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 Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.
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Apricot Tea


Crimson District

Crimson District

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MessageSujet: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Sam 5 Juil - 19:07

Postée devant un miroir d'une des cabines d'essayages, Apricot lissa machinalement la robe qu'elle venait de confectionner. Orange avec des touches de blanc et de crème, elle mettait en valeur ses formes sans la boudiner pour autant ; à force, elle avait appris à ne pas porter ce qu'elle voulait mais plutôt ce qui lui allait – et était devenue maîtresse dans ce domaine. Ce n'était pas pour autant que, cachée derrière le rideau clair, elle ne s'amusait pas à s'habiller de choses que jamais, oh grand jamais elle n'aurait osé mettre devant qui que ce soit. Comme pour se prouver à elle-même qu'au fond son âge mental n'avait vraisemblablement jamais dépassé les huit ans, elle lissa de nouveau sa robe et, yeux fermés, la changea doucement mais sûrement en une tenue typique de pom pom girl américaine. Ça ne lui allait pas si bien, avec ses formes ; n'était pas atroce pour autant. Dans ses yeux, cela dit, c'était différent. Elle ne pouvait s'empêcher de vouloir s'enterrer sous mille couches de pulls et de tissu chaque fois qu'elle découvrait plus de peau qu'elle n'y était habituée. C'était affreux. Un vrai problème. Elle aurait voulu pouvoir changer sa corpulence. Ça, ça aurait été le pouvoir parfait. Encore aurait-il fallu y avoir pensé avant. Ce n'était pas très malin de sa part. Et puis au fond, ça lui aurait peut-être juste fait encore plus de mal qu'autre chose. Comment se réhabituer à son apparence après avoir joué les mannequins de quarante kilos ?
Toujours sans empressement, concentré, elle rechangea sa tenue en un ensemble t-shirt jean des plus simples. Aujourd'hui, elle avait prévu de se retrouver avec Electro et Thing pour une petite séance essayage de tout et n'importe quoi ; et s'il n'y avait pas assez de choses dans son magasin, il y en avait d'autres à côté. D'autant plus qu'avec son pouvoir, pour peu qu'Electroweak ait des feuilles et un crayon sous la main, elles pouvaient s'amuser à porter à peu près n'importe quoi. Il fallait avouer que c'était tout de même bien pratique d'avoir une usine à vêtements au bout des doigts. La jeune femme n'était pas peu fière de pouvoir créer aussi facilement des choses qu'elle n'aurait pu qu'imaginer dans sa vie originelle ; d'un autre côté, à chaque fois qu'elle osait penser à cette différence entre le réel et l’irréel, c'était tout son corps qui se mettait à trembler, de ses doigts crispés à sa gorge serrée.
Parce que, aussi bête que cela puisse sembler, elle voulait rentrer.
Le temps se faisait long à Euphemia. Les récents événements rendaient tout plus compliqué, de sa vie à ses pensées. Elle ne savait plus quoi faire. C'était vraiment complexe. Vraiment. Elle aurait voulu aider mais ne savait pas où se placer ; dans sa petite tête, c'était l'effervescence la plus complète. Alors elle se contentait d'ignorer, de repousser, de faire comme si de rien n'était – tout ça en priant pour que, au contraire, ce ne soit pas juste un rêve. Elle voulait vivre. Pas mourir. Pas comme ça. Pas ici. Ce n'était pas possible, pas envisageable – non, non. Jamais. Elle avait envie de revoir sa famille, de serrer son père et sa mère dans ses bras. La simple idée d'être piégée dans un sommeil artificiel contre lequel personne ne pouvait rien l'emplissait d'un profond sentiment d'injustice contre lequel la demoiselle ne pouvait strictement rien. Et ça, c'était plus que frustrant.

Tout ira bien, Lou. Tout ira bien.

D'un souffle, elle tira le rideau et sortit dans le magasin. Cet après-midi, elle l'avait pris en fermant sa boutique ; de toute façon, ce n'était pas comme si il y avait foule d'habitude. La porte, sur laquelle un petit panneau « fermé » tanguait au rythme du vent, attendait sagement d'être ouverte par une paire de bras énergique. Ils devraient bientôt être là, en toute bonne logique. Bientôt. Assise derrière le comptoir, tête appuyée contre ses bras, elle poussa un petit soupir.
Heureusement qu'il y avait des gens géniaux ici, hein. Sinon elle aurait fait une dépression depuis longtemps.

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Electroweak


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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Sam 23 Aoû - 2:31

Electro aurait vachement aimé faire une surprise à Apricot – du style passer par la fenêtre ou par la cave pour rentrer dans la pièce et hurler « SURPRISE » en faisant péter une bouteille de champagne, mais elle avait quelques problèmes : de un, même avec l'aide inestimable de Thing, elle n'avait pas réussi à trouver de porte pour la cave ou de fenêtre par laquelle se glisser. De deux, elle n'avait pas de bouteille de champagne et ça diminuait vachement le potentiel cool de la surprise. Elle aurait dû en piquer une sur le chemin, tiens, ça leur aurait fait de l'exercice. Perchée sur ses bottes à talons compensés, vêtue de l'éternelle mini-jupe et du haut trop court (fallait bien qu'elle exhibe son piercing quoi), elle passa une main dans ses cheveux tressés, embêtée.
Maintenant qu'ils étaient juste à côté de la porte, quoiqu'assez en retrait pour ne pas qu'Apricot puisse les voir, elle se demandait quoi faire. Ouvrir simplement la porte et saluer la jeune femme comme tout un chacun, c'était définitivement un truc de tapettes et de gens ennuyeux. Et elle et Thing n'étaient ni des tapettes, ni des gens ennuyeux – si, si, promis, d'où le dilemme qui se manifestait à travers ses sourcils froncés.

Au cinéma, ils seraient arrivés en arrachant la porte de ses gonds avec un coup de pied bien placé ; mais dans un film, ils auraient aussi été armés et vêtus de gilets pare-balles. Sans compter que dans les films, hormis les tenues super chouettes des agents secrets du FBI ou de la CIA, ils loupaient jamais leur coup. Parce qu'elle était persuadée que si elle balançait sa jambe contre la porte, elle allait faire de la résistance, l'enfoirée ; et elle aurait l'air bien conne à sautiller à cloche-pied parce qu'elle venait de se péter la cheville. Non, sérieux... Electro plissa ses yeux bleus avec une concentration à toute épreuve, à la limite de percer un trou dans le mur qui lui faisait face. Son cerveau en ébullition tournait en rond sans parvenir à quoi que ce soit de concret.
Shit. Ils auraient dû voler une bouteille de champagne et des perruques, peut-être qu'elle les aurait pas reconnus. Parce que bon, question discrétion, avec leurs cheveux... Tsss.

