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 Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]
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Bubo


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MessageSujet: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Mar 24 Juin - 13:56

Alors que les tournesols avaient depuis longtemps courbé l’échine ;
Alors que le son des étales remballées n’était plus qu’un lointain souvenir de l’allée animée ;
Alors que le silence se faisait maître ;

Du haut de son perchoir de trois étages, accroupi sur le bord de pierre, Kai s’adonnait à une activité à laquelle il excellait particulièrement … Observer. Pas besoin d’une capacité cognitive hors norme pour ça, de toute façon. Juste de bons yeux et, pourquoi pas, des jumelles. Création de son île d’appartenance, le jeune homme arborait non sans fierté des lunettes vert foncé qui, comme ça, avaient l’air de la plus banale des paires. Mais il ne faut pas se fier aux apparences ! La monture était en effet capable de zoomer avec netteté sur une petite souris tout au bout de la rue. Pratique. Pourquoi pratique … ? Eh bien … Kai ne savait pas encore exactement, ne s’en servant que pour passer le temps. Cependant, l’intérêt de ce petit bijou technologique était certain !

Il ne savait pas trop quelle heure il pouvait être … Mais il y avait encore du monde dans les rues, de temps en temps, rentrant sans doute chez eux ou se dirigeant vers la taverne. Pas de quoi activer une quelconque agoraphobie, mais c’était suffisant à notre protagoniste pour qu’il ne s’ennuie pas trop. Il s’amusait parfois à faire quelques cris de hiboux pour pimenter un peu le calme nocturne.
Sinon, lorsque les ruelles se montraient désespérément vides, son regard vagabondait vers les fenêtres où il inventait les dialogues ou les évènements qui s’y produisaient, comme un feuilleton télévisé que la télécommande aura rendu muet. Et maintenant une page de pub.

Eh ouais, sans internet, c’était à ça que Kai passait ses soirées. La journée il dormait comme hibou. Il n’était pas vraiment satisfait de son train de vie, il fallait l’avouer … Il n’y avait qu’à regarder sa mine souvent renfrognée. Mais bon, faute de mieux, eh ? Putain de jeu de merde.
Ereinté, le canadien se laissa tomber en arrière et se mit à rouler sur les graviers du toit qu’il avait investi comme son nid. Bwaaaaah.

Un bruit métallique étrange vint cependant interrompre cette grande démonstration de maturité. Intrigué, Kai rampa jusqu’au bord de son bâtiment et modula les paramètres de ses lunettes afin de mieux voir la source de ce ramdam particulier. Ah. Oh.
Ce n’était nul autre qu’un crétin promenant sa poubelle. Enfin, pas n’importe quel crétin, eh ! Le coiffeur d’Holy Sword. Sans doute que lui ne pouvait pas connaître aussi bien Kai que lui-même le connaissait ce P0rnstar. En effet, à force de fouiner partout … sachant en plus que c’était non moins un super pote d’une de ses connaissances un peu fun … M’enfin, ce ne serait pas pour autant qu’il allait descendre et le saluer chaleureusement, hein. Fallait pas trop lui en demander non plus, au bubo.
Non, il s’installa confortablement plutôt. Assis, les jambes battant dans le vide, il fixait cette petite fourmi trop bien coiffée (ne disait-on pas normalement que le cordonnier était le plus mal chaussé ?). Hm.

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Dernière édition par Bubo le Sam 29 Nov - 19:43, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Mar 1 Juil - 23:30

P0rnstar, comme le plus parfait des crétins, promenait sa poubelle.
Pas que ce soit un événement particulièrement marquant ; venant de lui, c'était même d'une banalité difficile à égaler. Il faisait des figures stupides aussi souvent qu'il mangeait ou se coiffait les cheveux et, pour être tout à fait honnête, il était plus que fréquent que lesdites figures impliquent une poubelle. La raison pour laquelle le jeune homme appréciait tant se rouler dans un de ces habitacle gris pour rouler sur la route ou se jeter d'une hauteur était à ce jour encore inconnue ; comment il faisait pour ne pas finir avec deux côtes et une jambe cassée également. Les statistiques et les probabilités avaient beau jouer contre lui, il semblait que son acharnement du début avait fini par payer en lui permettant la maîtrise d'une technique appelée « parfait jetage du haut d'un toit en poubelle ». Comment ça marchait ? Alors là. Mystère et boule de gomme. Le garçon n'était en effet pas prêt à partager son savoir avec le commun des mortels. Imaginez ; une fois son grand secret révélé, tout le monde aurait été capable de faire comme lui et ça n'aurait plus rien eu d'impressionnant. A supposer que ça le soit pour qui que ce soit, bien entendu.
Ça l'était pour lui, en tout cas.
Depuis quelques temps, le jeune homme avait tendance à traîner son spleen de nuit plus que de jour. Sa famille lui manquait, ses nouveaux amis ne remplaçaient pas les anciens, la neige n'était pas là pour l'accueillir à son réveil... C'était dur. Ça le devenait vraiment. Les tensions intra-Euphemia n'aidaient certes pas beaucoup non plus ; plus inutile que jamais, le garçon passait plus de temps à rouler sur son lit en serrant son oreiller contre lui qu'à se décider sur un oui ou un non qui aurait pu le placer d'un des deux côtés de la balance. Ne pas compter, peser dans la bataille l'énervait profondément. L'idée d'être un boulet de service aussi. C'était complexe. Dans sa tête, les idées tournoyaient aussi vite que le vent, et les bonnes se heurtaient bien souvent aux mauvaises – quoi que l'inverse n'était pas moins vrai, et heureusement.
Trépied sous le bras, notre jeune ami observa autour de lui d'un air évaluateur. Il y avait sûrement du monde parqué dans les bâtiments environnants ; pour ce que ça lui importait, hein. Ce n'était pas comme si ce serait la première fois qu'il traînerait des plaintes pour tapage nocturne derrière lui. Il s'en fichait complètement. Premièrement parce qu'il y était, donc, habitué, et deuxièmement parce qu'ils étaient dans un foutu jeu et que bon sang, il y avait des tarés qui faisaient bien pire que faire mumuse avec une poubelle et une caméra une fois le soir tombé. De toute façon, ce n'était pas comme si la plupart devaient dormir tôt. Il y avait pas mal de jeunes dans le tas, quand même, songea-t-il en installant sa caméra sur son trépied pour la faire tenir à bonne hauteur. Ils n'allaient pas se plaindre d'un peu de ramdam. Ils n'avaient pas intérêt, en tout cas.
Une fois son matériel en place et la caméra allumée, P0rnstar décida de faire un petit tour d'échauffement en tentant de se tenir debout sur les rebords de Poubellestar. Satisfait de voir qu'il arrivait toujours à faire le crétin sans tomber, il descendit et y appuya la paume des mains ; ainsi accroché, bien fermement agrippé de chaque côté, il leva ses jambes au-dessus de sa tête brune jusqu'à ce que son t-shirt ne vienne chatouiller le bout de son nez.

Moment que choisit le monde pour lui rappeler deux choses.
Un : la nuit, les bruits portent bien plus loin.
Deux : la loi de la gravité s'applique à tout le monde, même aux imbéciles.

Alerté par un bruit dont il aurait eu du mal à déterminer la provenance, l'artiste en herbe dérapa ; et, dans un fracas métallique de tissu et d'os, il chuta lourdement en arrière. Coiffé de sa poubelle, il poussa un gémissement plaintif.

« Bordeeeeeel... »

Allongé au sol, il leva les yeux vers les toits ; fronça les sourcils.
D'un geste habitué, il s'assit et attrapa sa caméra pour la braquer vers le ciel.

« Jeeee. T'ai. Vu. » Yeux plissés, il tordit ses lèvres sur une grimace songeuse. « Attention, je peux claquer des doigts ! »

Et il n'hésiterait pas à le faire si aucune voix ne lui répondait. Quitte à se retrouver perché sans le vouloir, bah. Il se débrouillerait.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Ven 4 Juil - 22:51

Fascinant, vraiment fascinant. Y’en avait qui s’amusaient décidément d’un rien. Tant mieux pour eux, eh. Ils ne faisaient de mal à rien ni personne après tout.
Le menton dans le creux de ses mains, les coudes posés en équilibre précaire sur des genoux tanguant au même rythme que ses pieds, ses prunelles couleur écorce observaient non sans amusement le manège du crétin d’en bas.
Mais. Qu’est-ce. Qu’il. Foutait. Eh. Kai ne pouvait voir autrement que de haut ce mec qui faisait le mariole devant sa caméra … Déjà parce que, de haut, il l’était. Et ensuite parce que … C’était marrant comme ça. Beaucoup trop marrant. Sans doute aurait-il déjà explosé d’un grand rire s’il ne se retenait pas, n’offrant qu’un rictus comme témoin de son état. C’était bête. C’était méchant. C’était gratuit. Mais pourquoi il faisait des pompes sur sa poubelle, au juste ? Autant Kai connaissait la réputation du coiffeur, autant le voir de ses propres yeux rendait la chose … Attendez. Malgré l'inutilité du geste, le canadien plissa des yeux, en proie à une drôle de sensation de déjà-vu. Il était certain de connaître ce mec, en fait. Autrement que par le bouche à oreille sur Euphemia, bien sûr. La poubelle, les conneries devant la caméra … Youtube pullulait de ce genre de bêtises, où il allait parfois se perdre au fil de ses vagabondages internet nocturnes. Hmm, ça ne pouvait être que ça … !
Malheureusement, sa petite escapade à travers ses souvenirs de vidéos de chats, de strigidés et de folles cascades ne dura pas plus longtemps. N’ayant cessé de bouger comme le plus parfait des attardés sur son siège royal, la dalle qui le soutenait vacilla. Surpris par la traîtresse, Kai réprima un hoquet et glissa fatalement par-dessus bord. Oh putain. Heureusement pour lui, le jeune garçon réussit dans un réflexe salvateur à se rattraper in extremis au rebord du toit. Les doigts de sa main accrochée ne tiendraient pas longtemps et il craignait que la dalle ne se décide à encore lui jouer un sale coup … De ce fait, par un agile jeu de jambe, l’acrobate du dimanche s’aplatit tant bien que mal sur la surface du mur et s’y fondit tout naturellement. Ainsi devenu ombre, Kai laissa sa silhouette retomber sur ses jambes jusqu’au haut d’une fenêtre s’étant trouvée un mètre au-dessous de lui. Putain de frayeur. Ça lui apprendrait, tiens. Ou pas. Plus de peur que de mal, comme diraient certains.
Tranquillement, usant toujours de son pouvoir et se disant qu’il verrait bien au moment voulu comment il allait faire pour descendre de son perchoir, le canadien s’accroupit et baissa de nouveau son regard vers P0rnstar qui n’avait pas été sourd à sa petite mésaventure. Déconcentré qu’il fut pour le coup, il s’était retrouvé au sol avec toute la grâce du monde.


« Jeeee. T'ai. Vu. Attention, je peux claquer des doigts ! »

… menaça-t-il ? Bien que ce fût imperceptiblement à cause de sa forme du moment, Kai fronça bel et bien des sourcils. Qu’est-ce qu’il avait vu, eh ? Et c’était quoi cette fin de phrase en mousse ? Ça lui aurait rapporté quoi d’utiliser son pouvoir ? Kai était au courant pour le don du finlandais (entre relativement pas mal d’autres choses, vous aurez remarqué). En même temps, ce n’était pas un don particulier que l’intéressé s’amusait à cacher. Au contraire. Justement. Enfin bref. S’il l’avait vraiment vu, ce mec aurait su que ça aurait été complètement stupide et improductif, non ? Et quand bien même, de sa position il ne pouvait pas non plus le voir. Bref, que d’incohérences qui firent siffler le hibou d’admiration :

« Ouuuuuuuuuuuuuuuuh … »

Sa voix moqueuse résonna ensuite dans la ruelle :

« Mon. Dieu. Je tremble tellement j’ai peur. Huit sur l’échelle de Richter, mec. »

Kai finit par penser que la phrase de P0rnstar devait être une sorte de bluff. Sans doute. C’était la seule explication. Construite exprès pour les gens qui ne sauraient pas qu’il ne faisait qu’échanger des places et non créer de grosses explosions flamboyantes. Mais alors pourquoi ne pas avoir dit ce qu’il adviendrait s’il claquait des doigts ? Mpffr. Bon. Passons.
Le canadien continua donc :


« Vas-y, Trashboy. J’pensais que ton pouvoir marchait seulement avec ta cible en visuel. Il aurait évolué, eh ? J’ai hâte de voir ça, du coup. »

Ouaip. Totalement.
Tapi dans l’ombre dont il faisait lui-même partie, le hibou attendait.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Mer 9 Juil - 2:03

… C'était quoi, l'échelle de Richter, déjà ? Peu soucieux de montrer son absence totale de culture, le jeune homme faillit bien élever la voix pour lui demander d'un ton impérieux s'il se foutait de lui ou quoi – juste avant de se souvenir de quoi il s'agissait. Ah. Ouais. Les tremblements de terre, tout ces machins là. Du moins pensait-il à environ cinquante pourcent être sûr de lui ; ce qui ne représentait pas beaucoup pour un garçon capable de s'exclamer des localisations totalement foireuses avec l'assurance d'un faucon fondant sur sa proie. Pour l'heure, il était plutôt mécontent de ne pas être pris au sérieux qu'autre chose. C'était un peu ennuyeux de savoir que l'autre se fichait totalement de ce qu'il pourrait faire. Son instinct lui disait d’attraper quiconque lui disait « ouh, même pas peur » par le col pour lui montrer de quel bois il était fait, en bon coq de fond de basse-cour. Entreprise un peu plus complexe quand il n'y avait aucun col à saisir. Évidemment. Il se redressa donc sur ses deux jambes, poubelle près de lui, et leva le nez, yeux plissés, pour tenter de déterminer où se trouvait la forme qu'il avait cru apercevoir plus tôt. Jusqu'à preuve du contraire, les voix ne se promenaient pas toutes seules ; il y avait forcément quelqu'un derrière.
Quelqu'un qui le connaissait, même, vu la réflexion oh combien pertinente qu'il sortit sur ses aptitudes. La cible en visuel, hein. Blah blah blah, que des grands mots tout ça – l'important étant que oui, il devait voir l'autre pour réussir à échanger de place. Vu d'où venait la voix, en plus, sans vouloir jouer les pseudo-pessimistes, P0rnstar n'était pas exactement sûr de vouloir échanger quoi que ce soit ; sa sécurité physique, pour commencer. Il y avait une différence entre se jeter d'un étage ou deux dans une poubelle et se téléporter Dieu seul sait où sans la moindre idée de ce qui lui arriverait une fois les pieds potentiellement dans le vide.
Puisqu'il ne voyait rien, le jeune homme envisagea un moment que sa cible puisse se trouver quelque part derrière une fenêtre ; mais son ouïe n'était pas aussi stupide que lui et, cela allait de soi, il savait reconnaître les bruits étouffés parvenant de derrière des rideaux de ceux bien plus nets qu'aucun obstacle ne séparait de lui. Trashboy étant un peu stupide mais pas complètement demeuré...

« Hinhinhin comment on rigole, marmonna-t-il avant de toussoter, reprenant quelque peu de sa superbe. De un, je sais pas où t'as vu ça mais... »

Clac.
Évidemment, rien ne se passa.

« … Ouais, ça marche pas. Ceeependant. »

Visiblement content de sa trouvaille – parce qu'il fallait bien qu'il soit content de quelque chose, n'est-ce pas – le jeune coiffeur saisit quelques cailloux au sol et retourna sa poubelle pour grimper dessus comme l'on monte sur un piédestal ou une vieille caisse en bois. Inutile de préciser qu'à ces yeux, cette poubelle était le plus beau des trônes que ce jeu ait un jour pu créer. Il ne s'amusait jamais autant qu'avec des choses stupides ; il ne fallait pas trop lui en demander, non plus. Au moins il s'occupait facilement. C'était quelque chose sur lequel sa mère l'avait toujours gentiment complimenté (quoi qu'avec un peu d'ironie, malheureusement) et aujourd'hui plus que jamais il comptait bien faire honneur à cette partie de lui-même. Celle qui, donc, faisait tout avec n'importe quoi.

« J'entends parfaitement bien. Donc je sais vers où tu es, donc tu ferais mieux de faire attention ~ »

Histoire de donner du poids à ses paroles, il fronça légèrement les sourcils et fit sauter une pierre dans sa main gauche.

« Qu'est-ce qu'un type peut s'amuser à faire tout seul sur un mur en pleine nuit, ehh ? »

Pling. Elle vint s'écraser sur une des façades, évitant habilement les fenêtres ou autres endroits sensibles.

« T'es pas un genre de pervers, au moins ? Peeping Tom. »

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Ven 11 Juil - 13:23

Kai avait, à ce moment-là une irrémédiable envie de se claquer la figure. Ce mec avait vraiment oublié les contraintes de son propre pouvoir, sérieusement ? Sinon pourquoi aurait-il claqué des doigts … à moins de vouloir se prouver à lui-même du summum de sa propre connerie ? Ou alors fut-il tout simplement doté de quelques soucis d’ordre mnésique ? Ouais. A force de se fracasser la tête contre les poubelles, sans doute, jeu auquel il semblait s’adonner avec plaisir autant IRL que dans Euphemia. C’était un peu plus clair à présent, le canadien était sûr et certain de s’être déjà moqué des bêtises d’un brun européen lui ressemblant … Ou alors c’était juste un autre idiot avec les même affinités pour les déchets ? Un jumeau maléfique, sinon ? Bah. Dans tous les cas, ça faisait bizarre à Kai de pouvoir associer un passant avec quelque chose du monde réel qui lui manquait tant. Contrairement aux autres qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, il avait là une preuve de l’existence bien réelle du garçon en dehors de cette prison de pixel. C’était plutôt rafraîchissant. Sans doute d’ailleurs était-ce pour cela qu’il continuait à rester là, à vouloir jouer encore un peu … Car, disons le, pris d’une toute autre humeur le hibou aurait tout aussi bien pu filer faire ses bêtises plus loin, laissant le promeneur de poubelles parler au vent.
Heureusement pour sa réputation qui tournait plutôt dans le négatif dans la tête de Kai, P0rnstar fit quelque chose qui ne méritait pour une fois aucun roulement d’yeux de sa part. Pas si bête que ça, il l’avait effectivement localisé avec plus ou moins de précision ; le projectile de pierre allant se fracasser sur le bâtiment voisin au sien. Presque, mon pote. Après, où pensait-il qu’il se trouvait, au juste ? Toujours sur un toit, ou … ? D’un côté, il ne voulait pas sous-estimer les capacités du garçon, mais les surestimer aussi faisait mal. Voir en lui un être de génie qui feintait la connerie, cachant son jeu derrière des coups foireux alors que ça bouillonnait de l’intérieur … Bon, c’était clairement exagéré mais … Kai préféra ne pas trop y réfléchir et plutôt laisser couler pour le moment. Il verrait bien comment les choses comptaient évoluer. C’est vrai quoi, il lui voulait quoi, en fait ? Le hibou, pour une fois, était plus innocent que l’oisillon sorti de l’œuf.


« P0rnstar, P0rnstar, P0rnstar … »

Répéta-t-il en secouant doucement la tête, comme navré. Comme s’il avait été déçu du manque de logique de la fourmi sur son piédestal de fer. Qu’est-ce qu’il faisait tout seul en pleine nuit, eh ? Il pourrait tout aussi bien lui retourner la question, hein. Bah, autant s’amuser, alors …

« Je suis Dieu. Est-ce que ça répond à ta question, eh ? »

Il ne pouvait le voir, se trouvait en hauteur, était clairement en position de supériorité par rapport à lui … Alors oui, Kai était tel Dieu. Enfin, fondamentalement, le jeune homme n’avait pas un taux d’arrogance assez élevé pour se croire vraiment au même rang qu’une divinité … Dont il ne croyait en rien l’existence, qui plus est. De temps en temps il jurait en son honneur, se moquait gentiment de lui ou allait le tromper auprès d’autres plus cools tel que Raptor Jesus … Pour rigoler, encore. Car rien n’égalait les hiboux, bien sûr, pas même un dinosaure en robe. Hin hin hin.

« Ouais, même Dieu aime s’amuser à des jeux vidéo merdiques. »

Rajouta-t-il, un peu plus amer. C’était plutôt marrant d’imaginer le vieux sur son nuage, répondant à son sms en lolant et recevant alors le casque. Pourquoi il n'aurait pas le droit de jouer les cons, lui aussi, hein ? Pourquoi il n’aurait pas le droit de voir l’œuvre de gens qui se croyaient aussi fort que lui pour créer un tel univers ? Si Dieu était vraiment là, il en penserait quoi ? Et il aurait eu quel pouvoir, tiens ? Avant que Kai ne commence à imaginer un papy barbu lançant des lasers roses avec ses pectoraux, il alla plutôt demander :

« M’enfin. Dis, c’est pas clair, de quoi je dois faire attention, eh ? »

Hein. Oui. Au juste. Parce que pour le moment, les menaces du Trashboy ne l’atteignaient pas plus que ça, hm. Ce qui n’était sans doute pas l’effet escompté, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Dim 3 Aoû - 18:21

P0rnstar P0rnstar quoi ? Est-ce qu'il avait un problème avec son pseudo, celui-là aussi ? Sourcils froncés, le jeune homme envisagea l'idée avec un tant soit peu de dépit. Il ne pensait bizarrement pas que ce soit ça. Ç’aurait été presque plus simple, mais... L'autre lui parlait comme une grand-mère déçue des bêtises que venait de dire son petit-fils ; et si ce n'était pas quelque chose qui lui était fondamentalement étranger, c'était tout de même assez énervant pour quelqu'un de son âge. Aussi bête soit-il et peu importe à quel degré il se rendait compte de sa stupidité, le coiffeur détestait plus que tout être pris de haut. N'avait pas le sang chaud qui décidait de l'avoir ; il s'énervait vite et laissait partir les poings plus rapidement que les mots la plupart du temps. D'autant plus s'il avait un garçon en face de lui. Une fille, tant que ça ne fait pas votre taille et que ça ne se bat pas comme un homme, on la bouscule et puis c'est tout. Pour les messieurs, c'était une toute autre histoire. Or il pensait bien – pensait, parce que rien n'était jamais certain – que ce n'était pas une demoiselle qui s'amusait à l'épier depuis on ne sait où ; ça étendait donc ses envies d'actions à, en plus de vouloir lui rabattre le caquet, avoir envie de le tabasser.
Et ça c'était plutôt ennuyeux.
Yeux plissés pour tenter de voir dans l'obscurité, le jeune homme tira une tête mémorable en entendant la réponse de Tom. Dieu. Ben oui. Bien sûr. Il aurait été tenté de dire que ce n'était pas très sympa de se moquer d'une religion quelle qu'elle soit, mais abandonna bien vite. Il doutait que ça intéresse franchement le bonhomme. Ce n'était pas dit méchamment, à priori – mais ça restait fondamentalement idiot. Il n'était clairement pas Dieu, ni au sens propre ni au sens figuré. Qu'il se croit au-dessus de lui ou carrément de tout le monde était une chose ; qu'il le fasse savoir en était une autre. Ne pas l'avoir sous la main le frustrait. Ne pas pouvoir l'agripper ou le toucher du bout du doigt l'énervait prodigieusement. Mais alors si en plus il se la jouait Monsieur je-sais-tout qui se moque du monde depuis son piédestal innateignable, ils allaient avoir un petit problème de communication.
P0rnstar, au fond, n'était pas beaucoup plus intelligent qu'un chien ; quand il avait un os ou un jarret à ronger, impossible de lui faire lâcher prise. Il aurait suivi les bruits de voix ou de pas quitte à passer la nuit à chercher qui avait bien pu jouer avec ses pauvres nerfs. Qui, rappelons le, n'avaient rien demandé à personne – il était venu là avec des intentions on ne peut plus pacifistes à la base.

« De moi. »

Ouais. Et pas qu'un peu, mec, songea-t-il en jonglant pensivement avec les cailloux qu'il avait ramassé. Sa voix, parfaitement calme et on ne peut plus sérieuse, trahissait une réflexion l'étant tout autant. Pour une fois dans sa vie, il était prêt à sacrifier quelques neurones non pas au nom d'une pseudo-science qui le laissait trop souvent tomber – au sens propre, malheureusement pour sa tête – mais en celui de l'intelligence. Her oui. Parfois, ça lui arrivait. Il s'était donc mis à réfléchir comme n'importe qui l'aurait fait à sa place, debout sur sa poubelle, les petits cailloux cognant doucement contre ses mains chaque fois qu'il les réceptionnait dans ses paumes.
S'il ne trouvait pas un moyen de reprendre le dessus, ça pourrait bien le tuer de frustration.

