contre l’étagère. Merci qui? Merci Bubble! La tête rasée de le bourreau retomba immédiatement au plus bas de ses pensées.

« Tuuuu ne voudrais pas allumer la lumière ? L’interrupteur ne doit pas être loin de la porte, je pense, hmm … S’il te plaît. »

Ah, les lumières. Ca, c’était une bonne information, bien qu’Avril ne pu s’empêcher de se demander pourquoi le garçon connaissait aussi bien l’endroit. Les réponses qui firent leur apparition étaient toutes plus étranges et peu ragoûtantes les unes que les autres, et de ce fait, il abandonna son plan de distraire son propre cerveau. Il n’était pas désespéré à ce point, merci.

Il émit un léger grognement en réponse, partant à la recherche de l’interrupteur avant de se rendre compte que, s’il allumait la lumière, il allait avoir des problèmes. Multiples problèmes. L’obscurité avait ses défauts, de nombreux défauts, mais il n’empêchait qu’elle lui offrait une couverture de rêve. Il devait tirer une tête particulièrement horrible déjà, pas besoin que Bubble soit là pour le constater en plus de cela.

Obscurité -1 ; Lumière - 0

Il se mit à tâtonner sans grande conviction, histoire de faire croire qu’il cherchait vraiment, se prenant, au passage, les pieds dans le balais tombé dans la bataille, avant de déclarer, solennellement: 

« T’es sûr que c’est là, hein? J’trouve rien. »

Au fond, le noir, c’est pas si mal. On est mieux quand on ne voit pas ce qu’il se passe.

Probablement. Il ne parlait absolument pas d'expérience.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Dim 22 Mar - 4:14

Ses yeux s’habituant peu à peu à la pénombre, Bubblegom était capable de fixer ce qu’il lui semblait être la silhouette d’Avril … En même temps, quoi d’autre que le garçon pouvait se mouvoir comme ça, hm ? L’adolescent attendit donc, les bras croisés, que son compagnon de placard trouve l’interrupteur et mette un peu de lumière à leur situation … Enfin, il supposait qu’Avril cherchait l’interrupteur, comme il le lui avait demandé. Il n’en avait pas la certitude, étant donné que le roux n’avait pas ni acquiescé, ni dit quoi que ce soit de spécial … Le grognement mis à part. Mais il grognait tout le temps aussi, alors qu’est-ce qu’il devait y comprendre ? Enfin. Bon. Pourquoi aurait-il refusé, hein ?
Le suisse n’avait pas spécialement de problème avec le fait d’être coincé dans le noir, mais ça lui semblait tout de même plus sympathique de ne pas y rester … Sachant d’autant plus que rien n’empêchait l’ampoule du plafonnier de fonctionner, contrairement à celle de leurs idées. Et puis si ça les sauvait des attaques surprises des meubles et de tous les autres bidules et machins entreposaient là, ce n’était pas plus mal.


« T’es sûr que c’est là, hein? J’trouve rien. »

Bubble cligna des yeux, un poil dubitatif. Eh ? Comment ça se faisait ? Normalement, comme dans toute pièce, l’interrupteur ne se trouvait jamais trop loin de la porte … Ce qui était plutôt pratique, étant donné que c’était à ce niveau qu’on entrait et qu’on en avait donc le plus besoin. A moins que … A moins que … Non ? L’interrupteur pouvait quand même pas être dehors, si ? Hm. Quand même. Bubble n’en avait vraiment pas l’impression …
Pas que le garçon doutait des capacités d’Avril pour trouver un simple bouton mais … Il suffisait de quelques centimètres d’inattention pour manquer le bouton espéré. C’était comme se demander où se trouvait sa gomme alors qu’elle était juste sous notre main. Ou demander où était le pot de confiture alors même qu’il attendait sagement juste sous notre nez.


« Ah ? Bon, j’arrive, attends. »

Fit-il finalement, décroisant ses bras et commençant à avancer à tâtons. Ses yeux fixés en direction de ses pieds, Bubble s’obligeait à faire de petits pas, de peur qu’ils ne se prennent quelques balais, serpillères et autres qui seraient tombés lors de leur arrivée en trombe dans la pièce. Qu’il tombe n’était pas vraiment le but. Surtout que vu la taille des lieux, il y avait beaucoup de chance qu’Avril soit attrapé dans sa chute … Ce qu’il ne valait mieux pas. Vraiment pas, pensait-il.
Buuuuh. Que ça se termine vite.

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Mar 2 Juin - 17:16


« Ah ? Bon, j’arrive, attends. »

C’était un plan fantastique jusqu’ici. Jusqu’à ce qu’Avril ne découvre à Bubblegom une nouvelle nature d’Indiana Jones sans peurs ni lois. A vrai dire, vu qu’il ne connaissait pas grand chose de l’autre garçon, ça n’avait rien de si surprenant. S’il avait pu faire la découverte dans un autre endroit, à un autre moment, il aurait probablement été très impressionné et même - peut-être- un peu respectueux. Là, tout ce que cela lui inspirait, c’était la détresse et la colère. De quel droit n’avait-il pas peur? Ugh. Les gènes, pour sûr. En attendant, il était dans la mouise, puisqu’en plus de passer pour le pire des idiots, il allait aussi vite passer pour le pire des froussards dans quelques secondes dès lors que Bubble allait poser la main sur le bouton fatidique.

Il pouvait encore lui lancer un balais à la figure ou quelque chose du genre, ça ralentirait radicalement sa progression, toutefois, même pas accident, il ne se sentait pas de faire du mal au bâtard aux cheveux longs en face de lui - enfin, qu’il supposait en face de lui. Que voulez vous, il avait un trop grand coeur. Non, concrètement, le garçon ne lui avait rien fait. Et puis, si le garçon tombait et se mettait à saigner abondamment sur ses pieds, il allait avoir de gros problèmes en plus de paniquer encore plus. Bon, d’un autre côté, peut-être que son cher meilleur ami reviendrait en courant dès qui les entendrait hurler, mais… Il n’était pas près à y mettre sa main à couper.

Il devait se décider, et vite. il sentait déjà le garçon qui traficotait tout près de lui. Il pouvait lui saisir les bras et lui déclarer son amour inconditionnel, s’accroupir en lui tournant le dos tout en prétextant qu’il ne voulait vraiment pas voir sa tête ou tout simplement s’exploser lui même la tête pour que sa panique et son envie de se faire la malle ait l’air complètement justifiée. Sinon, il pouvait toujours lui tomber dessus et… Et ils pouvaient tous les deux s’éclater la tête contre les étagères en bon suicide romantique, type Roméo et Juliette sauf que Roméo est en fait Mercutio, surprise! Bref, très mauvaise idée.

Malheureusement, son temps de réflexion toucha très vite à la fin puisque, visiblement, le garçon venait de trouver la lumière et là, il n’y avait plus 36 solutions.
Il donna donc, en toute logique, un grand coup de tête à l’étagère à côté de lui, récoltant, en plus d’une bosse bien coriace, deux ou trois cartons remplis de colorations. 

