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 Du courage, quand monte la fièvre. | Libre
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Sharknado


Hope Corporation

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MessageSujet: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Mar 13 Mai - 16:51

Quel endroit nul.

Bombe de peinture en main, sucette entre les dents, Sharknado grimpa sur un pan de mur pour mieux embrasser les environs du regard. Elle avait vu quelqu'un errer dans les parages à son arrivée, mais le malotru ne lui avait même pas adressé un regard et était reparti comme il était venu ; histoire de lui faire sentir qu'elle était la bienvenue, sans doute. Pas que ça lui importe vraiment. Tout ce qu'elle voulait c'était prendre l'air, se promener loin des gens. Pour ça, l'endroit semblait parfait. Il n'y avait personne à la ronde et pas le moindre souffle de vent : c'était comme si ces ruines étaient figées dans le temps, prisonnières de leur propre microclimat de douleur et de tristesse. Bouh ouh. Tellement triste.
D'un bond, la jeune femme sauta et se réceptionna en un moulinet de bras sans tomber ni glisser bêtement. Bien. C'était déjà ça.
Depuis son arrivée ici – à Euphemia, pas dans les ruines – Amandine n'avait en tout et pour tout trouvé qu'un seul avantage à cet endroit autrement merdique : les gens. Il y avait des gens sympas, de tous les horizons, que le jeu traduisait en français avec une gentillesse presque touchante – parce que sinon, elle aurait été partie pour jouer les « I don't speak english please » à longueur de temps. Ça aurait été franchement chiant. Mais à part ça ? Des pixels, des trucs et des machins, des règles débiles, des lieux stupides, du réalisme à t'en bousiller les rétines qui lui cassait plus les pieds qu'autre chose... Et rien qui lui plaisait mieux qu'un après-midi à courir après ses sœurs et pleurer sur l'absence de Victoria. En clair, elle voulait rentrer chez elle le plus vite possible. Ce qui semblait plutôt mal parti vu la propension des GM à jouer les dictateurs mégalos et sérieusement atteints. Comment voulez-vous lutter contre ça ? La hope corporienne voulait bien être la plus grande des guerrières et la plus intelligente des stratèges – et tant qu'à faire ce n'était pas le cas – mais lutter contre une entité toute puissante qui empêchait quiconque de l'approcher pour lui coller une baffe ? Allez vous débrouiller de ça, vous. Elle ne voyait vraiment pas comment faire.
Alors en attendant, elle s'occupait comme elle pouvait.
En jouant les vandales, présentement.
D'un geste habile et habitué, la pseudo-délinquante commença délicatement à appliquer la peinture sur le mur à demi effondré qui lui faisait face. Du bleu, évidemment. Elle avait aussi du noir et du gris dans le sac à dos qui tenait sur son épaule droite ; le côté pratique d'habiter dans le coin des soit-disant génies et de la technologie en veux-tu en voilà. Dans un monde aussi petit et hétéroclite, trouver tout ce qu'on voulait ne tenait certainement pas du miracle. C'était même la chose la plus simple possible – rien à voir avec la ville dans laquelle elle habitait jusqu'alors. Il n'y avait pas photo. Si ça pouvait l'aider à bousiller des trucs et des machins, hein, elle ne comptait pas s'en plaindre. Il fallait bien que certaines choses de ce jeu débile soient bien faites. Ça n'aurait pas été drôle, sinon. Regardez moi ce mur en pixels super bien réalisé. La texture, le visuel, même l'odeur, tout était là. On ne pouvait pas leur reprocher d'avoir bouclé le travail. Un point pour eux. Rendons à César et tout ce qui s'ensuit.

Au bout de quelques minutes de travail minutieux, la jeune femme eut finit de taguer son requin dans sa jolie mer bleue. Il était plutôt réussi ; pas de quoi se plaindre de ce côté-là non plus. Elle commençait à s'habituer, à force de dessiner son logo un peu partout les jours d'ennuis profond où elle était trop énervée pour ne serait-ce que songer à aller où que ce soit sans risquer d'enfoncer son poing dans le visage d'un pauvre type qui ne lui aurait rien demandé.

Et pourtant mon Dieu, ce qu'elle s'ennuyait.