« Déjà je te signale que si t'as envie d'énerver quelqu'un, je suis pas spécialement la meilleure cible. »

Ou pas la moins dangereuse, on va dire. Il aimait à le penser.

« Eeeeeet deuzio, je me souviens bien des voix et j'ai plein d'amis. Donc si je veux te retrouver, je te retrouve ~ »

Si se promener sur les murs la nuit était une habitude chez lui, il devrait bien trouver quelqu'un connaissant un type correspondant au profil... C'était vraiment tout sauf certain mais vu le nombre de personnes que lui-même connaissait, ça devait pouvoir se faire. Restait juste à espérer qu'il ne soit pas tombé sur Monsieur le fantôme du coin, que personne ne connaissait et qui ne connaissait personne.
C'était peut-être même Father qui se tapait un délire solitaire, pour ce qu'il en savait. Hein.

« Tu comptes descendre un jour, hm ? »

Je peux pas m'en empêcher :
 

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Ven 15 Aoû - 21:41

Prrfft.
La main devant la bouche, Kai retint un léger rire au fond de sa gorge à l’annonce du grand danger qui pesait sur lui. P0rnstar, l’épée de Damoclès, hein ? On se serait vraiment cru dans un film, un véritable western spaghetti dans les règles de l’art. Les protagonistes, à la virilité dont personne ne pouvait douter, se considéraient les yeux plissés, en attente d’une seconde, d’un millième de microseconde d’inattention. Et puis alors, PAN. Entre les deux yeux. C’est sûr que les petits cailloux, ça avait du potentiel comme arme de destruction massive. Fallait pas croire.
Enfin, plus sérieusement, lorsque quelqu’un vous menace d’une quelconque manière (pour une quelconque raison qu’il n’était toujours pas certains de saisir), valait mieux pas trop rire de sa tête. Personne n’était assez idiot – enfin, il espérait tout de même que le coiffeur ne soit pas si bas dans la hiérarchie – pour se vanter de capacités imaginaires … Ou au moins d’être certain d’avoir l’avantage d’une autre façon. Là, clairement, le P0rnstar ne savait rien du tout du hibou, sa voix mis à part et son probable emplacement dans l’espace. Il n’était ni au courant de ses antécédents, ni de sa stature, encore moins de son dossier médical … Et pourtant était prêt à le punir ?  
Après, il n’avait rien dit de toute ça, bien sûr. Jamais dans son discours il n’avait utilisé de mots violents présageant d’une rouste que l'animal ne serait pas prêt d’oublier. Cependant, son petit doigt lui disait que ce qui l’attendait ne devait pas être bien éloigné.
Il était en colère, trashboy ? Une peau de banane coincée dans la gorge, peut-être ?

Kai ne doutait aucunement de la capacité de P0rnstar à pouvoir le retrouver s’il réussissait par un quelconque miracle à lui fausser compagnie. C’était le genre de mec populaire qui connaissait tout le monde … Ben, en plus ils avaient des connaissances en commun. Son profil, il était certain qu’Avril le reconnaîtrait entre mille. Pas comme s’il était vraiment discret, eh.
De toute façon, quoi que le finlandais puisse dire, tout ça n’était pas du tout pris au sérieux par le fils Damon. Il s’en fichait, en toute franchise. Ça ne l’atteignait pas, et pas seulement parce qu’il se trouvait en hauteur.
Qu’il fasse ce qu’il veut le P0rnstar, qu’il s’amuse tant qu’il était encore temps. Comme lui.


« Tu comptes descendre un jour, hm ? »

Eh. Ouais … Kai ne répondit pas, laissant P0rnstar mijoter dans son jus le temps qu’il réfléchisse. Attendez, ne quittez pas. Il était vrai qu’il ne pourrait malheureusement pas rester comme ça toute la nuit et conter fleurette avec le Seigneur des Poubelles. Triste nouvelle …
Déjà parce que son pouvoir n’avait pas non plus une capacité infinie … et que tomber de trois étages ça le faisait pas trop. Même des étages numériques, malheureusement. Saleté de technologie.
Et ensuite parce que … Bah, la première explication se suffisant à elle-même, ce n’était pas la peine d’aller en chercher d’autres. En tout cas, y’en avait, ça c’était certain.

Tournant la tête sur le côté, le canadien essaya de voir quel était le meilleur chemin à emprunter afin de retrouver la terre ferme. Impossible de remonter, déjà, car il était bien trop petit pour atteindre les rebords sans craindre pour sa vie. Il ne lui restait donc plus qu’à descendre … et là, alors, le plan était tout trouvé. A la manière des jeux de plateformes style Mario et compagnie, il se laisserait tout simplement glisser entre les rebords des fenêtres et autres gouttières. Ça ne serait pas la première fois qu’il s’amuserait à de telles péripéties, alors ce serait un véritable parcours de santé.

Se disant que, peut-être il avait fait attendre son camarade pour la nuit, Kai s’enquit enfin à répondre :


« Ouais, t’en fais pas. J’arrive … Plus tard. Je veux encore discuter un peu. »

Faire le hibou, là, il aimait bien. Y’avait pas le feu, de toute façon, si ?

« Tu sais que c’est mauvais pour le cœur de s’énerver pour rien, eh ? Je t’imaginais plus cool que ça. »

C’est vrai quoi. Qu’on n’aille pas lui dire qu’en fait c’était le genre de célébrité sympa devant ses fans mais une purée enflure dans la vraie vie, hein ? Comme il l’avait dit lui-même, pourtant, il avait pleins de potes. Et Kai doutait sincèrement que leur méthode d’affiliation ne se résumait à des « j’tetabasselol » à bouts de bras.

« Imagine que j’étais une groupie, tu m’aurais traumatisé, là … Ouuuh, ouuuh. Genre, tu menaces les gens comme ça alors qu'ils n'ont rien fait. C'est du joli. »

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Mar 19 Aoû - 2:31

Tic, tac. Tic, tac.
Bras tendus en l'air, P0rnstar poussa un soupir agacé. Alors quoi, il s'était cassé ? Ce serait bien sa veine, tiens.
Allô allô, Tom ? Naja, danke.
Imaginant bien que ce n'était pas le lui demander qui changerait quoi que ce soit à son silence obstiné, le jeune homme jugea inutile d'élever la voix. Il finirait bien par se réveiller. A moins qu'il ne se soit tiré, éventuellement ; auquel cas il n'aurait plus qu'à reprendre ses activités poubellesques en attendant de pouvoir mener sa petite enquête auprès de ses amis et connaissances. Ce n'était pas bien compliqué. Ça lui éviterait de se prendre la tête toute la nuit à chercher qui comment et pourquoi, aussi. Ce n'était pas négligeable. S'il fallait savoir accepter ce qu'on nous donnait, le garçon accepterait donc ce silence apaisant comme cadeau de la part de son cher ami.
Ce n'était pas comme s'il risquait grand chose, de toute façon. Qu'il soit en train de préparer un truc chelou ou juste de s'endormir sur place, la différence était assez mince à ses yeux. Il ne s'inquiétait que trop rarement par avance. Si ce type se tenait dans l'ombre, de son avis hautement éclairé, c'était qu'il avait peur de jouer à ça en face à face ; suffisamment révélateur pour l'empêcher d'être effrayé par monsieur le voyeur d'opérette. Toute forme de lâcheté ou de manquement à ses devoirs énervait le jeune homme plus que toute autre chose. Il détestait ne pas voir à qui il parlait. Dans le genre agaçant, là, ça se posait.
D'un geste fluide, la starlette en devenir descendit de son perchoir pour venir attraper sa caméra. Délogée de son trépied, elle semblait bien plus petite et insignifiante ; il en aurait presque eu peur de la casser. Habitué cependant à la manipuler dans tous les sens et à lui faire subir des acrobaties parfois dangereuses, il ne mit pas longtemps à abandonner sentiments et scrupules pour mieux l'allumer, braquée vers les façades. Il ne voyait vraiment rien, même en zoomant. Bhleee. Il n'avait pas une mauvaise vue, pourtant...

« Ouais, t’en fais pas. J’arrive … Plus tard. Je veux encore discuter un peu. »

Nez levé de l'écran, il plissa les yeux pour tenter une énième fois de discerner quoi que ce soit dans la pénombre. Il était gonflé, hein. Discuter, ils auraient pu le faire les yeux dans les yeux ; ç'aurait même été beaucoup mieux, de son avis. Ils auraient pu se serrer la main, mettre à plat leurs différents, ce genre de choses. Et puis d'abord c'était de sa faute s'il s'énervait – fallait pas être un génie pour le remarquer, quand même, si ? Les cailloux, de nouveau, se mirent à passer d'une main à l'autre avec fluidité.

« Imagine que j’étais une groupie, tu m’aurais traumatisé, là … Ouuuh, ouuuh. Genre, tu menaces les gens comme ça alors qu'ils n'ont rien fait. C'est du joli. »

Ah ben. C'était nouveau, ça. Sourcil haussé, perplexe, P0rnstar évalua les possibilités de un d'avoir des groupies – tout à fait probable – et de deux, que lesdites groupies se perchent pour l'observer dans ses activités nocturnes. Ce qui était. Franchement. Flippant. A imaginer. Enfin il voulait bien croire que ses fans veuillent à tout prix lui arracher une mèche de cheveux ou une photo à la dérobée, mais bon quand même... Ça aurait été très légèrement vaguement un peu extrême comme manière de vouloir faire connaissance. Ou de pas faire connaissance. Pour ce qu'il savait du mode de fonctionnement des voyeurs, il aurait eu du mal à affirmer quoi que ce soit.
Quoi qu'il en soit...

« Beeeeen. Je sais pas, écoute. Mes groupies se planquent pas je sais pas où pour me dire des trucs chelous. Mais je te signe un autographe quand tu veux, Schatzi. »

Dans un léger crissement, les cailloux finirent tous dans son poing droit.

« Donc pas de soucis, je peux continuer ? A te menacer comme un dangereux criminel, je veux dire. Vu que tu te caches comme un lâche, c'est plutôt juste je dirais. »

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Sam 23 Aoû - 1:02

Ouais, il était vrai que P0rnstar, malgré son pseudonyme, n’était sans doute pas le genre de mec sur lequel les jeunes filles en fleur baverait au point de lui envoyer des petites culottes par voie postale … N’est-ce pas ? Tant mieux pour lui, de toute façon, hein ?
Mais c’était bon à savoir, tiens. Il pourrait lui signer ses lunettes du coup, alors. Un joli « P0rn✰ », c’est ça ? Fort seyant.


« Tss. Ok, j’arrive. Ça va juste prendre un moment, je suis, comme qui dirait, relativement coincé. Enfin, pas comme si ça te gênera d'attendre un peu, pas vrai ? »

Kai frappa sur ses genoux avec ses mains avant de déplier ses jambes, retrouvant une position debout sur le bord de sa fenêtre. Trop longtemps resté accroupi, il s’accorda un petit moment pour s’étirer tout en évaluant de nouveau le chemin le moins risqué pour rejoindre son ami le super héros des poubelles.
Il se demandait encore pourquoi il faisait tant d’effort pour le finlandais … Enfin, de toute façon il aurait bien été obligé de sortir de sa cachette un jour ou l’autre. Peut-être que ce soir-là il se sentait de bonne humeur pour discuter, ou que P0rnstar avait une aura qui encourageait à le faire … Ajouté au fait qu’il l’avait déjà vu IRL (via des vidéos, mais tout de même), ce qui faisait plutôt bizarre. Il y avait de ce fait un lien entre lui et le monde extérieur … Et ça, ça le changeait.