100% would not recommend, hurts like a goddamn bitch.

Dans une autre vie, il avait du participer à un génocide particulièrement salaud et horrible.

En tout cas, il avait à présent une très, très bonne raison de s’accroupir les deux mains plaqués sur son visage tout en insultant le monde entier de manière à faire rougir le plus rustre des marins. mission accomplie, son ego se portait bien, mais à quel putain de prix. 


Fu ck ing  he ll.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Jeu 4 Juin - 19:06

Etant donné la taille de l’habitacle, il ne fallut pas bien longtemps à Bubblegom pour trouver le mur, puis la porte … et encore moins identifier le bouton de l’interrupteur sous ses doigts. Comment Avril avait-il fait pour le manquer ? C’était plutôt incroyable.
La lumière ne tarda donc pas à éclairer la pièce … Mais avant même que les yeux de l’adolescent ne s’habituent à cette nouvelle clarté, une nouvelle chaîne d’événements le surprirent par le vacarme qu’elle causa. Qu’est-ce qu’il venait de se passer encore ? Complètement perdu, le Bubble aux sourcils inquiets se tourna vers la silhouette d’Avril, accroupi et entouré de boîtes de produits capillaires, vociférant sans doute au nom de ses aïeux sur plusieurs générations et des divinités de toutes les religions confondues. Quel désordre ! Ce n’était plus un placard, mais bien un parcours du combattant où résidait un potentiel danger dans chaque recoin.
Bubble ne prit cependant pas plus de temps pour admirer la situation, le roux semblait à n’en point douter mal en point et il fallait donc faire quelque chose ! Son premier réflexe fut de se tourner vers la porte et de commencer à y faire tambouriner ses petits poings :


« Alex ! Aleeeex ? On a un problème ! »

Autre qu’être enfermé dans son super placard, merci. Huuu …
N’entendant aucun signe de vie de l’autre côté de la porte, Bubble poussa un bref soupir d’exaspération. Le finlandais devait être parti, ou bien occuper à faire ses trucs à l’étage, se trouver sous ses douches interminables ou encore en train de se lisser les cheveux, ce qui ne durait pas moins longtemps. Quoi qu’il fasse, en tout cas, P0rnstar ne devait pas être un mesure de les entendre : ses appels à l’aide ou même les injures d’Avril dont Bubble ne comprenait absolument rien … sans doute pour le bien de son innocence, ceci dit. Bon ! Si c’était comme ça, le suisse se voyait obligé d’agir. Il n’allait quand même pas laisser le garçon souffrir le martyr quand même. Mais que faire ?
Tentant de ne pas céder à la panique, et heureusement y voyant à présent beaucoup plus clair, Bubblegom chercha des yeux un quelconque moyen de soulager, soigner, n’importe quoi … Mais ils ne se trouvaient pas chez un infirmier non plus, donc à moins de prendre les ciseaux et les lui planter dans la cuisse pour abréger ses souffrances … Mauvaise, mauvaise idée.
Ne voyant rien qui puisse l’aider à part de la laque et du colorant arc-en-ciel, Bubble se rapprocha prudemment d’Avril, s’accroupissant à son tour à une distance respectable :


« Avril ? Tu es blessé ? Laisse-moi voir … »

Peut-être que ce n’était pas si grave que ça, et que s’il réussissait à le calmer …

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Jeu 4 Juin - 20:56


Entendre Bubble appeler (faiblement) son… peu importe ce qu’ils étaient, illumina son coeur d’une lueur d’espoir. Peut-être qu’Alex était plus sensible au charme de Bubble qu’au sien, qui sait (enfin, il était persuadé mais il se laissait l’ombre d’un doute, histoire de). 

Mais non. Leur cher ami commun resta insensible aux appels à l’aide de sa jolie princesse. Son joli prince. Peu importe. Pas qu’il ne le trouvait joli. Il avait vraiment, vraiment très mal à la tête et Alexander était vraiment, vraiment gay. Ca n’avait aucun sens. Jesus Christ. Il allait avoir mal un moment, c’était malin; comment rendre cet entrevu encore plus chiant? Eclate toi la tête! Bravo Avril! 100/100! Mais quel putain d’idiot il faisait. Parfois, il avait l’impression d’être possédé. Non, mais vraiment, sinon pourquoi diable aurait-il autant d’idées horribles qui menaient toujours à sa déchéance? Quelqu’un devait franchement le haïr là haut. Ou dans son corps. Ou peut-être tout simplement qu’il se détestait lui-même. Ahah. 
Le monde devait juste le détester, il en était certain. Ca n’était pas comme s’il ne le savait pas déjà, hein? Ca avait commencé très tôt; à peine avait il respiré sa première bouffé d’air frais qu’on grimaçait déjà en le voyant. Sympa l’accueil, n’est-ce pas. Mais ça aussi, c’était de sa faute.

Comme toujours. Idiot de Merlin.

Et en plus, bien entendu, Bubble, en bon et doux samaritain, n’allait pas lui foutre la paix, oh mon dieu non! Bon… En même temps, c’était un bon point. C’était gentil. Il en connaissait qui rirait plutôt bien de l’incident en le laissant crever (n’est-ce pas). Là, en l’occurence, il aurait largement préféré avoir ce type de personne sous la main. Ou pas. Non. En fait, il aurait préféré n’avoir personne sous la main pour faire sa gentille petite crise d’angoisse tranquillement dans son petit coin. Shit quoi.

« Avril ? Tu es blessé ? Laisse-moi voir … »

Nooon, il vient de se fracasser le crâne mais il va biiiien. Tout roule. Bien sûr qu’il est blessé, p’tain.  Il avait l’impression que son crâne allait exploser et peut-être même qu’il saignait? Ah non, c’était de la sueur, nevermiiiind. Cependant, au lieux de dire bien clairement qu’il souffrait le martyre comme il l’aurait fait en d’autres circonstances plus favorables, il se contenta d’arrêter de jurer - ça lui faisait mal au crâne de parler- tout en se recroquevillant un peu plus sur lui même, tel un enfant particulièrement boudeur.

« Non. Tout va très bien. Mêle toi de tes affaires. »

Avec un peu d’espoir, Bubble allait être effrayé par son caractère de chien et s’installer dans un coin pour jouer avec ses cheveux - et pourquoi ils étaient si longs, d’ailleurs? Ca devait être franchement chiant. Quelle idée.
Avril osa appuyer un peu plus fort sur la bosse naissante, juste pour voir; et bien sûr, le résultat fut catastrophique. Il laissa s’échapper un fantastique râle d’agonie avant de se laisser tomber sur les fesses, cachant instantanément son visage dans ses genoux. Bien, maintenant il était prêt à rester dans cette position pendant deux jours sans jamais revoir le visage de son camarade d’infortune. Absolument parfait.

