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 Burn baby, burn [Nirvana]
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Orpheus


Crimson District

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MessageSujet: Burn baby, burn [Nirvana]   Ven 28 Nov - 21:45

Il ouvre les yeux. Inspire. Expire. Avidement. Et elle tourne, elle tourne. Elle lance, lance. Douloureuse. Et ça tangue, ça tangue.

-Bordel.


Les mains sur le visage il émerge. Douloureusement. Il fixe un point. N'importe lequel. Frissonne. Réprime un haut-le-Coeur. Il relâche ses bras. Splash. Il sursaute.

-Merde.

Encore une fois il s'était endormi dans la baignoire. Foutue habitude. ça te tuera un jour. Il réprime un rictus. Fout-moi la paix Mose. Petit a petit il retrouve ses sens. Il ressent son corps. Douloureusement.

-Fait chier.

Il retrouve son corps, oubli un instant sa migraine. Le reste de son corps se rappelait à lui. Ses muscles, douloureux d'avoir adopté une position aussi inconfortable alors qu'il s'était endormi dans la baignoire. Il éprouvait le besoin irrépressible de se lever pour pouvoir s'étirer. Et putain. L'eau était froide.

-Saloperie.

Il se redresse donc. Doucement. Pour ne pas s'éclater la gueule sur le carrelage. S'étire et s'extirpe maladroitement de la vasque, les sur le rebord. Son regard s'attarde sur la pièce. Pas de cadavre de bouteille. De seringue. De corps humain vivant. Ou mort. Pas de vomi. Ni même de fluide corporelle. Merde alors. Il faisait des progrès. Réprimant un bâillement il se dirige vers les toilettes pour pisser le plus proprement possible.

Quelques minutes plus tard il sort de la salle de bain, serviette en main. Toujours la tête en vrac. Pas vraiment plus frais mais au moins plus réveillé et alerte. L'allemand inspecte intensément son salon. Désarçonné par la propreté des lieux, il s'avance, une main dans les cheveux. Pas de cadavre de bouteille ou de verre à moitié vide sur la table basse. Pas de papier éparpillés sur le sol. Pas de reste de sculptures en argile. Pas de toiles à moitiés déchiquetés, de restes calcinés. Non. Décidément quelque chose n'allait pas.

-Aah putain. Il est passé où mon bordel artistique, hein?

Il fronce les sourcil. Pas de fleur sur le comptoir. Décidément ça ne pouvait pas être Lily. Cette sale gamine en aurait profité aussi pour égayer son appartement avec des fleurs et il ne l'imaginait vraiment pas se transformer en fée du logis. Il ferme les yeux. Se concentre. Fait appel à sa mémoire mais rien. Rien à part une migraine. Il scrute la pièce de nouveau et retrouve ses fringues. Il enfile son caleçon et farfouille dans son froc. Clopes et brique. Il en glisse une à ses lèvres et l'allume. Il ferme les yeux, prend une taffe.

À mesure que sa cigarette se consume, son cerveau semble enfin décidé à reprendre du service. Ah. Sacrée clope du matin. Enfin, du matin. Il n'avait du reste aucune idée de l'heure qu'il était. Il pouvait très bien être midi ou minuit. Et vu la propreté de l'endroit il doutait même d'être chez lui. Une première. Habituellement c'était lui qui "emmenait" des inconnu(e)s chez lui. C'était soit ça, soit un maniaque du ménage s'était introduit chez lui et avait nettoyé. Si s'était le cas il s'exposait a de très graves représailles. On touchait pas à l'intérieur d'un artiste comme ça.

Un bruit attire son attention. Dans la chambre à coucher. Ou ce qu'il croyait l'être. À moins que ça ne soit d'autres chiottes. Il n'en avait foutrement rien à foutre, de toute façon. Rapidement, il se dirige vers ladite pièce, main sur la poignée. Ouvre la porte nonchalamment.

