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 PARTY HARD - Pv Electroweak
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Killer Hive


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MessageSujet: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeLun 28 Avr - 19:30



Gnnn... Je vous hais, oiseaux. Je vous hais de toute mon âme. Je vous entend chanter dehors et chacun de vos pioupious me vrillent le cerveau comme autant de perceuses mentales. J'ai la bouche sèche, me sens barbouillée et tellement crevée. Je reste affalée sur mon lit, dans une énième position improbable, une jambe pliée pendant à moitié hors du lit et le bras associé posé au dessus de ma tête. Je reste affalée sur... mon lit ? Non, une minute. Je me redresse au prix d'un effort surhumain et après avoir examiné les lieux, j'en conclus que je ne me trouve ni dans mon lit, ni même dans ma chambre. Je n'ai aucune idée d'où je suis, ugh.

Mon mal de crâne, mon état du moment et l'individu à moitié affalé sur moi me laissent penser que je me suis saoulée comme pas permis hier soir et que quelqu'un m'a ramenée dans son lit - à moins que ce ne soit moi qui m'y soit invitée, allez savoir. Je soulève la couverture histoire de découvrir la personne avec qui j'ai passé la nuit mais la tignasse rose qui se cache dessous ne réveille aucun souvenir. Jolie, en tout cas. J'ai bon goût, même totalement dévastée. Je refais un tour des lieux, de la situation, maintenant que ma brume mentale se dissipe, sans réussir à en tirer quoi que ce soit, si ce n'est que j'ai toujours mes baskets aux pieds mais que tous mes autres vêtements ont disparu.

Je ne peux pas m'empêcher de remarquer un crâne humain sur la table de nuit juste à côté de moi, crâne que j'espère être en plastique. C'est bien la seule fantaisie de cette chambre sobre à l'extrême. Gris sont les murs, noirs sont les meubles et honnêtement, c'est ce que je redoute, je ne vois pas une demoiselle aux cheveux roses vivre dans un endroit aussi vide et triste.

Je bâille, m'étire et, fait nouveau, la main droite de la miss rose semble suivre ma main gauche dans ses mouvements, et si je ne suis pas sûre de pouvoir faire confiance à mes yeux, le cliquetis métallique que j'entends me confirme que nous sommes attachées l'une à l'autre via une paire de menottes. Génial.

« Princesse ? C'est l'heure de se réveiller. »

Je viens enfoncer le bout de mon doigt dans ta joue, une fois, deux fois, mais en dehors d'un râle ma foi fort délicat, je n'arrive pas à tirer quoi que ce soit de toi. Je vais éviter d'insister, hein, princesse, je ne me sens vraiment pas en forme donc si tu veux vraiment continuer de dormir, je vais en profiter pour somnoler à tes côtés jusqu'à ce que tu te réveilles. Je te ramène doucement contre moi, qui que tu sois, passe mes bras autour de toi sans même me douter une seule seconde, ô horreur, de toutes les bêtises que nous avons faites.

Je vais éviter de m'habituer à ce genre de lendemains difficiles.


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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeDim 25 Mai - 16:00

Electro flottait sur une mer de nougats de toutes les couleurs.
Et c'était vraiment, mais alors vraiment trop cooooool – avec tous les o associés, et si c'était un rêve, elle n'avait franchement pas envie de se réveiller. Qui aurait eu envie de se réveiller, à sa place, hein ? Okay, parfois elle avait l'impression de patauger dans une mélasse brunâtre de trilobites, mais en fermant les yeux, elle pouvait presque s'imagine que c'était du nutella. Il fallait voir le bon côté des choses, ce qu'elle devait s'appliquer à faire à garder les yeux scellés alors qu'on tentait gentiment de la réveiller. Protestation étouffée, perceptible par-dessus un soupir qui aurait pu sonner agacé entre les lèvres d'une personne consciente. Elle voulait juste qu'on lui foute la paix et la laisse continuer son rêve, c'était trop demander ? Elle avait pas envie d'aller à l'école, pas envie de se lever, et les rouages mal huilés de son cerveau lui criaient que de toute façon, elle serait incapable de résoudre la moindre équation. Qui a dit que les maths servaient à quelque chose, déjà...

Un peu coincée entre deux réalités confuses qui s'associaient contre son gré, il fallut que la jeune femme ouvre péniblement un œil pour que l'enclume fonde sur son crâne avec un juron étouffé. Bordel. Ça faisait maaaaal... Ses paupières collantes de maquillage se refermèrent immédiatement, papillons épileptiques en plein jour. Qui avait allumé la lumière ? Où était la mer de nougats, et où elle était, bon sang ? Elle voulut crier à Thing de replonger la pièce dans le noir quand un éclat doré lui arrache les mots de la bouche. Quoi...
Depuis quand il s'était teint en blond pétasse, lui ?

Un coude chancelant l'aida à se redresser partiellement, assez pour lancer un regard abruti et perplexe à la jeune femme sur laquelle elle était avachie avec toute la grâce du monde. Les souvenirs de la soirée étaient trop brumeux pour la faire tiquer, mais en revanche, elle se rendait bien compte que cette meuf n'était ni Thing ni Noise, et que c'était pas très logique.  C'était pas Done non plus. Parce que... Parce que c'étaient des mecs, un mec avait pas de poitrine, non ? Sauf ceux qui... Raaaah, elle s'embrouillait ! C'était pas compliqué pourtant : elle était au lit avec une inconnue et sans aucun souvenir de la veille, dans une chambre carrément glauque.
Very bad trip, pensa-t-elle en tendant un doigt tremblant dans la direction de sa partenaire d'emmerdes. Elle ne savait pas quelle heure il était, mais il était sans doute temps de demander des explications.
Enfin, avant ça...

« Meuf, je comprends pas. T'étais pas un vieux barbu, genre... L'autre fois ? »

S'il y avait bien quelque chose dont elle pensait se souvenir, c'était la face marrante d'un espèce de mexicain à la moustache bouclée et à la longue barbe tressée. Il devait avoir joué des maracas trop près de ses oreilles, vu le concert qui résonnait sous son crâne en ce moment même. Et après, et après... Qu'est-ce qu'un mexicain avec des maracas aurait foutu dans un bar de Crimson, putain ? En  tout cas, la fille ne ressemblait pas à un mexicain. Elle avait pas de maracas non plus. Ou alors elle était foutrement douée question déguisements. C'était peut-être une espionne...

Consciente que ses pensées s'entrechoquaient sans cesse, ne parvenant pas à faire le moindre sens, elle trouva plus pertinent de pousser un nouveau gémissement et chercher à attirer la couette vers elle.
Clic.

… Bordel. C'était un nouveau bracelet tendance, ou bien ce à quoi elle pensait ? Electro fixa les menottes qui la reliaient à la belle inconnue, interloquée.
Soit elles avaient trouvé que c'était drôle de s'attacher pour pas se perdre, soit elles avaient abusé de romans sadomasos, soit elles s'étaient échappées de la prison. Elle savait pas ce qu'elle préférait, honnêtement.

Et où étaient passés ses vêtements ?

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeMer 4 Juin - 21:12



Je te sens remuer, te réveiller doucement et te redresser un peu ; tu dois certainement te demander où tu es comme moi avant toi. Je reste allongée sur le dos sans même chercher à remuer un orteil et te fixe en souriant, carrément fan de ton air confus. Je me sens moins seule et te fais entendre ma petite voix d'endormie.