L’autre pouvait juste lire des étiquettes de produits, ça l’occupera. S’il pouvait lire.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Ven 5 Juin - 0:21

« Non. Tout va très bien. Mêle-toi de tes affaires. »

Bam. A quel genre de réponse s’attendait-il ? Bien que peu surprenante, la sécheresse dans la réplique d’Avril le toucha beaucoup plus qu’il ne l’aurait voulu. Bubblegom resta donc là encore quelques secondes, un peu hébété et regardant de nouvelles portes blindées se rajouter entre lui et le jeune homme. Ce genre de situation ne lui était pas étrangère, et il lui arrivait beaucoup plus souvent qu’on ne le pensait que des gens ne l’apprécient pas … Ou plutôt, ne l’acceptent pas. Pour la simple et bonne raison qu’il était différent. Mais, Gael, on est tous différent ! Certains plus que d’autres. Pourquoi ce serait mal, au juste ?
Se rappelant cependant qu’il était important de respirer, le suisse reprit ses esprits et, sans un mot, se remit droit sur ses jambes. Mêle-toi de tes affaires. Oui, en effet, c’était un bon conseil …
Un court instant, comme à chaque fois qu’on le rejetait, Bubble aurait simplement jeté l’éponge et serait retourné voir ailleurs s’il y était, sans plus. Cependant, alors qu’il serait soudainement des poings, le garçon fut pris d’une montée d’adrénaline et de courage qui lui permirent d’articuler ce qui suivit :


« Ecoute, je voulais juste essayer de t’aider ! Mais c’est bon, d’accord, je te laisse tranquille. Vraiment désolé. »

Sa voix tremblante et teintée de colère tenta de camoufler les sanglots qui remontèrent de sa gorge à sa dernière phrase. Super. Comme d’habitude, Bubble n’était qu’un sale gamin pleurnichard et détestable. Qu’est-ce qu’il avait été bête de vouloir aider Avril aussi ! Qu’aurait-il pu faire, au juste, hein ? Lui offrir un petit bisou magique pour que toute sa douleur s’envole ? Complètement inutile.
Le garçon tourna donc les talons, enjamba quelques cartons et attrapa en chemin un paquet de rouleaux de papier essuie-tout. Il en aurait besoin, vraisemblablement. Retenant encore un peu ses larmes, Bubble éventra le plastique à l’aide de ses ongles puis attrapa l’un des rouleaux. P0rnstar ne devrait pas lui en vouloir s’il se servait, pas vrai ? Et puis, un peu plus de désordre ou un peu moins ne changerait rien à la scène chaotique. Sur cela, le suisse laissa tomber avec négligence le reste du stock et alla sa trouver une place dans un coin où il s’assit. Dos à Avril.
P0rnstar avait voulu qu’ils communiquent ? Voilà qui était gagné. Est-ce qu’une autre finalité que celle-là aurait pu avoir lieu, sincèrement ? Allez, qu’il revienne vite, voit le massacre et les laisse sortir …

Ramenant ses genoux contre lui, Bubblegom y posa l’essuie-tout où il enfouit le haut de son visage, pouvant alors commencer à se laisser aller. Sanglotant, reniflant, l’adolescent essayait malgré tout de rester le plus discret possible pour ne pas énerver encore plus son compagnon de cellule.
Oui, même à ce stade ça devait encore être possible.

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Ven 5 Juin - 1:07


« Ecoute, je voulais juste essayer de t’aider ! Mais c’est bon, d’accord, je te laisse tranquille. Vraiment désolé. »

Oh. Ca avait fonctionné. Genre, vraiment. Il entendait déjà Bubble qui faisait demi-tour et s’éloignait de lui. Juste comme ça, avec quelques petits mots secs, il avait réussi à chasser son plus gros problème. Wow, si ça, ça n’était pas fantastique! Sûrement, il aurait dû se sentir changé, plus léger, moins angoissé, mais… C’était peine perdue. Déjà, il avait toujours extrêmement mal à la tête et tout son corps tressautait et tremblait. Il se sentait faible et nu comme un vers, exposé au monde bien qu’enfermé dans un petit, petit placard et…
Le bruit d’un carton que l’on ouvre attira son attention; l’espace d’un instant, il eut l’impression que Bubble allait se jeter sur lui et lui trancher la gorge sans même savoir pourquoi. Au lieu de cela, l’instant d’après, il entendait des sanglots étouffés et ow. Il aurait encore préféré qu’on lui enfonce un couteau dans la gorge. Ca n’était pas… Il n’avait pas voulu le blesser! Oh mon dieu. S’il y avait bien une chose qu’il ne supportait pas entendre, c’était les sanglots, surtout, surtout ceux que l’on essaie d’étouffer. 
Le plus terrible, c’était d’être de l’autre côté de la porte. 

Il s’agita, le coeur lourd, tambourinant contre sa poitrine, mâchoire tellement serrée qu’il en avait mal, encore plus mal au crâne. Mais la douleur, il y était habitué, lui; ça l’aidait même. S’il se concentrait sur sa douleur, il pouvait faire abstraction du reste, ou du moins, essayer de faire abstraction du reste. Et il sait, il sait que ça n’a rien de normal. Qu’y peut-il? Il n’y a jamais rien eu de normal autour de lui.
Avril daigna relever les yeux, tourner la tête vers le dos secoué de sanglots du garçon. Il hésita, longuement, trop longuement. Il savait, il savait parfaitement que Bubble avait voulu l’aider, vraiment voulu l’aider; tout comme il savait qu’il ne lui ferait jamais aucun mal, pas comme lui pouvait le faire. C’était quelqu’un de bien, Bubble. Un mec bizarre, c’était également vrai, mais quelqu’un de bien malgré tout. Quelqu’un qu’il ne mériterait jamais de toute sa vie probablement. Le problème, ça n’avait jamais tellement été le châtain et ça aussi, il le savait, aussi bien qu’il aimerait le nier. Au fond, le problème, ça a toujours été lui.

Le roux soupira, reposa son regard sur la satané étagère qui venait de lui défoncer le crâne. Alex ne lui pardonnerait jamais s’il laissait Bubble pleurer pendant deux heures, n’est-ce pas? Du moment qu’il restait là bas, loin de lui, il n’avait rien à craindre; impossible de remarquer les tremblements, la respiration rugueuse ou encore cette sensation désagréable qui l’étranglait quand on a le dos tourné, n’est-ce pas? Il avala sa salive, difficilement.

« Pleure pas, crétin. »

Uh. Pas terrible. Sa voix était rauque comme s’il n’avait pas parlé depuis plusieurs jours; c’était mieux qu’étranglée et tremblante, il imaginait. Il appuya à nouveau sur sa bosse comme pour se donner du courage.

« Désolé, je voulais pas te brusquer. »

Enfin, si, techniquement, si, il avait voulu le brusquer. C’était le but même de la manoeuvre. Ce qu’il n’avait pas voulu, c’était les sanglots. God, qu’il les détestait, ces sanglots.

