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 Mirror ☣ Through the Looking Glass
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Mirror


Hope Corporation

Hope Corporation

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Messages : 37
Date d'inscription : 26/07/2013

MessageSujet: Mirror ☣ Through the Looking Glass   Ven 26 Juil - 15:35


❝Mirror


✗ Comment tu t’appelais ?
Miyu Midoki.
✗ Tu as choisi quel pseudo ?
Mirror. C'est mystérieux, un miroir. C'est envoutant, c'est dangereux.
✗ Tu as quel âge en fait ?
16 ans. On me dit que je fais plus mentalement, mais moins physiquement.
✗ Tu viens d'où ?
Je suis née au Japon, mais je ne me souviens de rien. Très jeune, j'ai suivi ma mère et j'ai grandi au Cambodge.
✗ Tu veux aller sur quel île ?
Hope Corporation. La technologie me fascine.
✗ Tu fais quoi dans la vie ?
Je cherche encore une idée de ce qui pourrait me plaire, mais surtout de ce que je serais capable de faire...
✗ T'es un super-héros ?
Ouvre les yeux, regarde-moi. Maintenant je sais tout. Ton passé, ce que tu faisais avant d'arriver sur le jeu. Je vois clair comme dans un libre ouvert. Enfin, si j'enlève mon cache-oeil. Car cet oeil à la couleur anormale, différente, c'est grâce à lui que j'ai ce pouvoir. Mais je ne m'en sers presque pas, c'est très personnel, tu sais.

» Mémorisation Physique.



    ✗ La couleur de tes yeux de biche ?
    Hétérochromes, ce qu'on appelle aussi des yeux vairons. Quand je suis née avec ce regard rouge rubis, et cette peau blanche comme de l'aspirine, une question s'est posée : est-elle albinos ? Non.
    Mais depuis 'cet' incident, j'ai perdu mon oeil gauche qui a été remplacé par celui d'une poupée. Ma mère a fait appel au premier médecin venu, le moins cher surtout, qui a trouvé l'idée judicieuse. Maintenant, il est d'une couleur étrange, entre le vert et le bleu. Oui, un turquoise sombre en quelque sorte.
    On m'a souvent dit que mes yeux étaient bizarres, on s'est moqué de moi pour ça, alors j'ai pensé que c'était mon oeil gauche qui dérangeait et je l'ai caché.
    ✗ Et celle de tes cheveux au vent ?
    Noirs, très noirs. Presque aussi noirs que les plumes d'un corbeau, presque aussi noirs que l'encre de Chine. Je suis asiatique, après tout, rien d'étonnant. Mais mon teint blafard leur donne l'impression d'être plus sombres encore, je suppose... Les cheveux trop longs me gênent, alors je les porte courts, pas plus longs qu'aux épaules ; par contre j'aime bien avoir des mèches irrégulière, particulièrement sur mon front. Je me sens nue s'il est parfaitement dégagé. Mais s'ils forment ensemble une tignasse assez docile, facile à coiffer, une mèche indisciplinée se démarquera toujours des autres, allez savoir pourquoi...
    ✗ Tu sens la rose ou tu pues le yack ?
    Quel que soit le parfum que je cherche à mettre, une odeur douce surpasse toujours les autres notes. Une odeur d'amande... Non, plutôt de frangipane je crois.
    ✗ Taille & Poids ?
    1 mètre 57, 41 kilos. Petite et frêle. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à grossir, quant à grandir? On ne choisit pas...
    ✗ Signe distinctif ?
    Mon cache-oeil, inutile d'être observateur pour le remarquer. Un cache-oeil blanc médical, tout ce qu'il y a de plus classique. Il intrigue les gens quand on me parle, leur regard finit toujours par loucher dessus, comme s'ils se demandaient ce qu'il y avait dessous. Un oeil. Surprise, hein ?



» Analyse cérébrale.