« Coucou toi. »

Je continue de sourire bêtement, la tête encore dans l'cul, en me demandant d'où tu me vois barbue. J'ai aucune ride, aussi, difficile de me trouver vieille et encore moins vieux, sérieux, mon bonnet c refuse de se laisser insulter. Fin'. Je devais être tellement bourrée que j'ai pu me balader avec une fausse barbe et toi, mam'zelle, si tu étais dans un état similaire, tu aurais pu me prendre pour un ancêtre.

« Je voudrais vraiment nier, Flamenco, crois moi. »

Flamant rose, vu la couleur de ses tifs, c'est un beau surnom, non ? Bref. Je doute m'être travestie en vieux croulant mais à bien réfléchir, la barbe semble titiller mon cerveau et s'associer à une moustache virile. Je crois me souvenir d'un sombrero et d'air entraînant aussi. Un mexicain vachement cliché a dû s'inviter à la fête et moi, en bonne débile arrosée, aucune chance que je sois passée à côté sans aller m'amuser avec lui. Je creuse mes souvenirs mais ma mémoire refuse de livrer ses secrets.

Ma main commence à se balader toute seule et mes lèvres s'étirent en un nouveau sourire amusé. Clic, clic. Flamenco, chérie, toi et moi, on a un soucis. J'ai bien vu les menottes et vu ta tête, tu ne dois voir que ça, mais je n'ai vu aucune clé à l'horizon et à mon avis, vu qu'on a même réussi à perdre nos fringues, à mon avis, on va avoir du mal à s'en débarrasser.

« T'as vu ? Toi et moi on est liées par les liens sacrés du.. de.. la prison ? Haha ! »

Prison ? À voir. Je veux dire, sans vouloir insister, toi et moi, on est menottées et loin d'être vêtues, on s'est donc déshabillée avant d'enfiler le lien de métal. Je mise sur un délire SM aux conséquences désastreuses ou sur un vilain tour du véritable locataire des lieux, dont l'absence m'ennuie. Ou bien le flic était bourré aussi. Mmh.

« Désolée ma jolie mais j'peux rien faire, les menottes c'plus fort que moi. »

Je m'en fiche, réfléchir me fait fondre les neurones et mon mal de crâne me force à laisser tous ces soucis de côté, à me concentrer sur toi, pauvre victime de ma blague sur le mariage - rassure-moi on ne s'est pas mariées pour de vrai hein ? Je bâille sans chercher à mettre la main devant la bouche, parce que je ne suis pas un modèle de politesse mais surtout parce que je suis en train de passer mon bras autour de ta taille, pour te ramener tout contre moi. Je n'ai aucune raison de me retenir, nous avons forcément fait des folies hier soir toi et moi, je me connais, je ne me serais jamais mise au lit avec une fille comme toi sans vouloir jouer les prolongations ! Sauf si j'étais tellement jetée que je me suis mise à roupiller immédiatement, et vu le trou noir qui me sert de mémoire actuellement, je commence à avoir des doutes.

« J'ai faim, pas toi ? »

Je suis relativement bien réveillée maintenant et si rester au lit avec... hum... ne me dérange pas, aller picorer un morceau histoire de diminuer les effets de ma gueule de bois serait tout aussi bien à vrai dire. J'ai bien envie d'aller me doucher, aussi, parce que c'est ce que je fais habituellement en me levant. Je vais en tout cas éviter de lui faire savoir que j'ai totalement oublié son nom, situation vraiment embarrassante.

...

Rien à voir sinon mais j'aimais bien le sombrero de Pedro.

« Ah! Pedro! »

TILT.



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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeJeu 12 Juin - 5:06

Electro planta son regard dans celui plus clair mais pas tellement plus réveillé de son vis-à-vis ; on pouvait presque s'imaginer les rouages grincer dans sa petite tête tandis qu'elle fronçait les sourcils, à la recherche d'une image ou d'une pensée cohérente. Flamenco ? C'était pas le truc qu'on dansait avec des froufrous et des talons à en péter le carrelage tellement ça faisait du boucan ? No comprendo, faillit-elle marmonner à l'aide de ses trois ans d'Espagnol, qui n'avaient servi à rien à part l'embrouiller (« pasta » c'était Italien, bordel) et garnir sa liste d'insultes à utiliser en cas de voyage à l'étranger. Mais là tout de suite, pas sûr que ça améliore vachement sa situation, qu'elle traite la pauvre fille de hija de puta : ouais, en fait, il y avait même de fortes chances que ça s'avère complètement contre-productif. Elle n'avait rien contre elle, à priori elles étaient dans la même galère. Fête de la bière et du cocktail, on compte plus trop les verres qui s'alignent sur le comptoir, et on finit forcément par se dire que lever le t-shirt un peu trop haut, c'est une putain de bonne idée.
Même si en l'occurrence, elle avait encore l'impression d'avoir dansé la Cucaracha avec un mexicain ivre.

« T'as vu ? Toi et moi on est liées par les liens sacrés du.. de.. la prison ? Haha ! »

Ah bordel. Oui, elle avait vu. Le cliquetis de la chaîne lui rappela quelques vagues souvenirs, des déambulations nocturnes accompagnées de cris d'animaux sauvages (elle les imitait super bien avec un coup en trop dans le nez, juré) vite coupées par un uniforme de police, taille standard ou modèle réduit. Y'avait combien de risques qu'elles se soient faites pincées dans la rue en train de chanter à tue-tête l'hymne national Serbe ? Nan, ça collait pas. Elle était à poil, l'autre aussi, et si ça se trouve elles s'étaient mariées sans le vouloir, un scénario very bad trip à la Hollywood, dans lequel le mec et la fille se rendent compte qu'échanger des anneaux quand on sait plus son nom et encore moins celui de l'autre, c'est pas top. Et si ça se trouve, il y avait une église cheloue quelque part à Crimson District qui incluait une cérémonie nudiste et sadomaso dans le programme.

Y'avait moins plausible, hein. Et un mexicain dans la chorale en train d'agiter les poignets comme si sa vie en dépendait.
Pourquoi tout revenait toujours à ces maracas de merde ?

La voix de l'inconnue et le bras qu'elle passa autour de sa taille chassèrent les dernières notes de musique de ses oreilles à moitie sourdes. C'était pas mal confortable, mine de rien, elle aurait presque pu se rendormir et tout oublier – pour mieux se réveiller et halluciner à nouveau, mais bon, ne pas cracher sur un petit répit était humain, non ? La chaleur qui la berçait acheva de l'abrutir et l'espace d'un instant (heureusement très court) elle se prit à confondre réalité et hypothèses, et à se demander où était sa bague puisqu'elle était mariée. Qu'elles étaient mariées. Et apparemment, qu'une demoiselle squatte son lit ne la dérangeait pas le moins du monde – même si, honnêtement, y retrouver un lapin rouge en string ne lui aurait pas fait plus d'effet que ça. Sur l'instant. Après, elle aurait crié et promis d'arrêter les petites pilules multicolores avant que ça devienne trop grave.
Sauf que c'était peut-être déjà trop tard. Ahah, oups.

… Mais dans quelle chambre elles étaient, au juste ?

« J'ai faim, pas toi ? »

Comme s'il n'avait attendu que cet instant pour se manifester, son ventre cria famine, interrompant le flot de paroles sans sens qu'elle s'apprêtait à sortir sur les croissants au jambon. Si, bordel, à mort. Elle mourrait de faim sans avoir faim, c'était franchement bizarre. Mais vu son état, Electro préféra se fier à son ventre plutôt qu'à sa tête, comme quoi l'instinct primaire prévalait sur la réflexion en cas de crise, surtout si la crise en question impliquait une bonne dose d'alcool à lui en faire voir vingt doigts au lieu de dix.
Donc elle avait faim mais n'avait vraiment pas envie de bouger de son coussin improvisé. Il allait faire froid à l'extérieur des couettes en désordre, et si on avait pu lui accorder cinq minutes supplémentaires, alors...

« Ah! Pedro! »

L'exclamation alluma un feu de détresse dans ses yeux écarquillés. Aussitôt, Electro se  redressa, manquant de tordre son poignet et celle de sa partenaire au passage, hurlant à qui voulait l'entendre (paf, prenez ça dans votre bec pauvres piafs incapables de se la fermer quand on veut juste décuver en paix) :

« PEDRO ! Ce sale mexicano m'a volé mon maracas, je vais lui faire bouffer son fric ! »

Tout bien réfléchit, ça n'avait pas grand sens. Ah, cette douche froide ! Sourcils froncés, à nouveau plongée dans un abîme de réflexions décousues, elle reporta son attention sur la jolie blonde sous elle.

« Je crois. Il a dû le mettre dans son sombrero. Mais le fric, pas le maracas. JE SAIS PLUS. »

Et dans la dernière exclamation, affligée d'une note de désespoir digne d'un film dramatique, une hésitation qui se déclinait en moustaches, sombreros, maracas à n'en plus finir et musique exotique sur laquelle on déhanchait volontiers son booty. Oooh, sa tête migrainedemerde...
Ya no puede caminar, porque no tiene, porque le falta marijuana que fumar.

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeMer 18 Juin - 19:05



Tu as faillis m'arracher la main, Flamenco ! Je te fixe en souriant encore et toujours, confortablement allongée sous ton corps, dominée, tentant de comprendre tes histoires de sombrero, de fric et de maracas. J'ai encore le cerveau embrumé, chérie, c'est difficile de se concentrer sur tes histoires. Pedro a volé tous les maracas et les a mis avec son, ton, notre fric sous son beau sombrero.

« C'est vachement utile un sombrero, dis donc. »

Pedro a.. volé.. ATTENDS ! Pedro nous a volé ? Je crois me souvenir de ce triste événement, oui. Je continue de te fixer mais cette fois, mon sourire s'est envolé. Tu nous a bien embobinées, saleté de mexicain. J'ai tellement honte d'avoir remué mon arrière train au rythme de tes maracas.

« Si je le retrouve, je te jure que je lui fait bouffer son chapeau ! »

Uuuh... Je laisse échapper un gémissement avant de tenter de me remémorer autre chose et, contre toute attente, des images me reviennent ; floues et désordonnées, des flash sans aucun sens. Je me suis battue avec le mexicain, il ne s'en est pas sorti indemne le fourbe ! Mmh.. non, attends, je me suis battue mais c'était avec un autre bonhomme. Bordel. Tu me tenais la main dans la rue, en tout cas, Flamenco. Je suis certaine qu'on a chanté mais aussi crié et beuglé comme les délicates demoiselles que nous sommes - c'est tellement la honte.

Bref, si le moustachu nous a volé nos sous, nous nous sommes forcément lancées à l'aventure dans les rues de la ville avec les conséquences que nous connaissons. Je continue de me concentrer un maximum sur mes souvenirs.. en vain. Je vais donc éviter d'accentuer mon mal de crâne et décide de reporter mon attention sur toi, Flamenco. Tu dois avoir un nom. Je mise sur un truc banal, qui tranche avec ton look. Julie ? Rose serait un brin overkill. Je voudrais te le demander mais si tu te souviens du mien, de nom, tu vas te mettre en colère. Je suis certaine de te l'avoir donné si tu me l'a demandé, parce que j'ai énormément de mal à retenir mon pseudo une fois éméchée. Lily. Lily c'est assez... Lily, c'est féminin, c'est, tu sais.. doux, délicat. Lily c'est tout le contraire de moi. Lily Lucia c'est encore pire mais de toute manière, avec autant de verres dans le nez, j'ai certainement dû oublier le Lucia aussi. Tu serais bien en Lily, toi, d'ailleurs. Tu ferais une meilleure Lily que moi, j'en suis certaine.

Je continue de t'admirer, toujours piégée sous ta personne, situation très appréciée, avec cette terrible envie de poser mes lèvres sur les tiennes. Je peux désormais embrasser la mariée, après tout, c'est norm... Mmh ? Putain de.. mais je vais arrêter de penser à ces histoires de mariage, sérieux ?

« Flamenco, tu crois... »

Je vous déclare femme et femme. Je n'arrive même plus à faire la différence entre imagination et souvenirs, c'est horrible. Mmh. Je commence à douter, sincèrement, parce que je n'avais jamais pensé autant au mariage avant de me réveiller aujourd'hui, c'était même le cadet de mes soucis.

« Je commence à me demander si on ne se serait pas, genre, tu sais.. mariées ? »

Si c'était le cas, on aurait des alliances, non ? Pedro les a volées. Pedro.. les a volées ? Non. Non, non. Peut-être. Je ne sais pas, tout est tellement flou. Ça m'énerve. Puis même, je n'ai aucune idée d'où se trouve la clé des menottes, aucune idée d'où se trouvent nos vêtements alors, éventuellement, avoir paumé des alliances dans notre état reste une possibilité, non ? Au fond, si on l'a vraiment fait, ça ne me dérange pas tant que ça, ça peut même être amusant, c'est juste que je n'aime pas ne pas savoir.

Flamenco, si t'es ma femme, on est en train de passer une lune de miel du tonnerre.
Reviens vite, mémoire.
Reviens vite.

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeDim 27 Juil - 14:29

Utile ! Ça, elle ne lui faisait pas dire ! On pouvait y foutre n'importe quoi, le sale mexicain aurait pu y cacher les cadavres de toute sa famille sans qu'une seule jambe dépasse que ça ne l'aurait même pas étonnée ! Même si, dans l'instant présent et encore à moitié assommée par tout ce qu'elle avait pu ingurgiter la veille, rien n'aurait vraiment étonné Electro. Savoir que quelque chose clochait, okay, mais où et comment...
Elle avait perdu la moitié de ses capacités neuronales dans un cocktail fluo. Ce machin devait être radioactif, elle allait choper trois cancers supplémentaires.

Mais même sur son lit de mort, Flamenco aurait malgré tout trouver le moyen d'aider sa compagne d'infortune à lui faire bouffer son chapeau et peut-être aussi tous ses vêtements, histoire de lui apprendre la vie et la dissuader de jouer des maracas près du comptoir. Quelle idée d'agiter ces machins, ça restait dans la tête même plusieurs jours après ! Réflexion faite, c'était ces trucs colorés qu'elle allait lui coincer dans la gorge avant tout le reste. On ne se moquait pas impunément d'elle, et les relents de gueule de bois qu'elle se trimballait (ô bels euphémismes) ne l'aidaient pas vraiment à faire la part des choses. Comme une machine furieuse lancée sur un programme unique, Electro n'avait qu'un seul but en tête sous sa jolie tignasse rose et emmêlée : destruction imminente de toute entité mexicaine à Euphemia.

A moins que ce type soit un PNJ... Bha, songea-t-elle en jetant rapidement ce détail de côté, ça ne changeait pas grand chose. Il allait crever dans tous  les cas. Qu'il fasse ses adieux à sa famille, Electro et... blondie étaient là pour rétablir l'ordre et la justice.

Qu'elles avaient encore aux poignets en attendant, maiiiis ça aussi c'était un détail dont elle faisait rapidement abstraction. Pour sa défense, elle n'avait pas trop l'habitude d'être menottée à quelqu'un d'autre, ou d'être menottée tout court, à vrai dire. Chieuse okay, mais criminelle... La police était un brin trop réactive à Crimson District pour elle. Pas le temps de leur échapper ou de s'expliquer.
Une fois que les cellules de son cerveaux arrêteraient de danser la Macarena et se remettraient à fonctionner à peu près normalement, reconstituer les événements et leur coller un semblant de chronologie ne serait plus aussi difficile. Et tant qu'à faire, y inclure la demoiselle avec qui elle partageait un lit, parce qu'elles avaient bien dû se rencontrer à un moment ou un autre, la magie du Serveur ne les avait pas unies pour le meilleur et pour le pire. Quoique...

Elle y trouva l'écho dans les paroles de la belle inconnue, ce qui ne lui plu qu'à moitié. Pas le fait de s'être mariée en lui-même, mais de ne pas réussir à savoir s'il fallait cocher la case vrai ou faux. Putaindemerdegrrrr. Impossible de réfléchir correctement quand une armée de mexicains kleptomanes s'amusaient à faire résonner leurs maracas sous son crâne ! Un silence suivit la déclaration de la blonde, presque palpable, avant que la deuxième moitié du couple ne s'écrie :

« Tu sais quoi ? Ça m'étonnerait même pas ! J'y pensais et puis... tu sais... Pedro et tout... Ah, bordel. Si ça se trouve on nous a aspiré notre mémoire pour pas qu'on se souvienne. »

Peu probable, qu'aurait-elle pu oublier, sinon une rangée de boissons alcoolisées et un drôle d'autel pour tout témoin ? Si ça se trouve Pedro avait joué le rôle du prêtre et c'était lui qui leur avait fauché les alliances – parce qu'à moins que les menottes soient les alliances en question, il manquait bel et bien un truc. Electro fixa sa main libre comme si l'illumination divine pouvait soudain en sortir.

« Mais si on est mariées, qui a pris le nom de qui ? »

Une petite voix lui susurra – un peu tard – que ce n'était pas vraiment la question qui s'imposait. Elle aurait pu demander « comment », « pourquoi », « tu te souviens d'une église ? » ou encore « t'es une vraie blonde ? » mais non. Le plus pertinent lui échappait. Elle n'avait plus ses vêtements et voilà, on allait dire que pour Electro, réfléchir toute nue avec une gueule de bois c'était un peu trop demander. Heureusement qu'elles étaient deux. Entre mariées, il fallait savoir se serrer les coudes, surtout quand on se trouvait dans une chambre inconnue à la décoration glauque, des images de mexicains plein la tête et dépouillées de tout.

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeLun 18 Aoû - 21:25



À mon humble avis, Flamenco, si tu pensais aussi à cette éventualité, c'est que nous nous sommes vraiment mariées. Je suis en tout cas lasse de retourner cette histoire dans ma tête encore et encore sans obtenir le moindre résultat, je vais donc faire confiance à mon instinct et ce dernier ne cesse de me féliciter vis à vis de notre union. Vive les mariées. J'aimerais tout de même savoir comment nous en sommes arrivées là, savoir qui a eu la bonne idée de nous a unir dans notre état assurément lamentable. Je vois bien ce fourbe mexicain nous avoir entraînées dans cette histoire ou, si cette merveilleuse idée était bien la nôtre, avoir abusé de notre confiance et s'être enfuis avec nos sous, nos alliances et tout ce que nous possédions qui aurait pu avoir de la valeur à ses yeux ; nous avoir abandonnées, livrées à nous même dans les rues de Crimson, à hurler notre mécontentement entre deux cris de bestioles.
C'est vraiment, vraiment utile un sombrero.

Je me souviens avoir réveillé un certain nombre de résidents avec nos imitations animalières, une illumination soudaine me laisse même entrevoir une fenêtre, fenêtre associée à une bobonne mécontente déversant le contenu d'un seau d'eau sur nos têtes - serais-ce l'une des raisons de notre nudité ? Mmh. Je me suis battue avec cette bonne femme, verbalement en tout cas, parce qu'elle nous demandait de la fermer, et au final nous avons gagné une bonne douche froide.
Je doute m'être calmée avec ça.

Tu me tire de mes réflexions, curieuse de savoir si l'une de nous a reçu le nom de famille de l'autre, une tradition inexistante de mon côté du monde : chez moi, chacun garde son nom, ses noms, et tout le monde est heureux. Je veux bien te donner le mien ou assumer le tien si c'est la tradition chez toi, si ça peut te faire plaisir.

« À moins que t'aies un faible pour Mujica ou del Río, j'veux bien porter ton nom. »

Lily Flamenco c'est la classe. Oh, attends. Non. Flamenco c'est ton surnom.
Je suis vraiment à l'ouest, moi.

« C'quoi encore le tien, d'ailleurs ? »

J'ai hâte de connaître ton nom de famille mais c'est surtout ton prénom que je veux entendre, parce qu'on a tout de même partagé une nuit extraordinaire mais aussi parce que c'est terrible de ne même pas savoir comment se nomme sa femme. Je saurai me faire pardonner En attendant, quelque chose me perturbe.

« Flamenco, mi corazón... Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? »

Uh ? Divorcer ? Non ! Je veux rester mariée avec toi ! Je commence à aimer cette situation, sérieux. J'veux dire, toi et moi, on s'est saoulées et on a très certainement fait cette bêtise, autant en assumer les conséquences, non ? Puis même, on se trouve dans un jeu, rien ne nous force à étendre nos épousailles au monde réel, tout comme je ne veux pas nous lier l'une à l'autre avec des notions comme la fidélité - les menottes c'est bien mieux. J'ai moi-même un chiantissime Noise sur les bras en ce moment, ce serait mal venu de ma part de demander l'exclusivité sur ta personne. Je veux une femme, c'est tout. Je sais, c'est une réflexion digne d'une gamine capricieuse mais c'est ainsi, je veux une femme, maintenant, et tu es la meilleure candidate : je pourrais aller me remarier avec la première demoiselle venue mais le côté prémédité gâche tout le côté épique, tu vois ? En attendant de discuter de mes envies matrimoniales, c'est un tout autre sujet que je voulais aborder avec ma question, genre, qu'est-ce qu'on fait maintenant, tout de suite ?

Je me redresse à mon tour, passe mes bras autour de toi et me laisse retomber en arrière, t'entraîne avec moi en souriant comme une débile, parce que je veux à nouveau t'avoir tout contre moi.

« J'ai faim mais j'veux pas me lever, j'veux rester bien au chaud dans tes bras. »

Il est là, le véritable soucis. J'ai faim. J'ai faim mais si je veux manger, il va nous falloir nous lever toutes les deux, à cause des menottes, et aller fouiller cette maison à la recherche de nourriture en tenue d'eve, à savoir sans aucune défense contre le froid. Je déteste le froid. Je veux rester bien au chaud sous la couverture, tout contre toi. J'aime énormément traîner au lit au réveil, me montre très câline si je suis accompagnée, c'est pour moi un délicieux moment de faiblesse. Je suis comme un chaton à la recherche d'affection, prête à ronronner au moindre geste ou mot doux ; je suis toute à toi, mieux vaut en profiter avant que je ne redevienne Lily la tigresse, cette fille avec la douceur et la délicatesse d'une catcheuse allemande sous anabolisants - même si je fais de gros efforts niveau douceur. Juré.