Après avoir pris son élan, Kai s’élança et alla s’accrocher aux bords de la fenêtre d’en face avant de se laisser glisser prudemment.  Le moindre faux pas et il y aurait de la bouilli d’ombre de hibou au dîner. Heureusement, l’agilité du garçon était plus que non négligeable, habitué qu’il était à grimper dans les arbres autant de son vivant qu’ici. Enfin, il n’était pas mort, mais c’était tout comme, on dira.
Après quelques minutes, l’ombre réussit enfin à atteindre le rez-de-chaussée de l’immeuble où il s’était aplati. Lorsqu’il sorti du mur, reprenant du coup volume et couleurs, un profond soupir de soulagement lui échappa. Mine de rien, ça faisait du bien de désactiver son pouvoir et le changement de dimension avait quelques répercussions sur sa forme.
Un léger instant, Kai tituba avant de se reprendre et s’adosser au mur fraîchement quitté, tenant son front afin d’atténuer sa migraine naissante. Il releva ses lunettes au-dessus de son crâne pour mieux se masser brièvement le dessus de la racine de son nez.
Woah, il ne s’était pas attendu à être aussi fatigué. Il allait falloir s’entraîner un peu plus, du coup … Bien que toujours légèrement dans le cirage, Kai releva la tête en direction de P0rnstar, un petit sourire au coin des lèvres :


« Hey. Content ? Tu vas faire quoi maintenant, eh ? »

Sans doute pas un gros câlin. A moins bien sûr qu’il n’ait soudainement pété un câble … Le plus probable serait qu’il fasse un commentaire sur son physique, en fait. Il venait de le découvrir après tout. Dieu. Haha. C’était la blague du soir, définitivement.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Lun 3 Nov - 15:57

Si, ça le gênait fondamentalement d'attendre un peu. D'ailleurs même s'il n'était plus à ça près, me direz-vous, il restait en lui un profond sentiment de contradiction qui le poussait à vouloir faire tout, mais alors tout sauf ce que Dieu voulait qu'il fasse. A savoir avoir de la patience, pour commencer – chose qu'il n'avait déjà pas en temps normal, alors imaginez maintenant. Il n'était pas du genre à rester assis bien sagement en attendant que les choses se passent, quoi qu'il en soit ; pas qu'il ait autre chose à faire à l'heure actuelle non plus. C'était plutôt conflictuel dans sa tête et, vraiment, il n'était pas loin de vouloir s'éclipser ni vu ni connu rien que pour ennuyer son interlocuteur. Ça n'aurait pas été très intelligent ni très mature et encore moins productif mais que voulez-vous, il n'avait jamais prétendu être un génie. Il faisait ce dont il avait envie, assez concrètement, et ne cherchait pas à aller plus loin que là où ses pensées s'arrêtaient – donc généralement très tôt, quand ce n'était pas juste à quelques pas de là où elles étaient parties. Son cerveau était un sacré putain de flemmard dans son genre. Inutile de trop lui en demander.
Maintenant assis sur sa poubelle retournée, le garçon se mit à jongler avec ses petits cailloux en attendant que Monsieur daigne montrer le bout de son nez. A vrai dire, il était plutôt curieux : se l'imaginait de mille façons différentes, sans réussir à mettre le doigt sur une version qui lui semblerait plus juste qu'une autre. Il ne se le figurait pas bien vieux, peut-être son âge, mais c'était bien la seule « certitude » qu'il ait réellement : sa couleur de cheveux, sa taille ou sa beauté sur une échelle de un à dix, il n'en savait strictement rien. C'était le flou le plus complet. Son esprit peu imaginatif et, rappelons le, flemmard, eut néanmoins la bonne idée de se l'imaginer plus facilement blond ; plutôt grand, à priori, puisqu'il avait plus l'habitude des gens faisant sa taille ou presque que des garçons mesurant un petit mètre soixante-dix.
S'il se faisait appeler Dieu, après tout, hein. Il devait bien avoir le physique de l'emploi. Quelque chose comme ça.

Et bien en fait, pas.

« Oh. »

Fut le seul commentaire hautement intelligent que le finlandais parvint à articuler face à celui de son interlocuteur. Ce n'était pas... Eeexactement comme ça qu'il se le serait imaginé. Tête penchée sur le côté, il l'étudia de pied en cap sans la moindre parcelle de honte quant-à la façon dont il le fixait ; remonta, redescendit, et finalement, se redressa sur ses deux pieds. Vu comme ça, il était nettement plus... Petit. Pas qu'il soit complètement nain, n'est-ce pas – juste qu'aux yeux de P0rnstar, qui frôlait joyeusement le mètre quatre-vingt, c'était plutôt rare de devoir baisser la tête à cet angle pour parler à quelqu'un d'autre qu'une fille. Et encore, il en avait connu des plus grandes.
En bref, il s'amusait bien. Pas qu'il lui en faille beaucoup pour ça, mais bon. C'était tellement facile de se moquer des autres sur tout et n'importe quoi : et quoi qu'il n'était pas le top champion en la matière, il restait un sacré emmerdeur quand il voulait bien montrer cette facette de sa personnalité.

« Jeeee te voyais pas tout à fait comme ça, Dieu. Il te manque la barbe, déjà, lâcha-t-il avec un sourire clairement amusé. T'as quel âge ? Quinze ans ? Ubububu. »

Oui, il avait une éloquence digne des plus grands. Le pire étant qu'il se trouvait fort spirituel.
Il était son propre meilleur public, sans doute.

Reprenant son manège avec les cailloux, qui se remirent à voler pour mieux atterrir au creux de ses paumes, il dessina une moue embêtée sur son visage.

« Je comprends que tu te sois caché, en fait. »

Si adorable.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Lun 17 Nov - 20:49

Son étourdissement fut, heureusement, de courte durée. Quelques halos de lumières persistèrent encore quelques microsecondes dans son champ de vision avant d’en disparaître complètement. C’était pas le moment d’avoir des vertiges, sachant qu’il avait les pieds bien ancrés sur le sol pavé, maintenant. Et puis sans doute que ça aurait bien fait marrer l’autre Trashyboyu … Qui, Kai en doutait très fort, l’aurait sûrement pas aidé à se relever. Bizarrement.
Enfin, pendant ce temps où le canadien se préparait à entendre quelques remarques ou quoi, ce fut au tour de P0rnstar de le faire attendre, beaucoup trop occupé, on dirait, à faire quelques flexions. Okaaaay, fais comme chez toi, eh. Bon, bah. Le garçon croisa donc ses bras, attendant que son interlocuteur ne cesse de faire le mariole … Ce qui prit, étonnamment, moins de temps qu’il l’aurait pensé. Mais pas pour le bien commun :


« Jeeee te voyais pas tout à fait comme ça, Dieu. Il te manque la barbe, déjà. T'as quel âge ? Quinze ans ? Ubububu. »

Eh. Genre Dieu avait pas le droit de se raser ? Il le prenait pour qui là, le Père Noël ? Les petits gazouillis qu’il produisit ensuite eurent quelque chose de tellement stupide et ridicule à la fois que Kai regretta de ne pas avoir sur lui ses lunettes/appareil photo. Qu’est-ce qu’il aurait donné pour capturer ce moment de classe suprême … Bah tant pis. Il se contentera donc d’en faire des cauchemars et rire aux éclats dans son lit.
Pour ce qui était de la supposition erronée de son âge, par sa bonté de hibou, il ne lui en tiendrait pas rigueur. De un parce qu’il n’avait pas l’air bien fort en maths (et peu importe où se trouvait le rapport à ce moment précis), et de deux parce que ça ne le dérangeait pas de paraitre jeune. Valait mieux ça que de donner l’air d’avoir fausser compagnie aux infirmiers de l’hospice, non ? Quinze ans, c’était plutôt pas mal comme âge, en plus. Pas trop de soucis ; ni trop mûr ni pas assez … D’après lui. Tiens, d’ailleurs, à cette époque il devait bien avoir quelques centimètres en moins, non ?


« Je comprends que tu te sois caché, en fait.
- Yep. Pour éviter que tu déblatères trop de conneries. M’enfin, comme ça a l’air d’être naturel, chez toi, j’t’en veux pas. »

Le mouvement d’épaules qui suivit se voulut large, montant jusqu’à presque toucher le bout de ses oreilles avant de redescendre tout doucement à leur hauteur naturelle.
C’était la vie. On n’y pouvait rien. Accepter l’autre tel qu’il est, n’était-ce pas là faire preuve de divinité ? Tiens, s’il y croyait assez fort, peut-être que de la barbe allait soudainement lui assombrir le menton. Qui savait. Les voies du Seigneur sont impénétrables. Sa barbe aussi. Si tant est qu’elle existe. Qu'est-ce qu'il en avait à foutre, sérieux ...


« C’est toi qui voulait me voir, je te rappelle. Alors, pas de cadeau de bienvenue, eh ? »

Des chocolats, des petites graines, une chèvre … Il n’était pas difficile, vraiment.

« Au fait, à chaque fois que tu croises un vieux barbu, tu crois en une intervention divine ? »

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Jeu 11 Déc - 1:34

Ouiiiii, quel mec intelligent. Il avait remarqué ça tout seul comme un grand, qu'il avait tendance à débiter pas mal de conneries à la minute ? Bravo. Non, vraiment. D'habitude, ça prenait au moins dix micro secondes de plus aux gens pour s'en rendre compte. A peu près.
Enfin, il disait ça mais parfois – dans ses moments de grâce – il se trouvait suffisamment posé et calme pour donner l'illusion d'un garçon sûr de lui ayant potentiellement des raisons de l'être. Il ne paraissait que rarement intelligent pour trop peu de personnes quoi qu'il en soit ; mais ne pas avoir l'air idiot, ça, il aurait pu faire. Au moins ça. Pour sauver l'honneur. S'il y avait mis suffisamment du sien. Ce qu'il n'était à l'évidence pas décidé à faire ce soir-là, ni suffisamment énervé pour perdre son sens de l'humour discutable ni suffisamment calme pour juste laisser tomber sans tout prendre pour lui. Ce garçon n'avait pas l'air franchement sympathique ; ça ne lui donnait pas spécialement envie de l'être pour deux. P0rnstar avait beau être un type joyeux et globalement gai, Alexander ne l'était pas tant. Il avait ses travers bien à lui, lesquels étaient relativement difficile à ignorer quand il se complaisait à les étaler devant quiconque l'abordait.

Pour autant, il ne se fâchait pas toujours comme un gamin capricieux. Il savait faire dans les nuances. Tout l'art de la méchanceté se situait là-dedans, après tout – savoir être tantôt violent tantôt mesquin. Malheureusement, il avait appris à jouer à ce jeu-là bien trop tôt pour être maintenant capable de faire sans. C'était sa réaction face à la vexation ; sa façon de répondre aux moqueries, à défaut d'avoir les capacités de réfléchir à de meilleurs piques que ses adversaires.
Il savait bien qu'il ne serait que rarement le plus malin des deux. Dans un sens, ça l'énervait ; il avait constamment l'impression d'être pris de haut.

« C’est toi qui voulait me voir, je te rappelle. Alors, pas de cadeau de bienvenue, eh ? »

En guise de réponse, le jeune homme décréta qu'un « Nein » bien appuyé ferait l'affaire. Il n'avait aucune envie d'offrir quoi que ce soit à Dieu ; déjà, il n'avait qu'à mieux faire les choses. On l'aurait peut-être moins ignoré s'il avait foutu un vrai sens à la vie ou ce genre de débilités qui aurait pourtant fait plaisir au plus grand nombre. La mort, les maladies et tout le blabla, c'était pas la meilleure idée du siècle. Sans compter que, d'un point de vue plus étroit, le garçon qu'il avait face à lui n'avait pas la tête d'un Dieu miséricordieux. Sans doute cette opinion était-elle entachée par son léger agacement, mais ça n'y aurait rien changé de toute façon – disait-il.
L'air pensif sinon songeur, Alexander leva les yeux au ciel avant de hausser les épaules. Ce n'est qu'ensuite que son sourire revint – parce que si peu sincère soit-il, cela restait un sourire malgré tout. La théorie le voulait du moins.

« Ça dépend. Si le vieux barbu me donne un bonbon, je crois en une intervention pédophile. » nota-t-il avec le plus grand sérieux, tout en se demandant à lui-même si ça lui était déjà arrivé. « S'il coupe une foule en deux pour me laisser passer, par cooontre... »

Là, okay. Intervention divine alright.

« Mais je suppose que t'as pas ce genre de super pouvoir, Dieu, donc bha. »

Bha, oui. Il ne savait pas quel était le pouvoir de son interlocuteur et, à supposer qu'il en ait un d'utile, il n'était pas trop sûr que ça soit pour lui plaire. Qu'il puisse imiter les voix à la perfection ou lancer des boules de glace, l'un dans l'autre, ça ne finirait pas bien pour sa pomme. Mieux valait rester un minimum prudent.