« J’vais pas t’bouffer, tu sais. »

Il avait probablement plus peur de Bubble que le contraire de toute façon. Si quelqu'un devait pleurer ici, c'était lui, mister crâne fracassé et crise d'angoisse. Non mais sérieux.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Ven 19 Juin - 20:46

Ah bah voilà. Pourquoi était-ce aussi bruyant de pleurer ? Ou, mieux, pourquoi il pleurait, tout simplement ? Dommage que son pouvoir ne lui permette pas de disparaître. C’était tellement plus facile de fermer les yeux, se boucher les oreilles et chanter des lalalala jusqu’à ce que tout se termine. M’enfin, comme ici présent ce n’était pas possible, Bubblegom entendit très clairement la remarque d’Avril ; elle le fit même sursauter. Comme pris la main dans le sac alors même que sa discrétion n’était pas vraiment des plus exemplaires, l’adolescent renifla de nouveau et frotta ses joues pour en retirer les traces de larmes. Rien à faire, malheureusement : les robinets étaient coincés.

« Désolé, je voulais pas te brusquer. »


Bubble releva doucement la tête de son oreiller improvisé, y posant son nez de toute façon bouché jusqu’à nouvel ordre. Il fixa le mur qui lui faisait face comme s’il s’était agi d’un miroir de dance où il pourrait croiser le regard de son interlocuteur. Sa réaction était inattendue, le suisse ne pouvait le nier … et relativement difficile à croire. S’il ne voulait pas le brusquer, que voulait-il alors …


« J’vais pas t’bouffer, tu sais. »

Le garçon était bien placé pour savoir que lorsque le stress pesait sur nos épaules, on avait facilement l’impression que tout était dirigé contre nous … Face à ces attaques, on devenait alors une proie facile au craquage nerveux qui nous faisait parfois faire des choses que l’on regretterait sans doute ensuite. D’accord, mais … Avril ? Comment pouvait-il regretter quelque chose qu’il faisait déjà en temps normal ; c’est-à-dire complètement dénigrer le joueur de Dream Land et être tout sauf agréable en sa présence.
Bubblegom ne comprenait pas.


« Tu-… Tu vas faire quoi alors ? »

Réussit-il à articuler entre deux hoquets. Ses larmes avaient décidé de lui laisser une petite trêve, le temps que la surprise de l’intervention du rouquin ne passe. Il sentait encore cependant que sa gorge et ses yeux lui chatouillaient, lui donnaient envie de tousser, de gémir, de souffler, d’être bruyant. Non, il fallait qu’il réussisse à se calmer.
Après un énième frottement de ses yeux, l’adolescent continua :


« Pourquoi tu es comme ça ? »

Avec cette question, Bubblegom ne faisait bien sûr pas seulement référence aux derniers événements, au simple cri qui avait percé ses défenses fragiles. Il pointait Avril tout entier, sur sa manière d’être avec certaines personnes comme lui, par exemple … Oui, il ne pensait pas être le seul quand même. Qu’on lui explique, il devait bien y avoir quelque chose qui ne se résumait pas à « Ta tête me revient pas » … Pas vrai ?

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Lun 20 Juil - 16:57


S’excuser n’était pas un réflexe naturel pour Avril comme s’aurait pu être pour d’autres. Il trouvait rarement qu’une situation, bien qu’il soit en faute, impliquait des excuses. Bien sûr, ça arrivait, ça arrivait toujours; mais faire pleurer quelqu’un, en général, ça n’avait rien de spécifiquement alarmant à ses yeux. Pas de sa faute si l’autre est hyper sensible aussi, hein. Rien à faire. D’habitue il part et point à la ligne, salut les potes; sauf que là, ben. Il peut pas partir. Et ça, ça c’est vraiment chiant et il n’arrête pas de pleurer, Bubble.
Wow, Avril ne se pensait pas si horrible à ce point, franchement. Certes, il était désagréable, il le savait, c’était ainsi, mais tout de même. Il n’avait jamais eu l’impression d’être carrément effrayant, surtout envers Bubble. Comme quoi, la tolérance est vraiment une question de personne. En attendant, c’était pas Bubble qui avait peur du noir et des placards, hein.

Putain de placards. Il plante ses ongles un peu plus fort dans ses bras, toujours recroquevillé sur lui même dans une faible tentative de se rassurer. Futile, bien sûr. Avril avait toujours été médiocre quand il s’agissait de calmer ses nerfs.

L’autre garçon semblait au moins aussi bon à calmer ses pleurs puisqu’il continuait d’hoqueter, même en tentant de communiquer.

« Tu-… Tu vas faire quoi alors ? »

Euh. Pas le manger, c’était certain. Avril n’était pas cannibale, c’était une certitude et il pensait que cette information était à la portée de tout le monde. Sinon, il comptait rester dans son coin et ruminer jusqu’à ce qu’on lui ouvre. Peut-être essayer d’éviter de faire saigner ses bras au passage. En tous les cas, aucun de ses plans n’incluaient, à l’origine, Bubble. Jusqu’à ce que, bien sûr, celui-ci, de toute bonté, essaie de lui venir en aide. Incroyable ça. Tant de civilisation en ce garçon. Incompréhensible. Il le détestait.

« Pourquoi tu es comme ça ? »

Recroquevillé, ou… Probablement en général. Ca lui ressemblait bien, à Bubble, les questions philo. Il semblait croire que tout le monde était naturellement doux et gentil et que parfois des événements pourrissaient la personne. Eh bien non, désolé. Ca ne se passe pas toujours comme ça. 
Avril grogna, enfonçant son visage entre ses bras pour essayer de calmer sa toute nouvelle migraine qui n’allait pas en s’arrangeant. Que des questions auxquelles il ne voulait pas répondre. De plus, malheureusement, il doutait qu’un ‘je vais pas bouger’ et un ‘parce que’ suffirait à satisfaire le garçon, et s’il était plus brusque, il risquait la nouvelle crise des larmes et oh mon dieu non, il ne voulait pas ça. Il se remit donc à fixer le mur, laissant s’échapper un soupire tandis qu’il se remuait les méninges pour des réponses appropriées. 

« Comme ça quoi? Désagréable? Méchant? Les gens sont comme ça, c’est tout. Il n’y a pas de raisons à tout. »

Il est né comme ça, non? Détestable, vile, pourri.

« Je vais rien faire, et tu ne vas rien faire. On va attendre, sortir d’ici et voilà. »

Parce que Star n’allait pas les laisser moisir ici, c’était une certitude; il avait trop besoin de leur compagnie, après tout. Aucun des deux n’était remplaçable. Du moins, il espérait ne pas être remplaçable; stupide espoir, vain et irréaliste. On peut toujours le remplacer. 