« J'ai aussi envie d'une bonne douche bien chaude, pas toi ? »

Je me demande si je devrais avoir peur de mes réactions, parfois ; genre vouloir utiliser sans honte la sale de bain d'un(e) inconnu(e) avec un crâne humain sur sa table de chevet. Je voudrais bien utiliser ses toilettes aussi mais il vaut mieux éviter d'amener ce détail embarassant tout de suite, nos soucis de menottées attendront bien un moment encore. Je tends l'oreille mais en dehors de nos voix et des oiseaux tueu..chanteurs, aucun bruit ne se fait entendre, me laissant supposer que notre mystérieux hôte nous a abandonnées chez lui. Si nous avons un hôte du moins, parce que les maisons vides ne sont pas si rares dans les environs.

Bah, on verra bien, en attendant je veux juste continuer de sourire comme une idiote, continuer de somnoler dans tes bras sans me soucier des mille et un soucis et maux de crânes à venir ; faire abstraction de toutes ces choses et attendre que nous soyons enfin prêtes à sortir du lit et à reprendre des forces avant de nous remettre sérieusement sur notre chronologie manquante, sur nos bêtises de la veille.
Puis il nous faudra retrouver Pedro.
Il va bouffer ses maracas.
Parole de blonde.
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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeJeu 4 Sep - 0:35

Electro était harcelée de toutes parts par des mexicains ivres – si, si, et elle aurait maintenu cette affirmation devant un juge si on l'avait propulsée contre la bar. Ils dansaient en agitant des maracas sous son crâne et ses yeux bleus s'agrandirent, surpris puis scrutateurs, quand sa compagne de lit lui glissa son nom entre deux maux de crâne. Mujica et del Río... Ça sonnait mexicain, ça ! Ou espagnol, mais on parlait mexicain en Espagne (ou le contraire, ils allaient pas chipoter si c'était la même langue, non plus), et elle se sentit soudain piégée comme un papillon dans une toile Il lui vint même à l'esprit, la fixant si intensément qu'elle pensait pouvoir avoir percé un trou dans son âme, que la blonde et Pedro ait pu s'allier pour la faire tourner en bourrique. Cette idée fut heureusement propulsée de son cerveau en bouilli par le peu de bon sens qui y restait : elles étaient toutes les deux attachées, et entre femme et femme, on se fait pas ce genre de coups ! Elles étaient alliées, à la vie à la mort – mais surtout à la vie, parce qu'après, euh... Ça sert plus trop à rien.
Ses traits se détendirent et son regard se fit à nouveau lointain. Foutus rouages pas capables de tourner seuls... mais ça au moins, elle l'avait pas oublié.

« Raphaella Lueger... Mais Raphaella Mujica ça fait plus classe. »

Et hop, elle devenait à moitié mexicaine ! Si ça c'était pas de la magie. Quant à savoir quoi faire... Electro prit une expression digne du Penseur de Rodin sous amphétamines et fouetta activement ses neurones, histoire de trouver une échappatoire à cette drôle de situation. Bon, déjà, manger ou se rhabiller, ça aurait été pas mal : mais allez enfiler quoi que ce soit avec des menottes, vous ! Elle était presque tentée de passer par la case « petit-déjeuner » sans enfiler quoi que ce soit au préalable. Pas sûr que la police en patrouille apprécie mais bordel, ils devaient avoir mangé, eux, et ils étaient pas attachés ! Si ça se trouve la porte s'ouvrait même pas, si ça se trouve c'était un crâne humain et on allait les arrêter pour meurtre ! Si c'était pas déjà fait.
Mais où étaient passés ses nougats...

Bonnes résolutions ou pas, sa compagne la ramena contre elle, éjectant les maracas, les cadavres et les seaux d'eau froide de son esprit. Y'avait comme des insultes et des cris qui résonnaient dans sa mémoire embrumée, mais allez savoir d'où ça venait ! Sûrement pas de son matelas trop confortable à qui (sur le coup), elle aurait donné le bon dieu sans confession malgré ses potentielles origines mexicaines.
Elle non plus elle avait pas envie de bouger. C'était comme le matin quand maman levait la couette pour la forcer à aller au lycée – mais elle était bien, là, il faisait chaud et elle ne voulait pas courir toute nue dans les couloirs, la chair de poule aux bras, à la recherche de céréales ou de leurs vêtements. Si ça se trouve, y'avait même rien de tout ça ici. Paupières encore lourdes de sommeil et d'une gueule de bois qui laissait traîner ses effets comme un gosse ses jouets, Electro se demanda si se rendormir serait criminel. C'était tout doux, alors même si elles étaient dans la chambre d'un inconnu peut-être psychopathe, au fond...
That's Crimson District for you. Jusque là elle n'avait pas rencontré beaucoup de cas d'asile, il fallait l'avouer, juste beaucoup de joueurs se prenant pour Dracula ou une autre connerie du genre. Y'avait même le piou-piou mélodieux des oiseaux pour leur rappeler que le soleil s'était déjà levé. Trop mignoooon et surtout trop chiant, bordel.

Dans la vraie vie, leur situation aurait été le premier plan du film d'horreur ; à la différence près que la jolie blonde était pulpeuse et pas en compagnie d'une rose à moitié droguée mais plutôt d'un joueur de football musclé, mais... Détails, détails.
Si un zombie ou un next Hannibal Lecter popait, elle lui cassait la gueule et voilà, scénario bâclé avec efficacité. Elle tenait à sa tête, mine de rien, même si elle la faisait souffrir. La cucaracha, lalalala ~
Il lui aurait vraiment fallu un massage de crâne.

Groggy, l'autrichienne leva un bras sans oser se séparer de sa source de chaleur. Douche, vêtements,  manger, c'était un bon programme, nan ? Le tout en jouant les sœurs siamoises gelées jusqu'aux os, et ça ça allait tout de suite être moins évident.

« Ouaiiiis mais il fait froid et... genre, on pourrait au moins claquer des doigts et être habillées, quoi, je suis pas un sims moi. »

Fallait bien qu'être dans un jeu vidéo apporte des avantages, quoi ! Ah, au moins, comme la lumière inondait les rues, les voix des étoiles ne l'atteindraient pas. Cette pensée la rasséréna sans la décider tout à fait.

« On fait quoi si y'a déjà quelqu'un dans la douche ? On le balance à poil dans la rue ? »

Electro avait un don pour se poser les questions utiles et vraisemblables. Et si Pedro était dans la douche ? Et s'il n'y avait pas de douche ? Et si elles devaient passer par la fenêtre du voisin sans rien sur elles ?
Le contact de la peau de sa compagne, chaude et rassurante, associé à tous les verres qu’elle avait dû s'enfiler avant de s'écrouler dans ce lit, l'empêchaient de considérer les choses avec sérieux ou inquiétude. Elles filaient sur une mer de nougats sous le soleil des tropiques et tout était trop génial.

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeLun 22 Sep - 19:59



Tu es loin d'être contrariante, ma chère femme, bien au contraire ! Tu me révèles ton nom, te laisse docilement ramener tout contre moi, me laisses somnoler dans la chaleur de tes bras. Je vais en tout cas te montrer ma reconnaissance en te donnant mon vrai nom, au cas où tu serais dans la même situation de non-connaissance ou non-souvenir. Qui se ressemble s'assemble, comme on dit, et nous deux on s'est carrément assemblées, genre, assemblage ultime.

« Lily Lueger c'est cool aussi, on échange si tu veux. »

Je ferme mes mirettes, t'écoutes causer de sims et de vêtements. J'avoue n'en avoir rien à faire de me balader nue comme un ver devant toi, ma femme, de te laisser me mater à volonté si tu en as envie ; mais sortir de cette maison sans rien sur le dos est tout de même un brin too much. Je voudrais retrouver mes vêtements moi aussi mais avec notre chance, on les a semés sur notre chemin - ou bien le mexicain les a emmenés avec lui. Je laisse ces histoires vestimentaires de côté, même si je nous sens dans une impasse, et continue de t'écouter dérouler le fil de tes pensées, celles sur notre hôte et son éventuel exhibitionnisme forcé.

« Ouais, tout nu dans la rue ! Puis on vole ses sous. Pour s'acheter des fringues. »

Ouais mais non, pour acheter, faut sortir de chez soi et aller au magasin, c'est naze comme idée. Non, il nous faut nos vêtements et ensuite on achète des trucs utiles.
Genre..

« Ou de nouvelles alliances ? »

Pour montrer notre lien au monde entier, surtout à Noise. Je meurs d'envie de voir sa tronche, tiens. J'emmènerais Flamenco avec moi, on lui annoncerait la nouvelle toutes les deux. Tu verras chérie, il sera vert de jalousie vu comme t'es jolie - même si tout est relatif au réveil. J'ai moi-même une mine affreuse, mode zombie avec bonus cheveux en bataille, mais genre, pas une petite bataille, hein, je parie que c'est carrément la seconde guerre mondiale, là.

Je continue de somnoler un moment dans tes bras, en silence, me rendors même un moment. Tu es tellement confortable, c'est criminel. Puis les couvertures aussi, avec toute leur chaleur. Je veux rester ainsi toute ma vie. Je voulais rester ainsi toute ma vie, du moins. Je viens de m'éveiller à nouveau et l'ennuis commence à s'installer. Je m'amuse avec tes cheveux roses, ma couleur secrètement favorite, les triture sans te demander ton avis, les caresse sans aucune honte.
Ça se fait entre femmes, non ?

En tout cas, je commence à vraiment avoir envie de me lever, de commencer notre aventure à travers la maison. Trouver une douche, histoire de bien me réveiller. Puis trouver de la nourriture, une boite de céréale ou un truc à avaler. Tu m'as affirmé avoir faim aussi et tu aurass assurément envie de te retrouver sous une eau bien chaude, en mode Mordor, dans trois.. deux.. un..

« Allez mon canard en sucre, allons tabasser des inconnus sous la douche ! »

Je nous débarrasse de la couverture sans autre forme de cérémonie, c'était la seule manière de lutter contre notre flemme. J'ai froid, maintenant. Je suis désolée, reviens couverture ! Non. Reste loin ! Nous devons nous montrer braves. Nous sommes des nanas amatrices de rose, nous sommes forcément fortes. Je me redresse, sourire aux lèvres à cause de cette merveilleuse vision. Non, bande de vilain(e)s, même si c'est en effet très attirant, je veux cette fois parler de mes baskets aux lacets défaits et non de la nanatomie de ma femme.

« Oh, ben, j'ai encore mes chaussures ! J'vais avoir les petons bien au chaud. »

Je t'en aurais bien refilé une, Flamenco, mais à mon avis, tu rentrerais difficilement dedans ! Bon, allez, comme le mariage c'est aussi savoir faire des sacrifices, si tu me le demandes, je veux bien les retirer et souffrir avec toi. On s'est sans doute jurées de s'aimer et de se chérir, pour le meilleur comme pour le pire.
Tu sais, la maladie, le froid et les dîner de famille.
Toi et moi, c'est à la vie, à la mort.

En attendant, on devrait se mettre en route et trouver la salle de bain avant de se transformer en bonne femmes de neige, non ?
Sibérie, nous voici !

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeVen 14 Nov - 9:50

C'était mignon Lily – et c'était pas vraiment juste que son prénom aille mieux avec son nom de famille à elle, hein. Si ça se trouve, c'était un signe du destin ; y'avait vraiment de la magie sur Euphemia et le Serveur les avait poussées l'une sur l'autre pour remplir sa mission de Cupidon divin. Si ça trouve Euphemia servait à ça, en vrai, c'était une sorte de Meetic super géant où on devait trouver l'amour de notre vie et... ouais non, pensa-t-elle en grimaçant intérieurement, c'était un peu foireux comme idée, sur le coup. Ça ressemblait à un VN harem bizarre qu'Anton lui avait montré un jour pour se marrer. C'était clair que si dans la vraie vie, on pouvait faire « reset » et recommencer tout en gardant en tête les bonnes options... Walkthrough, please. La vie aurait été putain de facile et heureuse.
Mais on est dans un jeu, là, alors pourquoi ce serait pas possible ? Electro en revenait sans cesse à cette interrogation qui la perdait dans les méandres d'univers parallèles en trois dimensions. Dur dur d'affirmer quoi que ce soit quand on habitait une île artificielle en plein milieu d'un jeu duquel on ne pouvait pas sortir, en pleine gueule de bois avec une jolie blonde et sans vêtements.

Yolo comme on dit, hein. Si au moins elle avait pu summoner ses vêtements. En parlant de fringues...

« Ouais ! Roses avec un gros diamant rouge au milieu. » répondit Electro avec un enthousiasme évident, agitant la menotte qu'elle avait au poignet comme un fantôme traîne son boulet. Elle pensa à préciser à Lily qu'elle ne ferait pas de concessions sur le rose mais qu'elle voulait bien discuter de la taille et de la couleur de la pierre (dont elle ne savait plus si rouge était égal à diamant, topaze ou rubis... oh, peu importe), mais ses pensées se cognèrent à un mur invisible de perplexité. Déjà qu'en temps normal, la jeune fille avait du mal à garder droit le fil de ses pensées, à moitié assommée, elle ne pouvait pas faire de miracles. L'hypothétique discussion sur les alliances jetée au bas du lit, il lui sembla se rendormir un très court instant, juste assez pour rêver de Lily avec une barbe et des maracas – et peut-être quelques tentacules en plus. Une légère pression sur son crâne la réveilla avant que sa brève aventure ne vire au cauchemar pur et simple : l'alcool lui réussissait jamais une fois la tête posée sur l'oreiller. Combien elle pouvait parier que les nougats de l'autre fois se seraient transformés en requins aux crocs luisants ? Trente-cinq paquets de chamallows, madame. Roses, évidemment.

Tous ses rêves de tranquillité et de bonheur (qu'elle comptait passer sous des couettes chaudes et collée à sa toute nouvelle moitié) volèrent en éclat avec la couette. Electro poussa un long cri d'effroi, cherchant la chaleur évanouie auprès de la jeune femme qui squattait avec elle le matelas. C’ÉTAIT FROID PUTAIN : voilà tout ce que son cerveau était capable de traiter sur la seconde. Une seule information à la fois, histoire de pas le faire imploser sous le choc. Ça aurait été con qu'elle finisse la journée en légume, elle avait pas si mal commencée, avec du recul. Le mal de crâne en  moins et le crâne en moins tout court, et ça aurait été parfait.

« Je vais me transformer en canard en sucre glaaaace », gémit-elle sans la moindre honte, les bras ramenés autour de ses épaules pour contrer le terrible hiver qui sévissait dans la petite pièce grise. Dès que le thermomètre descendait trop bas et qu'elle n'avait pas une veste à se mettre sur le dos, Electro se transformait en petite chose tremblotante. Tapette, se sermonna-t-elle sans réussir à se lever pour autant, yeux fixés sur les chaussures de sa femme. Ah bha.
C'était cool ça ! Même bourrée, elle avait l'esprit pratique. Woh, elle avait bien fait de l'épouser. Elle avait plus qu'à se montrer à la hauteur, maintenant.

« C'est pas con de les avoir gardées, j'aurais dû faire pareil ! Sauf si on me les a enlevées pendant que je dormais... Ça m'étonnerait même pas. »

Ses chaussures et tous ses vêtements, aussi, puisqu'elle n'avait strictement plus rien sur elle. Loin d'être gênée puisque pas pudique pour un sou, l'autrichienne fit grincer les ressorts du lit en se levant : droite comme un i, le point levé, elle cria pour s'encourager :

« Allez, on va trouver la douche, on est des putain de vikings ! »

Roses. Parce que tout était toujours mieux en rose. Et vu la température et le manque de chauffage, Electro trouvait cette comparaison on ne pouvait plus justifiée. A grandes enjambées, elle se dirigea vers la première porte sur laquelle ses yeux se posèrent.

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeLun 19 Jan - 21:15



Je m'excuse, univers. Je m'excuse d'avoir réveillé la bête, autrefois scellée sous sa couverture, de l'avoir naïvement débarrassée de ses entraves. Je m'excuse de nous avoir tous condamnés même si, faut bien l'avouer, je n'aurais pas pu prévoir que ma douce alcoolo au bois dormant, mon frisko saveur canard, se transformerait en une terrible barbare barbue sous l'effet du froid !
Barbue dans son coeur, du moins.

Je me redresse mollement sur le lit sans avoir un dixième de la vaillance de ma femme, que j'observe menacer les cieux de son poing, entraînant ainsi ma main avec la sienne - une énième sombre histoire de menottes. Je me laisse faire sans résistance, commence même à m'habituer à me faire balader la mimine, ma tendre moitié ayant la gestuelle facile.

« Wouhou! »

Je crie en tout cas en l'honneur de ton mini-discours de motivation. Tu vas l'avoir, ton rubis, chérie ; parce qu'on ne refuse rien à une femme aussi virile. Gros comme un œuf, ton caillou, si tu veux. Je suis loin d'avoir l'étoffe d'une scandinave comme toi mais en bonne conquistador, je me dois de t'offrir tous les joyaux aztèques de l'univers, toutes les alliances roses du monde.
Puis du bacon, aussi.

Je crois me souvenir, comme ça, sans doute à cause de mes nausées à intensité variable, que manger un sandwich au bacon aide à se débarrasser de la gueule de bois, une histoire de.. machins et de.. carbo-machins, de.. hé, hé ?!
Oh ben non, je m'amusais bien à gueuler debout dans le lit, comme ça, entre débiles nudistes, pourquoi partir à l'aventure tout de suite ? Tu décides de m'emmener loin du confort du matelas, j'ai même faillis me ramasser en bas du lit, de m'entraîner hors de la chambre, en terre inconnue, avec la délicatesse d'un bison camionneur. Tu avances vite et moi je trottine à ta suite, bras tendu à cause de nos menottes.

« Attends, ralentiiis ! »

Rien à faire, on n'arrête pas la charge d'une viking sans une bonne raison et en un instant, nous voici devant une mystérieuse porte, que je ne peux imaginer être ouverte qu'avec fracas. Je vais avoir du mal à te suivre si tu décides de foncer d'un coin à l'autre de la maison à enjambées de géante, en tout cas.

Je laisse ma femme faire son entrée dans la pièce, qui se révèle être la salle d'eau tant attendue, et entre à sa suite ; remarque immédiatement un trône w.c. et un lavabo d'un côté, un meuble et un sèche serviettes de l'autre, sans oublier une douche aux parois transparentes juste en face. Rien de bien folichon, juste le minimum. Bon, au moins, c'est bleu. Genre, bleu, la couleur, de la couleur. Rose aurait été bien mieux, évidemment, mais c'est tout de même rafraîchissant, surtout au sortir d'une chambre grise comme une prison.

« Pas de bonhomme tout nu sous la douche... »

Pas de bonhomme sous la douche ni de mexicains. Pas de cadavre ni de tueur en série. Rien. Personne. Juste chérie et moi. Juste nous deux, reines incontestables de l'endroit. Notre invasion commence bien, tiens. Je commence tout de même à me demander si l'absence d'habitant est normale ou non, parce que perso, je ne laisserais jamais deux inconnues nues chez moi sans les surveiller, surtout si elles sont menottées. J'ose tout de même espérer que nous n'avons tabassé et attaché personne dans une armoire durant notre folie alcoolisée de la veille, j'ai pas envie d'avoir les flics aux fesses.. encore.
Boah, on verra bien.

J'arrête de me triturer les méninges, de zieuter les toilettes avec insistance et décide de me débarrasser de mes baskets en prévision de la douche à venir.

« Chérie, j'ai envie d'un énorme sandwich artisanal de la mort, j'sais pas, on se vide le garde-manger du proprio une fois lavées ? »

Genre, un vrai sandwich matinal de scandinave, avec du cochon laineux et tout, un vrai sandwich de viriles. Ça ou, genre, un bol de frosties. Un truc comestible, tu vois.
Puis les frosties, y'a un tigre sur la boite, c'est viril aussi.
 
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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeSam 21 Fév - 4:19

Non, mademoiselle n'était pas bipolaire – et non, elle n'avait pas perdu toute sensation au niveau du poignet qu'on avait gentiment soudé à sa gentille compagne : mais une fois lancée, Electro prenait de drôles airs de bulldozer qu'on aurait croisé avec un viking et un flamand rose. Histoire de ne pas s'arrêter en cours de route et repenser à ses couvertures chaudes et son matelas moelleux, sûrement. Damn, pourquoi elle y avait repensé, déjà ?! De rage, la jeune fille enfonça cordialement la porte pour lui apprendre la vie, Lily toujours au bout du fil. Don't worry, je sais ce que je fais.
Déception intense, elles ne tombèrent pas sur un réduit de psychopathe, du genre où le meurtrier exhibe les têtes empaillées de ses victimes ou les peaux séchées soigneusement prélevées sur leur cadavre décapité. C'était juste une salle de bain, avec tout le nécessaire que l'on pouvait être en droit d'attendre d'une salle de bain ; y'avait même des serviettes ! Et pas en peau humaine, avec un peu de chance.
Enfin, l'avantage c'était qu'il n'y avait pas de mexicain dans la douche, elles allaient pouvoir se savonner sans assommer et dépouiller qui que ce soit. Quoique, lui susurrait la partie rationnelle de son cerveau, lui piquer son frique, ça aurait été plus pratique pour s'acheter de nouvelles fringues. Parce que là, à moins qu'elles tombent du ciel comme par magie, elles allaient être bonne pour le vol à l'étalage. La perspective de l'eau chaude coulant sur sa peau maltraitée par le froid la rasséréna néanmoins assez pour qu'elle cesse de se soucier du problème vestimentaire – au pire, elles avaient peut-être des voisins compréhensifs, de l'autre côté du mur.

Et puis de toute manière, si la loi l'avait permis, ça n'aurait pas dérangé Electro de vivre complètement nue. Allez savoir pourquoi ses parents avaient toujours refusé de partir en vacances sur une plage nudiste. Elle maintenait mordicus que ça aurait été super fun.

La jeune fille, que l'absence de propriétaires n'étonnait pas outre mesure (ils étaient peut-être partis faire les courses, ou alors ils étaient morts – et dans ce cas elles n'avaient pas franchement à s'inquiéter de leur retour, hein), acquiesça vigoureusement en direction de sa partenaire d'aventure, au risque de se décrocher la tête des épaules. Ça, elle était partante, et direct ! Un énoooorme sandwich à plusieurs étages et aux garnitures diverses et variées, du genre à faire grimacer tous les nutritionnistes du monde. Elle n'était pas loin d'en saliver (au pied de la lettre) avant de se souvenir que l'orgie de nourriture, c'était après la douche, et pas avant. Hmmm certes, pensa-t-elle en jetant un regard critique à son corps encore et toujours dénudé, elle en avait bien besoin pour se remettre d'applomb. Et puis bon, même en se creusant sérieusement le cerveau, elle arrivait toujours pas à se souvenir de où elle avait été traîné la nuit dernière.
C'était pas parce qu'elles empestaient pas le caniveau qu'il fallait négliger ce genre de détails !