-Okay, toi, tu bouges plus.
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Nirvana


Dreamland

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MessageSujet: Re: Burn baby, burn [Nirvana]   Ven 19 Déc - 0:42


Je sais que ça fait un moment que tu attendais ma venue, un réveil de ma part, toi l'éternel insatisfait. Ton impatiente patience sera t-elle comblé ? Combler, c'est ma spécialité, te faire déborder d'illusions qui abandonnent les miennes.
Je ne me souviens de rien, c'est loin, c'est froid. La sensation de chaleur esquive ma peau, elle glisse sur mon ventre, le long de mes jambes. C'est comme une mauvaise cuite, sans que j'ai été bourré. J'ai encore fait le pas de travers, je me suis encore offert. Chaque vœu réalisé dérobe cette mémoire.
Que s'est-il passé hier soir ? Cette nuit ? Mes yeux fermés me brûlent même dans l'obscurité. J'ai froid dans ces draps chauds, j'ai peur dans cet habitat que je connais si bien, que j'eusse influencé dans mes déboires, mes débats futiles... avec moi même.


Tu ouvres les yeux, tu es allongé sur le lit dans un foyer inconnu. Qu'est-ce que tu faisais là ? Tu évites les gens, tu les méprises, livide. Ils te convoitent, avides. Tu relèves ton buste, le reste de ton corps suivant au passage. Ton regard inspecte la chambre, dans les moindres détails, cherchant la faille. Des bruits viennent de l'extérieur, tu plisses les yeux, prête à ouvrir la fenêtre pour t'enfuir. Cependant, ta vilaine habitude de te promener pied nus te remonte dans la gueule, tu heurtes le pied du lit dans ton empressement et lâche une injure à peine murmurer. Tu es le genre de fille à hurler dans ta tête au diable qui puisse l'entendre.

Un homme se trouve de l'autre côté. Sûrement le propriétaire. Peut-être l'avez vous fait... Non, tu ne l'aurais pas laissé te toucher. Peut-être était-ce son vœu de te conquérir ?
Arrête de te faire des films ma vieille. Tu t'es mis dans la merde, seule. Ne rejette pas la faute de ta bêtise sur autrui. Tu soupires. Les pas se rapprochent, c'est bientôt l'heure de la confrontation. Ton souffle se coupe et la porte s'ouvre. Deux mondes se confrontent, tu épouses son regard autant que tu désires secrètement son corps. Ou peut-être l'inverse. Il est grand, imposant, sa carrure n'est pas celle d'un homme qui fuit, contrairement à la tienne, recourbée et salie par ta lâcheté.

« Je ne bouge plus. » Tu étais en train d'escalader la fenêtre pour t'enfuir et sous son ordre animal, tu avais stoppé toute activité. Prise sur le faite et un peu honteuse, tu tentas de le dissimuler par un sourire en coin à peine forcé. « Oups, prise en délit de fuite. » Tu redescens pour ne pas à avoir à entendre le fait qu'il te l'ordonne et te place face à lui, comme prête à affronter tout jugement. « Je sais que ma question peut vous paraître... incongrue. » Qu'est-ce que tu t'exprimes bien ma vieille. « On se connait ? » De toutes les manières, tu n'as pas envie de le connaître. Il ne te donne pas envie d'en savoir plus, tu ne dois pas connaître ses désires, tu ne dois pas lui effrener de pulsions incontrôlables, car tu ne contrôleras pas ton envie de les réaliser.

Stop, arrête de penser. Recule, fuis. Fuis le plus loin possible avant qu'il n'est le temps de penser à son tour. « Bo-Bonne journée. » Tu t'élances, tes pieds éreintés par cette course effrénée, tu le bouscules au passage pour te ruer vers une échappatoire.
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Orpheus


Crimson District

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MessageSujet: Re: Burn baby, burn [Nirvana]   Ven 19 Déc - 3:30

Il suspend son geste, pressant le filtre de sa cigarette avec ses lèvres. Une blonde aux yeux bleus était en train d'escalader la fenêtre. Sa fenêtre. Ou la sienne. Il savait toujours pas. Sa piaule, si c'était bien la sienne sentait presque la naphtaline. Il esquisse un sourire moqueur le regard accroché sur les fines gambettes de la vanupied. Il expire de la fumée, s'appuyant contre l'encadrement de la porte. Fuira. Fuira pas? Les secondes s'étirent. Elle l'inspecte des yeux alors qu'il détail ses mollets et ses cuisses.


« Oups, prise en délit de fuite. »


-Eh. Bousille pas le bitume, Mausi.



Finalement elle décide d'obéir sagement. Dommage, songea-t-il. Une autre fois pour le grand saut, mon ange. Son visage ne traduit pas sa déception. Ni même aucunes émotions. L'inconnue redescend rapidement en glissant une petite boutade du bout des lèvres. Il relâche la fumée dans un soupire discret. Ses yeux remontent soigneusement. De ses fesses à ses hanches. Il jauge. Devine. Avec intérêt sans même s'en cacher. Elle se place rapidement face à lui, ne lui laissant pas le loisir d'observer plus en avant son profil. Il étouffe un grognement agacé. Les bras croisés. Il remonte à ses lèvres.



« Je sais que ma question peut vous paraître... incongrue. On se connait? »



La question qui valait trois milliards. Qui soulevait trois milliards de questions. Trois milliards de maux de tête. Il fronce les sourcils, analysant tant bien que mal la situation. Personne ne comprenait. Personne ne connaissait l'identité de l'autre. Il hausse les épaules. Elle n'était pas sa première inconnue. Sans doute pas la dernière. Dis-moi qui tu veux que je sois, Mausi, je te dirai qui tu es. Il redescend son regard le long de sa gorge pour se perdre un instant sur ses épaules et ses seins. Ou ce qu'il en devinait malgré l'excédent de tissu.


-Mh.



Il tire une nouvelle fois sur sa clope et fait tomber la cendre sur le sol  nonchalamment.  S'avance lentement. Le genou esquisse le mouvement. Une main dans les cheveux. L'intérêt piqué à vif.


-Est-ce qu'on a baiser toi et moi?



Il pose. À elle, à lui. Se demande qui des deux lui apportera une réponse. Son cerveau ne semble pas se souvenir. Il tend sa main en avant. Elle devait plus sûrement s'en souvenir si elle avait effleuré ses courbes. L'épaule amorce le geste. Il peut pas finir. Même pas concrétiser.



« Bo-Bonne journée. »



-He-
Lâchait-il, visiblement surpris. L'inconnue s'enfuyait, le bousculant inconsciemment.


-Putain.



Il mord avec rage le filtre de sa cigarette. Possiblement agacé. Non, sans déconner. Il se lance à sa suite. Il allait tout de même pas la laisser se tirer comme ça. L'effort le fait suer. Chier. C'était pas son truc la course à pied. La fumée dans ses poumons le picotait. Elle court. Comme une dératée. Ça  l'agace. Ça l'agace. Il accélère le mouvement en jurant en allemand entre ses dents.


Grâce à ses jambes plus grandes que la blonde il comblait la distance avec plus d'aisance qu'elle la creusait. Avec ses grands bras il l'attrape par la taille. Repoussant un presque point de coté naissant avec colère. Il reprend son souffle, marche avec humeur vers le sofa pour l'y jeter, sourcils froncés.



-Quand je te dis de pas bouger...



Il marque une pause pour pouvoir plaquer l'un de ses poignets contre le fauteuil.



-Tu bouges pas, bordel!



Il inspire une dernière bouffée de cigarette pour mieux la lui recracher à la figure. Il écrase son mégot avec humeur près de son oreille. Toujours à cran le Jakob. Fallait pas lui imposer un jogging, comme ça, de bon matin. Ou de bonne soirée. Il savait toujours pas.



-Je repose ma question, Mausi. On a baiser toi et moi?



Question qui avait un intérêt pour l'artiste. Autre que de satisfaire sa curiosité. C'était plus facile de sculpter si on se rappelait des courbes. Avec les mains. Les yeux fermés. Il passe instinctivement son index libre sur son visage. De sa tempe à son menton.



-Et putain. J'espère pour toi que t'es pas responsable de la disparition de mon bordel artistique, Mausi.