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« And the world works in ways that I never have claimed to know ; we got out in front of the weather but it followed. The view from here isn’t better but it’s all we know - it’s all we know. »

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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Jeu 4 Sep - 0:39

Ce qu'on s'éclatait par ici ! Morphine prit de l'élan et sauta à pieds joints sur une pierre branlante ; ses bottines dérapèrent et il se retrouva à terre avec un mal de coccyx à en jeter le plus coriace des catcheurs mexicains à plat sur le ring. Pendant qu'il se roulait dans la terre en ignorant les suppliques de son corps mais surtout de sa veste, il jeta un œil au ciel en dégradés de gris qui semblait ne jamais s'éclaircir. Le temps que la douleur (ça faisait mal, purée, fallait pas se moquer) se dissipe, plusieurs minutes s'étaient déjà écoulées, et il avait eu l'occasion d'accrocher quelques bruits parasites pendant qu'il faisait gentiment le mort. A genoux sur une pierre tout aussi stable que la précédente et qui menaçait de l'envoyer bouler au bas d'un mur à demi effondré, il passa la tête par ce qui semblait être une ancienne fenêtre.
Il avait bien vu – enfin, entendu. Là-bas, assez loin pour qu'il n'en distingue pas tous les contours, une silhouette s'agitait et recouvrait un mur de ce qu'il devina être de la peinture – parce que le sport consistant à étaler de la nourriture sur les murs pour le plaisir n'était pas encore très en vogue. Pas chez les plus de deux ans. Avec un soupir coincé dans la gorge pour ne pas faire de bruit et les neurones en ébullition sur la suite des opérations, Morphine se laissa silencieusement choir de son perchoir. Le seul meuble le réceptionna sans un cri et il passa habilement par tous les chemins détournés que sa petite taille agile lui permettait d'emprunter.

Il n'allait pas nier, c'était quand un peu amusant. Aller explorer ce que ce monde virtuel avait à lui offrir, puisqu'il n'était apparemment pas prêt d'en sortir, c'était mieux que rien ; et wow, il avait bien failli se rendre paraplégique une bonne douzaine de fois. Y'avait des forêts, des ruines, des quartiers peu recommandables, des gens qui faisaient du bruit vingt quatre heures sur vingt-quatre. Plein de petits passages par lesquels se glisser pour échapper aux grosses brutes de Crimson District, aller faire une randonnée en compagnie de champignons hallucinogènes, visiter les paysages verdoyants d'Holy Sword, passer entre les ruines moussues à Hope Corporation. Courageux mais pas aussi téméraire qu'il aimait parfois le faire croire, Louis évitait de se coller dans des situations impossibles avec des protagonistes aux discours pas vraiment piqués des vers. Il tenait à rester en vie, mine de rien, raison pour laquelle il tentait une brève évaluation du délinquant sans foi ni loi qui taguait un mur plus loin.
Enfin, la délinquante – à priori, c'était une femme. Super grande et virile mais une femme quand même. Du genre à vous retourner la main si vous la pointez du doigt, et il hésita vraiment à dépasser la frontière du vu et du pas connu. Il pouvait toujours filer sans demander son reste, mais il commençait à s'ennuyer. Et s'il recommençait à crapahuter n'importe comment entre les ruines, il allait finir par se faire repérer.

Il haussa les épaules et rejoignit discrètement la jeune femme, s'arrêtant à un petit mètre de son dos. Bon, à priori, elle devait déjà avoir capté sa présence, ou alors elle était sourde et c'était vraiment pas son jour. Il avisa le requin peint au mur et se consola en se disant qu'il aurait au moins pu en reproduire la forme. Vaguement. Un peu. Ça aurait été reconnaissable ?
Bha, il s'en fichait ! Il savait faire des scoubidous de la mort, lui.

« C'est pas mal ! Tu marques ton territoire ? »

Histoire de savoir s'il avait marché dedans sans faire gaffe, quoi. Ça aurait été bête. Ça existait, les histoires de gangs, à Euphemia ?
Une légère appréhension au ventre à l'idée de se faire envoyer sur les roses ou de se faire agresser (il ne risquait trop rien avec ses skills en course, mais quand même), il se concentra sur la peinture qui continuait à sécher au mur et sur la jeune femme, décidément plus grande que lui de quelques bons centimètres (et sûrement de quelques bonnes années aussi).

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Sharknado


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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Mar 11 Nov - 14:51

La sucette, contrairement à un chewing-gum, ne perdait pas son goût à mesure qu'elle la faisait tourner dans sa bouche ; cela dit, elle rétrécissait malheureusement à une vitesse affolante – ce qui l'amena à penser que franchement, un mix des deux aurait été le bienvenu. Une sucette interminable ou un chewing-gum qui reste savoureux jusqu'à ce qu'on en ait marre de le mâchonner comme une vache attendant le passage du prochain train, ÇA, ç'aurait été du génie. Quelque chose d'utile. De beau. De merveilleux. De novateur. Mais non, au lieu de ça, il fallait qu'ils s'amusent à agrandir la taille des portables et rétrécir celle des ordis et rétrécir et agrandir et agrandir et rétrécir sans jamais toucher au cœur du problème. A savoir : qu'elle n'avait pas l'argent suffisant pour se payer le dernier Iphone et que quoi qu'il en soit, elle n'en avait donc rien à battre de cette foutue marchandise.
Pourtant, les prix avaient bien baissé depuis l'époque maintenant reculée où le multimédia était trop peu représenté sur le marché pour pouvoir se permettre d'être cheap. Mais voilà, ce n'était jamais assez. Parce que si elle réussissait à acheter un portable un peu cher, c'était toute la fratrie qui en demanderait un.
Les Hauts Pontes auraient dû y penser, à ça. Tout le monde pense pas qu'à soi.
Quelle bande de cons.

Attentive à ce qui l'entourait, la jeune femme n'eut aucun mal à repérer les bruits de pas qui résonnaient doucement dans son dos. Elle ne crut pas pour autant qu'ils allaient s'arrêter non loin ; tout simplement parce qu'elle voulait être seule et qu'elle ne voyait pas qui – qui, mon Dieu – aurait osé vouloir lui taper la discut' alors qu'elle était très clairement en train de faire n'importe quoi de répréhensible pourvu qu'on ne l'arrête pas – et encore, elle était tout à fait prête à passer du temps en prison s'il le fallait. Pourtant, il fallait se rendre à l'évidence : il y avait quelqu'un tout près et, à moins que l'autre ne soit aveugle, c'était très clairement pour l'aborder. Faisant mine de n'avoir rien vu, elle continua d'observer son œuvre d'un air profondément content. On saurait que Sharknado était passée par là. Enough said.

« C'est pas mal ! Tu marques ton territoire ? »

Incapable d'ignorer le garçon plus longtemps, la jeune femme cala sa sucette dans sa joue droite et pivota sur son pied gauche. Son regard naturellement sévère dut descendre de quelques bons centimètres pour se caler dans celui de ce qui semblait être un jeune ado ; blond aux yeux bleus, mignon comme tout, de ceux à qui on ne réussit pas à dire non quand ils vous regardent en chantant « je peux avoir un bonbon, madame ? » – et ce même si le risque de passer pour une pédophile restait conséquent. On ne peut juste pas dire non.
Déjà un mauvais point pour elle. Elle se savait parfaitement faible face aux personnes plus jeunes qu'elle, d'autant plus s'ils avaient une bouille d'ange ; il n'aurait plus manqué qu'il soit un dangereux criminel et ne profite de sa faiblesse. Très probable, hein, elle s'en rendait compte. Y'avait rien de plus commun qu'un psychopathe de treize/quatorze ans dans ce jeu. Idée commune aux habitants des autres îles en voyant certains zigotos de Crimson, sans doute. Fallait les voir ceux-là, c'était quand même quelque chose. Bref.
Elle nota tout de même les mèches roses. Bizarre pour un bonhomme.

Enfin, était-elle bien placée pour parler des petites filles roses et des petits garçons bleus, avec son allure...

« Ouais. C'est pour dire que je suis passée par là, répondit-elle avec un large sourire. Sharknado. Enough said. »

Elle doutait franchement que le gamin connaisse ce film légèrement obscur – quoi qu'il avait fait parler de lui, mais quand même ; il était peut-être un peu jeune – mais ça ne l'empêcherait pas de le répéter partout où elle pourrait le répéter. D'autant plus que c'était son pseudo, tout de même. Elle n'était pas encore très sûre de si elle devait dire « Sharky » ou « Amandine » ; par défaut cependant, le nouveau l'emportait souvent sur le dernier. A moins qu'on lui demande expressément son prénom, au quel cas bien sûr elle n'y voyait pas d'inconvénient. Sharknado était juste plus classieux.

« Mais tu peux m’appeler Sharky. Et toi, tu fais quoi ici ? T'admires le paysage ? C'est pas terrible pour se promener, dans le coin. »

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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Sam 13 Déc - 21:22

Louis continuait de sourire à la jeune femme – parce qu'il restait persuadé (son expérience le lui avait démontré) que plus on était petit, mignon et souriant, plus les grosses brutes hésitaient à charger et enfoncer le pauvre squelette des gentils innocents qui les regardaient de travers. OK, miss requin n'avait pas exactement l'air d'une dangereuse délinquante, mais elle était quand même super grande et elle avait pas l'air suuuper aimable non plus. Il n'avait rien contre les gens qui passaient leurs journées à colorier les murs, hein, ça mettait de la couleur et c'était joli (quand ils ne dessinaient pas des figures obscènes partout, là c'était plutôt limite et ça faisait râler les vieux de la maison de retraite), mais il avait plutôt tendance à associer cette activité aux grands dadais qui se promenaient dans les cités, casquette enfoncée jusqu'aux yeux et pantalon au ras des pâquerettes.
On appelle ça des préjugés, Louis, se dit-il en s'excusant mentalement auprès du 94 et sa foule de gens sympas. Il n'empêche, c'était souvent le cas.

« Ouais. C'est pour dire que je suis passée par là. Sharknado. Enough said. »

Shaaaarknado. Louis répéta le nom une bonne dizaine de fois dans sa tête, yeux rivés au requin baignant tranquillement dans sa petite mer en peinture bleue. Shark comme shark et nado comme... Euh... Ce truc lui disait quelque chose, raison pour laquelle il s'acharnait à décortiquer les syllabes, mais impossible de se souvenir où il avait pu entendre un truc pareil. Il aurait pu demander à sa mère, s'il l'avait eue sous la main, mais ce n'était malheureusement pas le cas. Dommage.
Le plus important, c'était qu'il se trouvait de toute évidence face à une madame requin tagueuse désireuse de laisser sa trace dans les annales d'Euphemia. Le jeune garçon nota que, lorsqu'elle souriait, elle faisait déjà vachement moins peur. Heureusement pour lui qu'elle avait pas la dentition d'un requin, hein. Il aurait été persuadé de finir dévoré tout cru, sinon.
Enough said, comme elle disait.

« Mais tu peux m’appeler Sharky. Et toi, tu fais quoi ici ? T'admires le paysage ? C'est pas terrible pour se promener, dans le coin. »

Va pour Sharky, alors, c'était un brin plus convivial que Sharknado. Louis croisa les bras dans son dos et fit mine de réfléchir, se balançant sur ses talons au risque de tomber à la renverse. Bien sûr que si c'était sympa de se promener, par ici ! Il y avait des pierres, encore des pierres, des éboulis qui manquaient de vous ensevelir à chaque tournant, mais c'était plutôt classieux. Bon, d'accord, il se serait bien passé de l'épisode de la dramatique chute et du coccyx en morceaux, mais... enfin, c'était pas comme s'il allait lui raconter tout ce qu'il avait vécu dans ces ruines depuis le début ; aventure d'ailleurs plutôt courte et pas très passionnante. Il s’appelait pas Indiana Jones.
Eh, peut-être qu'elle connaissait tous les trucs marrants qu'on pouvait faire ici !

« Je me promène, répondit Morphine en hochant la tête, j'explore, pour être plus précis. Je cherche des trucs marrants ou des trésors, c'est toujours dans les ruines qu'on les trouve, tu sais. Et toiiii... »

Il se rapprocha du tag en trois petits sauts et le désigna du doigt, redressant la tête vers son interlocutrice sans perdre son sourire :

« T'as tout à fait l'air de quelqu'un qui irait enterrer un trésor dans des ruines. C'est pour effrayer les curieux, en vrai, hein ? »

Personnellement, face à un avertissement pictural d'une telle agressivité, il se serait posé la question. Si Sharky avait dessiné le requin avec un corps ensanglanté empalé sur ses trente-six rangées de dents, ça aurait été encore plus explicite. Mais qui était-il pour donner des conseils en art, quand ses propres gribouillages ne dépassaient jamais le stade de l'homme bâton tombé par accident dans une cheminée de centrale nucléaire ? Même Clémence était plus douée que lui. Fallait croire que le talent ne se passait pas de mère en fils.

Sharky dessine un requin pour faire fuir les gens trop curieux qui auraient pu s'approcher de son trésor (ou de cadavres démembrés, mais il préférait l'option trésor, allez savoir pourquoi) : et Docteur Morphine, qu'est-ce qu'il peut dessiner pour prouver qu'il est passé par là ? Une seringue ou un stéthoscope ?

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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Lun 12 Jan - 0:48

S'il y avait bien une chose que Sharky savait, pour avoir quasiment élevé toute une tripotée de jeunes ados en herbe, c'était qu'être considéré comme un bébé énervait généralement beaucoup toute personne entre onze et quinze ans. Voire même plus. Elle fit donc de son mieux pour ne pas adopter l'attitude typique de la maman de base en lui reprochant d'être là seul et sans adulte pour le surveiller ; ça n'aurait pas été une bonne façon d'entamer la conversation, elle le craignait fort, et se mettre le garçon à dos n'était pas son but premier. D'autant plus que, qu'elle soit contente de ce fait ou non, ils étaient bel et bien dans un jeu vidéo. A priori – et elle disait bien à priori – ce n'était pas aussi dangereux de se balader ici que dans la banlieue Parisienne à des heures indues. Et puis il devait savoir ce qu'il faisait. Ce n'était pas comme s'il était désarmé : il avait un don, quel qu'il soit, et s'il était suffisamment intelligent pour ça, il avait dû s'en procurer un qui lui soit utile en cas de danger. A moins bien sûr qu'il n'ait rien choisi du tout. Apparemment c'était un petit délire perso' des personnes qui avaient créé le jeu, de laisser choisir les gens qu'une fois sur deux. Allez savoir.

« Je cherche des trucs marrants ou des trésors, c'est toujours dans les ruines qu'on les trouve, tu sais. Et toiiii... »

Vrai que si trésor il y avait, pourquoi ne pas le cacher dans des ruines ? Elle n'était pas experte en piraterie terrestre ou maritime mais ça sonnait plutôt bien. Elle était prête à le croire sur parole, pourvu qu'il ne l'accuse pas d'avoir volé quoi que ce soit. Si elle avait trouvé un truc intéressant, évidemment, elle aurait voulu le garder ; mais entre faire quelque chose de mal et entendre qu'on avait fait quelque chose de mal...
Bref. Ce n'était pas le moment de se mettre à conjecturer inutilement sur des choses qu'elle n'avait de toute façon pas encore faites – et dont on ne l'avait pas encore accusée, par ailleurs.
Et moiiii...

« T'as tout à fait l'air de quelqu'un qui irait enterrer un trésor dans des ruines. C'est pour effrayer les curieux, en vrai, hein ? »

Son sourire s'élargit sensiblement. Alors comme ça il lui trouvait des airs de hors-la-loi venant enterrer ses richesses dans les endroits peu peuplés ? Ça lui convenait parfaitement. Sharky n'était pas très regardante sur l'avis que les autres se faisaient d'elle, d'autant plus si c'étaient des premières impressions qui, quoi qu'elles collaient à la peau, n'avaient souvent de véritables que le nom.
S'il l'avait prise pour une sainte-nitouche ou une droguée, ça l'aurait déjà plus inquiétée. Tant que ça restait à peu près dans le vrai pourquoi s'ennuyer à corriger ? Autant jouer le jeu.

« Peut-être bien. Mais bon, tu sais, j'suis pas sûre que ça fasse peur à grand monde. Les gens d'ici sont tarés. »

La sucette craqua entre ses dents. A elle, petite déjà, les requins ne lui avaient jamais fait peur ; loin de ce sentiment, la fascination qu'elle ressentait envers ces animaux l'avait toujours poussée à essayer de mieux les comprendre. Elle aurait aimé que d'autres en fassent l'effort. Pour peu qu'on ne prenne pas la fuite à leur seule mention, les requins n'étaient pas des animaux plus féroces ou « méchants » que d'autres. Ils tuaient pour se nourrir, comme tout le monde. Et si leurs rangées de dents pouvaient inquiéter, ce n'était après tout pas contre les humains qu'elles étaient le plus souvent dirigées.
Tout en mâchonnant son bâton, elle leva le nez vers le ciel.

« Si tu veux on peut chercher le trésor ensemble. Tu t'appelles comment, tiens ? »

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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Sam 7 Fév - 1:47

« Peut-être bien. Mais bon, tu sais, j'suis pas sûre que ça fasse peur à grand monde. Les gens d'ici sont tarés. »

Louis fit la moue tout en réprimant un looong soupir ; certes, certes, il avait oublié que se retrouver propulsé dans un jeu vidéo révélait les bas instincts kikoos du petit peuple, quand ce n'étaient pas les besoins primaires de tout bon psychopathe se respectant, à savoir : cacher une montagne de corps dans sa cave et déambuler la nuit en riant. Personnellement, penser que ce genre de trucs se baladait sous sa fenêtre à des heures indues lui filait la frousse – quoiqu'à DL, il s'estimait heureux. A en croire les autorités, ils risquaient plutôt de se faire agresser par un bonhomme en pain d'épice qu'un poète émo décoloré adepte du couteau de cuisine. Pour le coup, ils avaient pas de bol à Crimson, on leur refilait tous les cas d'asile !
La grande question qu'il se posait durant son temps libre et quand son chemin croisait malheureusement celui d'un tel phénomène, c'était de savoir s'ils avaient attendu Euphemia avant de se faire pousser des crocs de vampire ou s'ils étaient déjà comme ça dans la vraie.

Louis savait pas, au fond, hein : peut-être qu'il avait vécu préservé de tous les malades du monde, bien au chaud dans sa petite bulle. Parce que lui, à part les zonards et les pervers du métro de sa chère Paris...

Il aurait dû demander à Sharky si elle s'y connaissait, niveau schizo et autres mégalos ravagés du bulbe. Contre lesquels le Doc' n'avait rien, bien entendu, sinon une légère divergence d'opinion qui ne lui donnait pas plus envie que ça d'aller leur faire la conversation. Pas raciste mais prudent.
Fallait bien, si on voulait pas atterrir au fond d'une cave sombre sans avoir eu le temps de hurler au secours.

« Si tu veux on peut chercher le trésor ensemble. Tu t'appelles comment, tiens ? »

Et il aurait aussi dû prendre des provisions. Elle lui donnait faim la miss requin, mine de rien. C'est les pirates qui font ça, tu sais. Après un dernier coup d’œil au tag et une très brève seconde de silence, Louis se décida à débiter ses mille et unes identités sur le ton chantant qu'il réservait d'ordinaire à ce bon vieux Brassens :

« Je m'appelle Docteur Morphine, mais tu peux m’appeler Doc', ou juste Morphine. Et si ça te conviens toujours pas, tu peux choisir Louis. C'est mon vrai nom, ça. »