« Ouaiiiis, de toute façon y'a personne pour nous dire qu'on a pas le droit, fit-elle remarquer avec un sourire satisfait, juste avant d'ouvrir deux yeux ronds comme des soucoupes, woh, si ça se trouve y'a pas d'eau chaude ! »

Ni une ni deux, et parce que délicatesse ne faisait pas parti de son vocabulaire, Raphaella sautilla jusqu'à la douche et tira à fond la poignée d'eau chaude ; timides, les gouttes s'écrasèrent sur la faïence blanche, gelées, puis de plus en plus chaudes à mesure que l'eau tombait. Bientôt, une buée dense partit du sol jusqu'à plonger la petite douche dans une ambiance sauna fort relaxante. Soulagée, Electro partit d'un long soupir.

« C'est trop cool, on va pouvoir se laver ! »

Puis pourquoi attendre ? Elle passa une jambe entre les parois transparentes avant de la retirer avec un juron coloré dans sa langue natale ; fuck fuck fuck, c'était bouillant !

« Mouais, bon, ça ira mieux comme ça », commenta-t-elle en tournant l'eau froide à son tour, histoire de ne pas finir ébouillantée comme un homard en cuisines. Elle était encore trop jeune et affamée pour mourir, merci bien.

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MessageSujet: Re: PARTY HARD - Pv Electroweak   PARTY HARD - Pv Electroweak I_icon_minitimeMar 18 Juin - 18:44



Je me fais à nouveau entraîner aux quatre coins du monde - ou en tout cas vers la douche - avec une délicatesse qui n'est malheureusement pas sans me rappeler la mienne. Ça commence à me faire mal au poignet, à force, cette histoire de menottes. Puis c'est difficile de bien se coordonner, on se gêne sans arrêt. Pourtant, dans les films, les héros font face à des situations impossibles, courses-poursuite et explosions, tout en étant menottés à leurs ennemis jurés et ils arrivent à s'en sortir grâce à des cascades improbables - comme sauter d'une voiture en marche.
Peut-être que nous manquons simplement d'entraînement, mon épouse et moi.
On devrait s'attacher plus souvent et on y arriverait nous aussi.

Arrivées à destination, ma femme s'empresse de faire couler les goûtes de chaleur mais vu l’impressionnant juron qui vient de sortir de sa bouche, elle a dû confondre eau et magma en fusion. Ça m'a fait sursauter. Ça m'a fait pouffer de rire, aussi. On va attendre un moment avant de se lancer, hein.
Au bout de deux ou trois bâillements, c'est à mon tour de vérifier la température en passant le bras sous l'eau et je constate avec joie que cette dernière est parfaite.

« Ah ! C'est bon. »

J'entre dans la douche, entraîne ma douce.. ma tendre.. hum.. ma moitié avec moi. Aaah~ J'en avais bien besoin de cette douche chaude. Quel bonheur. Je ferme les yeux et laisse les minutes s'écouler sans rien dire, sans rien faire si ce n'est pencher la tête en arrière de temps à autres pour sentir l'eau ruisseler sur mon visage, relaxée par la douce mélodie des goûtes qui s'écrasent au sol.
Au bout d'un moment, finalement bien éveillée et avec les idées claires, j'ouvre les yeux et dirige ces derniers vers ma compagne.
Raphaella est nue.

Je sais. Je suis nue, elle est nue, nous sommes nues. Flamenco et moi sommes bien conscientes de nos non-tenues non-vestimentaires depuis que nous nous sommes réveillées ce matin, ce n'est pas comme si je venais de m'en rendre compte.
Seulement voilà : entre gueule de bois, sommeil et trou noir mnésique, j'ai surtout pris note de sa nudité de manière générale, je ne me suis pas encore intéressée aux détails si vous voyez ce que je veux dire.

Je laisse donc mes mirettes explorer les mille-et-unes merveilles du corps humain, parcourir joyeusement vallées et collines sans la moindre honte, sans la moindre crainte d'être prise sur le fait - je pense que nous avons passé le stade de la pudeur il y a longtemps et elle est libre de faire la même chose si ça lui fait plaisir.
Je dois bien le reconnaître, mon épouse est désirable et indéniablement désirée. Je suis vraiment fière de toi, Killy bourrée. Damn. Je continue de mater mais mon regard ne cesse de faire des allez-retours entre ses courbes et la cascade rose qui dévale le long de son dos.

« J'aime bien tes cheveux. »

Qu'est-ce qu'ils sont longs. Ça ne me va pas, je crois, les cheveux longs. Quoique je ne les ai jamais laissés pousser, c'est donc plutôt dur à dire. Je veux dire. Ils m'arrivaient dans le bas du dos quand j'étais encore une enfant mais j'ai reçu l'autorisation de les raccourcir drastiquement vers douze ou treize ans et je ne les ai plus jamais laissés pousser depuis. Fin'. Je suis allée chez une coiffeuse avec mon argent de poche pour qu'elle les raccourcisse drastiquement et ensuite j'ai reçu l'autorisation. Plus ou moins. C'est du détail, tout ça. Quoi qu'il en soit, je passe ma main dans les cheveux de ma moitié, entraînant sa main à elle au passage - quelle idée de nous menotter via nos mains dominantes aussi.

« J'aime le rose, c'est ma couleur favorite. »

Petit secret entre femmes, à emmener dans la tombe évidemment. Je fais en tout cas de gros efforts pour ne pas lui demander si elle a déjà considéré de se rose-ifier partout et porte mon attention sur les différents produits d'hygiène mis à notre disposition, comme cette bouteille de shampooing. Ça doit lui prendre des heures à entretenir, une crinière pareille. Ça m'ennuyait déjà quand j'étais petite, de les avoir longs, je ne sais pas si je supporterais - encore que je pourrais essayer de les laisser pousser ne serais-ce qu'une fois, pour voir ce que ça donne ? Je lâche sa tignasse en paix et vient triturer ma propre blondeur, songeuse, interrogative, avant de déclarer :

« Nah. J'aurais l'air bête avec les cheveux longs. »

Je décide de continuer mes fouilles et trouve, à côté du shampooing, une bouteille de gel douche à la fleur d'oranger, une bouteille qui me fait soudainement réaliser que je ne me suis encore jamais lavée devant quelqu'un. Ça me fait aussi penser que je me suis d'ailleurs encore jamais glissée sous la douche accompagnée, pas plus que je n'ai... Oh. Oh ! Killy, tu as parfois d'excellentes idées. Je m'aime. Parfois. Je crois.

« Flamenco, mi corazón~ »

Je me met face à elle, ramène sa taille contre la mienne de ma main non-menottée et lève légèrement les talons - sales centimètres de différence - afin de poser délicatement mes lèvres sur les siennes ; parce que j'en avais envie, parce que je suis d'humeur joueuse et surtout parce que ça pourrait l'aider à se mettre dans le mood.

« Tu veux que je t'aide à te savonner ? »

Je la fixe avec un petit sourire qui, combiné à la manière dont j'ai posé la question, ne laisse aucun doute sur mes intentions.

Je n'ai encore lavé personne mais je suis sûre qu'on peut rendre ça très amusant.
Reste à voir si l'idée lui semble aussi bonne qu'à moi.

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