Bon, ils allaient devoir le faire dans un style traditionnel, par la porte et sans accessoires. La jeune fille se tourna vers son ami et lui murmura, comme s'il s'était agi d'un terrible secret :

« Bon, on va rentrer par la porte (puisque vu son insistance à chercher une fenêtre, il aurait eu le droit de se méprendre sur le chemin) et hurler « police, que personne ne bouge ! ». Ou un truc comme ça. Enfin un truc menaçant de gros méchant, quoi. »

Ceci dit, Electro frappa ses poings sa poitrine pour montrer à quel poing elle pouvait avoir l'air déterminée et redoutable. Peu de chances que ça impressionne Thing mais elle savait qu'au fond de lui, il devait trembler de peur.
Comme leur gentille hôte dans quelques secondes. Collée au mur à deux centimètres de la porte, l'Autrichienne leva la main pour y inscrire un compteur du bout de ses doigts peints de noir. Cinq, quatre, trois, deux, un...

La porte s'ouvrit à la volée dans un fracas du diable.

« POLICE ! Que personne ne bouge, vous êtes en état d'arrest-... »

Ouais, ouais, ben elle avait pas bac + 10 en forçage de portes, elle ! Elle avait bien le droit de se planter, et personne pouvait se marrer !
Avec la grâce de tout un groupe de militaires en colère, Electro avait fait un pas dans la pièce et s'était emmêlée les jambes comme une grande. Ses doigts lâchèrent le pistolet imaginaire qu'elle faisait mine de tenir, et son intervention se termina dans un cri aigu et sonore, face contre terre.
Un « fuck » bien intelligible fit le tour de la pièce tendit qu'elle soufflait quelques mèches roses de son visage contrarié. Pffffu, surprise gâché.

« Surpriiiise ? » fit-elle malgré tout avec un sourire forcé, histoire de faire étalage de sa bonne volonté et de sa fierté pas du tout amochée – ben non hein, il en fallait plus pour la gêner.
Tu parles.

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Thingumajig


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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Mar 2 Sep - 23:35

Cela faisait bien quelques bonnes minutes que le duo rose et bleu étaient postés au même endroit dans le plus parfait des silences pensifs … Ou, du moins, du côté de la demoiselle en tout cas.
Jig, lui, se balançait d’avant en arrière, attendant sagement qu’elle se décide à entrer chez leur amie, Apricot Tea. Il n’avait pas vraiment compris pourquoi ils avaient été obligé de faire le tour des lieux, à la recherche d’une fenêtre alors que la porte était juste là … Ne rêvant que d’être franchie. Et c’était pas faute d’avoir essayé de le dire à l’autrichienne. Mais elle avait fait la sourde oreille, prétextant que ce n’était définitivement pas assez cool pour des gens de leur envergure … Pourtant …
Thing continua de regarder sa colocataire dont les sourcils froncés témoignaient d’une réflexion des plus intenses. Il pouvait presque sentir les pensées bouillonner sous ses cheveux roses tressés alors qu’il approchait son visage du sien pour mieux admirer le paysage … Jusqu’à ce que, brutalement, elle ne se réveille pour exposer son plan :


« Bon, on va rentrer par la porte et hurler « police, que personne ne bouge ! ». Ou un truc comme ça. Enfin un truc menaçant de gros méchant, quoi. »

Okay. Donc au final, ils la passaient vraiment cette porte ? Dude. En plus, normalement, c’était pas, genre, la police les gentils des histoires ? Les représentants de l’ordre, de la loi, de la veuve, de l’orphelin et tout le blabla habituel ? Enfin, on disait bien que dans un duo il y avait toujours un gentil et un méchant flic … Bref, c’était très compliqué. Et donc, qui serait le méchant et le gentil entre les deux ? Est-ce qu’ils allaient menotter Apricot ? … Malheureusement, toutes ces questions n’eurent aucune réponse et, en fait, n’eurent même pas l’occasion d’être posée : Electro s’étant déjà envolée vers la cible avec un enthousiasme hors norme, faisant là une parfaite ninja-espion.
Malheureusement pour elle, l’australien n’étant pas aussi réactif qu’elle l’aurait souhaité, il se trouvait toujours à l’extérieur du magasin alors qu’elle se rétamait de la plus bruyante des façons. Heureusement en fait, il aurait été terrible que les deux s’empilent façon crêpe juste devant la pauvre commerçante dont la surprise devait effectivement être totale.
Clignant de l’œil, Jig passa le pas de la porte et regarda sa camarade la fliquette du dimanche, étalée de tout son long sur le sol. Bien que légèrement en retard, il joua tout de même le jeu :


« Pooooooolice … Eh, Raph’, qu’est-ce que tu fous … »

Le jeune homme s’avança un peu et l’attrapa par les aisselles avant de l’aider à se remettre sur ses plates-formes. Voilà qui était mieux.
Enfin, relevant la tête pour faire face à Apricot Tea, Jig la salua le plus communément du monde :


« G’day. »

Au passage, il n’était pas certain de savoir la raison exacte de leur visite … Au pire, ce n’était pas si grave, on n’avait pas forcément de raisons pour aller voir quelqu’un. Lui-même n’était vraiment pas du genre à organiser des rendez-vous, vivant plutôt les choses comme elles lui venaient, au gré de ses envies …

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Apricot Tea


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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Jeu 6 Nov - 0:08

Si le cœur de Lou n'était pas l'organe le plus fort et puissant au monde, en plus d'être grand comme un camion rempli de ballons multicolores, la jeune femme ne savait pas ce que c'était. Parce que franchement, pour supporter les hauts et les bas forcés que lui infligeaient amis et ennemis chaque jour, la faisait toujours un peu plus craindre une crise cardiaque aussi radicale qu'imprévue – quoi que, en un sens ç'aurait été sacrément prévisible –, eh bien il fallait être foutument bien accroché. Elle avait beau s'évanouir à tout va, elle n'en était pas encore morte. Pas encore.
Notons qu'elle crut malgré tout passer de vie à trépas quand, dans un fracas de tous les diables, la porte s'ouvrit en grand. Elle crut d'abord que c'était vraiment la police, tournée vers le côté et ne voyant donc pas ses interlocuteurs – reconnut la voix d'Electroweak après une seconde de cri intensif, se remit à crier quand même parce que bordel elle venait d'avoir la peur de sa vie et, la main contre le cœur, pria très fort pour que le bruit sourd qu'elle venait d'entendre n'ait pas été celui de ses artères se rompant aussi brutalement que soudainement. Ce qui ne l'aurait pas vraiment étonnée, vu la violence avec laquelle on venait de très gentiment la saluer ; il n'y avait pas idée, franchement ! Que ce soit Electro ou le Président de la République lui-même lui importait peu sur le moment – elle voulait surtout que la personne s'excuse et la prie à genoux de ne pas se fâcher (parce que quand Apricot se fâchait, tout le monde savait qu'il fallait se cacher : elle était telle le Vésuve – ou quelque chose comme ça.)

Un « fuck » empreint de beaucoup de grâce flotta dans la pièce redevenue silencieuse. Tournée vers la demoiselle qui avait tout aussi gracieusement heurté le sol, la gérante passa sa main de son cœur à sa bouche pour exprimer son désarroi ; elle avait beau être super méga hyper fâchée, voir quelqu'un se ramasser ne la faisait jamais beaucoup rire. Parmi ses nombreux traumatismes devait figurer celui de voir d'autres se faire mal devant elle. Ça lui gâchait bien souvent la vie, de ne pas pouvoir s'amuser d'une petite chute comme tous les autres le faisaient à son âge. Elle aurait aimé être « normale », elle aussi – tout à fait normale.
Remarquez, le garçon posté dans l'entrée ne semblait pas beaucoup en rire non plus. La normalité, vu ses fréquentations, descendait d'un cran comparé à ses attentes habituelles. Déjà, côtoyer des gens aux cheveux roses ou lagons, ce n'était pas rien. Elle n'en avait jamais connu dans sa vie d'avant, alors forcément... Ça imposait une certaine forme de respect.
Et Dieu merci, à côté d'Electroweak et Thingumajig, elle se sentait parfaitement normale.

Rien que pour ça, elle ne pouvait pas rester fâchée de sa mini crise cardiaque bien longtemps.

« Euh.... Bonjour ? Ça va ? »

S'enquit-elle en faisant quelques pas en avant pour voir si, grâce à l'aide de Jig, leur amie trop court vêtue avait retrouvé tous ses neurones et voyait le bon nombre de doigts devant son joli visage. C'aurait été bête qu'elle aussi doive mettre un bandeau sur son pauvre œil, hein. Elle ne voulait pas qu'être borgne ou ne plus avoir de nez devienne une mode. Très peu pour elle.
Quoi que ça lui aurait permis de développer son commerce des cache-œil et cache-nez, mais bon. Elle n'en était pas encore à penser argent avant amitié. Pour l'instant. Quand elle serait sur la paille, elle reverrait ça. Peut-être.

« Vous m'avez fait une de ces peurs... » Bon, plutôt tu que vous, mais ça revenait au même – ils avaient dû comploter ça ensemble, les fourbes. « Eh, enfin, surprise réussie, j'imagine. »

Un gentil sourire vint illuminer son visage. Elle n'était pas méchante au point de vouloir les faire culpabiliser pour sa petite frayeur : si ça les amusait (enfin, amusait Electro, mais qui sait... Peut-être qu'au fond de son être Thing était en train de rire aux éclats comme un gamin de six ans, Poker Face obligeant) ce n'était pas elle qui allait casser leur délire.

« Alors ! Vous... Vous Allez bien ? A part la, euhm... Entrée fracassante. »

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Electroweak


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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Mer 31 Déc - 1:28

Ouais, g'day, marmonna la jeune fille en reprenant un équilibre discutable sur ses plate-formes noires, les genoux encore douloureux de sa chute improvisée – mais bon, elle aurait aussi pu citer ses coudes, son nez, la moitié de ses os et tout un tas d'autres muscles qui n'avaient pas vachement appréciés l'initiative. En clair, elle avait putain de mal, mais puisqu'elle était super virile et que se plaindre c'était pour les tapettes (comme P0nstar, par exemple, c'te chochotte), elle ferma la bouche sur une grimace se  voulant rassurante. Elle avait rien de cassé, elle voyait pas double, le cri de Lou n'avait pas non plus explosé ses oreilles au passage, tout allait bien dans le meilleur des mondes !
'fin si elle avait finie sourde, ça aurait quand même été un peu de sa faute. Mais allez, quoi, une petite blague entre potes, ça faisait toujours plaisir ! Les siens étaient jamais tombés raides morts, même la fois où elle était sortie de derrière le canapé avec le masque de Freddy Krueger et le faux couteau de Jack l'éventreur. C'était un peu Halloween tous les jours, avec elle, fallait s'y faire.

Sa surprise était réussie quand même, non ? Histoire de, Electro leva un pouce qu'elle brandit devant son visage avec l'énergie d'un spartiate prêt à mourir sur le champ de bataille. Il lui en fallait plus que ça pour la mettre KO, no worries.

« Vous m'avez fait une de ces peurs... Eh, enfin, surprise réussie, j'imagine. »

Oh yes ! La demoiselle fit un bond en l'air et se retourna pour enfoncer son poing dans l'épaule de son fidèle acolyte, qui avait d'ailleurs eu l'infime gentillesse de la redresser comme un vrai camarade de combat plutôt que lui marcher dessus pour entrer. Après avoir secoué Jig comme un poirier pour la forme, Electro songea que son excès de joie pouvait définitivement être mal interprété. Cool pour la surprise réussie, pas pour avoir failli tuer Apricot, hein ! Elle était pas sadique à ce point, woh !
En fait, même si c'était dur à croire, elle était pas sadique tout court. Elle pivota sur ses échasses pour faire face à leur hôte et s'avança vers le comptoir, contre lequel elle claqua violemment ses deux paumes. Force lui fut de constater que le registre du policier violent et potentiellement alcoolique ne lui allait pas tant que ça ; sûrement la faute à ses bras désespérément trop fins et ses os trop fragiles. La vibration désagréable qui lui remonta jusque dans la mâchoire la fit grimacer.

Un jour, elle allait se péter les deux jambes toute seule, et l'île entière allait pouvoir se marrer à gorge déployée. Ahah, ce qu'on s'marre !
En attendant, Electro prit la sage résolution de ne plus maltraiter ses membres de la journée. Elle allait aussi laisser sa tête tranquille pour minimiser l'impact de ses bêtises sur ses quelques neurones à l'agonie. Aujourd'hui, c'était séance shopping et création, et elle allait avoir besoin de mettre sa matière grise à contribution !

« Je suis désolée, on voulait pas t'effrayer tu sais. (puis après une brève hésitation) Enfin si maiiiis mais non, on voulait te surprendre, voilà ! Tant mieux si c'est réussi, ahah ! Tu vas pas mourir, là, hein ? »

Electro ne savait pas comment marchait le cœur d'Apricot : et s'il leur faisait une crise cardiaque à retardement, hein ? Elle ne connaissait plus ses gestes de premier secours, ils étaient dans la mouise si jamais ça se produisait ! Parce qu'à moins que Jig ne soit un médecin caché...
Oh, puis zut. Ils auraient tout le temps de hurler et paniquer si ça se produisait. Là tout de suite, elle voulait juste s'amuser. Après un coup d’œil à la ronde afin de s'assurer que personne ne les observait – juste au cas où, elle ajouta sur un ton plus enthousiaste :

« Mais sinon oui, on va bien ! Super bien, même. Et j'espère que toi aussi, parce qu'on a beaucoup à faire, aujourd'hui ! »

Comme enfiler dix couches de vêtements à leur pauvre et unique assistant de sexe masculin, parce que les robes vont toujours mieux aux mecs, c'est bien connu.
L'image même de la bonne volonté, Electro tendit les bras et attendit la suite du programme, comme si cette dernière pouvait lui tomber sur le coin du crâne d'un moment à l'autre. Elle avait juste très envie de hurler « chef, oui chef ! » avec passion pour rattraper son entrée foireuse de la minute précédente.

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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Sam 10 Jan - 19:48

Il en fallait plus pour casser Electro, ce pourquoi Jig ne s’était pas inquiété (s’il en était seulement physiquement capable). En fait, il s’en faisait plus pour son épaule que venait de virilement frapper son amie, avant de le secouer pour montrer sa joie de vivre abondante. Pas sûr que son cerveau n’apprécie mais, heureusement pour lui, celui-ci avait vu pire et avait commencé à vaillamment s’habituer. Ou alors c’était grâce au fait qu’ils soient dans un jeu que son propriétaire évitait chaque jour la crise d’épilepsie … Allez savoir. Quoi qu’il en soit, pour le moment, il était bien vivant, et ce au plus grand bonheur de ces dames, à n’en point douter.
Machinalement, lorsqu’elle le lâcha, Thing suivit l'autrichienne tranquillement tout en hochant la tête en réponse à la question d’Apricot. Il allait on ne pouvait mieux, ça ne se voyait pas ? Malgré cette douleur dans l’épaule qu’il apaisait en frottant là où ça le tirait. Quand Electro se mit soudainement à s’attaquer au comptoir, il sursauta de surprise et s’arrêta net. Hey, what the fuck ? L’australien fixa momentanément sa copine aux cheveux roses, un peu curieux de voir si elle allait faire autre chose comme, qui savait, une prise de catch avec l’un des mannequins du magasin. Ou un test de force avec la caisse. Mais non, elle semblait s’être calmée, reprenant la parole :


« Je suis désolée, on voulait pas t'effrayer tu sais. »

Ah bon ? C’était pas ce qu’il avait co-…

« Enfin si maiiiis mais non, on voulait te surprendre, voilà ! Tant mieux si c'est réussi, ahah ! Tu vas pas mourir, là, hein ? »

Ah ok. Il préférait ça. Ses sourcils retrouvèrent leur hauteur naturelle et sa tête se tourna ainsi du côté d’Apricot Tea. Hmmmmmm ? Ben, non, duh.
Certes, il était loin d’être expert en la matière, mais Jig n’avait pas l’impression que la vendeuse ait quoique ce soit du fantôme, présentement. Ou du zombie. Après, d’un autre côté, si on payait des légistes ou autre croquemort, ça devait bien être pour une raison. Comment faire alors, pour s’assurer de l’état de leur camarade Crimsonienne ? La mordre au bras et dire si oui ou non il goûtait la vie ? Mais ça impliquait un autre problème, du coup. Comment savoir quel goût avait la vie ? Goûter Electro avant ? Ou se goûter lui-même. Tout ça était vachement bizarre, hein. Il préférait ne pas trop y penser, en fait. Si certains peuples avaient pour coutume de s’entredévorer, ce n’était pas vraiment son délire sans trop qu’il sache pourquoi. Il n’avait pas eu le luxe d’essayer après tout. « Tu ne peux pas savoir avant d’avoir essayé », on lui disait. Mais … Nop.
Bref, toute cette réflexion lui avait ouvert l’appétit, mine de rien.


« Mais sinon oui, on va bien ! Super bien, même. Et j'espère que toi aussi, parce qu'on a beaucoup à faire, aujourd'hui ! »

Ah bon ?
C’était peut-être l’occasion de demander quel était le programme de leur petite sauterie pas si improvisée que ça, on dirait, les filles semblant plus au courant que lui. Mais vu que ça lui arrivait souvent, ce genre de situation, il n’allait plus s’en plaindre. Peut-être même que Electro le lui avait dit mais qu’il n’avait tout simplement pas fait attention. Bah …


« Y’a à manger ici, en fait ? »

Voilà une question toute autant intéressante que vitale.

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Apricot Tea


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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Sam 4 Avr - 20:02

Bon, apparemment, Electro était relativement contente d'avoir réussi son coup – en témoigne la façon dont elle déboîta amicalement l'épaule de Thingumajig. Pas que ce soit mal de s'en réjouir, hein. Elle n'avait rien contre ça, bien au contraire ; même si, en l'occurrence, c'était plutôt de l'ordre du petit garçon satisfait d'avoir bien visé la vitre avec son lance-pierre fait maison. Ce n'était heureusement pas Lou qui allait s'offusquer pour si peu. S'ils avaient voulu la poignarder et faisaient la fête après avoir réussi, là, bon, d'accord, elle aurait eu de quoi se plaindre (un tout petit peu). Éventuellement. Peut-être. Mais ça n'aurait eu aucun sens que des amis veuillent la tuer, d'autant plus si c'était pour rire – à moins bien entendu que ces deux-là n'aient un côté sadique qu'elle n'ait pas encore eu l'occasion d'observer.
De toute façon, elle se serait évanouie ou aurait hurlé en voyant le couteau. Ils n'auraient pas été bien loin avec ça.

BAM.

Sourire dubitatif aux lèvres, la gérante fut à deux doigts de sursauter. Si elle n'avait pas déjà été en train de se remettre de ses émotions précédentes, par ailleurs, sans doute l'aurait-elle fait ; la violence des gestes de la demoiselle lui échappait quelque peu, parfois. Enfin, sûrement avait-elle ses raisons, bien sûr – et des raisons beaucoup plus intelligentes que « wsh je suis super hardcore mdrrr », de préférence.
Elle doutait que ça aille plus loin que ça mais bon, qui était-elle pour juger. Ce n'était pas Electro qui s'amusait à se cosplayer à l'abri des regards indiscrets. A priori.

« Tu vas pas mourir, là, hein ? »

Mourir ? Dieu merci non ! La petite brune secoua vivement sa tête de gauche à droite pour faire signe que tout allait bien, tout en espérant intérieurement qu'avoir rappelé à son cœur qu'il pouvait lâcher à tout moment ne donnerait pas envie à ce sale muscle arrogant de jouer au roi du silence incessamment sous peu. Pas qu'elle craigne constamment pour sa vie, voyez vous, mais quand même.
On est jamais trop prudent, comme on dit. Or elle l'était extrêmement. Prudente.