    ✗ On n'est pas parfait hein ?
    Froide comme le givre, glaçante comme la mort. Effacée. Invisible. Mais avant tout étrange. C'est ce qu'on me dit. On me méprise, on me fuit, on pense que je porte malheur. Alors j'essaye de corriger cette image, j'essaye de prouver que je ne suis pas si différente, de me faire des amis. De lutter et de remporter la victoire contre ce manque de confiance en moi. Mais ma façon de penser aussi diffère. Je n'ai pas le même humour, et quoi que je fasse, je ne peux m'empêcher d'être cynique. Un peu hautaine aussi. Je ne le fais pas exprès, et c'est seulement l'impression que je donne. Et je crois que ma timidité n'arrange rien. Au fil du temps, je me suis mise à craindre le regard des autres comme la peste, de tout faire pour passer inaperçue. S'il était possible d'être plus petit qu'un acarien, la vie serait plus facile. Mais ce n'est pas possible, n'est-ce pas ?
    Je sais aussi que je ne suis pas toujours drôle, et que je suis un peu rabat-joie. Je n'arrive pas à me détendre, à croquer la vie à pleines dents, tout simplement. Comment on appelle ceci ? De la dépression ? Non, de la désillusion. J'ai l'impression d'avoir grandi trop vite, d'avoir manqué une étape de ma vie d'enfant, et je donnerais n'importe quoi pour la retrouver...
    ✗ Mais on gère la fougère ?
    Je fais des efforts pour ne pas voir le verre à moitié vide malgré tout, vraiment j'essaye au maximum. Ce qui est certain, c'est que je ne juge pas les gens, ni sur leur apparence, ni sur leur différence, j'ai été la première à en souffrir, ce serait injuste de répéter le schéma.
    Je mens bien. D'accord, ce n'est pas un réelle qualité, mais je sais être aussi bien franche qu'hypocrite quand il le faut. "L'hypocrisie est le masque de la société", c'est tellement vrai. Car oui, j'ai malgré tout réussi à créer quelques liens avec les autres, je suis persuadée que savoir jouer un rôle y est en partie pour quelque chose. Mes amis, ceux que j'ai eu depuis mon enfance, je les compte sur les doigts d'une main, mais jamais je ne les ai laissés tomber. Muette comme une tombe, ça a du bon, et tous leurs secrets, je les emmènerai avec moi six pieds sous terre.
    Je crois qu'on peut dire que je suis logique, oui je le suis : logique et attentive. Observatrice : quand on parle peu, on apprend à écouter et à analyser à la place. Alors je comprends vite. C'est ça, l'intelligence, sans doute. Mes professeurs disaient de moi que j'étais un petit génie, mes camarades me jalousaient et me détestaient pour cela. Mais j'en vois maintenant les avantages : les ordinateurs, la technologie sont captivants, sans doute les aurais-je moins apprécié si j'avais été autrement.
    ✗ Tu préfères les garçons, les filles, les deux, les chatons ?
    A vrai dire je n'en sais rien, les chatons sans doute ? Au moins eux ne risquent pas de se moquer de moi si je leur avouais mes sentiments... Je plaisante. Mais je ne suis tombée amoureuse qu'une fois, peut-on juger de cela ?
    ✗ Moi j'ai un rêveuuuh ?
    Un rêve ? Bien sur, qui n'en a pas ? Celui d'être enfin acceptée, je suppose. Vous pouvez trouver que c'est cliché, tout droit sorti d'un roman pour ados et vous auriez raison. Mais je pense qu'aussi naïf soit-il, c'est ça, mon idéal. Et je sais que cet endroit va me le permettre.
    ✗ T'as peur de quelque chose ?
    D'être rejetée ? Non, là ce serait vraiment trop mielleux. Ici, j'ai peur d'être supprimée. Vous savez : "Delete ? -> YES." Et hop, plus de Miyu, retour à la réalité. Tout ça à cause d'un bug. Il ne fait de mal à personne cet oeil, même le pouvoir qui en recèle est plus défensif. Mais il parait que les anomalies doivent disparaitre, alors j'espère qu'on ne me retrouvera pas. J'ai l'impression d'être un brigand en vadrouille en parlant comme ça, ce n'est pas le cas, pas vrai ?
    ✗ Quels sont tes goûts ?
    Ce que j'aime par dessus tout... