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 Shalott ▬ « Je suis le masque et la peau. »
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Shalott


Nouvel Arrivant

Nouvel Arrivant

Shalott

Messages : 1
Date d'inscription : 18/01/2015
Localisation : Dans ta chambre.

Shalott ▬ «  Je suis le masque et la peau. »  Empty
MessageSujet: Shalott ▬ « Je suis le masque et la peau. »    Shalott ▬ «  Je suis le masque et la peau. »  I_icon_minitimeDim 18 Jan - 19:30


❝SHALOTT


✗ Comment tu t’appelais ?
Isabella Ballantine.
✗ Tu as choisi quel pseudo ?
Shalott.
✗ Tu as quel âge en fait ?
25 ans ; 27 ans. {13/05/00}
✗ Tu viens d'où ?
États-Unis, Californie.
✗ Tu veux aller sur quelle île ?
Holy Sword.
✗ Tu fais quoi dans la vie ?
...
✗ T'es un super-héros ?
...
...



» Mémorisation Physique.



✗ La couleur de tes yeux de biche ?
Aux trois-quarts japonaise, Shalott n'avait que peu de chances d'hériter des yeux bleus de son grand-père ; la génétique l'a sans surprise parée d'yeux noirs et bridés, aux cils trop fins toujours épaissis par une bonne dose de maquillage. Typiques de ses origines, sans rien de particulier – si ce n'est une très bonne vue qui lui a depuis toujours évité les lunettes.

✗ Et celle de tes cheveux au vent ?
Très longs, les cheveux de jais de la jeune femme lui arrivent facilement à mi-cuisses lorsque détachés – ce qui, pour des raisons pratiques autant qu'esthétiques, arrive rarement pour ne pas dire jamais. Elle en prend grand soin, passant de longues minutes chaque jour à les laver, les soigner, les brosser et les coiffer de sorte à ce qu'ils compliment son visage sans lui donner des airs de sauvage. Ou, plus probablement, d'esprit vengeur tout droit sorti d'un film d'horreur asiatique (malheureusement, ça ne l'empêche pas d'en faire des imitations très réussies les lendemains de soirées trop arrosées).

✗ Tu sens la rose ou tu pues le yack ?
Très attachée à son apparence et l'image qu'elle renvoie, autant à son propre miroir qu'aux yeux des autres, Shalott ne sort jamais sans se parfumer. Ses shampooings sentent bon, son gel douche sent bon, ses soins sentent bon, ses déodorants sentent bon et elle fait en sorte que le tout reste naturel, discret et plaisant sous une légère touche de parfum. Tant que c'est doux et un peu sucré, ça lui va.

✗ Taille & Poids ?
Encore et toujours damnée par les gènes de ses pauvres parents, la jeune femme fait tout juste un mètre soixante et a vite compris qu'elle devrait s'en contenter. Ça ne l'empêche pas de maugréer lorsqu'elle pose les yeux sur les jambes immenses de mannequins dans des robes qui ne lui iraient jamais, mais elle a appris à faire avec ; les talons hauts sont ses amis et hormis occasions spéciales, elle ne sort jamais à plat. Marcher sur des aiguilles de vingt centimètres ne lui pose aucun problème et n'enlève rien à la grâce et la souplesse de sa démarche.
Petite baguette toute mince, Shalott n'a jamais été bien lourde : atteindre les cinquante kilos est pour elle un exploit, et il faut dire qu'elle ne l'accomplit pas bien souvent. Ses jambes sont très fines, ses bras aussi, et les quelques plis qui peuvent apparaître sur son estomac lorsqu'elle s’assoit sont plus dus à un léger manque de tonus qu'à des kilos en trop. Prendre du poids n'a jamais été facile pour elle ; en un sens, ça l'arrange.


✗ Signe distinctif ?
Quoi qu'indéniablement très belle, la demoiselle a une silhouette qui pourrait poser question si elle ne choisissait pas très judicieusement ses vêtements. Fine de partout, elle a en effet des hanches étroites qui suivent une taille assez peu marquée – et tout à coup il y a sa poitrine, et le reste n'a honnêtement plus grande importance. Étant donné sa minceur, elle attire tous les regards sans le moindre mal ; suivant ses tenues, il arrive qu'on ne voit que ça. C'est lourd, ça peut faire vulgaire, mais elle les aime et elle y tient.
Et aussi naturels semblent-ils, il y a plus de chirurgiens habiles que de Dieux à remercier pour cela.
De la même façon, ses dents sont juste parfaites ; d'un blanc éclatant, sans le moindre défaut, parfaitement alignées. Ses ongles sont un peu longs sans limiter ses mouvements, décorés de motifs différents suivant les jours et l'envie.
[...]



» Analyse cérébrale.



✗ On n'est pas parfait hein ?
Égoïste ▬ Inconsidérée ▬ Fainéante ▬ Maniaque ▬ Chiante.

✗ Mais on gère la fougère ?
Gentille ▬ Généreuse ▬ Belle ▬ Observatrice ▬ Aimable.

✗ Tu préfères les garçons, les filles, les deux, les chatons ?
Elle aime les d****.

✗ Moi j'ai un rêveuuuh ?
Devenir Miss Monde.

✗ T'as peur de quelque chose ?
Devenir Première Dauphine.

✗ Quels sont tes goûts ?
Les d****.

✗ Signe distinctif ?
S'est pris un poteau en travers de la figure étant petite. Depuis, elle a un trou dans le visage.


» Chargement du jeu.



✗ On a tous un passé :


Im a date look im cool

Orteils nus appuyés contre la moquette hors de prix, Isabella se hissa sur la pointe des pieds. Les arcs de cercle graciles que formèrent ses bras dans l'air stagnant, invisibles, répondaient au son du piano sans en marquer la cadence ; sans rythme, sans logique. Ses muscles tendus étaient sourds. Ses oreilles déchirées étaient sourdes. Son cœur suturé était sourd.
Sous toute cette flotte, elle entendait à peine ses battements affolés.

Docteur, vous l'avez étouffé. Est-ce que ça peut se réparer ?
Docteur, docteur –


La friction des fibres contre sa peau la brûlait sans la marquer d'autre chose que d'un peu de rouge discret. Tendance sur les joues, tendancieux sur les hanches ; piégée dans ses jolis escarpins, personne ne verrait rien. A quoi bon enlever les étiquettes ? Ses amis valaient autant que ce dont ils remplissaient son verre.  Vin, tequila, GHB – à raz-bord, s'il te plaît. Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils pensent, le résultat serait identique. Ce seraient les mêmes regards, les mêmes sourires, la même mélodie.
Do ré mi fa sol la si, si, si, si.
Aussi lourd qu'une enclume sans bateau à amarrer, son corps s'échoua sur la couverture bleu marine. Ses cheveux y ondulèrent en coulées de pétrole fluides et incontrôlables. Bouche entrouverte, elle inspira par à-coups. Ses doigts se crispèrent. Se détendirent. Ses yeux, eux,  restèrent quoi qu'il arrive rivés sur le plafond blanc : sur sa surface impeccable, sur les quelques ombres volages qui le paraient d'un joli voile gris – sur les gouttes de pluie s'écrasant contre la fenêtre, reflétées là par un curieux hasard de lumières et de miroirs. C'était drôle, tout de même.
Ici, il ne faisait jamais tout à fait noir.
Même lorsque le poids du fard fermait ses paupières fatiguées, les flashs continuaient de transpercer sa peau sans la moindre pitié. Sous les stroboscopes, noyée de musique électro, elle avait compris le sens du mot abandonner. Maintenant, elle comprenait ce qu'il impliquait. Voilà ce que ça faisait, de passer par-dessus le bastingage ; de sauter dans l'eau glaciale sans se préoccuper de ses bagages. De tout lâcher. Pas de Jack pour la rattraper, pas de dauphin stupide pour la ramener jusqu'à la berge d'une île déserte. Pas de bel autochtone pour lui apprendre à pêcher. Pas de nouvelle vie à commencer.
Elle ne s'était pas brisé les os, elle ne s'était pas brûlé les ailes. Elle n'avait rien perdu, du moins pas vraiment.
Ça n'en faisait pas moins mal.

Évidemment.

Yeux clos, perdue et engourdie, elle cacha son visage derrière ses doigts serrés.

Sa poitrine se soulevait encore et ça lui faisait terriblement peur. Aucun miroir ne lui renvoyait ce qu'elle voulait voir. Il n'y avait plus rien à faire. Plus rien à sauver.
C'était trop tard. Lumières éteintes, elle vit le dernier phare s'éteindre à l'horizon.

Elle avait tout raté.

Tout raté de A à Z.

Game Over.



► Try again ?



20 Mai 2012

« Tu me ressembles. »

La voix ferme mais tremblante résonna résonna résonna dans la tête d'Isabella. Ça résonna si fort si longtemps qu'il lui fallut quelques secondes pour entendre de nouveau les sons alentours ; un instant, elle se crut sourde. Frappée en pleine poitrine. Assommée. Morte.
Pourtant, son cœur ne s'emballa pas. Ses poumons ne s'emplirent pas de gaz carbonique. Il y avait juste le vide entre les parois de son crâne, l'absence de réflexion, l'incapacité d'analyser quoi que ce soit. Elle resta regarder la télévision, cuiller suspendue entre sa bouche et le bol en porcelaine. Elle resta la regarder jusqu'à ce que la suite ne vienne pas, qu'aucun rire ne balaie l'offense comme le vent chasserait la rosée. Ce n'était pas normal. Elle n'aimait pas ça.

Abasourdie, ses yeux se posèrent sur le garçon sans savoir quelle expression adopter.
Ça n'avait aucune importance, pourtant – et elle le savait.

« Quoi ? Répète ? »

Le silence ne fit qu'augmenter son malaise naissant.
Il ne répéta pas.

« … Je te ressemble pas. »

Le tic nerveux presque imperceptible au coin de sa bouche, elle le vit. Bien sûr qu'elle le vit. Elle avait pris l'habitude de ne plus rien fixer au-dessus de sa lèvre supérieure étant plus jeune, continuait à le faire à présent ; ne savait même pas depuis quand elle faisait ça au juste. Peut-être depuis toujours. Et si ce n'était pas le cas, c'était pire encore – et elle ne voulait pas, alors elle n'y pensait pas.
Le poids dans son estomac grimpait le long de ses organes comme un monstre, grattant contre les parois de son être. Ça remontait. Ça remontait.
Elle éteint la télévision d'un geste brusque du poignet.

« Je te ressemble pas ! »

La colère dans sa voix cachait à peine la peur qui la faisait grincer des dents.
Personne n'aurait pu comprendre. Personne sauf elle.

Bol posé sur la table basse, elle se redressa silencieusement sur ses pieds nus.

Personne sauf lui.

« Comment tu pourrais savoir si je ressemble à ça, de toute façon ? T'en sais rien du tout ! Tu peux pas savoir ! T'ES... »

Télécommande levée bien au-dessus de sa tête, elle regarda son sourire fantôme se teinter de compassion ou bien de peine. Ses doigts se mirent à trembler sous la pression. Elle serra plus fort.
Sur l'écran noir de la télévision, son reflet aux traits crispés lui renvoya en riant tout ce qu'elle avait besoin de savoir.

« Tu... T'es... »

La fillette la fixait méchamment. Elle fixait le garçon plus méchamment encore.
Pupilles rétractées, elle crut se noyer.

« …  T'es... T'es mon f-f-f-... »

La télécommande heurta le tapis, son bras retomba le long de son corps ; sa poitrine se débloqua. L'air en sortit, doucement, petit à petit, pour la première fois depuis longtemps. Elle asphyxiait et curieusement, elle avait l'impression de n'avoir jamais respiré avant ça.
Elle se sentait fixée et pourtant, ça ne se pouvait pas.

« T-t'es A... »

Ses lèvres tremblaient sous l'effort.

« A... A-Asher. »

Et moi je suis Isabella.

« … Répète ? »

Elle ne répéta pas.

Ses pas pressés résonnèrent résonnèrent résonnèrent dans la tête du garçon. Il l'entendit monter les escaliers, suivie par les jappements excités des chiots, jusqu'à atteindre le pallier. Le claquement violent d'une porte au premier étage marqua la fin de sa course ; un instant, sonné, il dut poser ses mains contre ses oreilles pour faire taire les sifflements stridents qui l'empêchaient de penser. Ça faisait mal.
Ça faisait tellement mal qu'il crut en mourir de bonheur.

T'es Asher.

En silence, doigts crispés sur ses épaules, il voulut en pleurer.

Je suis Isabella.

En larmes, recroquevillée près de son lit, elle aurait préféré ne pas.

Mais ni l'un ni l'autre n'avait vraiment le choix.



17 Septembre 2015
SOPHOMORE ▬ IHHS

Il régnait dans le couloir comme une désagréable odeur de chlore et de javel ; des relents de propre trop propre, comme lorsque quelqu'un venait de vomir et que tout avait été récuré à fond une poignée de minutes auparavant. C'était détestable. Son estomac se retourna dans son ventre, désireux sans doute de voir le monde sous un autre angle. Il emporta au passage sa faim d'avant et le peu de motivation qu'il lui restait à aller en cours.
Elle irait malgré tout.
Le talon de ses chaussures basses claqua discrètement contre le carrelage blanc cassé. D'ordinaire, elle évitait d'aller par là ; ça la dérangeait. La mettait mal à l'aise, pour des raisons qu'elle ne s'expliquait pas encore. Mais parfois, quand l'envie devient besoin et que le besoin devient urgence, il n'y a pas d'autre choix que de marcher sur ses craintes et d'aller de l'avant.
Ce que fit donc Isabella, main sur la poignée de la porte, lorsqu'elle entra dans les toilettes.
Aussitôt qu'elle fut dans la large pièce immaculée aux airs de sanctuaire du savon, son petit nez se plissa de mécontentement. Heureusement, il n'y avait l'air d'avoir personne. Profitant de cet instant de répit inespéré, l'adolescente se glissa dans une cabine et se débarrassa de sa jupe plissée sans perdre une seconde.

C'était vraiment, vraiment silencieux. Presque irréel. Surréaliste en tout cas. Qu'il n'y ait personne aux toilettes entre les cours lui paraissait tellement bizarre. C'était le seul moment où elles pouvaient y aller ; vu le nombre de filles qu'il y avait dans cet établissement, les statistiques étaient clairement de son côté. Et puis...

Hm.

Après s'être rhabillée correctement et avoir été se laver les mains pendant les trente secondes nécessaires à l'élimination de toutes les mauvaises bactéries, la jeune fille observa son reflet dans la glace. Une courte mèche sombre fut remise en place devant son oreille ; une poussière tenace chassée de sa joue gauche.
Elle n'avait pas beaucoup changé depuis l'an dernier. Il fallait dire que si elle avait grandi assez vite, elle s'était bien douté qu'elle ne serait jamais de la taille d'une mannequin standard. Ses gènes asiatiques jouaient contre elle. Heureuse et satisfaite d'avoir dépassé le mètre cinquante de sa mère depuis longtemps, la jeune fille envisageait à présent de s'habituer à n'en faire que dix de plus. Ce n'était pas facile.
Elle aurait préféré faire le mètre soixante-dix de son frère aîné.
Cling.
Regard noir voilé par le doute, elle jeta un coup d’œil ennuyé aux rangées de toilettes visibles dans le miroir. Cette impression ne la laisserait pas tranquille tant qu'elle ne serait pas sûre et certaine qu'elle se trompait.
Ou qu'elle avait raison, au contraire.
Aussi discrète que possible, la lycéenne retourna dans sa cabine et grimpa sur la cuvette close. Ainsi rehaussée, elle pouvait atteindre le haut de la cloison avec ses mains : forte de ses dix ans d'entraînement au basket, elle se hissa sans mal dans la position qui l'intéressait. A savoir jambes battant dans le vide, estomac appuyé contre le haut du pseudo-mur séparant les toilettes de leur voisine – intimité oblige. Ils auraient vraiment mieux fait de complètement les couper les unes des autres mais que voulez vous. Il n'y avait que des filles, ici, et des filles bien élevées tant qu'à faire ; pourquoi auraient-elles voulu espionner leurs camarades en train de faire ce qu'elles avaient à faire ?
Fallait vraiment être tordu.
Isa n'était pas tordue. Pas tout à fait.

Puisque sa position ne lui permettait pas beaucoup de mouvements, elle se contenta d'un sourire mesquin.

« A votre place, je dégagerais avant que je vienne jouer au basket avec vos têtes de connes. »

Ce langage grossier avait autant sa place dans sa bouche que la langue de quelqu'un d'autre – les professeurs l'auraient rouspété avec la même véhémence pour ces deux terribles crimes contre l'humanité.
D'où, peut-être, les regards profondément choqués que lui jetèrent deux des trois demoiselles planquées là. Ça ou elles ne pensaient pas possible jusque là de se faire prendre ; elle ne savait pas.
La dernière, cheveux trempés, se contenta de garder son visage caché derrière ses mains tremblantes.
Elle ne parvint pas à s'en étonner. Ce n'était pas si rare, ici. Des filles se faisaient bousculer, parfois, quand on ne les rejetait pas sans raisons aucunes. Et elle ne parlait même pas de ce qui pouvait se passer dans les toilettes.
Elle détestait vraiment aller là.

Impatiente, elle se mit à faire tourner bruyamment sa salive dans sa bouche.

« Je vais vous cracher dessus. Dans trois, deux...

-C'est bon, c'est bon ! »

Isa c'était Isa. Elles avaient beau ne pas la connaître plus que ça, elles sentaient bien qu'elle ne plaisantait pas ; d'ailleurs, histoire de, elle ne se gêna pas pour leur cracher dessus quand même. Elle manqua la blonde de peu et rit de l'entendre pousser une exclamation de profond dégoût en regardant la salive s'écraser mollement au sol. Quelles chochottes.
Elle ne l'aurait pas fait en d'autres circonstances mais là, ce n'était pas comme si elles pouvaient prendre le risque de la dénoncer pour avoir postillonné partout. Les violences physiques ou verbales  n'étaient pas traitées à la légère dans cette école. Se faire prendre la main dans le sac équivalait à de sérieux ennuis.
Les victimes en valaient rarement la peine. Bizarre qu'elles prennent le risque.
En quelques mouvements plus ou moins fluides, la sauveuse du jour pivota et se laissa glisser le long de la cloison, prenant appui sur le rebord de la cuvette ouverte pour ne pas se faire trop mal. Ça allait laisser des marques sur son estomac mais elle s'en fichait complètement. C'était pas ça qui allait la tuer.

Tout ce qui lui importait pour l'instant était la petite chose abandonnée au sol, qui pleurait et pleurait et pleurait.

Genoux contre le carrelage, elle soupira. Elle saisit son menton entre son pouce et son index, tout doucement, de la main droite ; de la gauche, elle écarta comme elle put les mains appuyées sur des yeux probablement clos. Il n'y avait presque aucune résistance dans l'obstination silencieuse de l'autre à rester cachée, aussi n'eut-elle pas grand mal à lui faire baisser les bras.
La première chose que la jeune fille remarqua quand enfin leurs regards se croisèrent, ce fut à quel point ses yeux bleus étaient pâles. Puis elle s'attarda sur les quelques tâches de rousseurs qui parsemaient ses joues rougies ; la candeur de ses traits ronds ; les courbes nettes dessinées sous son chemisier humide ; les lunettes noires posées à même le sol près de ses jambes repliées.
Et la détresse qui agitait son corps de tremblements, évidemment. Comment ne pas remarquer une chose pareille.

« Her. Ça va, maintenant, elles sont parties. »

Les pleurs s'espaçaient sans s'arrêter et son regard restait fuyant. Se voulant réconfortante, l'adolescente passa une main amicale dans la chevelure blonde de la demoiselle.

« Tu t'appelles comment ?

-... Nathalie.

-C'est joli ! Moi c'est Isa. » Sans brusquerie, tenant à tout sauf à lui faire peur ou la faire pleurer de nouveau, elle serra son épaule entre ses doigts. « Dis, tu crois que tu pourras retourner en classe ? Ou tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ? »

A ces mots, ses yeux s'emplirent de larmes à nouveau.

« Je peux pas bouger. »

L'incompréhension ; le doute.

« Pourquoi ? Elles t'ont fait mal ? Tu saignes ? »

Elle marqua une pause.

« T'es handicapée ?

-Non ! Non, j-j'ai... »

Se mordant les lèvres au point où Isabella crut qu'elle allait les couper net, Nathalie serra ses mains sur le devant de sa jupe.

« J'ai eu peur, et... et... »

Oh.

Ses yeux bridés remontèrent poliment jusqu'à son visage.

Okay.

« … C'est tout ? »

L'autre resta la regarder, interdite. Elle en profita pour se redresser d'un bond.

« Attends, bouge pas. »

Ouvrant la porte avec mille précautions – histoire de vérifier que personne n'était rentré entre temps – elle se glissa ensuite dehors et saisit son sac, resté dans la cabine attenante. Une fois revenue près de la demoiselle, elle ferma le loquet ; appuya sur le battant des toilettes et,  négligemment, jeta ses affaires dessus.
Sans pudeur aucune, elle se mit à déboutonner son chemisier.

« T-tu – tu fais quoi, là ? »

La peur de la demoiselle la fit tiquer.
Elle ne dit rien.

Tirant sur le bord de son haut, elle le fit glisser de ses épaules étroites.

« Tu peux pas rester comme ça ! »

Comment aurait-elle décemment pu la laisser aller en cours ou à l'infirmerie dans cet état ? Tout le monde se serait moqué d'elle. C'était quelque chose qu'elle ne  souhaitait à personne – ou presque. A de rares exceptions près.
La liste noire d'Isabella n'était pas noire sans raison.
Une fois le chemisier dans les bras de Nathalie, elle fit glisser sa jupe le long de ses jambes fines.

« Mais, tu...

-Pshht. T'en fais pas pour moi. »

D'un geste victorieux, la lycéenne sortit son uniforme de basket de son sac ; son sourire aurait pu éclairer toute la pièce, eut-elle été plongée dans le noir le plus complet.
Et là, redressée sur ses deux pieds par la poigne solide d'une gamine plus petite qu'elle aux allures de garçon manqué, Nathalie ne put s'empêcher de sourire à son tour. Quand ses propres vêtements glissèrent le long de ses hanches, le monde lui sembla quelque part moins terrible ; moins impossible.

Et ça, en un sens, c'était vraiment miraculeux.