« Mais sinon oui, on va bien ! Super bien, même. Et j'espère que toi aussi, parce qu'on a beaucoup à faire, aujourd'hui ! »

Ce rappel bienvenu qu'ils n'étaient pas là pour se casser les os et se menacer de mort tira un haussement de sourcil à la française, suivi de très près par un joli sourire. Elle ne savait pas s'ils avaient « beaucoup » à faire mais en tout cas ils auraient de quoi s'occuper, à priori ; elle avait beau toujours craindre d'ennuyer les autres, la franchise de la punk avait tendance à la rassurer. Elle préférait un « je m'ennuiiiie » facile à gérer plutôt qu'une fausse joie masquant toutes les critiques qui fuseraient après dans son dos.

« Y’a à manger ici, en fait ? »

… Et puis il y avait Thing, trop préoccupé par les choses vraiment importantes pour se perdre dans les détails.

« … A manger ? »

Consciente que ce n'était pas répéter bêtement ses paroles qui les feraient avancer où que ce soit, elle réfléchit brièvement avant de ne lui adresser une moue désolée.

« Jeee ne pense pas, non... Enfin, à moins que vous ayez quelque chose, euh... Non. »

Elle aurait pu prendre le temps de se justifier à grand renfort de « on ne mange pas dans une boutique de vêtements » et autre « si je gardais des gâteaux sur moi tout le temps je serais le premier spécimen de baleine bleue capable de parler l'humain » mais doutait que ce soit très utile ; le jeune homme ne devait pas en attendre beaucoup plus qu'un oui ou un non.

« Mais si tu veux on pourra aller chercher à manger après ! s'exclama-t-elle avec entrain. Sauf si tu. Meurs de faim. »

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Electroweak


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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Jeu 4 Juin - 1:23

Electro poussa un petit « yes » derrière un poing serré qu'elle leva en l'air ; mission numéro un accomplie, avoir réussi à surprendre Apricot sans la tuer au passage ! Retenant à temps une petite danse de la victoire qui aurait vite eu fait de la renvoyer embrasser passionnément le sol, l'autrichienne se remit droite et planta dans les yeux chocolats de son amie un regard empli de ferveur : la suite des opérations allait être tellement amusante que personne n'aurait le temps de s'ennuyer dans cette pièce, parole ! Surtout pas Jig qui, malgré ses airs nonchalants, semblait en avoir gros sur la patate :

« Y’a à manger ici, en fait ? »

Oh what. La jeune fille coula à son ami et ses cheveux lagons un long regard perplexe, sourcils levés puis aussitôt froncés pour mieux souligner sa réflexion. A manger. Genre, il aurait pas pu lui dire avant qu'ils déboulent dans la boutique qu'il avait faim ? Puisque vivre à Crimson District était aussi simple pour Electro qu’additionner deux plus deux, elle aurait chopé quelques trucs à la volée et hop, pique-nique improvisé chez Apricot ! Oui, on appelait ça du vol à l'étalage mais non, elle n'en avait rien à faire. Elle avait pas de fric pour payer tout ça alors bon, yolo comme on dit ! Des journées entières à fréquenter Noise et ses tendances kleptomanes n'avaient pas dû l'aider à voir les choses sous un autre angle. Puis zut à la fin, elle était pas dans un vrai monde, elle pouvait bien faire ce qui lui plaisait !
Cela dit, réalité virtuelle ou non, elle n'avait pas pensé à attraper du foie gras pour caler le potentiel petit creux de son ami. Il ne restait plus qu'à espérer que leur gentille hôte ait un frigo en arrière-boutique, sans quoi ils allaient devoir aller récupérer quelques légumes en cours de journée.

Pensée qui amena à la question cruciale suivante : est-ce que Jig était plutôt concombre ou plutôt courgette ?

« Jeee ne pense pas, non... Enfin, à moins que vous ayez quelque chose, euh... Non. »

Histoire d'être sûre (on ne l'était jamais assez), Electro scanna les environs du regard à la recherche d'un en-cas ; rien de rien. L'air désolée, pinkie haussa les épaules en direction de Jig, puis approuva la sage suggestion d'Apricot du menton. Ils n'auraient qu'à aller à la supérette du coin une fois cosplayés comme des stars de cinéma ! Vu les énergumènes qui hantaient les rues de CD, aucun risque de sortir vraiment du lot. Tirant sur sa jupe trop courte qui avait tendance à remonter encore plus sur ses cuisses au moindre mouvement, Electro s'exclama :

« Ouais, je pense qu'il peut attendre ! Au moins qu'on l'habille plus décemment, tu vois, ce sera plus cool pour sortir ! »

Dans l'évangile selon Electroweak, dans les caractéristiques des gens ennuyeux, juste à côté de la mention « rentrer comme des êtres civilisés par la porte », il y avait « sortir acheter son pain fringuer comme monsieur tout le monde ». Le dos de nouveau droit, elle pointa un doigt autoritaire dans la direction de Jig, leur mannequin attitré :

« Toi ! Couleur préférée, taille, poids, mensurations ! T'as déjà mis une robe ? »

Puisque ces informations étaient clairement nécessaires au bon fonctionnement de leur petite séance d'essayage. Dans sa caboche pleine de mauvaises idées, Electro imaginait déjà des vêtements simples à dessiner, des accessoires funs, plein de trucs à agrémenter selon leurs envies. Elle ne se pensait pas styliste, loin de là, et était consciente malgré ses frasques que ses goûts vestimentaires différaient de ceux de la plupart des gens ; pour ça, elle faisait confiance à Apricot, qui devait avoir une idée bien plus juste de quelle couleur va avec quelle couleur, tel haut avec tel bas...
Difficile de varier vraiment quand son vocabulaire se limitait à noir, mini-jupe et colliers à clous.

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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Lun 10 Aoû - 12:41

Hhhhhh. Dès la prononciation du « Non. » ferme et intense d’Apricot Tea, la bouche de Jig s’entrouvrit d’indignation. Rien à manger ? Sérieusement ? La surprise était telle qu’il n’écouta qu’à peine le reste de ses paroles, censées pourtant le rassurer. Peut-être. Mais … Bah tant pis. L’œil de l’australo passa vaguement de la brune à sa pile électrique de copine qui haussa simplement des épaules à sa plainte, geste qu’il imita car à cent pour cent d’accord avec lui. Ça … allait. Il avait faim sans avoir faim ; seules ses pensées parasites de croquemort et autres idées bizarres avaient été coupables d’un bref instant de faiblesse que son estomac ne cautionnait pas tant que ça. Et puis au pire, s’il avait si faim, il n’avait pas besoin de l’approbation des deux femelles. Il n’aurait qu’à avancer un pied, puis l’autre, jusqu’à la sortie, jusqu’à un snack-bar ou n’importe quoi qui ne soit pas trop loin. De toute façon, ils étaient en centre-ville, il trouverait bien quelque chose !

« Ouais, je pense qu'il peut attendre ! Au moins qu'on l'habille plus décemment, tu vois, ce sera plus cool pour sortir ! »

Ses lèvres retrouvant leur position inexpressive habituelle, Jig haussa cependant un sourcil aux dernières paroles d’Electro. Il ne voyait pas du tout de quoi elle parlait, à qui elle s’adressait ou encore à quel sujet. Enfin, vu qu’elle regardait en direction de la petite brunette, sans doute que c’était à elle qu’elle parlait … Mais alors qui était ce « il » ? Bonne question. Il … ne voyait personne d’autre à part eux dans la boutique … Et ce n’était pas faute de faire travailler les muscles de son cou pour regarder dans tous les sens ! Et depuis quand il fallait s’habiller décemment pour sortir ? Electro ne s’habillait jamais décemment, elle.

« Toi ! Couleur préférée, taille, poids, mensurations ! T'as déjà mis une robe ?
- Hu !? »

Surpris en pleine perdition dans ses pensées, Jig eut un mouvement de recul instinctif lorsque sa camarade aux cheveux rose l’interpella avec autorité, son doigt bien tendu dans sa direction pour bien marquer le coup. Au moins, comme ça, il n’avait aucun doute sur le fait qu’elle s’adressait bel et bien à lui. Avec un peu trop de questions d’un coup. Si c’en étaient. Abasourdi, ne sachant pas par où commencer, son cerveau préféra finalement s’accrocher à la dernière info entrée dans sa mémoire de travail :

« Nah, mate ! T’es cinglée ? Les robes ça rend nues tes jambes, ça laisse passer les courants d’air. J’ai froid rien que d’y penser, rrrr. »

Comme à chaque fois qu’il la regardait, se baladant comme si de rien n’était dans ses jupes ou en sous-vêtements. Un coup d’œil à Apricot Tea le rassura, au moins, calmant ce vent glacial imaginaire qui lui donnait quelques frissons et l’obligeait à serrer les pans de sa veste au niveau de ses bras. Voilà quelqu’un qui s’habillait bien. Jean, t-shirt, la combinaison des gagnants.
Enfin, sourcil froncé et sa méfiance ne prenant pas la peine de se dissimuler, Jig continua tout en reculant de quelques pas, les bras toujours croisés comme pour éviter que sa veste ne s’envole :


« T’es quoi au juste ? Médecin ? »

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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Ven 28 Aoû - 22:08

Lou n'était pas exactement sûre de ce que son amie entendait par « décemment » mais vu que leurs styles vestimentaires étaient un tooout petit peu différents, ça risquait de ne pas être ce qu'elle-même entendait par là. Pour un garçon, ça aurait été, disons, quoi – un jean et un t-shirt ? Manches trois-quart ? Voire longues. Du noir ou du gris, du marron. N'importe quelles chaussures qui ne soient pas flashy ou des tongs. Ce n'était pas bien dur d'être décent sans trop faire d'efforts. Pour elle, ça voulait dire ne pas avoir l'air d'une prostituée tout droit sortie de Pigalle ; ne pas ressembler à un SDF ou à un sapin de noël. Normal. Pas forcément classique mais pas trop... Trop.
Du coup oui, évidemment, ça ne pouvait pas être ça.

Ce n'était pas cool et il l'était déjà, décent. Si on ignorait ses cheveux.

Son expression neutre se mua en amusement réprimé et légèrement inquiet lorsqu'Electro désigna le garçon, le noyant sous les questions basiques de toute créatrice en herbe – la dernière en moins, bon. C'était Electroweak, quoi. Ça aurait été bizarre qu'elle ne se démarque pas d'une façon ou d'une autre. Elle n'aurait pas été pareille, sinon.
Quoi qu'elle aurait été presque plus cool sans les trucs qui gâchent la santé, hein ?
Elle se promit de le lui rappeler un jour prochain.

« Nah, mate ! T’es cinglée ? »

La remarque sur les robes eut le mérite de lui tirer un rire étouffé. C'était un peu le principe, oui, d'avoir les jambes nues quand on en enfilait une. Après, ce n'était pas nécessairement la tenue la plus propice pour congeler sur place, surtout si on mettait des collants en dessous ; ça dépendait vraiment de la tenue et de la tolérance de la personne, sans doute. Un short ne protégeait pas mieux qu'une jupe longue, en tout cas, ça c'était certain.
Mais Jig n'avait pas vraiment l'air du genre à se promener en mini-shorts, donc ce n'était pas trop à ça qu'il devait comparer. Vrai qu'un pantalon semblait plus chaud, comme ça, à première vue.

Elle le regarda reculer sans bouger, jouant avec ses doigts devant son jean. Elles n'allaient pas non plus le coincer dans un angle et l'attacher, haha.

Non, hein. Elle ne le ferait pas.

« Mais non, euhm, commença-t-elle avec un petit sourire désolé, elle veut juste... Savoir ce que tu aimes bien, pour qu'on sache quel genre de vêtements te faire ? »

A priori le jeune homme n'était pas trop d'attaque pour mettre une robe, déjà. Et autant elle pouvait passer outre ses désirs du moment qu'il lui fasse assez confiance pour la laisser mettre ses mains sur ce qu'il portait (elle n'avait pas besoin de l'accord de qui que ce soit pour utiliser son pouvoir ; il n'aurait plus manqué que ça), autant elle n'était pas certaine qu'il accepte d'aller où que ce soit après. Ou qu'il la laisse l'approcher à l'avenir. Ça en aurait fait rire certains, d'autres auraient trouvé ça drôle après coup, mais elle savait très bien qu'il y en aurait toujours pour lui en tenir rigueur toute leur vie. Voire plus.
Dans le doute, elle se tenait tranquille. En général.

Lou n'était pas non plus la pire des rabats-joie. Elle savait aussi oublier les autres, parfois.
C'était juste qu'elle l'oubliait, ça aussi, souvent.

« Rien de méchant, t'en fais pas. »

Disant cela, elle posa ses doigts sur ses propres clavicules ; sans grand besoin de concentration vu la simplicité de la tâche, elle fit virer son t-shirt à une teinte orange plus foncée. Preuve absolue de sa bonne foi. Rien de méchant.

Pour de vrai, elle n'avait aucune idée bizarre en tête. Jamais.

Elle acceptait même d'habiller Electro en nonne si ça mettait tout le monde d'accord.


is it an orange ?? is it a bird ??:
 

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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Dim 20 Déc - 1:01

Le mannequin en question tressauta pire que s'il avait été frappé par la foudre ; sans changer de position, Electro lui adressa un froncement de sourcil dubitatif – puis marmonna quelque chose d’inintelligible à propos de collants pailletés. C'était vrai, quoi : les bas résilles qu'elle avait le chic pour dégoter ne tenaient pas franchement chaud, mais y'avait des collants dans lesquels on se sentait aussi bien que dans un jean ! Elle allait lui faire remarquer le tout sur un ton autoritaire quand il lui demanda si elle était médecin, ce à quoi elle ferma sa jolie petite bouche à gros mots. Médecin what ? Ah ouais, les mensurations et tout ; bha, perso, son médecin lui avait jamais demandé si elle avait déjà mis des robes. Déjà parce qu'elle en avait souvent une sur elle quand elle allait à l’hôpital, en général, et puis ça ne le regardait pas de toute façon, et –

« Mais non, euhm, elle veut juste... Savoir ce que tu aimes bien, pour qu'on sache quel genre de vêtements te faire ? »

Et elle s'habillait comme une prostituée si elle voulait, hein ! On lui avait déjà dit qu'elle risquait d'attirer tous les prédateurs du coin à se saper comme ça, mais elle n'y avait prêté qu'une oreille bien trop distraite (comme pour tout, et comme toujours). Peut-être persuadée d'être ceinture noire de Judo, la demoiselle restait convaincue de pouvoir foutre un pervers en manque au tapis en moins de deux – talons ou pas, minijupe ou non.
Tailleur, se dit-elle en hochant la tête pour montrer son assentiment. Styliste, ou quelque chose dans le goût, mais pas médecin. Elle n'avait rien d'une débile à blouse trop heureuse de pouvoir tripoter des pauvres cancéreux du matin au soir.
Sa vision du monde médical s'étant limitée aux nombreux rendez-vous ayant pour but de bien lui pourrir son avenir comme il fallait, elle préférait se considérer comme le nouveau Karl Lagerfeld, ça avait quand même plus de gueule. Jouant avec une de ses mèches de cheveux, elle évalua la silhouette longiligne de son ami d'un œil critique.

Accorder le vernis à la couleur des cheveux devenait une urgence.

« Rien de méchant, t'en fais pas. »

La daltonienne en devenir ne vit même pas le subtil changement de couleur du t-shirt de son amie ; si ça ne virait pas du vert pétant au rouge aveuglant en passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, elle avait la fâcheuse habitude de ne pas voir la différence. Noir et noir ? Same thing. On avait tendance à dire d'elle qu'elle ne savait rien accorder car elle était bloquée à la mode black rockeuse en cuir et minishort, et qu'elle ne savait pas se maquiller parce que son expérience se limitait à l'habituel smoky outrancier et au rouge-à-lèvre carmin.

Alors que, preuve de bonne foi, elle s'était déjà peint les paupières en rose flashy. Fallait pas exagérer, non plus.

« Ouais, rien de méchant ! Fit-elle sur un ton nettement trop enthousiaste pour être réellement sincère, et puis si je menace de faire n'importe quoi, Apricot m'arrêtera ! »

Autant demander à un moineau d'arrêter le bulldozer qui menaçait d'abattre l'arbre où il avait construit son nez. Une fois lancée, difficile de lui coller un gramme de bon sens dans le crâne.

« Et puis je préfère super styliste à médecin, thank you vary meuch. Les médecins c'est des pervers qui passent leur temps à te toucher, tu vois, je suis bien plus cool. (après cette belle référence à son dernier monologue mental, elle ajouta) T'as des idées de trucs géniaux que tu voudrais porter ? »

Elle lança également une œillade inquisitrice à Apricot, grande déesse de la mode : autant commencer par quelques tenues soft, puisque monsieur n'avait pas envie de se les geler avec une belle robe fendue.

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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Sam 12 Mar - 18:32

Tel un animal, Jig ne put cependant pas reculer éternellement, une muraille de vêtements cintrés venant bloquer sa route par derrière. Heureusement pour lui, la menace à laquelle il avait eu l’impression de faire face n’en était pas tant une. Enfin, pour le moment. Au lieu de s’avancer vers lui des filets et camisole cachées derrière le dos, ses camarades préférèrent parlementer :

« Mais non, euhm, elle veut juste... Savoir ce que tu aimes bien, pour qu'on sache quel genre de vêtements te faire ? »

Mais il avait déjà des vêtements, duh. Pourquoi on voulait lui en donner d’autres ?
Au cas où, l’australo jeta quand même un œil à sa tenue pour vérifier qu’elle était encore bien sur lui. Et en effet. Alors quel était le problème ? Certes, le garçon n’était pas connu pour être une flèche, et personne n’en serait surpris, mais il pigeait que dalle.

Si Thing était tout bonnement incapable de pouvoir penser qu’une bouille aussi sincère que celle d’Apricot ne pouvait fomenter de terribles plans machiavéliques, il pouvait au moins lui accorder qu’elle n’avait pas l’air menaçante pour un sous. Lorsqu’il ne s’y attendait pas, il n’appréciait pas du tout les gestes brusques et y répondait souvent par des gestes réflexes sans aucune mesure.


« Rien de méchant, t'en fais pas. »

Hiiiiiin. Jig cligna de l’œil, se rendant compte de ce que venait de faire la brunette. C’était assurément pas lui qui venait de faire une crise d’épilepsie, ou bien le symptôme était nouveau. Par un miracle sans équivoque, quelques connexions se firent entre ses neurones. D’accord, ils allaient juste s’amuser avec le pouvoir d’Apricot. « Juste » … En même temps, oui, ils étaient dans un magasin de vêtements, c’est vrai. Comme dans un bar on irait boire, comme dans un snack on irait manger … Ben, là on essaye des vêtements. C’était ce genre de choses logiques qui pouvaient lui échapper de temps en temps, mais ça allait. Il retrouvait finalement les rails. Plus ou moins vite.
Un peu plus rassuré bien que toujours incertain des intentions des jeunes filles, les épaules de Jig se détendirent et ses mains revinrent le long de son corps. Cependant, ça n’allait pas être pour autant qu’il allait se rapprocher les bras grands ouverts façon my body is ready.


« Ouais, rien de méchant ! Et puis si je menace de faire n'importe quoi, Apricot m'arrêtera ! »

Même pour lui ça semblait incongru. Sourcils froncés, le cyclope bleu passa de l’autrichienne à la française, tentant d’imaginer une telle scène. Non, non, non. Ça n’allait pas du tout. Il connaissait assez bien sa colocataire pour avoir ce genre de certitude bien imprimé dans le crâne.