« 'fin. Et donc, tu faisais quoi là en pleine nuit, genre ? T'es une sorte de criminel à la manque ? »

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Sam 17 Jan - 5:26

Comme si ça aurait pu être autrement.
Face à l’imposante impolitesse de son interlocuteur et son Nein digne d’un enfant capricieux (et germanophone (oui oui, la précision était utile)), Kai fit la moue. Une moue déçue et contrariée ; mince, qu’il aurait aimé l’avoir, son offrande bergère. Tant pis, il ferait avec. Les fidèles n’étaient plus ce qu’ils étaient, pas vrai. A ne plus faire confiance au premier mec venu qui se proclamait Dieu, à ne pas le combler de présents … Et les valeurs de l’Homme dans tout ça ? Ouhou, Paix, Amour et Générosité, vous êtes où ? Petits, petits, petits, venez voir Papa …


« Ça dépend. Si le vieux barbu me donne un bonbon, je crois en une intervention pédophile. S'il coupe une foule en deux pour me laisser passer, par cooontre... »

Aha. Ce mec, c’était un marrant. La réplique eut le mérite d’étendre le sourire de Kai et, pour peu, il aurait ri sans une once de moquerie. Franchement, qu’est-ce qu’il aurait donné pour avoir un sac de friandises, là … Rien que pour faire plaisir à l’autre bien sûr, le canadien était plus que certain que ça devait être son rêve de se recevoir des clins d’œil aguicheurs d’un grand-père barbu, agitant sensuellement un paquet de sucettes. Chacun son trip, hein. Et puis, ça dénotait au moins d’une ouverture d’esprit à P0rnstar ! Ce qui était une bonne qualité, vraiment. De quoi faire couler des larmichettes d’émoi aux ménagères. Qu’il vive ses préférences sexuelles sans honte, Kai serait plus qu’heureux de le soutenir. Il était même prêt à être le témoin … Du mariage, bien entendu. Pas d’autre chose.
La deuxième partie de la phrase aussi était drôle. Tout de suite, tout de suite. Pourquoi Dieu aurait le monopole du coupage de trucs en deux. Déjà, en toute franchise, ça lui semblait super mainstream. Dépassé, mort, à jeter le plus tôt possible aux oubliettes. Très sérieusement. Faut remettre les interventions divines au goût du jouuuur, eh ! Mettre un peu de peps, donner un petit côté jeune au nouveau testament. Allez. Dès demain, il engagerait une équipe télé, et ils s’occuperaient de ça.


« Mais je suppose que t'as pas ce genre de super pouvoir, Dieu, donc bha. »

Hmpf. Wait. Qu’est-ce qu’il en savait. De toute façon, comme pensé précédemment, ce pouvoir sentait bon le réchauffé et les vieilles croyances égyptiennes. Quoique même les vieilles croyances égyptiennes possédaient sans doute un puits de créativité plus riche et plus profond. Enfin, P0rnstar continua ensuite en allant le traiter de vulgaire criminel. Ah ouaais ? Super vexant, wow. Le sourire de Kai reprit une moue fâchée, les sourcils froncés d’un mouvement navré. Tss tss tss. Ces accusations étaient, de plus, totalement infondées. Qui des deux avait le plus l’air d’un voyou, franchem-… Hm, bon. Certes. La question ne se posait pas, en fait.
D’une légère impulsion, le canadien se décolla de son mur, et s’approcha nonchalamment de P0rnstar, bras contre sa poitrine. Il s’arrêta ensuite à quelques centimètres du finlandais, alors obligé de légèrement lever le nez afin de soutenir son regard. A remarque infantile, réaction infantile : Kai lui tira alors gracieusement la langue avant d’éluder la question pour mieux reprendre ses paroles précédentes :


« Couper les trucs en deux, c’est pas trop mon délire. Tu m’as confondu avec Jack l’Eventreur. »

Et c’était pas pareil. Pas vraiment.
Sur cela, le garçon continua tranquillement son chemin, contournant son interlocuteur et se dirigeant plutôt du côté de sa petite copine la poubelle.


« Mais si tu y tiens, et si t’as une pomme sur toi, je peux te la diviser en deux avec les mains. »

Badass, hein ?
Kai se retourna, avançant en marche arrière et s’arrêta avant de se prendre les pieds maladroitement sur le réceptacle en ferraille. Il leva alors les mains vers le ciel :


« Sinon … Je profitais du joli ciel de Holy Sword, pardi. On n’a plus le droit de se promener dans les rues sans raison maintenant, eh ? »

Ses bras retombèrent alors, et l’adolescent tourna de nouveau le dos au finlandais, se mettant sans tarder à examiner la poubelle ; la tapotant, la soulevant, comme s’il cherchait quelque chose.

« Et toi ? T’es le nouveau héros en ville venu terrasser les criminels qui ont l’audace de se balader la nuit ? Genre, sous tes vêtements t’as un super costume, c’est ça, eh ? String rose sur collants mauves ? Et ça, c’est ta P0rnmobile ? Y’a un bouton qui la transforme en engin de guerre, ou … »

De forme suggestive, il imaginait. N'est pas P0rnstar qui veut.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Ven 17 Avr - 4:13

Jack l’Éventreur ? Une moue perplexe aux lèvres, le jeune homme tenta de se rappeler si ce mec coupait effectivement les gens en deux ou s'il ne les éventrait pas, plutôt (question qu'il n'aurait même pas dû se poser étant donné le nom de l'individu, certes, mais l'intelligence de P0rnstar n'était plus à prouver) avant de décréter que pour éventrer quelqu'un il fallait le découper, de toute façon. Plus ou moins. Pas entièrement, mais, bon, ça s'en rapprochait suffisamment. Ce qui réglait le problème de façon claire et admirable.
Retenant plus volontiers que ce garçon avait jugé bon de lui tirer la langue, Alexander tenta vaguement de convaincre son cerveau de ne pas répondre à un enfant comme un enfant. C'est à dire éviter les « lalala je t'entends paaas » et autres répliques toutes aussi inspirées qui lui vaudraient très probablement un sourire moqueur ou des yeux levés au ciel – dans le but évident d'implorer l’Éternel de reprendre son agneau sur le champ.
Ce n'était pas comme s'il tenait particulièrement à avoir l'air malin, mais bon. Il n'aimait pas être pris pour un demeuré non plus.

« Mais si tu y tiens, et si t’as une pomme sur toi, je peux te la diviser en deux avec les mains. »

Pour pouvoir suivre son fan numéro un des yeux, le garçon pivota à son tour. Regarder votre interlocuteur lorsqu'il vous parle n'était peut-être pas une règle immuable en société, mais ne jamais tourner le dos à quelqu'un qui ne vous veut pas forcément du bien en était définitivement une. D'autant plus qu'il se devait de vérifier que ce goujat ne faisait pas de mal à sa chère et tendre poubelle – seule femme qu'il aimait d'une passion indiscutable justement parce que ce n'en était pas une. Elle ne l'abandonnerait jamais, elle. Elle ne lui préférerait jamais un nouveau copain, elle. L'amie parfaite. L'âme-sœur suprême. Utile et agréable, silencieuse et respectueuse.
Mieux qu'un chien, mieux qu'un être humain, bref  ; même si, il le craignait, cette relation ne devait marcher qu'à sens unique. Pas que ça le dérange vraiment.
Si elle le quittait, il aurait toujours sa bien-aimée caméra, hein.

Tandis que le holy swordien était occupé à se demander si oui ou non il était physiquement banal de réussir à couper une pomme en deux avec les mains et sans couteau, son compagnon de discussion s'était encore rapproché de la poubelle ; mains levées vers le ciel, il prétendit être venu ici pour profiter de la vue et non se livrer à des actes innommables. Ce qui ne convaincu pas du tout le finlandais, bien entendu – un type qui se promenait seul la nuit étant définitivement louche de son propre avis. Lui-même ne se serait pourtant pas qualifié comme tel : mais lui, il avait un alibi de taille. S'il était venu se filmer en train de faire l'abruti, clairement, c'était qu''il ne représentait aucun danger immédiat pour la société. En revanche quelqu'un qui marchait comme ça, sans but, en observant les passants de loin...
Beaucoup plus suspect.

« Et toi ? T’es le nouveau héros en ville venu terrasser les criminels qui ont l’audace de se balader la nuit ? Genre, sous tes vêtements t’as un super costume, c’est ça, eh ? String rose sur collants mauves ? Et ça, c’est ta P0rnmobile ? Y’a un bouton qui la transforme en engin de guerre, ou … »

String rose sur – what what ?
Bras tendu en avant, entre la menace et la préoccupation, le jeune homme fronça les sourcils.

« Eh – eh, fais gaffe ! C'est ma poubelle, je te signale. » Maintenant qu'il l'avait piquée, du moins, c'était la sienne. « Et puis j'ai pas le temps de faire le Superman en collants, je suis genre suuuper occupé. Overbooké. Tout ça. »

Sans compter que pour être tout à fait honnête, jouer les méchants lui semblait beaucoup plus sexy.

« D'ailleurs. Un string sur des collants. Sérieux, lâcha-t-il en haussant un sourcil perplexe. A ce stade c'est autant... »

Visiblement atterré, il s'arrêta pour couler un regard suspicieux au jeune homme ; son bras retomba contre son flanc.

« Enfin on s'en fout. Tu sais quoi, les petits garçons devraient pas se balader tous seuls la nuit. T'as échappé à ta baby-sitter pour aller espionner les gens ? »

Sûrement devait-elle exulter de ne plus l'avoir sur les bras.
Ou paniquer. Au choix.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Lun 1 Juin - 14:31

Continuant tranquillement son examen médical de la dame en fer, Kai secoua nonchalamment sa main en direction de P0rnstar pour lui assurer qu’il ne ferait rien à sa belle. Alalah, ce qu’il pouvait être protecteur ! N’avait-il point confiance en lui ?… Chose plutôt légitime, à vrai dire.
Bon, la théorie du Super héros était donc à rejeter. Quelle surprise ! Oui, un mec comme lui devait avoir un super emploi du temps de ministre. Kai avait sans doute le même, d’ailleurs, plus ou moins. Il le comprenait du coup, et lui tapoterait bien l’épaule de compassion s’il n’était pas … occupé justement. C’était plutôt marrant qu’un réceptacle aussi gros soit en fait si léger et maniable ! Lui ou même P0rnstar pourraient très bien se cacher en son sein, et pourtant le canadien pouvait la tenir à bout de bras. Il manqua quelques fois de la faire tomber, déséquilibrée, mais la rattrapa heureusement assez vite pour éviter un concert privé à tout le quartier. A le voir, comme ça, on penserait qu’il ne faisait rien de spécial à part faire tourner la poubelle comme une danseuse, machinalement et sans but précis … Ce qui n’était pas loin de la vérité. Après tout, ce n’était qu’une poubelle, quoi. Même si elle semblait tenir une place importante dans le cœur du finlandais. Kai appréciait d’ailleurs le fait qu’il ne lui soit toujours pas sauté dessus en lui sommant de lui rendre son bien. Un vrai gentleman.


« Enfin on s'en fout. Tu sais quoi, les petits garçons devraient pas se balader tous seuls la nuit. T'as échappé à ta baby-sitter pour aller espionner les gens ?
- Eeyup. Comme toi avec ton infirmière, j’imagine, papy ! »

Toujours avec ces blagues à la con. Bon, certes, même s’ils faisaient un test, pas sûr que la machine arrivent vraiment à juger qui du Bubo ou du P0rnstar était le plus mature (bien que le premier parierait évidemment pour lui-même) … Mais c’était pas une raison ; surtout dans le monde virtuel où ils étaient coincés. Des baby-sitters, des parents, toute forme d’autorité quelconque n’existait tout bonnement plus. Même un gamin de quatorze ans pouvait devenir policier ou, encore pire, Game Master. Ce qu’il donnerait pour s’envoler de cette réalité qui bat de l’aile.
Dans une ultime vague de mauvaise humeur, Kai lança finalement la poubelle dans les airs avant de lui donner un coup de pied magistral. BAM. Dans sa tête, il se serait cru comme un joueur de football dans les animés japonais le temps d’une seconde. Après cette action (qui lui avait fait mal au pied, en passant), le canadien mit sa main droite en visière et regarda la dame dévaler dans un vacarme intense les rues d’Holy Sword. Eh bah. Ça méritait bien un petit sifflement admiratif tout ça.


« Elle roule bien ta bécane, eh ! »

Bon, elle allait sûrement être un peu cabossée après sa petite course mais ... Ah ! Elle venait de s’écraser en toute grâce sur un mur ! Woh ! Bravo, bravo !

Et comme prévu,  quelques lumières vinrent illuminer les fenêtres.
Et comme prévu, il allait sûrement s’en prendre une …

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Jeu 2 Juil - 1:22

Hinhinhin. Ouiii, son infirmière. Bien sûr. Un sourire empli d'une gentillesse sans bornes vint éclairer le visage de P0rnstar, dont les yeux ne semblaient pas vouloir quitter sa poubelle adorée. Lui rétorquer qu'il était bien moins vieux et impotent que lui n'était jeune et stupide ne lui aurait pas apporté grand chose ; il ne le fit donc pas. Quoi que revenir à l'attaque comme un chihuahua enragé jusqu'à ce que tout le monde ne se fâche n'était pas une attitude lui étant totalement étrangère (il avait peut-être un peu de mal à lâcher un truc une fois qu'il avait planté ses dents dedans, okay), ce n'était pas non plus sa technique de prédilection. Pourvu qu'il soit encore en état de réfléchir, la méchanceté pure et simple lui convenait bien mieux. Plus facile, plus satisfaisant. Et au cas où ça ne suffisait pas à faire se taire, s'excuser ou dégager l'autre – c'est à dire le trois-quart du temps – eh bien il était toujours temps de retrousser ses manches.
Cela dit, bon. Taper un mec d'un mètre soixante avec des lunettes n'aurait pas été hyper glorieux ; raison pour laquelle il tentait de rester gentil et adorable malgré les terribles horreurs violentes qui s'échappaient sans cesse de la bouche du malotru. Y'avait pas idée d'être si malpoli, quoi. Et dire qu'il avait tout fait pour devenir son super pote...
Mouais.
A bien y réfléchir, il n'était plus très sûr de qui avait commencé à être désagréable le premier ; quoi que son esprit tentait évidemment de le convaincre que ça venait de monsieur le stalker, il n'aurait pas parié là-dessus. Pas que ça lui pose un cas de conscience, hein. Il se fichait un peu beaucoup de ne pas être sympa avec les inconnus qui croisaient son chemin dans la rue. Surtout la nuit. Surtout s'il avait bu. Et quoi qu'il était pour l'heure parfaitement sobre, ça ne devait pas l'empêcher de faire ce que bon lui semblait – s'énerver trop vite et ne rien faire pour calmer le jeu, par exemple.

Pour sa défense, si trimballer sa poubelle dans tous les sens était déjà moyen, l'envoyer dévaler la rue était une déclaration de guerre. Ni plus ni moins.

L'esprit presque vide, parfaitement neutre des pieds à la tête, le jeune homme suivit la course de sa bien-aimée jusqu'à sa fin tragique contre un mur. Brutal. C'était un peu injuste de faire démarrer une voiture sans freins ni conducteur, hm ? Il aurait pu se contenter d'un coup de pied. Il n'était même pas obligé de passer ses nerfs dessus, en fait . Cette poubelle ne lui avait strictement rien fait.
Tourné vers l'autre garçon, il posa sur lui des yeux type ciel d'orage. Pas la peine d'être un génie pour savoir que ça n'allait pas tarder à tonner.

« Mais ouais. Grave. Tu sais quoi, je suis sûr que ça aurait encore mieux roulé si t'avais été  dedans. »

Histoire de s'éclater la tête contre le mur à l'arrivée. Ça aurait fait un peu d'animation. De quoi divertir les voisins, tout ça. Petit accident de temps en temps pour garder le public en haleine. Qu'ils se soient pas réveillés pour rien.
Doigts pliés pour mieux les détendre, il finit par serrer les poings.

« Mais vu que je suis hyyyyper sympa, je peux te faire le même résultat sans que t'ai à te prendre un mur. Gratos. »

Il suffisait de demander ; il se sentait d'humeur généreuse, ce soir. Suffisamment pour accepter de ne pas lui refaire entièrement le portrait s'il décidait d'être un peu respectueux. Peut-être.
Sa colère, contenue mais bien visible, lui fit faire un pas menaçant en avant. Pour l'instant, il crevait plus d'envie de démolir ses lunettes que son nez.

Mais s'il préférait l'inverse, ils pouvaient toujours s'arranger. Aucun problème.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Mar 18 Aoû - 16:48

Frottant son pied endolori contre son autre mollet, Kai se tourna avec le visage de l’innocence en direction de P0rnstar. Yeux de cocker, gentil petit sourire … Il ne lui manquait plus que l’auréole pour parfaire le tout. Owww, mais pourquoi il faisait cette tête le petit finlandais ? Il avait perdu son jouet ? Owww … Mais voyons, elle n’a rien la petite poubelle-bubu, faut pas s’en faire ! Est-ce qu’il voulait que tonton Kai aille lui acheter une glace, eh ?

« Mais ouais. Grave. Tu sais quoi, je suis sûr que ça aurait encore mieux roulé si t'avais été  dedans. »

Un petit rire s’échappa du hibou, sans aucun doute d’accord avec cette affirmation. Eh ouais, il aurait dû y penser ! Ses os de pixels étaient bien tristes de ne pas avoir pu embrasser l’expérience. Il y penserait la prochaine fois, juré. Ne perdant pas son sourire, Kai tourna le reste de son corps pour mieux faire face au P0rnstar en colère. C’était qu’il avait même déjà fermé le poing ! Prêt à l’étreindre et apposer délicatement ses phalanges sur son visage, sans doute. Adorable. Désolé, Star, je ne suis pas vraiment intéressé par les hommes, tu vois …

« Mais vu que je suis hyyyyper sympa, je peux te faire le même résultat sans que t'ai à te prendre un mur. Gratos. »

Définitivement, le grand brun était la réincarnation de la délicate politesse. Un vrai prince charmant que la nature avait doté de plus de muscles que de cervelle. Le sourire de Kai s’élargit, vraiment content du résultat qu’avait donné son petit attentat. S’il y avait eu des victimes, il en était désolé mais ça valait franchement le coup. RIP, trashcan-chan. Comme il appréciait cette adrénaline qui montait dans l’air. Cependant, que P0rnstar ne compte pas sur lui pour qu’il tende la joue et quémande douleur. C’était Dieu après tout, pas Jésus, fallait pas mélanger. Les délires masochistes ? Hm, nah, pas son truc, très franchement.

« Ohhh, c’est les soldes ? Trop bieeeen ! Hey, mais … T’as vu ? Y’a déjà pleins de monde, wow. »

Lâchant du regard son interlocuteur un bref instant, le canadien leva un doigt en l’air et montra les silhouettes sombres commençant à apparaître aux fenêtres qui s’étaient illuminées. C’était triste de penser que leur petit échange ne serait plus privé mais, eh, Kai n’était pas égoïste, ça lui allait de partager. Et si on donnait à tous ces gens un peu de spectacle ? Le hibou étant certain que P0rnstar serait du même avis que lui, il lui adressa un petit clin d’œil avant de mettre ses mains en entonnoir autour de sa bouche :

« AU VIOOOOOOOOOOOL ! UN TYPE ESSAYE DE ME VIOLER, AU SECOURS ! QU’ON APPELLE LA POLICE, VITE ! »

Laissant tomber la fausse auréole pour le masque de la damoiselle en détresse, Kai recula de quelques pas en feignant la crainte et agita les bras avec exagération au-dessus de sa tête pour bien signifier au public que c’était lui qui hurlait comme ça. Si la poubelle n’en avait pas totalement réveillé certains, voilà que l’adolescent avait bien fini le travail.

« JE … JE CROIS QUE C’EST P0RNSTAR ! LE COIFFEUR ! »

Un doigt accusateur se mit à pointer le finlandais, alors que son propriétaire commençait déjà à expliquer où se situait le salon en question. Plutôt commode pour une victime de viol de connaître aussi bien son agresseur, pas vrai ? Y’avait des gens qui étaient dotés de beaucoup de chance, quoi. Mais P0rnstar était un amateur, aussi, il aurait franchement dû penser à mettre une cagoule, eh. Alalah ! Les violeurs de nos jours.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Mer 2 Sep - 19:41

Alexander, pour un peu, se serait félicité d'avoir vaguement tenté de parlementer avant de l'envoyer embrasser le sol sans ménagement ; il n'était pas obligé. Aucun code de conduite débile ne le forçait à prévenir avant de frapper. Pas plus d'ailleurs qu'il n'était interdit de taper sur plus petit que soi ou de ne pas casser les lunettes de qui que ce soit, hein – c'étaient juste des trucs sous-entendus, du genre de ceux qu'il valait mieux éviter de faire si on ne voulait pas passer pour le pire des enfoirés. Alors si personne ne le regardait et qu'en plus il n'en avait vraiment rien à foutre, de sa réputation, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Non, vraiment, il méritait une médaille.
Plusieurs, même.
Une foutue étagère remplie de médailles.

Et s'il réussissait à ne pas le tuer, il jurait de s'offrir un putain de trophée.

Son regard ne prit pas la peine de suivre la direction que l'autre indiquait du doigt ; il se doutait bien que le bruit avait dû attirer des curieux, et qu'il y ait un seul abruti ou tout un stade de foot à les observer lui était profondément égal. Déjà qu'il ne réfléchissait pas beaucoup à tête reposée, ce n'était pas pour se la jouer Einstein quand il était en colère. Impossible de penser, d'être rationnel et un tout petit peu malin – il voulait juste qu'il la ferme et s'il fallait lui faire mal pour ça, aucun problème ; il avait l'habitude. A l'emmerder comme le pire crétin trop sûr de lui, il s'attendait à quoi ?
Évidemment que ça allait faire mal.

Mais ce n'était pas exactement censé faire mal comme ça. Et certainement pas dans ce sens-là.

« AU VIOOOOOOOOOOOL ! »

Le cri du garçon gela son sang dans ses veines ; figé sur place, il lui lança un regard ahuri.

Il ne pensa ni à se jeter sur lui pour le faire taire, ni à prendre la poudre d'escampette et encore moins à en rire. Il resta juste là, sans rien dire, à serrer les poings tellement fort qu'il s'en fit probablement mal. Ça non plus, il ne s'en rendit pas compte.
Tout à coup, la présence d'un public avait pris de l'importance. Tout à coup, ce qui sortait de sa bouche d'idiot en avait aussi, de l'importance – parce qu'il mentait et que ce mensonge-là, c'était celui qu'il devait détester le plus au monde après « je t'aime ». Il n'avait pas essayé de le violer, eh ; il n'avait même pas menacé de le faire, d'ailleurs, et pourtant c'était quelque chose dont il aurait été capable, sans doute, dans les bonnes circonstances, avec la bonne personne, si ça lui avait semblé propice à le faire déguerpir en courant. Mais il ne l'avait pas fait. Il aurait même évité de le faire au maximum.
Et il n'aurait jamais mis à exécution de toute façon, c'était juste –

« MAIS LA FERME ! »

A défaut d'avoir peur, il était deux fois plus en colère ; ce n'était peut-être pas le but recherché mais au moins, il avait plus ou moins abandonné l'idée de lui fracasser le crâne.
Aussi atrophié soit le cerveau du finlandais, il n'était pas non plus complètement demeuré. Même s'il l'avait momentanément oublié, il connaissait parfaitement le pouvoir destructeur des rumeurs et des accusations de ce genre, même sorties de la bouche du plus parfait menteur. L'avis des autres comptait. Il ne voulait pas être un mec violent ou un voyou, ici. Il s'était même étonnamment bien débrouillé pour être tout sauf ça.
Alors je t'emmerde, je t'emmerde, je t'emmerde.

« T'es tellement crédible, ouuuuh, siffla-t-il, dents serrées. Mais c'est ça, fait le malin. La violence c'est le truc des faibles bla bla blaaaaaaaa. T'es juste pas foutu de t'en sortir sans être un connard de service. »

La caméra, sagement posée sur son trépied, le fixait avec toute la désapprobation dont était capable un objet.

« T'es prêt à parier ton bras que si tout le monde me regarde je te le casserai pas ? Vraiment. »

Il l'ignora.

« ENFIN, s'exclama-t-il en faisant retomber ses bras contre ses côtés d'un geste volontairement ample, levant la voix, si tu veux taaaaant que ça être violé, faut le dire, hein ! Doit bien y avoir des types louches pas trop difficiles dans le coin. »

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Lun 7 Sep - 18:06

Kai savait pertinemment qu’il jouait avec le feu … Mais à l’instar du papillon de nuit, il se sentait irrémédiablement attiré par la lumière bleue, alors même que le risque de se brûler les ailes était grand. Ouais, peut-être que la colère de P0rnstar était beaucoup plus intense qu’il se la serait imaginé – Hey, faut se calmer et penser à faire un peu de yoga. Cependant, et pas sûr que ce soit là un réel lot de consolation, il fallait avouer qu’il n’avait pas du tout réfléchi. Aucun plan en poche, il ne restait au canadien plus que son insolence que l’on pouvait faire rimer avec inconscience.
Le cri que lui balança P0rnstar eut l’effet escompté de couper net son alarme, tout en lui donnant quelques frissons au passage. Wow, vraiment très très en colère. C’était quoi son problème ? Kai refit donc de nouveau face à son interlocuteur, sourire en coin, tout ouïe de ce qu’il pouvait bien avoir à dire.


« T'es tellement crédible, ouuuuh. Mais c'est ça, fait le malin. La violence c'est le truc des faibles bla bla blaaaaaaaa. T'es juste pas foutu de t'en sortir sans être un connard de service. »

Hey, c’était qu’il faisait bien le hibouuuuh.
Mais plus sérieusement ? Non, non, il ne comprenait pas. Kai ne pensait pas spécialement que la violence était pour les faibles, au contraire. Il ne se considérait pas plus malin que P0rnstar parce qu’il lui avait fait un petit coup foireux, mais plutôt parce que ce n’était pas lui qui s’énervait en pleine place publique. Pourquoi accorder tant d’importance au hibou dans l’ombre ? Pourquoi accorder tant d’importance à cette poubelle ? Pourquoi accorder tant d’importance à ce que les autres pouvaient penser de lui ? Quelques éléments de réponse auraient pu lui apparaître comme évidents s’il n’y avait pas un fait plus important qui s’imposait à lui … Mec, c’est qu’un jeu. Un putain de monde virtuel.
Ensuite, le traiter de connard de service, bien qu’il n’avait là pas tout à fait tort, restait un peu fort. Se sortir de quoi ? S’il avait envie de partir, ses jambes restaient ses plus fidèles alliées et son pouvoir lui permettrait de disparaître aussi vite qu’il était apparu dans la vie de P0rnstar. Non, non, il aimait juste faire un peu de bordel créatif. Il venait quand même de réveiller la moitié du quartier, ce n’était pas rien ! Un exploit à noter dans son journal intime dès qu’il serait de retour à la maison. Un arbre par là.


« ENFIN, si tu veux taaaaant que ça être violé, faut le dire, hein ! Doit bien y avoir des types louches pas trop difficiles dans le coin. »

Roooh. Pourquoi entrer dans le mélodrame, soudainement ? Enfin, ça aurait pu être un truc qu’il aurait pu sortir, lui aussi. Justement. Pourtant avec toute cette rage et ces muscles crispés, Kai se serait attendu à ce que le finlandais lui fonce dessus sans plus de forme de parlotte ! Là, pour le coup, il devait le féliciter pour avoir réussi à ne pas s’être transformé en tank depuis le temps. C’était fort, il admirait ça. Comme quoi la P0rnstar n’était pas qu’un simple animal. Surtout qu'en vue de la situation … Si quelqu'un avait vraiment appelé les flics …
Mais ça ne l’empêcherait pas d’être fidèle à lui-même dans sa réponse :


« Si tu veux taaaaant que ça être violé ! Écoute-toi un peu, ou alors la définition du mot « viol » t’échappe ? M’enfin, c’est très sympa de vouloir me présenter tes potes, mais … non, merci. J’crois pas qu’on s’entendrait. »

Détaché, toujours détaché. Le canadien haussa ainsi les épaules en relevant ses avants bras pour soulever toute sa détresse. Malgré les apparences, Kai restait tout de même sur ses gardes, surveillant bien P0rnstar au cas où il déciderait de laisser tomber les discours inutiles pour lui faire une attaque surprise.
Laissant retomber ses mains pour les poser sur ses hanches, il enchaîna :


« Tu parles, tu parles … Mais c’était pas me casser la gueule que tu voulais, eh ? Ou juste le bras ? J’attends, moi. Même si je ne comprends pas bien ce que j’ai bien pu faire pour mériter ça ! »

Ah, Kai, doux martyr. Qu’as-tu fait au monde pour mériter pareille violence à ton égard ? Enfin … la « violence » en question, il ne l’avait rencontré que sous forme de bande-annonce pour l’instant. Les pubs lui semblaient un peu longues, soit dit en passant. Mais bon.
P0rnstar pensait-il pouvoir lui faire peur simplement parce qu'il était plus grand et potentiellement plus musclé ? Même pas en rêve. Derrière ses lunettes, Kai avait aussi de la ressource, hein. Non, il n'était pas assez confiant pour pouvoir parier son bras qu'il ne le lui casserait pas s'il lui en donnait l'occasion … S'il lui en donnait l'occasion.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Dim 25 Oct - 4:02

Quelle putain de soirée ratée. Merde, à la fin – il n'avait rien demandé à personne, lui. Il voulait juste... lui mettre une droite, un bon coup de pied, et l'oublier pour le restant de ses jours ; le faire taire, le faire regretter, le faire taire, taire, taire. Les crétins avaient tendance à moins déblatérer de bla bla bla avec une dent cassée et pour ce qu'il en savait, c'était pas facile de faire le fier avec une épaule démise.
Ça lui faisait peur, parfois. De tout de suite embrasser la violence à ce point, sans demi-mesures, sans penser aux bleus et aux griffures, directement aux plâtres, aux trucs cassés, aux hématomes – ne pas vouloir rendre les insultes par les poings, non, juste briser quelque chose. Il voulait qu'un truc casse. Solide contre solide, du concret, du réel ; une vraie montée d'adrénaline. A ce rythme, si ce n'était pas la mâchoire de l'autre rigolo, ce seraient ses phalanges qui finiraient par craquer sous la pression. Et il n'aimait pas ça, non. Ça lui donnait l'impression de ne rien contrôler du tout. Ce n'était pas le top du cool non plus, d'être un débile violent. Profil parfait de l'ami idéal, ah. Sûr que sa longue liste d'admirateurs se serait réduite s'ils l'avaient vu en 3D.

Il se faisait rire tout seul.

Jaune et noir, en tout cas. Et parce que cet abruti restait calme, composé, tranquille, et que sa lèvre ou sa langue allait finir par ne pas beaucoup apprécier de se faire entailler, sûrement bientôt rouge. S'énerver contre quelqu'un marchait du tonnerre pour évacuer la tension du moment que ce soit réciproque – jeter des trucs sur un type qui n'en avait strictement rien à faire, en revanche, était frustrant à s'en cogner la tête contre les murs. C'était cet air faussement supérieur qu'il voyait partout dans les visages sarcastiques. Ces gens que rien n'atteignait parce que clairement, ils étaient au-dessus de ça ; les petits rires mesquins, les soupirs indulgents. Ceux qui le faisaient se sentir stupide, même lorsqu'ils ne disaient rien qui en vaille la peine. S'il s'énervait, il perdait.
Sauf qu'il ne savait pas faire autrement.
Il ne pouvait pas faire autrement.

« Tu parles, tu parles … Mais c’était pas me casser la gueule que tu voulais, eh ? Ou juste le bras ? J’attends, moi. Même si je ne comprends pas bien ce que j’ai bien pu faire pour mériter ça ! »

Cynique, cynique. Il n'avait rien d'un optimiste. S'il le frappait, à condition qu'il réussisse – quand ça provoque et que ça insiste c'est que ça a un truc derrière la tête, hein ? – il n'aurait rien gagné du tout ; un vague soulagement, au mieux. Au pire, une super étiquette de brute. Pourquoi pas un petit tour en prison pour violence gratuite (ou tentative de viol, eh) tant qu'il y était. S'il ne le frappait pas, s'il ravalait sa colère et faisait demi-tour, il n'aurait pas fini de l'entendre ricaner dans son dos. La sensation d'avoir perdu et de s'être laissé marcher dessus serait mille fois plus violente que n'importe quelle sanction.
Il aurait pu se dire que quitte à avoir des problèmes, autant faire ce qui lui plaisait le mieux. Qu'il s'en fichait. Que l'avis de ce mec ne comptait pas. Qu'il pouvait bien se moquer, ça lui était égal : il aurait gagné, serait parti la tête haute. Qu'au contraire, ce coup de poing aurait été mérité. Pas besoin d'en avoir honte ou de s'en cacher.
Mais non. Il fallait que ça vire en « de toute façon à quoi ça sert » pire que déprimant. Pathétique.

Bouh ouh Alex. Ta vie est tellement nulle. Tire-toi une balle au lieu de te plaindre.

P0rnstar sembla hésiter un instant, comme déchiré entre deux décisions radicalement différentes. Juste le temps de grimacer, de crisper son bras droit, de jurer entre ses dents. Une seconde, pas plus.

« Mais FERME LA ! »

C'était un grondement plus qu'autre chose et le poing qu'il dirigea vers sa mâchoire, il n'était pas prêt de le regretter. A ce stade, frapper le vide lui importait presque moins que lui montrer que oui, il pouvait le frapper.
Et non, il n'hésiterait pas à lui faire mal s'il en avait l'occasion.

Mais mon Dieu, tout ça pour une poubelle.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Ven 27 Nov - 12:49

« Mais FERME LA ! »

Encore avec ça.
Kai qui se mordillait la lèvre inférieure, souriant, s’empêcha de lancer « Tu sais que je suis là, hein. » lorsque le coiffeur lança un premier coup dans le vent pour illustrer son râle. C’était un peu la deuxième fois qu’il lui demandait de se taire. Pour un peu, il serait presque vexé qu’il n’apprécie pas plus que ça ses hululements. Qu’est-ce qui l’embêtait, en fait ? Il l’empêchait de réfléchir ? Enfin, soit. La ferme. La ferme. C’était pas un exercice facile non plus, hein. Pas très naturel, chez lui. Ah, comment aurait été sa vie s’il avait appris à la fermer plus souvent ? Allez savoir. Lui, en tout cas, il s’en fichait tellement.


« Un "s’il te plaît" te tuerait, eh ? Mais bon, comme je suis quelqu’un de sympa… »

Soudain d’une humeur complaisante, le canadien leva tout simplement sa main droite à la hauteur de sa bouche et mima bien visiblement les quelques tours d’une clé invisible entre ses lèvres. Le passe-partout improvisé fut ensuite cachée bien au fond d’une des poches de son pantalon. Voilà, en sécurité. A présent muet grâce au puissant pouvoir de l’imagination, Kai attendait toujours, se tenant debout et bien droit tel un conquérant face à l’adversité. Vrai qu’il n’y avait pas besoin de mots ; juste que le finlandais casse-cou ne pourrait plus répondre à ses questions ou entendre ses railleries spirituelles. Il n’y répondait même pas, de toute façon.

Alors ? Et maintenant ? Tu vas pas pleurer, hein ? Tu vas pas t’enfuir, hein ? Mais qu’est-ce que tu vas faire, alors ?
Kai ne comprenait toujours pas ce qu’il attendait. La police ? Plus de spectateurs ? Un super Deus Ex Machina ? Le mec se vantait de pouvoir frapper à tout moment, mais à part le vide, personne ne pouvait encore en témoigner. Quelque chose l’en empêchait, peut-être ? Mais là encore ça semblait plutôt obscur pour le canadien. Pourquoi menacer si au fond on ne pouvait … ou ne voulait pas ? Il ne pensait pas que P0rnstar était le genre d’animal à gonfler du jabot pour impressionner ses prédateurs, d’autant plus qu’un hibou de sa trempe faisait une maigre menace à priori. Pourtant, il se sentait agressé ? Encore une fois, il plaidait son innocence. A part exister, Kai ne pensait pas avoir commis un quelconque acte malveillant. Mais, bah, peu importait ses interrogations, il n’en aurait sûrement jamais la réponse … A moins que P0rnstar ne l’invite plus tard pour prendre un petit thé et des biscuits. Mais, eh, bizarrement, il en doutait.

Une plume curieux, quand même, et toujours dans son humeur altruiste, Kai se dit finalement qu’un petit coup de main pourrait éventuellement convenir. Mains dans les poches, il balança l’une de ses jambes avec exagération et posa le pied devant lui. Un pas. Deux pas. Stop. Coucou ?
Moins de distance à parcourir pour lui régler son compte ; est-ce que ça allait l’aider ?

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Mar 8 Mar - 15:29

Qu'est-ce qu'il en savait, de ce qu'il ressentait ? De ce que ça faisait ? Est-ce qu'il le cherchait quand il jouait au plus malin qui n'a peur de rien – et s'il le cherchait vraiment, alors pourquoi ? Il fallait être maso. Et peut-être qu'il l'était ; impossible à dire, il ne le connaissait pas. Ca restait stupide autant qu'incompréhensible mais au moins il ne l'embêtait pas avec ça. Il était poli. Gentleman. P0rnstar avait toutes les qualités et Alex, lui, avait tout les défauts.
Oh Alexander Alex  Alex. Leon.
Il lui arrivait de détester son prénom.
Et il ne s'attendait pas à ce que les autres soient altruistes et gentils, et lui ne l'était même pas, et il le savait tout ça – que le monde ne tournait pas toujours très rond et que compréhensif ou pas, ses sentiments feraient toujours n'importe quoi. Ce n'était pas comme s'il pouvait contrôler ses pensées. Les museler. Il n'aurait sûrement pas été plus heureux en sachant le faire mais ah, qui sait. Peut-être.
Alors non, monsieur ne savait pas. Il s'en foutait sûrement.
Il en serait quitte pour des bleus et puis voilà ; ce n'était plus son problème, il en avait marre. De toute façon c'était sûrement ce qu'il voulait. Se faire frapper. Il en donnait l'impression en tout cas. Cet abruti l'avait cherché et s'il avait pu le faire par erreur, ne pas l'imaginer susceptible et sentimentalement attaché à sa poubelle, difficile de lui accorder le bénéfice du doute quand il faisait l'imbécile et s'approchait comme l'on tirerait la queue du chat pour voir ce qu'il va faire. Alexander n'avait rien d'un petit félin mignon et s'il en avait été un, il lui aurait arraché le doigt. Lacéré, au moins – il avait mal et ne pas être capable de juste lui cracher dessus et partir la tête haute l'énervait plus qu'il ne l'était déjà.
Il aurait aimé se croire guéri.
Tu parles.

C'est beau de rêver.

Un soupir presque fataliste accompagna la chute de tension dans ses épaules jusqu'à son poing droit. Doigts serrés. Jambe en arrière. Pouce à l'extérieur.
Aucune envie de le casser ; la douleur était meilleure enseignante que les avertissements.
Et en un instant, sans dire un mot, dents serrées mais l'air presque calme à présent, il envoya son poing en avant.

Pour de vrai. Sans filet.

Qu'il lui démette un truc et à ce stade, il était prêt à en rire.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Dim 19 Juin - 21:21

Cerf, Cerf, ouvre-moi ! Ou bien Chasseur me tuera …
Oh, allez ? Alors ? Combien de pas encore il lui fallait ? Qu’il lui dise, hein, au lieu de le laisser miroiter quelques espoirs incertains. Parce que c’était bien lui qui lui avait fait la belle promesse d’une castagne, non ? Sa mémoire ne lui jouait pas des tours, hein ? C’est ce qu’il lui semblait.
Lapin, Lapin … ~
Tout innocemment, Kai pencha sa tête sur le côté, les sourcils haussés et une petite moue sur le visage. Sa langue lui démangeait, quelle ironie, mais il se retenait pour le bon plaisir de son grand ami finlandais. Le silence rendait la chose peut être plus dramatique ? Plus facile à préparer ? Un genre de rituel d’artiste ? Ou … Ah.

La déception. Ses épaules se détendirent en chœur avec celles de P0rnstar, bien que de dépit. Le soupir entre ses dents sonna comme le glas final, laissant le temps en suspens. Colère et tension étaient parties, peut-être abandonnait-il tout simplem-…

Oups. Quelle erreur.
La microseconde de surprise ne lui laissa que le temps de lever ses bras au niveau de son visage, empêchant (pour cette fois) que son nez n’en voit de toutes les couleurs. Son sang n’avait fait qu’un tour, et Kai ne pouvait s’empêcher de sourire. C’était … tellement excitant.
Are you ready ? Il imaginait presque l’écran de jeu, les lettres enflammées en pixels grossiers et leurs sprites dotés d’une bougeotte incontrôlable. Enfin, cette image-là devait sans doute être beaucoup plus glorieuse que ce que les spectateurs de fortune devaient voir depuis leur fenêtre.
Même sans les étincelles d’aura, d’énergie ou d’il ne savait trop quoi, le coup de poing avait quand même eu son petit effet, et son bras s’en souviendrait. Mais pour l’heure, le feu avait pris et autant y faire griller les marshmallows, hein !

Tout de suite après l’encaissement, Kai renvoya la politesse avec son poing en direction du plexus solaire de P0rnstar. Son autre bras était toujours levé tel un bouclier au niveau son visage, et son esprit était à présent focalisé sur l’instant. Il voulait malgré tout rester prudent et plutôt défensif, son but à lui n’était pas spécialement de casser la gueule de qui que ce soit. Pour ce qui était de la finalité de tout ça … Hm, il n’en avait aucune idée ? Et n’y pensait pas encore, en fait. Tout vient à qui sait  attendre.

Comme le claquement de chaussures qui se rapprochait, par exemple.

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Dim 16 Oct - 4:38

Encore une belle connerie. Celle-là risquait de faire mal, tant qu'à faire.

Pas le temps de réfléchir, qu'il dit – okay, okay. Tant pis.

Son poing crispé heurta le bras du crétin avec violence ; pas assez pour vraiment les blesser, mais suffisamment pour qu'il sente la peau venir râper contre la peau et le contact familier de l'os sous ses phalanges – et si ce n'était pas la cible visée, il n'aurait pas plus s'en moquer plus fort. Il ne voulait pas le défigurer. Encore moins lui casser le nez ou la cheville, le faire tomber, et peu importe quel autre but stupide il aurait pu se fixer avant de lui envoyer son poing dans la figure. Il voulait lui faire mal. Lui faire regretter. Lui faire peur, à la limite, jusqu'à le regarder se barrer ou lever le pouce comme on hisserait le drapeau blanc. Là, peut-être qu'il arrêterait. Sans doute.
Avec un peu de chance.
Il glissa en arrière plus qu'il ne se sentit reculer, un pas sur le côté, et sentit le poing ripper contre ses côtes. Alexander n'avait aucune tactique. On le lui avait déjà fait remarquer, une fois ou deux, mais jamais il ne s'était arrêté pour encaisser la critique et en faire quelque chose. Il savait que son visage et son cou restaient des endroits sensibles. Il savait qu'un coup dans les genoux ou le torse pouvait lui couper la retraite comme la respiration – alors, par réflexe, il se contentait autant que possible de ne pas se laisser être touché. C'était encore ce qui valait le mieux. Frapper, bouger, ou peut-être même juste s'écrouler sur l'autre et l'envoyer par terre.
Il ne pensait pas. Il y allait comme ses membres le sentaient, dans son petit monde parfait où les conséquences lui importaient peu et que jamais rien ne tournait trop mal.
Casser un truc à Tom lui aurait valu de sacrés ennuis.
Se laisser dominer l'aurait ennuyé tout autant, sinon plus.
Il n'y avait pas de bonne solution à ce genre de situations. Ça finissait en bleus et en grognements et en ego froissé pour tout les abrutis impliqués. Donc dans le doute tu tombes avec moi, Schatzi.

Le toujours très bref moment de flottement provoqué par l'élan de l'autre lui laissa à peine assez de place pour lui envoyer son talon dans le mollet, une insulte incompréhensible aux lèvres. Son instinct de survie frôlant le néant, il était prêt à se prendre un coup pour en remettre un ensuite – qu'il lui déboîte la mâchoire et il enverrait ses épaules embrasser le ciment avec le reste, sans autre forme de procès.
Un artiste martial aurait eu honte de lui.

Délibérément sourd aux bruits de pas rapides et aux voix autoritaires arrivées non loin – qui auraient tout aussi bien pu lui chanter l'hymne national tibétain, pour ce qu'il en avait à faire –, il ne jugea pas pertinent de filer à l'anglaise. L'adrénaline savait lui donner l'impression que rien ne pouvait l'atteindre ; la notion de jeu, tant qu'à faire, se refusait à lui échapper tout à fait.
Qu'est-ce qu'ils pouvaient faire, hein ? Lui taper sur les doigts ? Le virer ? Prévenir ses parents ? Ha ha ha ha.

Plutôt que d'être intelligent et de lever les mains en l'air, il décida de ne laisser partir l'autre à aucun prix. Frapper quiconque essayerait de le toucher était en option.

On avait tout intérêt à lui réciter l'avertissement Miranda.

idk :
 

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MessageSujet: Re: Les questionnements existentiels d'un Dieu près d'une Poubelle sexy [P0rnstar]   Sam 7 Jan - 19:36

Ils étaient lancés.
Kai l'avait manqué, bien sûr. Heureusement. Mais il avait tout de même sentit la dureté de ses os contre ses phalanges. Les os qui vibrent. C'était bien trop amusant pour que ça s'arrête aussi vite. Peut-être aurait-il dû se mettre à un sport de combat plus sérieusement au lieu de faire de la randonnée, hein. Il y repenserait plus tard.
Pour le moment, le finlandais lui fit perdre son équilibre, frappant dans son mollet par surprise. Enfin, surprise, Kai avait juste qu'à faire attention aussi, c'est vrai qu'on ne se bat pas qu'avec ses bras. Le garçon ne manquait cependant pas d'agilité et était habitué aux chutes. Il se rattrapa sans difficulté malgré les douleurs et s'aida du mouvement pour rouler sur le côté avant de prendre son élan et se jeter à corps entier sur sa cible, cherchant à le réceptionner au niveau de la taille et le plaquer au sol.

L'adrénaline avait pris le dessus. Tout était flou autour de lui qui arborait un large sourire au visage ; il se foutait bien des silhouettes sombres les entourant. Il ne comptait pas le lâcher, hein, le P0rnstar, malgré les coups qu'il pouvait lui donner en se débattant. Lui faisait de même, essayer de toucher sa mâchoire, son ventre. Ni méthode ni style, certes, mais Kai n'avait pas non plus perdu la raison. Il n'avait pas la rage des petits roquets dans ses mouvements et il répondait plus qu'autre chose. C'était un gamin poli.
Mais les forces de l'ordre ne semblaient pas de cet avis. Il sentit plusieurs personnes l'attraper par les bras et le neutraliser, la joue contre le sol et les poings liés dans le dos. Bon sang. Déjà la fin du temps ?
Frottant sa tête contre la poussière, Kai essaya d'au moins chercher son "camarade" du regard ... Mais rien, il ne le voyait plus, et l'emprise des deux autres derrière lui l'empêchait de faire mieux. Enfin, il ne doutait pas qu'ils se reverraient bientôt. Au moins au poste.


« Hey, n'oubliez pas de récupérer sa poubelle en bas, eh, elle est à lui. »

C'était l'heure de se reposer un peu.
L'énergie de l'instant le quittant peu à peu, ses futurs bleus commençait à le saluer douloureusement. Les policiers de Holy Sword (... ou la chevalerie ?) le remirent sur ses pieds avec bien peu de considération pour sa personne. Beh. Et les bonnes manières. Malheureusement, son sarcasme fut bloqué par la douleur et la force qu'il gardait pour avancer. S'il tombait, le porteraient-ils comme une princesse ? Il ne savait pas vraiment s'il avait envie d'essayer.
La police, il avait souvent fait en sorte de ne pas trop avoir à faire affaire avec elle. Après tout, c'était un honnête citoyen d'Euphemia qui ne demandait qu'à vivre dans la paix et l'amour ! Ni plus, ni moins. Ouh. M'enfin, déjà qu'ils pouvaient se montrer durs quand ils faisaient leur boulot (l'uniforme fait ce genre de choses), les deux zigotos les avaient un peu dérangé en pleine nuit sous les yeux de plein de témoins qui ont potentiellement saturé le standard. Haha, ça devait être marrant.

Après être arrivé au poste de police, Kai fut encore embêté un peu et il n'émit aucune résistance, assurant juste qu'il s'était fait attaqué par un fou pervers excentrique au milieu de la rue. Son honneur lui avait intimé de se défendre et, en plus, il n'aurait pas voulu qu'il s'attaque à d'autres jeunes garçons dans le quartier !
Le hibou canadien n'était franchement pas sûr qu'ils l'avaient vraiment pris au sérieux. Surtout qu'au lieu de le relâcher, il fut placé en cellule sans plus d'information sur quand il pourrait sortir ou quoi. Il avait bien compris qu'ils les avaient bien embêtés, hein.

Les mains toujours menottés et allongé sur le banc froid (extrêmement agréable, le top du top), il attendit donc tranquillement. Ses pensées allèrent vers P0rnstar, se demandait ce qu'ils pouvaient bien lui faire. Ils l'avaient quand même pas relâché et pas lui ? Genre il aurait réussi à les séduire ou un truc comme ça ?
Heureusement, de nouveaux bruits se rapprochant lui assurèrent que non.
Il allait avoir un compagnon de cellule. Son ravissement était total.

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