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Mer 5 Aoû - 19:06

Bubblegom tendit l’oreille … mais ne reçut pas plus que ce qu’Avril avait toujours eu bien voulu lui donner. Il ne s’attendait pas non plus à un flot de confidences qui allait miraculeusement les aider à se rapprocher et se faire s’enlacer virilement pour fêter leur amitié naissante … Ça aurait été totalement surréaliste, pour tout avouer.
Alors sans être outré, déçu ou quoi que ce soit, Bubble ne laissa pas le temps au silence de retomber. Il inspira un bon coup et arracha l’une des feuilles d’essuie-tout de son rouleau, avant d’y plonger son visage et s’y moucher. Cependant, il ne s’arrêta pas là. Bougeant ses jambes et s’aidant de ses bras, le garçon changea sa position afin de pouvoir remettre Avril dans son champ de vision. Celui-ci était en fait toujours assis, adossé contre un mur et le visage caché par ses genoux.
Quelle insolence après les paroles du rouquin ! Pourtant, Bubble n’avait pas envie de ne « rien faire ». Il n’avait plus envie de se taire. Drôle de pouvoir qu’avait ce placard. Faisant donc comme si la phrase d’Avril s’était arrêtée sur son idée qu’il n’y avait pas forcément de raison à tout, Bubble reprit :


« Tu le penses vraiment ? S’il n’y a pas de raison, alors pourquoi tu ne l’es pas avec tout le monde ? Et puis, je suis désolé, mais je n’y crois pas, moi. Tu ne peux pas être méchant comme ça ! Ça peut être juste parce que ça te procure du plaisir, ça peut marquer ta supériorité, ou alors c’est juste parce que tu n’es pas d’humeur, que tu n’aimes pas la personne, ou encore que tu as envie de te … protéger ? »  

Ou de protéger autre chose. Que de prétextes pour qu’une carapace de colère se construise tout autour de nous, durcissant nos traits ainsi que les relations que l’on entretient avec les autres.
Le plus incroyable dans tout ça, en passant, c'est que ça marchait avec toutes les manières d'agir. Pas juste pour « être méchant ».

Si l’adolescent avait toujours la gorge enrouée et les yeux embués, l’on pouvait voir qu’il avait pris un peu plus en assurance. Il n’avait pas à avoir peur de quoi que ce soit, et c’était peut-être vraiment le moment pour eux de discuter un peu. Il ne pensait pas du tout que ça pouvait mal finir – de toute façon, comme si leur situation actuelle pouvait empirer ? A moins qu’Avril n’ajoute de la violence physique à ses piques acerbes … Non, il ne ferait pas ça.
En tout cas, voilà. Non, il ne croyait pas en une quelconque théorie du destin où l’on naîtrait et continuerait d’être l’individu qu’une quelconque force aurait décidé qu’on serait totalement par hasard.


« Je … je pense que tout le monde évolue … Il y a nous, au départ, puis tout ce qui se passe autour … La famille, les amis, les moins amis, toute sorte d’événements qui fait que l’on est comme on est. Moi, par exemple, j’aurais pu être une toute autre personne si je n’avais pas vécu … avec … »

Et voilà, c’était reparti.

Bubblegom déchira un nouveau morceau de papier et s’en couvrit les yeux. Une seule pensée vers eux et les larmes reprenaient le dessus automatique. Incroyable. Le garçon avait tenté de s’habituer au sentiment de manque, mais ça lui faisait toujours autant mal à la poitrine. Pourtant, il savait aussi qu’il devait rester fort car ce n’était pas le seul pour qui le monde réel manquait cruellement …
L’auteur de toute cette mésaventure, par exemple. Et … Avril, peut-être ?

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Mar 18 Aoû - 15:13

Eeet bien sûr, Bubble n’allait pas lâcher le morceau si facilement. Avril le connaissait assez pour savoir cela, bien que, évidemment, cela ne l’empêchait pas d’espéré. Peut-être bien qu’il aurait dû le laisser chialer; au moins, quand il avait peur de lui, il lui foutait la paix.
C’est pas… Il se doutait que le garçon avait de bonnes intentions, comme toujours - merde, ça le rendait malade ce genre de personnes, trop bon, trop con - mais ça n’arrangeait rien, rien du tout, au contraire. Il aimerait bien que les gens arrêtent ça, arrêtent de prétendre qu’ils en ont quelque chose à faire. S’il veut être désagréable, laissez le l’être, sérieux.

« Tu le penses vraiment ? S’il n’y a pas de raison, alors pourquoi tu ne l’es pas avec tout le monde ? Et puis, je suis désolé, mais je n’y crois pas, moi. Tu ne peux pas être méchant comme ça ! Ça peut être juste parce que ça te procure du plaisir, ça peut marquer ta supériorité, ou alors c’est juste parce que tu n’es pas d’humeur, que tu n’aimes pas la personne, ou encore que tu as envie de te … protéger ? »

Avril eu bien envie de grogner de désespoir, mais le son resta coincé par la boule qui lui occupait la gorge - putain d’anxiété. Il s’efforça à respirer le plus calmement qu’il ne pouvait, ongles plantés dans sa la chaire de ses bras. C’était la même chose, toujours la même chose. Et le pire, le pire de tout c’est qu’il pouvait pas partir, putain. Il pouvait pas fermer la porte si elle était déjà fermée et merde, merde quoi; ils ne doivent pas savoir, ils ne peuvent pas. Est-ce qu’il devrait être méchant avec tout le monde? Est-ce que s’isoler était la solution? Peut-être qu’il devrait tout arrêter.
Aller, aller, respire, ferme les yeux, serre les poings, ça va passer; ça passe toujours.

« Je … je pense que tout le monde évolue … Il y a nous, au départ, puis tout ce qui se passe autour … La famille, les amis, les moins amis, toute sorte d’événements qui fait que l’on est comme on est. Moi, par exemple, j’aurais pu être une toute autre personne si je n’avais pas vécu … avec … »

L’ironie de la chose l’en fait presque rire malgré lui; ah, la famille, les amis, hein. Etrange comme cela avait pu aussi bien réussir à l’un et rater l’autre. L’un en pleure d’émotion positive, l’autre ressent l’envie de se planter un ciseau dans la jambe pour se distraire des pensées. Avril se demande comment est la famille de Bubble, si elle lui manque, si ce sont vraiment des gens biens? Une chose est certaine, si Merlin avait commencé à s’habiller et se comporter comme Bubble, ça n’aurait pas eu la même importance pour sa famille. 
Alors il a un peu raison, le pleurnichard, sans doute, mais l’un n’empêche pas l’autre. S’il était pourri au départ, qu’est-ce qu’il pouvait bien être maintenant.

Il écouta en silence l’autre garçon renifler dans son coin sans daigner bouger un muscle, tentant à peine de déglutir. Peut-être que s’il restait silencieux, Bubble oublierait complètement sa présence et - ou - arrêterait d’essayer de lui faire la conversation. Avril n’avait pas envie de parler, de ça ou de quoi que ce soit d’autre. Tout ce dont il avait envie, c’était pour son coeur de se calmer, sa tête d’arrêter de lui faire mal et pour cette putain de boule de disparaître. Ah, et si ses yeux pouvaient redevenir secs, il n’en serait pas mécontent.