« Et puis je préfère super styliste à médecin, thank you vary meuch. Les médecins c'est des pervers qui passent leur temps à te toucher, tu vois, je suis bien plus cool. »

Complètement d’accord. Les médecins, ils les connaissaient bien, hein. Ils étaient pas tous supers cools et, comme le disait Electro, avaient tendance à beaucoup le toucher. Il n’avait cependant jamais pensé que c’était parce qu’ils en voulaient à son corps … Et ne le repenserait sans doute pas non plus, à moins qu’Electro ne soit présente.

« T'as des idées de trucs géniaux que tu voudrais porter ? »

Prenant la question avec le sérieux qu’elle méritait, Jig passa son menton avec sa main, réfléchissant à ce qu’Electro pouvait bien vouloir dire par « géniaux ». Ouais, des fois des trucs bizarres lui passaient par la tête, mais les vêtements c’est bien la dernière chose à laquelle il pense. Contrairement aux deux autres qui devaient sélectionner leur ensemble pour la journée, avec plus ou moins de concordance selon que ce soit Electro ou Apricot, Jig foutait le premier truc qui lui passait sous la main. Seul critère auquel il faisait éventuellement attention était que ça n’attaque pas trop ses divers sens.
Pourtant, c’était l’occasion de voir les choses autrement.


« HMMM… Idées … géniaux … »

Ca réfléchissait sec. On pouvait voir à son expression que l’australien ne faisait vraiment pas semblant. Les idées s’invitèrent donc en rang d’oignon, sans qu’il n’essaye même de les concorder avec un minimum de sens. La tâche lui était déjà bien compliquée comme ça, pas besoin d’en rajouter.

« Un. Truc. COOL. Ouais. Un costard … de croquemort, voilà ! Super classe et confortable, hein, comme un patron. Patron de casino. Mais genre j’aime pas les plumes, c’est chiant. Du bleu. Ouais, bleu. Comme les vagues. Des supers vagues. Ehhhh … »

Thing commença à se masser les tempes à l'aide de ses doigts, ses réflexions commençant à lui donner mal au crâne.

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MessageSujet: Re: Regarde maman, comme je joue bien à la poupée.   Jeu 5 Mai - 17:31

Arrêter Electro ? Comment dire. La mine sceptique, Lou décida de passer sous silence ses capacités en arrêtage d'imbéciles trop déterminés pour leur propre bien. Pas la peine de confirmer à un Jig déjà peu convaincu qu'elle ne serait d'aucune aide. Même si c'était son pouvoir et que, en toute bonne logique, la rockeuse aurait eu du mal à l'utiliser sans son accord, elle n'était pas trop sûre de savoir qui de ses deux amis aurait gagné une bagarre ; et si le garçon avait fini ficelé pour de bon, elle aurait effectivement eu du mal à venir le sauver. Ça allait sans dire. A part être désolée de loin...
Bon, elle aurait fait preuve de son autorité légendaire si ça avait dérapé, bien sûr. En bonne aînée responsable. Elle doutait juste beaucoup trop que ça en arrive là pour y avoir pensé plus d'une seconde ou deux – ils n'avaient plus cinq ans et s'appréciaient, ce n'était pas pour se martyriser méchamment.

En théorie.

« Les médecins c'est des pervers qui passent leur temps à te toucher, tu vois, je suis bien plus cool. »

Ouch.
Jugeant que ce n'était pas le moment de lancer un débat épique sur la médecine, la demoiselle se contenta de ne pas commenter ; à son plus grand plaisir, elle réussit même à ne pas s'en sentir vexée. Electroweak n'avait pas un profil à chanter les louanges des docteurs, de toute façon.
Comme tout ceux qui bousillaient gentiment leur santé, hein ? Mais elle ne jugeait pas.
Elle ne la connaissait pas assez pour ça. Ç’aurait été vraiment déplacé de sa part, pour le coup.

Puis les stylistes devaient aussi passer leur temps à toucher les mannequins, non ?

Ehr, peu importe. Ils avaient besoin de se concentrer, là – et si quelqu'un touchait quelqu'un ce serait juste elle, qui ne comptait évidemment mettre ses mains que sur les vêtements.
Si Thing la laissait faire sans hurler à la mort, en tout cas.
Profitant de l'intense réflexion de l'australien pour mettre en marche ses propres cellules grises, elle avisa un des mannequins qui lui servait à tester de nouvelles idées de tenues. S'il n'avait vraiment pas confiance en elles, au pire... Elle pourrait toujours lui montrer le résultat ailleurs avant de le reproduire sur lui, non ? Ce serait moins stressant pour son petit cœur, aussi.
Parce que c'était bien gentil, comme pouvoir, mais il suffisait qu'on lui crie une bêtise au milieu de tout pour que son pauvre modèle se retrouve avec un tutu et une bouée canard.

Avec un peu de chance, Electro ne penserait pas à lui faire penser à ça.

… Mais c'était elle qui y pensait, maintenant, ahh –

« Un. Truc. COOL. Ouais. Un costard … de croquemort, voilà ! Super classe et confortable, hein, comme un patron. Patron de casino. Mais genre j’aime pas les plumes, c’est chiant. Du bleu. Ouais, bleu. Comme les vagues. Des supers vagues. Ehhhh … »

Sourcils un peu froncés, Apricot regretta de ne pas avoir de bloc-note sous la main pour noter toutes ses idées. Le désordre avait tendance à mal lui rester en tête, et là ses propositions étaient. Un peu.  Chaotiques. Un tout petit peu.
Si ç'avait été possible, de gros points d'interrogation se seraient mis à flotter au-dessus de sa tête à mesure qu'il énumérait. Un costard de croque-mort ? Classe et confortable, comme un patron de casino ? Bleu et sans plumes ?
Déjà qu'elle visualisait mal le côté croque-mort et casino, mais alors si en plus ça devait être bleu...

Et évidemment, il fallait que la seule chose qui lui vienne en tête soit un employé de pompes-funèbres habillé façon Moulin Rouge.

Mon Dieu Lou, sérieux.

« Euhhhhhh. »

Si ça ne lui sortait pas de la tête elle jurait de se faire hara-kiri.

« J'ai un peu de mal à... Visualiser... lâcha-elle avec un sourire désolé. Enfin, du bleu, déjà, c'est noté ! »

Elle allait se concentrer sur ce qu'elle avait compris, ce serait déjà ça. Du bleu. Comme les vagues. Pas qu'elle en ait vu beaucoup, mais du bleu c'était du bleu – au pire il pourrait grogner sur les nuances plus tard.

« Mais un patron de casino et un croque-mort... Euhm, un chapeau... ? Ils ont pas juste un costume normal ? »

Coup d’œil à Electro. Qui devait mieux s'y connaître qu'elle en casinos, clairement.
En pompes funèbres, par contre, elle n'espérait vraiment pas.

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