Doigts serrés autour du poignet de Nathalie, Isabella regarda bien à droite et à gauche avant de s'engager dans le couloir. Comme sur la route, il fallait faire attention à ce qu'il y avait autour de soi.  Certaines personnes étaient à éviter, dans ce genre de situations ; les professeurs n'étaient pas tous coulants, très loin de là. Elle préférait ne croiser personne. C'était peut-être beaucoup demander mais s'il y avait bien un principe en laquelle la demoiselle croyait fermement, c'était qu'il ne fallait pas hésiter à y aller carrément quand on voulait quelque chose.
Si elle réclamait les étoiles et recevait une veilleuse, elle n'aurait pas à être déçue d'avoir gardé le silence. Se donner à fond lui permettait de ne pas laisser le moindre point d'interrogation sur son tableau.
Et si j'avais demandé plus, et si j'avais essayé d'aller plus loin, et si, et si...
Non. Tout ça, très peu pour elle.
Tout en soufflant par le nez, signe d'une concentration intense, la lycéenne passa sa main libre contre sa nuque. Il n'y avait pas assez de monde. Les élèves devaient déjà être devant leurs classes, et c'était un peu plus loin que ça. Normalement elle aurait été plutôt contente de ne pas se faire écraser de tous les côtés par des hanches épaisses et des épaules pointues mais là, vraiment, elle aurait préféré. Ça les aurait cachées ne serait-ce qu'un peu.
Si on ne les arrêtait pas avant qu'elle ait ramené la demoiselle à son cours, ce serait un mira –

« Mlle Ballantine. »

Lèvres pincées, nez plissé, la concernée envoya une pensée bien sentie au faiseur de miracles. Sa main lâcha la peau encore froide de sa camarade.
Une fois retournée, elle adressa un regard parfaitement innocent à la quadragénaire qui, à peine deux mètres plus loin, la dominait de toute sa hauteur. A côté d'elle, difficile de ne pas se sentir fragile : son mètre soixante-dix révolu et ses rondeurs plus que généreuses lui donnaient des airs de barbare guerrier que seul un port élégant et un visage charmant réussissaient à contrebalancer.

« Je ne doute pas que vous soyez pressée d'aller vous dépenser, jeune fille, mais vous n'êtes pas dispensée de porter votre uniforme pour autant. Tant que vous n'êtes pas en sport, pas de tenue de sport. »

Un sourire désolé fut son unique réponse. Elle ne pouvait pas dire grand chose et n'avait de toute façon aucune excuse valable à lui transmettre.
Nathalie lui avait fait jurer de ne rien dire. Impossible donc de revenir sur sa promesse, quitte à être punie. Après tout c'était elle qui avait choisi de prêter ses vêtements ; elle aurait tout aussi bien pu lui donner sa tenue de basket et ne rien risquer de son côté.
Seulement ça aurait fait bizarre, sachant qu'elle n'était pas dans l'équipe.
Comme lisant dans ses pensées confuses, le regard du professeur se posa sur la blonde.

« … Et votre uniforme à vous est trop petit. »

Bêtement, Isabella tourna la tête vers sa camarade. La jupe cachait largement ce qui devait l'être ; seul le chemisier, trop tendu, semblait avoir de la peine à cohabiter avec sa poitrine. Elle aurait presque entendu les boutons grincer.
Comment avait-elle pu croire que ça passerait inaperçu ? Ça crevait les yeux.

Imbécile.

« Je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps pour si peu. Mais d'autres risquent de le faire, signala-t-elle avec un froncement de sourcils on ne peut plus clair. Dépêchez vous de régler ça, voulez-vous ? »

Les deux demoiselles hochèrent la tête d'un même mouvement. Elles avaient été prises, clairement, mais Isa aurait été bien incapable de dire pour quoi. Elle ne pensait pas que les circonstances exactes de l'échange vestimentaire se soient présentées en vision divine à leur professeur, et ça ne faisait que rendre les choses plus obscures encore.
Peut-être n'avait-elle aucune idée de ce qui s'était passé réellement, songea-t-elle en opérant un rapide demi-tour, ses doigts de nouveau serrés autour du poignet de sa nouvelle amie. Peut-être sentait-elle juste qu'il n'y avait pas matière à s'immiscer dans leurs affaires. Qu'elles n'avaient rien fait de mal.

Peut-être qu'elle était gentille ou peut-être qu'elle ne voulait pas se fourrer elle-même dans les ennuis.

Aucune importance.

Leurs pas s'éloignèrent définitivement des toilettes sans qu'un mot ne soit échangé entre elles. Petit à petit, elles eurent plus de mal à se déplacer sans se perdre. Les autres filles les regardaient passer sans les voir, trop occupées qu'elles étaient par leurs propres affaires ; le mouvement attirait l'attention sans la capter réellement. Elles devraient être tranquilles, maintenant.
Dès que Nathalie aurait récupéré sa veste, personne ne pourrait plus faire de remarque sur son chemisier. Dès qu'elle serait assise dans sa classe, personne ne devrait plus l'embêter.
Du moins Isabella l'espérait. Elle ne pouvait pas rester avec elle pour vérifier.
A quelques mètres de la salle, la brune s'arrêta net. Large sourire aux lèvres, elle rendit sa liberté à la demoiselle.