Inutile de préciser maiiiis sait-on jamais. Et puis juré, s'il souriait autant, c'était pas pour se moquer d'elle. Il y aurait réfléchi à deux fois, avant de se payer la tête d'un requin, surtout si le gros poisson en question s'avérait être sa partenaire de recherches du moment. Louis adorait inconditionnellement les chasses au trésor et tout ce qui s'y rapportait, de près ou de loin. D'ores et déjà occupé à imaginer quelle sorte de trésor ils allaient pouvoir déterrer (et qui a dit qu'il y avait bien un trésor, ici ? Bha, c'était pas important), il songea à tous les recoins d'Euphemia où les petits malins en mal d'aventure pouvaient se perdre et tourner en rond. Ces ruines-là, ça en faisait peut-être partie ? Peut-être qu'ils allaient mourir de soif et de faim dans un coin sans avoir rien trouvé d'intéressant.
Hinhin. Il n'y croyait pas une seule seconde, mais c'était toujours cool de se mettre en condition ! Pour un peu, il en aurait demandé à la jeune femme de laisser un coup de peinture à chaque nouveau tournant et pierre renversée. Il préférait l'idée des feux de détresse – parce que ça devait être méga-top d'en allumer une, mais vu qu'ils en avaient pas sous la main...
Pas sûr que Sharky veuille bien foutre le feu à ses bombes de peinture. Pas sûr non plus que ça fasse quoi que ce soit à part une explosion potentiellement dangereuse pour son joli visage.
Noooo, tout sauf ça : la Téléréalité, c'était sa seule option d'avenir s'il ratait ses études d'infirmier !

Et avec une grosse brûlure en travers de la figure, c'était râpé. Quoique...

« J'espère que tu es prête à partager équitablement le butin, hein, lui dit-il tout en s'élançant sur un rocher en équilibre précaire, sinon on va devoir se battre en duel et tu gagneras sûrement. »

Pas d'illusions quant à l'issue du combat : cette fille-là, il aurait juré devant Dieu qu'elle pouvait le balancer sur son épaule et continuer tranquillement son bout de chemin comme si de rien n'était.
Mais tu verras, quand je serai grand et fort. Ça le faisait rire plus que ça n'aurait dû.

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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Dim 31 Mai - 21:42

Docteur Morphine ? Eh ben. Il avait un pseudo un brin recherché, le petit blond. Pas qu'elle se soit attendue à ce qu'il lui sorte « appelle moi kevin78 winkwink » ou « moi c'est pinkkingbg sisi madame » mais bon – ils étaient dans un jeu vidéo, donc. Voilà. Ça ne l'aurait pas étonnée plus que ça. Le virtuel était quand même foutument pratique autant pour les crétins voulant jouer que pour ceux qui voulaient jouer les crétins ; se trouver une nouvelle identité cool en rapport avec leur moi intérieur profond n'était pas forcément la première de leurs priorités.
Enfin. Quoi que.
Entre kevin78 le gentil débile et Prométhée le connard condescendant, y'avait matière à se demander qui virer en premier.
En tout cas le Docteur s’appelait Louis, apparemment. Cool. Parfaitement français, facile à prononcer,  classique. De son avis c'était un peu démodé pour un garçon de son âge, mais ce n'était pas elle qui allait faire la moindre remarque à ce sujet ; quand on a une sœur qui s'appelle Prudence, hein. Difficile d'avoir l'air crédible. Sans compter que bon, Louis, c'était un prénom un minimum classe. Les rois de France, le prestige, tout ça... Inutile d'avoir suivi assidûment les cours d'Histoire pour avoir entendu parler d'un Louis avec une couronne. Celui-là n'avait pas vraiment l’étoffe d'un souverain, ceci dit – sûrement parce qu'il était encore un peu trop jeune et trop mignon pour pouvoir donner ce genre d'impression. S'il y avait seulement un profil pour être roi. Pas sûr que ce soit le cas.

Repassant son sac devant elle pour mieux ranger sa bombe de peinture bleue, Sharky cracha son bâton par terre sans se soucier de la bienséance ou d'un éventuel respect de la nature. Elle était pas sur Terre, qu'on vienne pas lui faire la morale. S'ils finissaient enterrés sous les ordures, les débiles qui avaient créés ce jeu à la con auraient qu'à claquer des doigts pour tout virer ; tada, magie. Et s'ils en étaient pas capables, il faudrait qu'ils revoient leur sens des priorités. Pas la peine de jouer aux Dieux s'ils ne savaient pas comment tout gérer.

« J'espère que tu es prête à partager équitablement le butin, hein, sinon on va devoir se battre en duel et tu gagneras sûrement. »

Plus mère poule que mère oiseau (couver les petits puis les pousser du nid en espérant qu'ils ne crèvent pas, ça lui disait curieusement trop rien) la jeune femme ne put s'empêcher de surveiller les bonds de Morphine du coin de l’œil. S'il était venu l'embêter pour se briser la nuque deux secondes après, c'était vraiment pas la peine. Bonjour les traumatismes.
La fin de sa phrase, cela dit, eut le mérite de lui tirer un rire sincère et riche en décibels. Il n'avait pas tort, sûrement – s'ils parlaient de force pure, elle devait le battre haut la main. C'était une petite brindille, le Louis. Et elle, sans être un tank humain, n'était quand même pas l'archétype même de la demoiselle fine et délicate. Il fallait voir les choses en face.
Ce qu'il avait l'air de faire, donc. Ça le rendait bizarrement sympathique.

« Y'a des risques, ouais. Mais t'inquiète pas, je suis digne de confiance, répondit-elle en tirant sur la fermeture éclair de son sac. Ce sera déjà bien si on trouve quelque chose, pas la peine de se tirer dans les pattes en plus de ça. »

Sans compter que se bagarrer avec un ado n'aurait pas été super mature de sa part. A supposer que  ce trésor existe réellement, Amandine doutait franchement tomber sur un coffre de bijoux et de lingots ; pas de quoi s'exciter et pousser tous les hommes à la mer. Faudrait vraiment que le machin soit exceptionnel pour qu'elle veuille le lui arracher des mains.
En un pas, elle eut quitté son petit coin de tranquillité pour retrouver  le sol plus ou moins inégal des ruines. Les autres s’enchaînèrent sans qu'elle ait vraiment à y penser.

« 'fin, comment on fait pour trouver un trésor, au juste ? lâcha-t-elle en enjambant un débris. On doit fouiner partout, ou t'as un sixième sens qui va te dire où il est ? Style pouvoir de détection ou je sais pas. »

C'était pas son pouvoir à elle qui allait les aider. Pas de chance.

_______________

« And the world works in ways that I never have claimed to know ; we got out in front of the weather but it followed. The view from here isn’t better but it’s all we know - it’s all we know. »

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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Mer 11 Nov - 23:32

« Y'a des risques, ouais. Mais t'inquiète pas, je suis digne de confiance. Ce sera déjà bien si on trouve quelque chose, pas la peine de se tirer dans les pattes en plus de ça. »

Louis approuva d'un bref mouvement de tête, tout à son imitation du ventilateur pour ne pas perdre l'équilibre et passer par-dessus bord. Ça aurait été con de mourir avant le début même de l'aventure ; il se voyait bien tomber sur une grotte au fil de leurs pérégrinations, du genre cachée aux yeux de tous, ou camouflée par une vieille ruine dont la couleur ou l'aspect trahirait sa présence à leur instinct expert. Avoir lu du Jules Verne une fois dans sa vie (c'était quoi, déjà, cette histoire de sous-marin?) et avoir fait de la spéléologie avec l'école lui conférait apparemment l'âme d'un aventurier. Une fois sorti d'ici (allez savoir quand), il demanderait à son père un voyage en Amérique du Sud pour partir à la recherche des ruines et des trésors aztèques perdus. Il inviterait même Sharky si elle voulait bien – en souvenir du bon vieux temps. Pas un temps forcément désagréable pour lui ; tant qu'il s'en sortait, toute expérience était bonne à prendre, qu'elle consiste à se retrouver piégé dans une réalité virtuelle diabolique ou non.

M'enfin, comme madame l'avait judicieusement fait remarquer, inutile de se tirer dessus avant d'avoir mis la main sur le pactole. L'existence de ce trésor étant encore plus hypothétique que celle du One Piece, il préférait l'avoir en chair et en os (façon de parler) dans ses mains avant de parier quoi que ce soit dessus. Quelques bonds de cabri plus tard, Sharky le tirait de sa contemplation silencieuse de pièces en chocolat et autres pierres précieuses faites de sucre d'orge.

« 'fin, comment on fait pour trouver un trésor, au juste ? On doit fouiner partout, ou t'as un sixième sens qui va te dire où il est ? Style pouvoir de détection ou je sais pas. »

Eh, pas con comme question. Niveau pouvoir c'était pas encore tout à fait ça et son sixième sens était aussi développé que celui de tout un chacun, à savoir ; quasiment pas. Flairer l'or à des kilomètres à la ronde n'était pas un truc inhérent aux riches, fallait croire ; quoique, vu comment ses parents se débrouillaient dans la vie, ils devaient quand même avoir un petit sens pour leur permettre de dénicher les affaires en or. Que lui ne possédait définitivement pas, aucune secousse ne venant le frapper de plein fouet dès qu'il passait à côté d'un peu de monnaie. Peut-être qu'à Euphemia, l'argent n'avait littéralement pas d'odeur, peut-être qu'il brouillait ses radars.
Le petit haussa les épaules et manqua de se casser la figure. Après un juron tout droit sorti de sa catégorie « polie », spéciale présence des parents ou d'adultes quelconques :

« Punaise ! »

Il se retourna vers Sharky et lui décocha un sourire d'apprenti Don Juan.