Il montre les dents. Grogne d'agacement. Les félins dévorent les petites souris.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Burn baby, burn [Nirvana]   Dim 21 Déc - 20:12

Nirvana c'est la liberté, c'est ce vers quoi on tend, ce vers quoi on aspire. C'est soi disant le paradis des plus ouverts d'esprit. Nirvana, tu t'enfuis parce que tu n'as aucun lien, aucune barrière.  C'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
Tu es l'insoumission, comme un doigt levé face aux Dieux, aux Maîtres et à la nature.
Tu détales comme le lapin d'Alice, tu es en retard pour respirer l'air du soir sous la colline, tu es en retard pour vivre. Tu n'as pas le temps de t'attacher à un parfait inconnu, tu n'as pas le temps de te rappeler ce que tu pourrais regretter. « Lachez moi, je n'ai .. » Tu ne finis pas ta phrase que tu es collée au canapé. D'accord, très bien, un brin irritable et irritant. Cependant, quelque chose t'attire dans ses yeux : ils semblent fatigués et perdus. « Depuis quand n'aviez vous pas dormi, Herr ? » Quelque chose te rappelle soudain la veille, ce n'est pas la première fois que tu appuies sur la vérité, ce n'est pas la première fois que tu prononces cet accent marqué pour le taquiner. La mémoire te revient partiellement, mais pourtant tu as l'impression d'avoir oublié quelque chose. Tu as du utiliser ton pouvoir.. une boule se forme au niveau de ton estomac et tu te mords la lèvre.

Tu relèves les yeux vers ton bourreau amnésique. Sa question aurait du te gêner, mais ta frustration t'empêche de rougir. « Non, nous n'avons rien fait. » Tu t'en serais souvenu, à la vue de ce qu'il se pavane fièrement. « Et encore heureux. » Tu tournes la tête d'un mouvement de petite peste pas crédible et prend le temps de regarder le salon. En effet, c'était bien propre et rangé. Mince, il avait du le souhaiter. Pourtant il n'a pas l'air content. « J'ai bien peur que si, Herr.  J'espère que je ne vais pas me faire punir pour avoir réalisé votre souhait. » Tu serres les dents. Il valait mieux que tu détales avant que ça recommence. Avant qu'il réponde, le silence s’empara de la maison pendant plusieurs secondes. Tu pouvais entendre le tic tac de l'horloge qui rendrait fou quiconque s'y attarderait pendant des heures. Tu lui attrapes le bras avec ta main libre pour l'attirer vers toi et grimper au dessus de lui. Tu le surplombes en fronçant les sourcils. « Soyez plus doux avec celles qui ne cèdent pas à vos caprices. Même si ça doit être rare. » Tu esquisses un sourire bienveillant. « Et je ne suis ni un trésor, ni une petite souris. Meme si je ne peux nier vos allures de gros chat impatient. Vous êtes du genre à en imposer à tous le monde et c'est certes craqu.. » Merde, tu fais quoi. Tu es censé lire en lui, pas laisser s'échapper de toi cette encre fine.
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Orpheus


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MessageSujet: Re: Burn baby, burn [Nirvana]   Lun 22 Déc - 3:26

« Depuis quand n'aviez vous pas dormi, Herr ? »

Il hausse un sourcil. Puis deux. L'accentuation sur le dernier mot lui arrache un presque sourire. Trop ricain pour être vrai. La première réflexion il y revient. À contre coeur. Depuis combien de temps.

-Eh. Répond-t-il, avec un haussement d'épaule.

-Qu'est-ce que ça peut te faire.


Un jour. Un mois. Une année. Une éternité. Il compte pas ses insomnies, Orpheus. Il les consomme. Comme la nuit le consume. Il les rempli. D'aventures et de rires. Avec une bouteille. Autour d'un bar. Sur une table. Un lit. Une estrade. Une ruelle. Sur le sol. Dans une église. Toi et moi shatzi. Même si je finis par être damné. A deux. A trois. A plus. Hommes. Femmes. Il fait pas attention. Pour une nuit ou plus sûrement jamais pour l'éternité. Pour un flirt. Une partie de jambe en l'air. Pour juste se soûler jusqu'à l'aube. Il comble avec insolence. Un manque. Un vide. Il pourrait en parler des heures que ça changerait pas grand chose. Toi aussi tu veux jouer a la poupée?

-Tes jolies cernes me racontent des histoires.

Pas que ses yeux non. Il en devine de bien belles au creux de ses lèvres. Ses seins. Ses reins. En parlant d'elles. Elles s'entrouvrent avec délicatesse.


  « Non, nous n'avons rien fait. Et encore heureux.

-Eh. Ça te frustre tant que ça, Mausi? C'est moins subtil. Mais si elle voulait jouer la carte de la provocation.

-Dommage.Concède-t-il. Pour toi.

Il pourrait pas sculpter sa silhouette et ses formes. Il ressert sa prise sur son poignet les lèvres pincés. Yeux rivés sur son visage de porcelaine. T'aurais pu être ma chapelle Sixtine. Même si ses courbent ne lui inspiraient rien de religieux. T'étais belle, a la lumière des cierges, hier. C'est comme un écho. Ou plutôt un reflet. Ils se revoyaient tous les deux. À l'église. Sur le sol. Le souvenir s'en va. Fugace. Comme un battement de cil. C'est encore flou. Il distingue à peine les contours de la vérité.

Il a déjà plus temps d'y revenir de toute façon. Elle était partie loin. Dans le temps. Cinderella s'était déjà transformée en citrouille. Un balai dans la main, un tablier difficilement noué autour de la taille. Si tu finis de trier tous ces pois avant le couché du soleil tu pourras aller au bal. Juré.

« J'ai bien peur que si, Herr.  J'espère que je ne vais pas me faire punir pour avoir réalisé votre souhait. »

Le monsieur articulé lui arrache encore petit sourire. À peine esquissé qu'il réfléchissait sur le sens de la phrase. Mais pas le temps. Pas assez. Elle tire. Pour échanger leur place. Le plafond comme nouvelle horizon. Une inconnue furieuse et fuyante sur les cuisses.

-Le trip maître/esclave c'est pas mon truc habituellement.

Il marque une pause, pour pouvoir contempler une nouvelle fois son salon cruellement propre. Ça lui arrache une grimace. Un grognement.

- Mais là j'ai bien envie d'y jouer. Juste pour pouvoir botter tes fesses délicates.

Pour avoir arrangé si parfaitement son salon. Tout sa personnalité, pfuit. Envolée. Récurée. Balancée maladroitement a la poubelle. Et surtout pour avoir voulu lui faire croire qu'il l'avait souhaité. Chose hautement improbable. Il s'en souviendrait Jakob.


Il détaille le corps de la demoiselle. De bas en haut. Il perd pas le nord. Pas le sud non plus. Il peut mieux voir a présent. Mieux détailler. Une main tenait son poignet. L'autre bras était coincé dans son autre menotte. On est a égalité maintenant. Il la fixe. De son front jusqu'à ses cuisses. Imprime avec plus ferveur sa silhouette. J'veux te voir en peinture.


« Soyez plus doux avec celles qui ne cèdent pas à vos caprices. Même si ça doit être rare. »
Il retourne a son visage en soupirant. « Et je ne suis ni un trésor, ni une petite souris. Meme si je ne peux nier vos allures de gros chat impatient. Vous êtes du genre à en imposer à tous le monde et c'est certes craqu.. »

La dernière remarque lui arrache cette fois un rire franc ou moqueur. C'était difficile de faire la différence. Il se redresse arrache son bras de son étreinte pour lui attraper le visage par le menton avec force. Le sourire envolé. Juste de l'agacement sur le visage.

-Est-ce que c'est un ordre? Il dévoile ses dents.
-Ou une supplication? Sa main virevolte, habile, de ses hanches jusqu'à la naissance de ses seins. Il redessine. Sans aucune tendresse. Juste pour le geste. L'instant charnel.
-J'suis pas un romantique. Je fais même pas l'effort de faire semblant. Son regard dans le sien. Ses lèvres étirées. Il dépose un baiser sur son épaule avant de la mordre. Insensiblement.
-Je donne pas de doux baiser. Sa main libre va se perdre dans ses cheveux pour mieux les tirailler avec douceur.

-Les désirs des autres ne passeront jamais avant les miens. Sa première main la presse contre son corps.

-T'as vraiment juste envie de me dicter ma conduite, Mausi? Ses lèvres glissent le long de ses épaules pour aller trouver son oreille.