« Voilà ! Je te laisse là, qu'on te pose pas trop de questions » dit-elle en lui frottant le bras comme l'on chercherait à rassurer un enfant. Elles n'avaient pourtant qu'un an d'écart tout au plus.

Nathalie lui rendit son sourire, timide et mal à l'aise.

« Je te rends tes affaires comment ?

-Oh ! Ben quand tu veux. Isabella Ballantine, Sophomore. Y'en a qu'une, chef. »

Du pouce, elle pointa son débardeur.

« Au pire je suis au basket ! Tu peux me trouver là-bas. Ou au CSF. Enfin ça va de toute façon, c'est pas pressé ! J'en ai d'autres, des uniformes. »

Insouciante et spontanée, Isabella ne comprit pas immédiatement le sourire un peu amer sur les lèvres de sa camarade. C'était quelque chose qu'elle avait déjà vu, pourtant – une expression qui lui laissait une drôle d'impression à l'arrière de la gorge. Des sourires pleins d'épines. Des ronces dans la bouche.
Des...
Son estomac se tordit brutalement ; la bile remonta jusque dans sa trachée.

« D'accord. Merci, alors, Isa. »

Et elle s'éloignait, déjà. La main levée de la petite brune resta en l'air un peu trop longtemps, comme crispée sur une poignée de porte invisible.
Malgré les soubresauts douloureux secouant le haut de son corps, elle fit de son mieux pour déglutir. Demi-tour ; droite. Elle avança jusqu'à sa classe, poing appuyé sous ses côtes, épaules tendues par le tango endiablé que dansaient ses entrailles. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait la nausée. En règle générale, ça passait. Il suffisait de rester tranquille, boire un peu, petit à petit, et ne pas faire d'efforts inconsidérés. Ça allait passer.
Ça devait passer.
Lorsque ses chaussures franchirent le seuil de la pièce, main libre appuyée au chambranle, la jeune fille avait pris la même teinte qu'elles.
Peau blanche, pupilles noires et dilatées.

« Isabella... ? Eh, ça v – »

Paumes des mains à plat sur sa bouche, elle sentit ses jambes céder sous son poids.
Les hurlements de sa camarade la laissèrent sourde au reste. Lorsque son estomac décida pour de bon de se retourner, elle n'eut même pas le courage de l'en empêcher. Ses yeux la piquaient. Elle suffoquait.

Perdue dans le noir, elle sentit le monde lui échapper.

« MADAME ! Madame, elle –  »

– Clic.






Assise sur le canapé, débarrassé de ses vêtement au profit d'une chemise de nuit ample et d'une robe de chambre confortable, Isabella jeta un regard pensif aux rides que sa respiration formait à la surface de  la tisane. Encore un peu et ça risquait de déborder.
Chevilles croisées, elle en avala une gorgée.

« Ça va mieux ? »

L'infirmière avait appelé ses parents aussitôt les vomissements calmés. Elle avait perdu connaissance quelques secondes, apparemment, et ça les avait suffisamment inquiétés pour justifier un retour prompt à la maison. Elle avait tout intérêt à se reposer : le docteur passerait le lendemain, juste histoire de vérifier que ce n'étaient pas là les signes précurseurs d'une maladie plus grave. Comme on dit, « on ne sait jamais ».
Sa mère savait être bornée. Inutile d'essayer de lui faire comprendre que son malaise avait été passager et pas bien grave ; elle avait la santé de ses enfants à cœur et peut-être quelques restes d'hypocondrie justifiés.
La facture du médecin était bien souvent le prix à payer pour la savoir sereine. Isabella s'y pliait complaisamment.

« Oui oui. Ça devait juste être... »

La fatigue et le stress lui vinrent immédiatement en tête, avec leurs jolis sourires de parfaits coupables. Mais dénoncer l'un reviendrait à dire qu'elle dormait mal, et elle n'avait aucune envie de parler de ça ; quant-à l'autre, personne n'y pouvait rien. Le travail qu'elle s'imposait ne venait que d'elle, quoi que la pression parentale pèse lourd sur ses épaules. Ils n'avaient pas à s'en vouloir d'espérer le meilleur de leur fille chérie.
C'était quelque chose de parfaitement naturel.

« … Un truc que j'avais mangé, ou je sais pas » répondit-elle, étouffant immédiatement sa réponse derrière une gorgée de sa boisson au gingembre.

Appuyer son estomac sur la cloison des toilettes n'avait pas dû aider non plus, tiens.