« Ben je pensais chercher dans tous les recoins possibles, vu que je suis pas un détecteur de métaux vivant. Ou un détecteur d'autre chose. En plus, mon pouvoir sert à rien. (« à part à attendrir les pierres », faillit-il rajouter en réprimant en ricanement amusé) Toi ton pouvoir peut pas nous être utile ? »

Il ne savait pas quel genre de pouvoir pouvait posséder un requin, mais ça devait être badass, non ? Du style pouvoir se faire pousser des rangées de dents à volonté. Consciencieux comme il faut, notre ami Morphine se pencha et jeta un œil sous une pierre branlante ; rien que du noir et beaucoup de poussière. Il balaya le sol sous lui, mais pas de hiéroglyphes anciens pour le guider dans sa quête. Vu qu'ils étaient à Hope Corporation, le trésor était peut-être dissimulé par un mécanisme plus moderne.
Ses yeux scannèrent les environs à la recherche du gros bouton rouge sur lequel il ne faut surtouuuut pas appuyer.

_______________
Eh bien, Mesdames et Messieurs, c'est rien que de la poudre aux yeux:
 
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MessageSujet: Re: Du courage, quand monte la fièvre. | Libre   Mar 8 Déc - 12:07

Yeux prudents et inquiets de nouveau posés sur Morphine, Amandine ne se détendit qu'une fois sûre et certaine que son exclamation ne serait pas suivie d'une mort prématurée. Elle avait beau savoir que les petites choses et autres adolescents en tout genres étaient plus solides qu'ils n'en avaient l'air, un accident était vite arrivé. Elle-même avait pourtant dû terrifier ses parents et sa tante plus d'un million de fois avec ses cabrioles et ses genoux amochés ; bizarrement, la fragilité d'un squelette ne l'avait frappée qu'avec la parenté – de substitution ou pas. Aucune envie qu'un gamin meurt sous sa surveillance.
Évidemment, celui-là devait être un casse-cou. C'était bien sa chance.
Enfin, qu'est-ce qu'il aurait fichu là sinon, hein ?

« Ben je pensais chercher dans tous les recoins possibles, vu que je suis pas un détecteur de métaux vivant. Ou un détecteur d'autre chose. En plus, mon pouvoir sert à rien. »

A rien ? Sharky, dubitative, le lâcha des yeux le temps d'enjamber des débris d'elle-ne-savait-trop-quoi. S’érafler dessus aurait sûrement fait un mal de chien. Elle n'était pas bien sûre qu'il y ait besoin de s'inquiéter des infections ici, mais elle préférait quand même éviter de s'ouvrir la jambe bêtement. Ça aurait été coton pour rentrer chez elle ou aller se faire soigner, après.
Dos bien droit, la jeune femme prit le temps d'inspecter les environs à son tour avant de répondre quoi que ce soit. Son pouvoir ne servait sûrement pas « à rien », sauf si c'était vraiment débile et accessoire – et encore ; ça devait bien avoir une utilité quelconque. Même super vague. D'un autre côté, elle n'avait pas envie de se la jouer paranoïaque et comptait bien se contenter de le croire sur parole. Difficile d’imaginer qu'il complotait pour mieux l'assassiner.
Ils n'étaient pas dans un jeu de guerre vendu spécialement aux délinquants et autres personnes à problème. Même si se promener dans ces ruines pouvait donner l'impression du contraire, sans doute.

« Nan, ça va pas nous servir à grand chose, répondit-elle en lui rendant un sourire amusé. Enfin je pense pas. Pas pour le trouver, en tout cas. Va falloir se débrouiller. »

A la limite, si le trésor était caché dans un petit recoin difficilement accessible, peut-être que rajeunir Louis de deux ou trois ans suffirait à lui permettre de l’attraper. Rien qui lui permette de le localiser plus facilement, quoi ; chercher partout restait leur meilleure option. N'étant pas super fan des films de pirates ou aventuriers de tout poil, la jeune femme n'avait qu'une idée très confuse de ce que ses yeux étaient censés chercher au juste. Une ruine qui sortait de l'ordinaire ? Un bâtiment écroulé mais plus joli que les autres ? Un machin coloré ? Un pan de mur plus haut que le reste ou au contraire un trou dans le sol ? Difficile à dire.
Où est-ce qu'elle aurait fichu son or, elle...

Comme sous le coup d'une terrible prise de conscience, Sharky tapa du pied contre le sol.

« Bon, on aura pas assez d'une vie pour tout fouiller, Doc'. Il nous faut un plan. »

Et « séparons nous pour mieux se perdre et mystérieusement disparaître » n'en faisait définitivement pas partie.
En quelques pas, elle eut rejoint un pan de mur en à peu près bon état ; d'un geste vif, elle ressortit sa bombe de peinture et traça un X bleu sur la surface abîmée.

« J'espère que t'es doué en Indiana Jones, parce que j'ai aucune idée d'où les trésors sont cachés d'habitude. Dans les coins dangereux avec plein de robots tueurs, je suppose... »

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