- Je m'en fous de ce que t'es. Ou pas. Si tu me trouves craquant. Ou pas. Il compte pas les minutes. Ni les secondes. Peau contre la sienne. Elle paraissait si blanche.


-Eh. T'es libre de t'arracher. De me faire du thé. Il était pas chiant. Hein. Il lève les deux mains en guise de bonne foi. Pour l'instant.

-Je sais où te retrouver. Si l'envie lui en prenait.
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MessageSujet: Re: Burn baby, burn [Nirvana]   Lun 29 Déc - 18:48



Tu avais vu juste. Tu vois toujours juste. Tu as toujours su pointer là ou il faut pas, la ou ça fait mal. C'était presque un automatisme, un don du diable de faire ressortir ce qu'il y a de plus mauvais au fond de l'autre, ce qu'il essaye de cacher derrière ces masques hypocrites et fantasmagoriques. « Mes cernes ? Pas plus que les vôtres me content vos légendes. » Tu le toises. Parce que maintenant, c'est toi qui est au dessus de lui, c'est toi qui domine la situation. C'est toi qui décide qui est blanc, qui est noir... c'est toi qui te cache derrière ces parades.
Sa seconde réplique te frustre réellement. Mais tu le dissimules autant que possible. Dommage hein... Tu te mords la lèvre, ton corps se cambre comme un cerf volant qui se plie dans le ciel. Tu abandonnes toute conviction, pour seulement l'écouter, le sentir. Il joue sur ta peau, annihilant tes paroles par ses caprices, transformant tes ordres en supplices. Sa main parcoure ta peau, ses doigts sculptent tes formes tandis que tu te sens libre. « Abandonne toi si tu veux que je te délivre. » tes paupières se rouvrent, elle le toise sans aucune pitié, le surplombant, le dissimulant dans l'ombre de ton corps, dans l'ombre de ton ombre. Tu passes ta main dans ses cheveux, tu veux qu'il te fasse plier, tu attrapes, tu tires délicatement pour lui faire basculer la tête en arrière et tu approches ton front pour le coller au sien. Ton épaule a encore un peu mal. « Moi je m'en fous pas. » Ne pense pas, ne pense pas, ne pense pas. Laisse toi aller. « Les femmes, c'est comme l'alcool. Au début c'est bien mais ça saoule vite. » tu étires tes lèvres purpurines dans un sourire pudique. « Moi je crois bien que c'est l'inverse. »

Tu te lèves pour le laisser méditer sur le canapé. « C'est quand même plus accueillant comme ça. » Tu fais allusion à l'appartement. T'en remet une couche, faudrait pas qu'il oublie quand même. Que c'était ce qu'il voulait au fond de lui. Parce que t'es pas du genre à  ranger la merde des autres, parce que t'es pas du genre à te préoccuper d'autre chose que de ta misérable existence. T'es pas une héroine, t'es pas une princesse à sauver, t'es ce qu'on appelle sauvagement le nirvana.. t'es l’inatteignable connasse qui veut pas être sauvé. « Je veux pas être ton modèle.  Je n'ai rien d'un mannequin. Et je ne veux pas finir à la poubelle. » C'est terrifiant, presque humiliant de ne pas pouvoir inspirer celui qui a les mains de dieu. C'est frustrant de ne pouvoir lui permettre de créer à ton image. « Je ne voudrais pas te décevoir d'avantage. A moins que... j'accepte àune seule condition... » Surement des tas de filles crèveraient pour qu'il leur dise qu'elles sont belles. Il leur dirait certainement, parce qu'elles seraient belles à l'extérieur. Mais pourri de l'intérieur. Tu vas dans la cuisine sans un mot, peut-être que tu pourrais lui cuisiner quelque chose pour le remercier de l'hospitalité et après tu filerais. Oui, tu filerais.
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MessageSujet: Re: Burn baby, burn [Nirvana]   Ven 2 Jan - 4:11


«Abandonne toi si tu veux que je te délivre. »