« Et j'ai mes règles. Aussi. »

Sa mère resta la regarder, l'air mortellement inquiète. Dans ces moments-là, elle semblait prendre dix ans en quelques minutes.
Finalement, elle soupira et tapota doucement le genou de sa fille.

« On va voir ce qu'on peut faire pour ça en même temps. Repose toi. Ton père va bientôt rentrer. »

Après lui avoir étreint l'épaule, cette fois, elle s'éloigna vers la cuisine ; déjà, avoir quelqu'un à qui parler lui manquait. On se sentait vite seul dans une si grande maison, si bien isolée des catastrophes et des intempéries. Même avec toutes ces fenêtres, le soleil oubliait souvent de la réchauffer. On en oubliait presque d'exister.
Et elle, elle détestait se retrouver seule avec ses pensées.
Comme pour lui répondre, une porte s'ouvrit sur un glissement feutré. Le bruit caractéristique des chaussettes contre le tapis se fit entendre, suivi de près par celui du battant sagement remis en place ; celui, enfin, des doigts qui frôlent les meubles comme l'on caresserait quelque chose qu'on a pas vu depuis longtemps, avec tendresse, mélancolie.
Épaules crispées, elle inspira du vide.
Mais déjà un joli sourire sincère illuminait son visage et, bras tendu vers le nouvel arrivant, elle agrippait un pan de sa chemise blanche.
Il s'arrêta net.

« Saluuuuuut Ash. »

Et, doucement, posa sur elle le sourire pâle des fantômes.

« … Salut, Bella. »






21 Septembre 2015
SOPHOMORE ▬ IHHS

Spirit Week

Leçon numéro un dans le Super guide de la popularité : pour être populaire, il faut être connue.
Pour ça, il y avait plusieurs façons de faire. On pouvait être la première de la classe ou très douée dans un sport ; être exceptionnellement jolie ; être la plus gentille ou au contraire très méchante, dans le genre rebelle... et cætera. Se faire remarquer passait, en bref, par l'attitude, les accomplissements ou le physique.
Isabella, forte de cette chance insolente qu'elle aimait à provoquer dès qu'elle en avait l'occasion, jouait un peu sur ces trois tableaux-là.
S'il suffisait d'attraper un tabouret pour mettre son nom tout en haut, elle ne comptait pas se priver.

Une fois passée la grande porte du lycée, mains sur les hanches, l'écolière accepta les applaudissements avec une modestie déjà branlante que son sourire suffisant finit de craqueler.  Les compliments, elle jugeait les mériter. C'était une constante.
Comme ça risquait de continuer un moment (les applaudissements tout court, pas ceux lui étant destinés) elle ne resta cependant pas bien longtemps à prendre la pose pour ses camarades ; sandale cirée au pied droit, basket blanche au pied gauche, elle vint sautiller jusqu'à son groupe d'amies sans faire cas de leurs sourires en coin.

« Eh beeeeen. Tu as un vrai talent pour mal accorder les vêtements, Isa. C'est noté.

-Note bien. Je veux que tu t'en souviennes, Clarinette. »

La dénommée Clarinette leva les yeux au ciel, laissant quelques mèches de ses cheveux auburn caresser ses joues et sa mâchoire lorsqu'elle secoua la tête pour bien marquer son accablement. Difficile de dire s'il était dirigé vers son attitude infantile ou ses vêtements eux-même. Connaissant son amie, les mélanges improbables pouvaient sans doute la rendre malade.
Physiquement malade.
Du coin de l’œil, Isa nota qu'elle tenait le dernier roman policier à la mode serré contre sa poitrine.

« WAIT, HE ISN'T DEAD !

-SHIA SURPRISE !!!! »

Je veux spoiler des trucs qui vont se passer pour justifier mes choix scénaristiques et ceux d'Isa ok.
Ou je veux juste spoiler.
Je veux juste spoiler en fa/MONTAGNE


» Toi le geek.



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« You act so insecure. »
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MessageSujet: Re: Shalott ▬ « Je suis le masque et la peau. »    Shalott ▬ «  Je suis le masque et la peau. »  I_icon_minitimeLun 19 Jan - 9:00

Comme un air de déjà vu 8D
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MessageSujet: Re: Shalott ▬ « Je suis le masque et la peau. »    Shalott ▬ «  Je suis le masque et la peau. »  I_icon_minitimeSam 31 Jan - 19:14

Bonjour/ Bonsoir,

Où en es-tu de ta fiche? donne nous quelques nouvelles sinon on risque de la supprimer et de supprimer ton compte aussi malheureusement...

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MessageSujet: Re: Shalott ▬ « Je suis le masque et la peau. »    Shalott ▬ «  Je suis le masque et la peau. »  I_icon_minitime

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