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 Pas à pas dans le noir.
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Apricot Tea


Crimson District

Crimson District

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MessageSujet: Pas à pas dans le noir.   Sam 5 Juil - 19:22

Doucement, un pas devant l'autre, doucement doucement. Allez. Avance.
Lampe torche en main pour éviter de se perdre dans le noir, Apricot déglutit difficilement. Elle avait peur. Évidemment, qu'elle avait peur ; Crimson District n'était pas réputé pour être l'endroit le plus doux et affable que ce monde ait créé, à ce qu'elle sache. Bien au contraire. Si elle était l'exemple même de la gentillesse et de la douceur, ce n'était malheureusement pas le cas de la plupart des habitants de cette île. Allez savoir pourquoi ils avaient créé un endroit pareil ; c'était, selon elle, un peu bête d'avoir attiré tous les malades et les types violents dans le même endroit. Certes, ils étaient dans un jeu vidéo, mais elle n'aurait pas pensé qu'un endroit sombre et censément glauque, limite d4rkyy, aurait attiré autant de vrais dealers et autres métiers peu respectables. De son côté, elle était venue parce que ça lui semblait amusant ; et sûrement n'était-elle pas la seule dans son cas, puisqu'elle avait croisé sinon une foultitude au moins quelques personnes sympathiques dans son île d'appartenance. Comme quoi il n'y avait pas que des psychopathes en puissance dans le coin, n'est-ce pas. D'autant plus qu'étant dirigé par Father, on aurait été en droit de croire que c'était l'île la mieux protégée et la plus correctement dirigée, puisque gérée par le big boss d'Euphemia. Mais non, pensez vous. Peut-être se complaisait-il dans son délire de grand méchant loup noir et dangereux, grrr. Elle n'en savait rien. En tout cas, se promener dans le noir des quartiers de Crimson District n'avait franchement rien de rassurant. C'était glauque. Elle détestait ça. N'importe qui pouvait sortir d'un coin d'ombre et l'aborder pour lui proposer des petites pilules jaunes brillantes comme le soleil, pour ce qu'elle en savait ; n'importe qui pouvait arriver par derrière, passer un bras autour de son cou et l'agresser ou lui voler ce qu'elle avait sur elle. Et dans ce genre de situations, inutile de préciser que son pouvoir ne lui aurait été d'aucune utilité. A part les perturber en transformant d'un seul coup leur long manteau noir en bikini, elle ne pouvait guère faire grand chose. C'était relativement frustrant. Elle aurait dû choisir de faire jaillir des boules de feu de ses mains, ou d'assomer par la pensée quiconque l'ennuyait. Il y avait tant de possibilité et pourtant aucune qui lui soit venue à l'esprit au bon moment ; il fallait dire aussi que, sur l'instant, elle ne s'était pas dit que ce serait utile. Ce jeu s'était vanté d'être réaliste et en théorie, dans la vraie vie, personne ne vient vous dépouiller à chaque recoin de rue. Il ne fallait rien exagérer.
Même si elle y croyait dur comme fer, ses petits mains serrées sur sa lampe, elle savait que ce n'était pas vrai. Il n'y avait personne sous son lit et aucune ombre malveillante ne la suivait pour voir ce qu'elle faisait. C'était dans cette optique, par ailleurs, que la jeune fille avait volontairement décidé d'aller patrouiller dans les rues jugées dangereuses de cette île. Elle ne voulait pas en sortir et était persuadée que, étant dans un jeu, aussi réaliste soit-il, elle n'aurait jamais de meilleure occasion de vaincre ses peurs. Ici, si elle se faisait aborder par un type louche ou kidnapper par quelqu'un de mal intentionné, elle pouvait se rassurer en se disant que rien n'était vrai, que son corps n'était pas là et que ce n'était pas sa peau qu'elle écorchait, aussi vraies soient les sensations.
A pas prudents, elle tourna dans une rue plus étroite. Il n'y avait rien de pire que de marcher sans savoir où on allait et, de nuit, rien ne ressemblait plus à un mur ou une rue qu'un autre mur, une autre rue. Tout était semblable, tous les chats étaient gris et toutes les silhouettes inquiétantes. Mais ça ne voulait rien dire. Elle pouvait le faire. Elle n'était pas perdue. Pas tout à fait. Elle n'avait qu'à trouver quelqu'un, lui demander où aller pour rentrer du côté des habitations et –

« Eh – ! »

Surprise par un bruit dans son dos, elle poussa un petit cri et lâcha sa lampe, qui tomba à terre dans un bruit mat avant de s'éteindre. Éclairée seulement par la lumière lointaine des réverbères, le cœur battant à toute allure, elle se retourna en retenant sa respiration.
Allez. Ça ne pouvait qu'être quelqu'un de bien.

Pitié.

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Lock-on


Hope Corporation

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MessageSujet: Re: Pas à pas dans le noir.   Dim 6 Juil - 23:10


Quand le volcan s'éveille ...



Plusieurs fois déjà il l'avait pensé. Pourtant, Lock-on n'avait jamais été jusqu'à l'action. Laquelle? Rien d'extraordinaire: une simple visite sur l'île du crime. Le district comme elle s'appelle. L'idée était venue d'elle-même, poussée par le caractère du garçon quelque peu changeant. Dans un sens, quand on savait que l'on était dans un jeu, n'était-il pas tentant d'aller au delà des limites du réel? Quoi de plus normal que de profiter d'une cité où tous les coups sont permis? Ou en tout cas, une grande partie? Alors, saupoudrez à cette envie un sentiment d'amertume. On ne peut que retrouver un Lock-on errant en ces lieux.

Claire et Limpide. La journée du garçon avait été des plus décevantes. Il s'agit là de toute la problématique des technologies: où ça marche. Ou ça ne marche pas. Et évidemment, aujourd'hui était un jour où ça ne marchait pas. Quand le mode d'emploi parle de pièce avec des noms biscornus et dont leur représentation 2D ne suit pas vraiment leur forme tridimensionnelle, on se cogne la tête. Quand en plus, il est mis dans ce même mode d'emploi que des informations supplémentaires sont disponibles sur le site internet du constructeur mais que ce site internet est introuvable, on se cogne la tête. Et c'est pas que Lock-on n'est pas un débrouillard mais il y a de ces fois où on ne veut pas perdre son temps à chercher, chercher, chercher et encore chercher! Où on veut se voir avancer. Où l'on veut sentir une progression.  Et cette absence de réussite mène à de l'énervement. On explose intérieurement car on a pas la chance de  pouvoir se dire à la fin de sa journée une phrase du style "Haa, j'ai bien bossé aujourd'hui". Cette journée est pourrie, à foutre aux chiottes, à delete. Et donc, Lock-on erre dans les rues sombres du district. Une façon d'extérioriser son humeur car ici, il peut regarder les gens avec un regard menaçant. Il peut s'habiller d'un long manteau sombre, qui pourrait supposer qu'il cache quelque chose en dessous. Et il peut également écouter de la musique  dont les paroles sont loin d'être des versets de la bible et dont le niveau sonore est plus qu'audible.

Et le pas est par contre rapide. Il était venu dans cette ville mais contrairement à ce qu'il était censé faire, il ne la visitait pas. Lock-on était tel le maître du trottoir, à passer les réverbères les uns après les autres. A ne pas prêter attention aux personnes qu'il croise. A ruminer intérieurement que si quelqu'un le frôle, il lui enverrait des mots clairs - pas forts gentils- pour bien faire comprendre sa déplaisance.

Jusqu'à ce qu'il arrive au niveau de cette personne qui fit déborder le vase. Car déjà, elle semble chercher sa route, perdue au milieu de la ville. Mais en plus, elle voyage avec une lampe de poche : idée ridicule quand on a un réverbère tous les dix pas! Mais comme si ça ne suffisait pas, voilà qu'elle  tombe de sa main, obligeant le garçon à dévier de sa trajectoire pour ne point butter dedans. Le mécontentement s'exprime de lui même, écrasant les quelques grésillements de musique qui sortent de son casque. Un regard mitrailleur accompagnant ses paroles.

"Et quoi. J'ai l'air d'un criminel c'est ça? Qu'est-ce que vous foutez tard le soir en ces lieux si c'est pour sursauter au premier bruit. Vous êtes suicidaire?"

Non mais le regard vaut le détour. La silhouette en face de lui n'est qu'une demoiselle à la carrure proche d'une brindille qui sursaute au moindre bruit. Certaines personnes sont vraiment pas toutes nettes dans leur tête. Peut-être qu'elle n'attends que ça: qu'une personne vienne lui soumettre le couteau sous la gorge en échange de son sac à main!

"Pfff"


Voilà qui allait faire la seule bonne action de sa journée. Il attrapa sa lampe de poche pour la lui rendre. Mais évidemment ,pas sans un dernier mot.

"Vous croyez faire quoi avec ce truc si on vous agresse? Vous feriez mieux d'être plus responsable quand vous sortez!"


Lock-on ne comprends même pas pourquoi je lui dis tout ça. Qu'est-ce que ça peut lui faire?




Dernière édition par Lock-on le Sam 12 Juil - 21:19, édité 1 fois
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Apricot Tea


Crimson District

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MessageSujet: Re: Pas à pas dans le noir.   Mer 9 Juil - 2:41

Lou, le cœur battant à toute allure, lève la tête pour voir de qui il s'agit. Elle ne reconnaît pas immédiatement la personne qui lui fait face ; pourtant elle est là depuis un moment et, à force, a fini par apprendre et reconnaître les visages et faciès de toutes sortes des personnes rythmant son quotidien. Après un ou deux battements de cœur affolés, elle ne voit toujours pas en lui autre chose qu'un inconnu a l'air franchement peu aimable ; elle en conclut donc que soit il vient d'arriver, ce qui lui paraîtrait étonnant vu qu'il lui semble que la plupart des gens ne viennent plus mais restent coincés, tout simplement, soit il n'habite pas ici. N'y avait-il pas une sorte de règle qui disait qu'on devait rester dormir sur son île... ? La jeune femme tenta vainement de ralentir son rythme cardiaque, les doigts crispés sur sa chemise au niveau du plexus pour se donner un semblant de crédibilité et de calme. Allez. Ce n'est pas forcément quelqu'un de mauvais. Même s'il se promenait de soir à Crimson District et que, pour être honnête, ça ne lui faisait pas marquer beaucoup de point – le tout en occultant avec maestria qu'elle-même fait partie de cette catégorie de personnes en ce moment-même. Ça peut être un gentil garçon qui rentrait chez lui. Qui allait lui sourire, doucement, et avec qui par la suite elle pourrait devenir amie. Peut-être même lui proposerait-il de la raccompagner ? Les Gentlemen se faisaient rares, mais tout de même. Rien n'était impossible.
Juste improbable. Tellement improbable que, lorsqu'il prit la parole, Apricot ne fut même pas surprise de ce qu'elle entendit.
Suicidaire, hein ? Amère, elle lui rendit un regard gris. Ni noir ni clair ; juste gris, terne, désintéressé. Elle ne voulait pas s'attirer d'ennuis, encore moins avec quelqu'un d'aussi désagréable dès le premier contact – elle n'y pouvait rien s'il avait des problèmes, ce type ! Et s'il était constamment comme ça, eh bien... Il y avait franchement de quoi s'attrister. La jeune femme partait du principe que tout le monde était capable de gentillesse pour peu d'y mettre un minimum d'efforts et détestait ceux qui, caustiques ou tout simplement cyniques, lui affirmaient le contraire avec un sourire railleur et des claques dans la figure. C'était affreux. Elle n'était pas suicidaire, non, avait parfaitement le droit d'être là et ne s'effrayait pas d'un rien – parce qu'après tout, oui, il avait l'air d'un dangereux criminel. Pour ce qu'elle en savait, il pouvait d'ailleurs très bien en être un pour de vrai. Ce n'était pas à exclure ; Crimson District n'était pas, rappelons le, l'endroit le plus accueillant d'Euphemia.

« Hm, je... »

Craignant qu'il ne raffermisse sa prise sur la lampe si elle s'en saisit, elle commença par ne rien faire et resta prostrée là sans savoir quoi faire ; heureusement, ça ne dura qu'un bref instant. Il ne fallait pas croire que cette petite jeune femme avec ses courbes et ses grands yeux était aussi inoffensive qu'elle en avait l'air. Elle savait se défendre – plus par obligation qu'autre chose, et pas à cause d'Euphemia – et son corps ne l'aurait pas laissée seule en cas de danger. A moins qu'elle ne s'évanouisse, bien sûr, mais ça... Elle n'avait aucun contrôle là-dessus.
Sourcils froncés, elle fit un pas en avant et reprit sa lampe d'un geste un peu plus brusque que ce qu'elle avait prévu.

« Vous ne me connaissez pas, trancha-t-elle d'un ton sec. J'ai été surprise, c'est tout. Qui vous dit que je ne sais pas me défendre ? Vous seriez surpris de ce que je peux faire avec cette lampe, hein. »

Pour confirmer ses propos, elle croisa les bras et souffla par le nez. Non mais her. Ce n'était pas parce qu'il était de mauvaise humeur qu'il allait la déverser sur elle.
Contente malgré tout de ne plus être seule dans son malheur, Lou envisagea la possibilité de passer ses mains sur la veste de l'inconnu pour l'affubler du signe « Je suis idiot » dans le dos. Son pouvoir l'émerveillait chaque jour un peu plus.

« Moi, je pense que c'est vous qui devriez faire attention. Vous n'habitez pas ici, non ? »

Trois chances sur quatre. Elle y croyait dur comme fer, malgré tout. Les Crimson Landiens commençaient à lui revenir, tout de même.

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Lock-on


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MessageSujet: Re: Pas à pas dans le noir.   Sam 12 Juil - 21:58


Quand le volcan s'éveille ...



Alex a vu juste. Voilà que la petite demoiselle cherchait ses mots. Elle était vraiment irresponsable à errer dans cette rue seule. Sauf si ... on lui avait menti sur les fréquentations de la ville? Car depuis le début de sa visite, il n'avait entendu ni bagarre, ni coup de feu. Peut-être un dealer au coin de la rue, mais la présence de cet homme restait insuffisante pour faire de cet endroit la ville mal famée comme elle est décrite.

Certes, la demoiselle aurait pu partir en courant une fois désarmée. Au moins, elle ne partait pas en courant. ça n'aurait fait que renforcer ses propos à son sujet: une proie facile. Sûrement qu'elle avait un peu de fierté? D'ailleurs, cette prise rapide de sa lampe torche le fit par contre un peu rire. Lock-on n'allait pas aller jusqu'à jouer au jeu du "tu l'as, tu l'as pas!". Mais si elle en prenait plaisir, pourquoi pas!

"Bah ... Sûrement essayer de m'éblouir ou peut-être me donner un coup avec. Mais à parler ainsi de votre lampe torche, ça prouve que vous n'êtes pas bien munies en cas d'agression, n'est-ce pas?"

Allait-elle jouer la carte du bluff? Il l'attendait avec impatience cette tentative. Mais elle pouvait toujours avoir une compétence qui sortait de l'ordinaire. Il ne pouvait pas la sous-estimer. Et c'était bien dommage car elle avait vraiment le physique d'une cible facile. Il pouvait toutefois continuer de la provoquer sur ces détails. Pourquoi pas un peu de surprise venant d'elle pour égayer sa journée? Quelque chose qui sorte de l'ordinaire? Il enchaîna:

"Et donc, comme vous m'avez l'air d'avoir du cran malgré tout. Si je ne vous aviez pas rendu cette lampe torche, qu'auriez-vous fait?"

Il était un peu curieux de connaître ce qu'elle pourrait faire. Un peu de mise en situation ne faisait pas de mal! Lock-on voyait ça comme un jeu d'impro. Mais Il n'allait pas lui laisser beaucoup de temps pour répondre. D'ailleurs, il n'attendait pas vraiment de sa part une réponse verbale.

Non. Lock-on n'habitait pas le district. Il avait hésité. Il avait choisi Hope. Et il était un peu déçu de ne pas avoir demandé si il était possible d'avoir deux habitats. Etait-ce par contre vraiment utile sachant que les différentes îles étaient assez faciles d'accès et peu espacées? Par contre, il ne comprenait pas les menaces de la demoiselle. Etait-ce donc tout ce qu'elle avait comme plan pour se défendre? Un question à deux dollars?

"Euh non, et alors? Vous avez une milice spécialisée qui met en tôle les visiteurs d'une autre région? Je ne suis pas un terroriste, ni même un voyou, ni même un criminel. Alors qu'ici, la probabilité d'en trouver y est accrue non? Alors quoi, le ciel va me tomber sur la tête parce que je prends un bon bol d'air en me promenant par ici?"

Il était tout de même mignon ce petit agneau. Et elle avait de la chance de n'être pas tomber sur le grand loup de la ville.





[HRP: Désolé, j'ai quelques problèmes entre ma première et ma troisième personne. J'essaye de faire gaffe!]
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Apricot Tea


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MessageSujet: Re: Pas à pas dans le noir.   Lun 4 Aoû - 23:25

L'éblouir ? Lui donner un coup avec ? Renfrognée, Lou croisa les bras sous sa poitrine. Elle n'était pas franchement persuadée que ce soit la meilleure façon de faire. Quoi que ; déstabiliser l'ennemi en lui faisant momentanément perdre l'usage de sa vue était loin d'être bête – ce qu'il semblait sous-entendre pourtant. Parfois, l'usage de la force n'était pas la meilleure solution. Loin de là. Et puis... La petite demoiselle était bien assez rodée en la matière pour savoir que derrière les silhouettes d'apparence communes ou fragiles, on pouvait parfaitement trouver des tueurs de sang-froid ou des malades sans foi ni loi. Il n'y avait ni règle ni livre de survie pour ça. Rien que l'instinct et la chance. Il ne pouvait pas savoir s'il n'était pas tombé sur la fille la plus dangereuse de Crimson District uniquement parce que son physique ne lui revenait pas et ça, Apricot comptait bien le lui faire comprendre d'une manière ou d'une autre. Qu'on doute de sa force était une chose, et ça ne la dérangeait que modérément ; qu'on agisse de manière aussi imprudente alors qu'on ne savait clairement pas où on allait ni sur qui on pouvait tomber, en revanche, l'énervait sérieusement.
Mais calme. Il fallait rester calme. Sinon il aurait gagné et là, elle n'aurait plus que ses yeux pour pleurer.

« Et donc, comme vous m'avez l'air d'avoir du cran malgré tout. Si je ne vous avais pas rendu cette lampe torche, qu'auriez-vous fait ? »

Du cran, bien. Elle n'était pas tout à fait sûre de mériter un tel mot mais... Bon. C'était mieux qu'être traitée de poule mouillée, sûrement, et la jeune fille pencha sa tête sur le côté en quête d'une réponse qu'elle jugerait appropriée. Rien ne lui vint. Elle n'était pas sûre de ce qu'elle aurait fait ; mais elle l'aurait fait, ça, c'était certain. Probablement, dans les faits, qu'elle lui aurait redemandé plusieurs fois de la lui rendre avant de soit partir soit tenter de la récupérer par la force – mais ce n'était clairement pas ce qu'il avait envie d'entendre, n'est-ce pas ?
Tout le monde attendait toujours quelque chose de trop précis. C'en était triste ou embêtant.
Ne trouvant rien de mieux que le silence à ajouter, elle haussa les épaules et préféra changer de sujet. Ce n'était pas les répliques qui manquaient mais toutes lui auraient fait perdre en spontanéité. Or si elle ne tenait pas à être vue comme une petite fleur fragile se promenant sans défenses aucunes dans le terrier du grand méchant lapin, elle ne voulait pas non plus qu'on la prenne pour une calculatrice prête à détruire quiconque se pointerait sur son chemin. Plus simplement, elle n'avait pas envie de se faire remarquer. Or comme on ne sait jamais à qui on a affaire... Mieux valait rester prudente.

« Se promener seul la nuit dans un endroit peuplé de ''terroristes, voyous ou criminels'' quand on ne connaît pas bien les lieux, ce n'est pas... Ce que j'appellerais une bonne idée. Ou une idée intelligente, même. »

Elle ponctua sa remarque d'un nouveau haussement d'épaules. Ce n'était pas ses affaires s'il aimait courir après le danger, après tout.

« Vous alliez où, alors ? »

Allons bon. Elle n'allait quand même pas laisser ce pauvre garçon sans défenses tout seul. N'est-ce pas ?


Hors RP :
 

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Lock-on


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MessageSujet: Re: Pas à pas dans le noir.   Dim 14 Sep - 21:36


Quand le volcan s’éveille …



Le jeune homme la toisait du regard impatient et inactif. Mais ça ne voulait pas dire qu’il s’endormait. Loin de là même ! Après avoir dressé son armure de piques face à cette inconsciente, il s’attendait à une réaction de sa part. Le fait qu’elle prenait son temps le déçu directement. Il aurait tellement aimé une réaction sur le qui-vive. Quelque chose d’énergique, de spontané, d’agressif même. Mais elle était victime d’un manque de répondant. Était-elle si peu sûre d’elle que cela ? Ce qui menait à penser qu’il avait totalement vu juste et qu’elle était inconsciente. Ou alors avait-elle vraiment une idée derrière la tête ? Il continuait de la dévisager, regardant par moment ses mains des fois qu’elle tremblerait ou qu’elles montraient un signe de peur ou d’énervement. Il n’avait vraiment rien à craindre d’elle. Il soupira, blasé.

Relevant la tête vers le ciel, il se mit à penser à ce qu’il regardait vraiment. Pouvait-il vraiment dire ou penser qu’il s’agissait d’un ciel ? La technologie du jeu le fascinait toujours. Il n’arrivait pas à s’avouer pleinement que tout ceci était un autre réel. Car tout l’était, ses cinq sens fonctionnaient pareil qu’au dehors, alors pourquoi devrait-il qualifier cela d’immatériel ? L’instant philosophique resta bref. Elle avait enfin parlé !

« Hoho ! Mademoiselle s’inquiète pour moi maintenant ! Quelle générosité tu me fais là, wahou je suis comblé ! »

L’ironie était bien présente. Lock-on ne manquait vraiment pas d’aise dans cette discussion. Il était confiant. Il se sentait bien, meneur dans ce dialogue. Et il aimait en profiter.

« Je ne me souviens pas avoir dit être intelligent mais pourtant je le suis ! Mais une escapade face à quelque chose de connu aurait été bien trop facile vois-tu ! Tu vois de quoi je parle n’est-ce pas ? »

Il lui sourit avant d’enchaîner.

« Aaaaaah ! Bien sûr que non que tu ne sais pas de quoi je parle. Ils te font peur n’est-ce pas ? Toutes ces ombres terrées dans le noir qui attendent le bon moment pour te sauter dessus ! »

Il commença à lui tourner autour en continuant sa petite histoire.

« Ils te surveillent. Il t’épie. Ils sont partout, droite, gauche, troisième rue, dans les poubelles même ! Et puis BAM ! Ils t’attrapent le bras d’une main et pose leur main sur ta bouche pour t’empêcher de crier ! »

Les gestes de Lock-on suivait ses paroles et c’est ce qu’il fit, tirant brusquement la demoiselle vers lui. Mais il la lâcha presque aussitôt. Il n’était pas taré et n’avait aucunes pensées véritablement nuisibles face à cette frêle demoiselle. Encore et toujours de la moralisation. Rien de plus !

« Bon, je sais pas où je vais. Tu as une idée ?  »

Le ton était directement plus faible et plus clair. Il se posait un peu car il se savait quand même dans un endroit inconnu. Et vu comment se déroulait cette histoire, il se sentait un peu comme le chevalier qui venait aider le maillon faible. Elle avait de la chance même si elle ne s’en rendait peut-être pas compte !




[J'ai pas fait mieux, désolé. Dommage que nos périodes de pause se soient pas synchronisés. Et le début de ce mois ne m'a pas aidé je dois dire. J'espère que ça te va ainsi!]
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Apricot Tea


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MessageSujet: Re: Pas à pas dans le noir.   Jeu 6 Nov - 18:31

Ce type avait définitivement un grain.

Pas que l'ironie soit l'apanage des cinglés notoires – elle en faisait elle même montre assez régulièrement, histoire de ne pas être plus blessante que nécessaire envers des personnes qu'elle appréciait plus ou moins. Non, ce n'était pas son magnifique « wahou » qui la fit craindre qu'il n'ait un léger problème mental, mais la facilité avec laquelle il enchaînait les phrases rapidement et sans aucun lien émotionnel entre elles. Il semblait passer du coq à l'âne aussi simplement que s'il s'était agi de claquer des doigts ; un coup mécontent, un coup cynique, un coup à moitié fou... Elle ne savait pas que penser de ce garçon qui, elle en restait persuadée, était bien plus inconscient qu'elle ne l'était. La jeune femme savait se défendre, et ses formes toutes en rondeurs n'étaient pas sans cacher quelques muscles. Ne serait-ce que sa lampe torche était une sorte d'outil suffisant pour se défendre, pour peu qu'on sache y faire. Or après ce qui lui était arrivé, son père et sa mère s'étaient tous les deux mis d'accords pour lui faire apprendre quelques notions de self-defense.
En d'autres termes, aussi craintive soit-elle, Apricot ne craignait pas grand chose de grand monde pourvu qu'elle ne soit pas face à un colosse de deux mètres ou un karatéka émérite. Raison suffisante pour lui permettre de se promener de nuit sans trop avoir à craindre quoi que ce soit – même si, malheureusement, son cerveau refusait d'interpréter les choses ainsi.
Elle avait peur de cet inconnu. Autant qu'elle avait peur de tous les inconnus, finalement.
Mon Dieu que c'était handicapant.

« Her ! »

Bras vivement ramenés contre son corps, elle se retourna pour faire face à son pseudo-agresseur et lui adressa une grimace sombre histoire de bien lui faire comprendre qu'elle n'avait pas apprécié son geste. Pas apprécié qu'il la touche, qu'il la frôle – ne serait-ce que la frôler, oui, c'était déjà trop. Elle n'appartenait qu'à elle même. Elle n'existait que pour elle-même et acceptait d'être vivante aux yeux des autres ; ce n'était pas lui qui allait lui dicter sa conduite ou la forcer à quoi que ce soit, oh que non. D'autant plus si, une fois encore, il changeait de comportement comme de chemise en quelques poignées de secondes seulement. C'était à n'y rien comprendre. D'abord il s'amusait à lui faire peur avec ces histoires d'ombres tapies dans la nuit et ensuite, il lui demandait si elle avait une idée d'où ils pourraient se rendre ? Ce type n'allait vraiment, mais alors vraiment pas bien !

S'il croyait qu'elle allait...

« Non mais ça va pas ?! Tu me fais peur et après tu me demandes où aller ? Tu vas pas bien hein ! »

Ses dents grincèrent de mécontentement. Elle n'avait pas un si faible caractère qu'on pouvait le croire au premier abord. Mieux vaut se méfier de l'eau qui dort.

« Et puis qui te dit que je vais pas t'emmener dans le pire endroit possible, hein ? Genre le lac ? »

Elle n'en avait qu'entendu parler mais, à priori et à fortiori de nuit, ce n'était pas le plus bel endroit à visiter à Crimson District.
Après un bref plan mental et parce qu'elle était décidément têtue comme une mule lorsqu'on la piquait au vif, la jeune fille exécuta un bref demi-tour et lui jeta un sourire mitigé par-dessus son épaule.

« Tiens, d'ailleurs, j'ai très envie d'y aller. Au lac. Tu ferais mieux de pas me suivre, si tu tiens à la vie. »

Elle ponctua sa phrase d'un léger rire qui cachait à peine son angoisse.
Parce que concrètement, s'il décidait de la suivre et qu'elle était obligée de se rendre là-bas, elle rirait tout de suite beaucoup moins.

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