Il hausse un sourcil. Qu'il s'abandonne? Il esquisse un sourire, un rictus entre ses lèvres. Que voulait-il vraiment? Que désirait-il véritablement? Elle semble persuadée de savoir. De comprendre. Ça le fait rire. Ça le fait pleurer. La perspective le tue. Que pouvait-elle bien comprendre de lui? Percevoir? Il s'en foutait. Personne pouvait le connaître, même lui il avait encore du mal. Mes désirs sont des ordres. Les tiens font désordre. Il pouvait pas abandonner. Il était pas prêt. Pas encore. Il voulait pas lâcher prise. Pas encore. Peut-être jamais. Un frisson lui parcours cruellement l'échine.  Son inconnue passait ses mains délicates dans ses cheveux. Il ferme les yeux. Se perd sous ses doigts. Un instant. Jusqu'à ce qu'elle brise le silence doré. Chacun son tour.
« Moi je m'en fous pas. »

La remarque le déstabilise. Un peu. Son visage reste de marbre. Malgré tout. [i]Elle va tomber. Elle va tomber.
Ça le fait sourire. Ça le fait soupirer aussi. Il en avait fait l'expérience, auparavant. Amère. Toujours. Pour les autres. Parce que rien ni personne ne l'intéressait. Et c'était pas faute de prévenir. Avant. Et ils en venaient à le détester. À lui pleurer à la gueule. À lui renvoyer brutalement leur souffrance. Celle qu'il leur avait imposé, de ses mains. De ses mots. De ses yeux. Ma Juliette je l'aurais crevé. Avec mes mains.


« Les femmes, c'est comme l'alcool. Au début c'est bien mais ça saoule vite.  Moi je crois bien que c'est l'inverse. »
La réflexion le touche. De plein fouet. Ils étaient d'accord sur un point. Au moins. Eh.
- Il y a des choses qui ne sont accessible qu'ivre ou défoncé.
Ne peut-il s'empêcher de rajouter. Il hausse les épaules. Le dit sur un ton d'une banalité affligeante. Et pourtant il en faisait trop douloureusement l'expérience. Trop souvent. Jamais satisfait. Mais presque. Et ça le tuait. Ça le tuait. Il se garde bien de l'avouer mais dans ses grands yeux bleus il sait qu'elle devine. Les mains toujours levées il attend. Un geste. Une parole. Il sait que ça ne tardera pas. Il se suspend à ses gestes. Ses lèvres. Elle se lève. Partira? Partira pas?

« C'est quand même plus accueillant comme ça. »


Il pince les lèvres avec force. Il aurait préféré qu'elle prenne la porte. Il grogne. Fort. Se lève pour se chercher une nouvelle clope. Impertinente. Sauvage. Une emmerdeuse. Pas pire que moi. Mais presque. À la réflexion il lui montre brusquement son majeur. Autant se montrer accueillant jusqu'au bout. He. Il joue du briquet. Allume. Tire une taf. Les yeux rivés sur l'invitée qui se la jouait diva. Nouveau rictus. Il était pas à ses pieds.


- Eh. Mausi. Mon thé.


Sois gentille Faillit-il ajouter. Mais il scella ses lèvres. Il voudrait pas qu'elle lui balance de l'eau bouillante à la gueule. Eh. Meryl se gênait pas. Mais c'était pas elle. Parce que la blonde semblait beaucoup moins accessible. Parfois. Comme si elle oscillait. Passive ou active. Elle semblait lutter. Surtout lorsqu'il s'approchait. Mais là sur son tapis elle était devenue reine. Capricieuse et terriblement hautaine. Lui, ça le faisait doucement sourire. Parce qu'il l'avait senti fébrile et hésitante. Aussi délicate qu'un papillon. Il dit rien pourtant. Il contemple le spectacle. Il se demandait si elle allait hurler comme une reine de coeur et en vouloir à sa tête. Te retiens pas. Sinon c'est moi qui vais l'avoir. Ta tête.


« Je veux pas être ton modèle.  Je n'ai rien d'un mannequin. Et je ne veux pas finir à la poubelle. »



-  Je m'en fous. J'veux te sculpter. Ta gueule.
Articula-t-il. Depuis quand c'était aux modèles de décider? S'ils savaient peindre. Dessiner. Sculpter. Ça se saurait! Nouveau grognement. Il regardait déjà plus. Lassé par la parade. Par la discussion. Il cherchait des yeux son matériel. Mais c'était dur. C'était trop rangé pour qu'il puisse s'y retrouver. Il sème sa cendre et sa mauvaise humeur. Farfouille des yeux. Il trouve finalement son carnet à dessin.