Avril renifla à son tour.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Sam 29 Aoû - 15:00

Aucune réponse.

Après s’être essuyé les yeux, Bubblegom sortit son nez de son mouchoir pour regarder Avril. Le garçon n’avait pas bougé d’un pouce, et n’avait pas l’air de vouloir réagir … L’adolescent attendit tout de même encore un peu. Peut-être parce qu’il n’y avait que ça qu’il pouvait faire ? Attendre ? Il ne pouvait bien entendu pas l’obliger à répondre, après tout. Et Avril profitait allègrement de ce fait. Pourtant … Pourtant … n’était-ce pas là un reniflement qui venait de casser le silence ? Et pour une fois, ça ne venait pas de lui. A cause de la surprise, Bubble resta coi encore un moment. Quoi ? Que ses paroles avaient eu un tel effet sur lui était bien la dernière chose auquel il aurait pensé. Enfin, était-ce vraiment seulement dû à son long monologue ou bien à toute la situation ? Quoi qu’il en soit, il lui semblait clair qu’il n’était pas dépourvu de culpabilité dans cette histoire.
Oh non … Ce n’était pas ça qu’il voulait, bien sûr … Mais que faire ? Ce n’était pas le moment de tout envenimer. Encore.


« Avril … Pardon … Je me suis montré un peu trop curieux, je … J’ai compris, désolé. »

Le garçon déglutit, se frotta la nuque. Curieux, il l’avait toujours été et, c'était pas faute de souvent le lui répéter, c’était un vilain défaut. Comprendre pourquoi, tout ce qui l’entourait … ça lui semblait important, au point d’en oublier que, parfois, certaines choses préféraient rester cachées. Que tout n’était pas à dire au premier venu un peu insistant.

« Je ne t’embêterai plus. Je sais ce que tu penses de moi mais … Mais si tu te sens de vouloir parler, il ne faut pas hésiter. Pas maintenant, quand tu veux … ça fait du bien de parler, je te l’assure. Et je ne suis pas là pour te juger ou t’ordonner quoi que ce soit, je ne pense pas être bien placé pour ça, donc tu fais comme tu veux … Mais … Voilà … »

Bubble termina donc là-dessus. Faisant la moue, il chercha comment se positionner de nouveau. Il était déjà convaincu que plus aucun échange n’allait être possible à présent, Avril renfermé sur lui aussi solidement qu’une huître. Comme convenu depuis le début, ils attendraient simplement le retour de P0rnstar, pas vrai ? Qui ouvrirait la porte et les verrait, chacun dans leur coin. L’un recroquevillé, et l’autre à présent adossé au mur, serrant contre son cœur son rouleau d’essuie tout.
Hm. Il espérait qu’il viendrait rapidement. Depuis combien de temps étaient-ils là, d’ailleurs ? Bubblegom était patient et ne pensait pas avoir à craindre de quoique ce soit … Mais il s’inquiétait beaucoup plus pour Avril.
Posant son crâne contre l’autre mur à côté de lui, Bubble leva les yeux vers le plafond et commença à y fixer un coin.

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Dim 29 Nov - 14:57


Dans son planning des choses à faire, il n’y avait définitivement pas « avoir une crise d’angoisse devant Bubble » d’écrit; et pourtant, c’était bel et bien ce qui était en train de se passer. Une superbe crise d’angoisse dans toute sa splendeur tandis que l’autre parlait derrière son dos à ne plus en finir. C’était sûrement très émotionnel et plein de bonnes intentions, toutefois Avril n’avait pas le loisir de pouvoir se poser autour d’un thé et l’écouter lui dire les raisons de son mal-être avec professionnalisme puisque pour l’instant, la seule chose qu’il entendait clairement, c’était les battements de son coeur. C’est toujours bien de savoir qu’on est en vie. 


Ca avait commencé bien gentiment, une grosse angoisse d’être enfermé dans un placard, point bonus parce que c’était avec quelqu’un. Et puis il y a eu l’angoisse de faire une crise d’angoisse devant quelqu’un, et bien sûr, les souvenirs y étaient pour quelque chose. De toute façon, Avril était toujours le meilleur lorsqu’il s’agissait de foutre encore plus la pression, s’en était presque une maladie chronique. Dès qu’il perdait un peu les rennes, le reste lui glissait des doigts avec une facilité déconcertante. Les gants à crampon devenu lisses par le temps ne sont pas une grande aide. Respire, respire, tu vas pas clams là. Personne n’est mort d’une crise d’angoisse. Sûrement.

Difficile de ne pas faire de bruit lorsque l’on s’étouffe à moitié sur sa respiration. Vision brouillée, floue, doigts tremblants, moites, s’enfonçant douloureusement dans sa peau - la douleur aide parfois-, respiration laborieuse, nausée. L’incontrôlable envie de se jeter par une fenêtre rien que pour avoir un peu d’air frais; dans une pièce confinée, il avait l’impression de mourir.

Doucement, très doucement, il pose une main sur son coeur comme si une caresse pouvait le calmer. Il serre. Ca ne pouvait plus durer bien longtemps, le silence. 



« Umh, euh, Bubble. »



Sa voix est chevrotant, rauque, mais il est déjà bien heureux de la trouvée. Il n’a pas trop le choix et il préfère encore que le garçon l’entende de vive voix plutôt qu’il ne se mette à paniquer, ce qui n’arrangerait pas la situation. Et puis, sur l’échelle des vérités, la crise d’angoisse était basse; même son demi-frère savait à propos de ça. 



« Okay, eh. Ahah. Ok. Pfioou. Ne panique pas. »



Parce que clairement, deux personnes paniquant en même temps, ça n’allait pas beaucoup aider. Pas de panique, tout va bien, il s’étouffe juste à cause de cette putain de boule dans la gorge. 
Il se retourne, lentement, avant de se laisser tomber par terre complètement et s’adosser au mur. Son regard ne trouve pas Bubble, mais il ne trouve pas grand chose d’autre de toute façon, à part une grosse lumière qui lui éclate les yeux. Ouch.
Il continue, son discours saccagé par sa respiration.


« Je fais une… une crise d’angoisse, genre là. »

Au cas où il n’aurait pas compris ce que sa main fait à trembler tout en serrant son t-shirt. Certains ne connaissent pas ça - beaucoup de gens, en fait- et Avril les envie énormément. Ca n’est pas qu’il en fait si souvent que ça, toutefois le peu qu’il en fait lui suffit amplement. Ca n’est pas la chose la plus agréable au monde.



« Donc, euh. Voilà. Ca va se calmer. Je crois. »



Et c’est pour ça que les larmes roulent sur son visage, okay. Trop d’angoisse. Définitivement pas pour autre chose. 