« Je ne voudrais pas te décevoir d'avantage. A moins que... j'accepte àune seule condition... »
Pitié. La ferme. Ses lèvres pressent le filtre de sa cigarette. J'ai pas envie de jouer. J'ai pas envie de tergiverser. J'ai pas envie de t'écouter. Tes désirs. Tes voeux. Je m'en fous. Il frotte ses cheveux. Comment pourrait-elle le décevoir si elle ne faisait pas l'effort? Pas l'envie. Pas vraiment. Il voulait pas partager. Juste obtenir de ses mains. Un souvenir. De la matière. Il rêvait ses courbes. Il voulait simplement les concrétiser. Mes désirs avant ceux des autres. J'ai pas envie. Je vais juste me persuader que là tout de suite j'ai rien de mieux à foutre. J'vais essayer Mausi, mais je te promets rien. Ses yeux attrapent ses cheveux blonds. Ils s'enfuyaient déjà dans la cuisine. Il hausse un sourcil. Elle en était déjà revenue au thé. Eh. Il tire sur sa clope et va se vautrer une nouvelle fois dans le fauteuil, les yeux sur son plafond blanc. Nouvelle taffe. Il allait pas courir après. Il voulait même pas savoir si elle savait faire le thé. Si elle testait un peu trop sa patience il la foutra dehors. C'était décidé. Presque.
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MessageSujet: Re: Burn baby, burn [Nirvana]   Lun 2 Fév - 19:03

Tes yeux sur lui. Ses yeux sur toi. Non, sur tes seins.
Tu bas des cils, t'es fatigué d'essayer de te faire comprendre, et il est épuisé de ne pas chercher à comprendre. Il te fait chier, avec ses manières, mais il t'intrigue de par la manière dont il maintient. Tu le fais chier, à te pavaner de tes parades, mais tu l'intrigue de par la cambrure de tes reins quand tu fuis le discours et que tu remets au lendemain.

Tes yeux sur lui. Ses yeux sur toi. Non, sur ta chevelure. Dorée, presque blanche, qui se contraste avec ta peau un peu bronzé par le soleil qui consume la jungle toxique. Tu te souviens de ces après midi de bronzette, en haut des arbres. Il te dit de la fermer, il te supplie intérieurement de la boucler.  Un bon thé le remettra sur pied, car il s'est avachi dans le canapé. Les peintures et l'huile lui hurle en silence de les ramasser et d'avoir l'aimable aisance d'au moins les jeter. Nirvana, tu les entends, à l'agonie, tu les entends souffrir du mépris de leur créateur, et te murmurer de te méfier, pour ne pas finir dans le même trou ou elles ont atterrit. « J'arrive, Herr. Tout arrive à point à qui sait attendre. » Puis le silence. Puis un cri. Tu venais de te renverser l'eau bouillante sur tes vêtements. Les larmes te montèrent aussitôt à tes orbites sales, car la douleur était égale à la laideur de ton visage. Tu attrapas sans réfléchir un verre, le remplissant de l'eau du robinet et te le renversas sur tes vêtements. Le contraste des deux températures atténua la douleur. Il y avait plus de peur que de véritables blessures. Blasée, tu réapparus à ses yeux. « Pas de thé pour le moment, j'ai tout cassé. » C'est toi qu'est toute cassée. « J'espère que vous ne m'en voudrez pas herr. » en fait, tu t'en aurais foutu si t'étais chez toi, mais t'es chez lui, et t'as renversé de l'eau partout. Et tu t'en es mis partout. On dirait presque une scène d'un mauvais film érotique. Finalement t'as changé d'avis. « Un vœu pour me faire pardonner. » Il t'a quasiment ensorcelé, comme une figure que tu ne veux arrêter de satisfaire. Ne rentre pas dans cette boucle, Nirvana. Ne cours pas comme toutes les autres filles après l'impossible. Ne te balance pas au dessus du vide, en sachant pertinemment que la chute te sera fatale.  
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Burn baby, burn [Nirvana]
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