Et peut-être qu’il y a un peu de peur.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Dim 17 Jan - 21:13

« Umh, euh, Bubble. »

Décidément. A peine s’installait-il que …
Beaucoup trop surpris par la prononciation de son pseudonyme, l’interpellé ne fit qu’à peine attention au timbre étrange de la voix d’Avril. Bubble tourna juste la tête dans sa direction, les sourcils haussés …


« Okay, eh. Ahah. Ok. Pfioou. Ne panique pas. Je fais une… une crise d’angoisse, genre là. »

… Que quoi ? Pardon ? Commençant enfin à comprendre que quelque chose n’allait vraiment pas, cette fois-ci, Bubble ne sut cependant que cligner des yeux, dubitatif. Une crise d’angoisse, avait-il dit ? Et le suisse supposait que ce n’était pas juste un petit pic de stress normal. Il voyait à peu près le concept mais n’avait jamais eu affaire avec en pratique. Est-ce que c’était un symptôme de claustrophobie ou … Enfin, pas le temps de se plonger dans le théorique, il fallait agir, non ?

« Donc, euh. Voilà. Ca va se calmer. Je crois. »

Il croyait. Sérieusement. Nom de Dieu, quelle journée.
Comment pouvait-il rester calme alors que son interlocuteur semblait au bord de la mort ?


« Euh … D’accord. »

Fit-il simplement, tellement perdu qu’il en avait presque l’air indifférent. Malheureusement, à l’intérieur, les questions se bousculaient au portillon et rien de constructif ne pouvait en être tiré. Que faire ? Que faire ? Avril lui avait dit de rester calme, ça, d’accord. Ensuite, que ça allait passer, ça, hm… Comment dire ? Il espérait que ce soit vrai. Pourtant, le suisse ne se voyait pas rester là sans bouger à admirer le spectacle. Il devait bien y avoir quelque chose à faire, quand même !
Il pourrait retenter d’appeler P0rnstar à l’aide, mais tambouriner sur la porte ne risquerait pas d’angoisser encore plus Avril ? Mieux valait ne pas essayer. Roh, et puis, P0rn ! Son ami n’avait pas pensé à ce genre de risque ? Qu’est-ce qu’il pouvait bien fou… faire, là. Bon, il le taperait plus tard. Pour l’instant, pensons à autre chose.
Les crises d’angoisse, ce n’était pas pour ça que certaines personnes ont besoin de souffler dans un sac en papier ? Mais rien de telle autour de lui qui s’en rapproche de près ou de loin. Respirer … Avril avait du mal à respirer. Lui donner de l’air ? Plutôt ironique pour le coup. Bubble, grâce à son pouvoir, pouvait très bien voir où se trouvait l’air salvateur. Mais l’utiliser ? Haha. Pas de chance. Il allait falloir user des méthodes traditionnelles. On n’était jamais mieux servi que par soi-même, hein.

Se relevant doucement, le cerveau anesthésié par la situation, Bubblegom tendit la main vers le carton le plus proche et en déchira l’un des bords d’un coup sec. Son éventail de fortune en main, il se rapprocha prudemment d’Avril et commença à agiter sa planche cartonnée en direction de son visage.
Le suisse déglutit, prit une inspiration par le nez tout en ne cessant d’éventer le rouquin avant de lui parler sérieusement à voix presque basse :


« Dis-moi si je peux faire quelque chose … »

Je suis là. Je suis là. Tout va bien se passer. Juré.

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Dim 9 Avr - 15:23


La petite réponse de Bubble était bien assez pour lui. Au moins, il n'avait définitivement pas l'air paniquer, ni même vraiment concerné, alors c'était bien, c'était ok. Il… Il allait s'en sortir tout seul, il avait l'habitude. C'était bien l'une des seules choses auxquelles il était bon, vraiment bon. Il avait eu de la pratique, ceci dit. Respire profondément, compte à l'envers de 10 jusqu'à 0, répète encore et encore jusqu'à ce que ça se calme. Tout va bien se passer, la porte n'est pas fermé à vie, Bubble ne va pas l'agresser violemment, ou sous une quelconque forme, et il va pas mourir. 10… 9…

Il n'y voit rien. La lumière était pourtant allumée. Ah, les larmes, bien sûr. Il aimerait bien arrêter de chialer, aussi, ce serait cool. Il ne pleure jamais. Il renifle, ferme ses yeux, de toutes manières inutiles, serre un peu plus la main sur son coeur. Il n'entend pas Bubble bouger, ni le déchirement du carton, et il ne réalise qu'après quelques longues secondes qu'il est en train de l'éventer. Ca l'en fait presque sourire. Bien sûr qu'il penserait à ça, c'était tout à fait son type. 8… 7…

« Dis-moi si je peux faire quelque chose … »

Il l'entend, cette fois, la voix basse du garçon. Il est soudain si près, forcément qu'il l'entend, malgré son coeur et son hyperventilation. L'air sur son visage lui fait du bien, un peu, mais ça lui rappelle également qu'il est en train de chialer comme un gosse juste en face de quelqu'un et c'est franchement pas du tout ce qu'il veut. Il pouvait compter sur une seule main le nombre de personnes qui l'avaient vu pleurer, et encore, tous les doigts n'étaient pas utilisés. Ca l'inquiétait, bien sûr, surtout que ce soit Bubble, parce qu'il savait que Bubble allait essayer de lui parler comme un psy et il ne voulait pas ça, mais en même temps… En même temps, c'était mieux que ce soit lui que quelqu'un d'autre, sans doute. Il avait l'air d'être un type qui n'en parlerait à personne. Ce serait bien.

Et peut-être que c'était mieux de ne pas être seul, tout le temps.

6… 5… Avril sent l'air revenir dans ses poumons, un peu plus à chaque longue respiration. Il se sent un peu léger, et son cerveau n'est définitivement pas assez oxygéné, sinon sa main n'aurait pas quitté sa place sur sa cuisse pour attraper le genoux de son interlocuteur, et il n'aurait pas, d'une voix tremblante, demandé:

« Est-ce que tu peux me tenir la main? »


Non, clairement, pas assez d'oxygène.

_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Jeu 27 Avr - 11:11

Pour s'aider à dédramatiser la situation et rester calme, Bubble se dit intérieurement que le milieu de la santé ne serait définitivement pas fait pour lui. A son âge, les questions d'orientation et tout ce tralala étaient d'actualité, mais il ne savait jamais trop quoi répondre et ne voulait pas tant que ça y penser, encore. Cependant, maintenant, le suisse pourrait au moins assurer ça. Infirmier ? Docteur ? Être toujours dans l'urgence d'une situation avec la possibilité que l'autre s'effondre dans ses bras ? Ha ha ha, pas moyen. Il laissait ça à plus compétents. Une fois, comme ça dans l'année, lui convenait mais en faire son quotidien, non non non. Et les patients n'en seront que plus heureux, eux aussi. Il pensait.
Pourtant, l'adolescent ne manquait pas de bonne volonté. S'il lui assurait que ça pouvait le faire sentir mieux, Avril aurait très bien pu lui demander de se mettre à faire le poirier en chantant que Bubble s'y serait mis sans poser de question. De la même façon, là, il n'eut même pas la possibilité d'être surpris ou quoi :

« Est-ce que tu peux me tenir la main ? »

Tout de suite.
Agitant toujours l'éventail en carton d'une main, Bubble en libéra une autre pour serrer celle qu'Avril avait posé sur son genoux.
Le garçon n'était pas du genre à être gêné de ce genre de choses ; les contacts, les étreintes viriles ... Alors même s'il avait eu les idées plus claires et que la situation n'avait pas paru si urgente, il n'aurait pas questionné plus que ça. Avril ou pas. Il en avait besoin, c'était tout ce qui importait.

Mais, à priori, ça avait l'air d'aller mieux ? Sa respiration, en tout cas, semblait s'être un peu calmée. Ils tenaient le bon bout, tout irait bien ! Ahhh. L'idée de frapper P0rnstar pour se défouler lui revint en tête. Depuis le temps que le garçon n'arrêtait pas de penser à lui, c'était vraiment le moment pour qu'il apparaisse !
Jusque là, il n'arrêterait pas ses efforts.
Est-ce que Avril aimait les crêpes ?


Ayayaya :
 

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Avril


Holy Sword

Holy Sword

avatar

Messages : 50
Date d'inscription : 30/03/2014
Localisation : Holy Sword

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Lun 26 Juin - 18:03


La main de Bubble trouve immédiatement la sienne, la serre, et Avril oublie un peu qu'il est dans un placard. C'est plus rassurant qu'il ne l'aurait cru, d'avoir quelqu'un à ses côtés dans ce genre de situations, même si, d'habitude, c'est les gens qui provoquent ce genre de problèmes. Il ne sait pas ce qui est différent. Peut-être que c'est Bubble. Il y avait quelque chose chez le garçon qui, lorsqu'il arrêtait de le combattre, le faisait se sentir un peu mieux. Une bienveillance naturelle qu'Avril ne connaissait pas. Il lui rappelait leur ancienne femme de ménage, la seule en qui il avait eu assez de confiance lorsqu'il était plus jeune et plus vulnérable. Bubble n'avait pas l'air d'être quelqu'un qui allait se moquer de lui, ou raconter immédiatement ce nouveau gossip alléchant au premier venu, pas même P0rn. Du moins, il avait bon espoir que ce soit le cas. Il adorait P0rn, vraiment, c'était un pote marrant et cool, mais il avait bien trop peur de sa réaction pour lui dire quoi que ce soit. Il n'était pas prêt, et il ne le serait sans doute jamais vraiment; il y a des choses qui sont mieux enterrées à tout jamais.

Sa respiration lui revient peu à peu. Il déloge un peu sa main du genoux de l'autre pour prendre mieux sa main, glissant lentement sa palme sur la sienne, peu soucieux qu'elle soit moite et probablement peu agréable au toucher. Il continue de compter, redémarre plusieurs fois le décompte, lentement mais sûrement. 10, 9, 8, 7…
Tout est calme autour d'eux, le son rythmique de l'éventail improvisé l'aidant à se focaliser sur ses respirations. Les larmes se sont arrêtées de couler, c'est un gros progrès. Il n'est pas certain du temps qui a bien pu passer depuis le début de sa crise, mais ça ne peut pas être plus long qu'une quinzaine de minutes ou P0rn se serait peut-être déjà alarmé. Ou pas, d'ailleurs, il n'a aucune idée de combien de temps il comptait les laisser pourrir dans son placard de merde. 6, 5, 4, 3…
Il a la vague impression de compter pour le nouvel an et que, lorsqu'il va ouvrir les yeux, Bubble va lui sourire et lui souhaiter une très bonne année, et ça le fait un peu sourir d'y penser. Il ouvre les yeux. Bien sûr, son imagination n'est pas réelle, mais le visage de Bubble, les sourcils légèrement froncés par l'effort, est assez pour l'apaiser. Il n'y aurait jamais cru, qu'un jour il puisse être apaisé par la présence de quelqu'un, mais les expériences changent un homme, il paraît. 2, 1, 0.
Il tente de lui adresser un sourire, serre un peu plus sa main dans la sienne.

"Merci."


_______________
― Fuchsia
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bubblegom


Bubble
Bubble

avatar

Messages : 287
Date d'inscription : 29/10/2013

MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   Dim 16 Juil - 17:44

L'atmosphère était comme surréaliste et Bubble ne faisait plus attention au temps, ni à rien. Sa tâche était ici plus importante et c'était sur elle que se focalisait son cerveau embrouillé. L'éventail de fortune ainsi que les respirations d'Avril donnait un rythme à leur situation, et le garçon en profita pour se mettre à compter dans sa tête. Pas un simple compte à rebours, mais plutôt comme des pas de danse. Un, deux, trois, un, deux, trois, quatre ...

« Merci. »

Finalement, ce simple mot posé comme un rideau qui se refermait tout doucement réveilla Bubble de sa torpeur. Ses yeux s'ouvrirent en grand, se mirent à fixer Avril pour se rendre compte que c'était bien réel. Le voir sourire acheva de faire exploser la vague d'émotion qui vint le noyer et balayer la pression dans le même temps. Il aurait pu hurler mais, heureusement, il n'en fit rien. Pour si peu ! Il avait réussi à être bien calme jusque là, ce n'était pas le moment de tout lâcher.
Pourtant, ses jambes ne l'entendaient pas de cette oreille. Pliées dans leur position depuis tout à l'heure, elles enclenchèrent enfin la sonnette d'alarme de leur fatigue et fit perdre son équilibre au jeune Bubblegom. Dans un petit cri de surprise, il tomba en arrière et pas bien violemment. Tout allait bien.
Riant doucement de sa maladresse, il se redressa et se mit dans une position un peu plus confortable pour étendre ses jambes tremblantes et laisser le sang y circuler. Jusque là, il n'avait pas encore lâché la main d'Avril mais avait retrouvé le sourire.
Et comme il aimait parler, le garçon reprit dans l'optique aussi de détendre l'atmosphère :

« Ahhh ... P0rn, ce- ce-... Petit ! Il aurait dû penser que ça arriverait, quand même. C'est pas cool. On va le gronder et le priver de peigne, après ! »

C'était bien entendu une plaisanterie. Le priver de peigne était un courroux bien trop intense pour le pauvre finlandais. Il n'en survivrait peut-être pas.
Mais, d'un autre côté, Bubble pensait qu'il aurait dû être courant pour son ami, non ? D'accord, si ça n'arrivait pas tous les jours non plus, on pourrait éventuellement penser qu'il avait omis le détail. Mais, ah !

_______________


“And I don't know where it's going, Or what it will do.
And I try to control it, But control is what I lose.
You got my blind heart holdin' onto you.”
#984048
Autres comptes : ; ; ; ;
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé







MessageSujet: Re: Are we out of the woods yet?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Are we out of the woods yet?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» The Cabin in the Woods

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: ❝ Holy Sword :: Les rues commerçantes.-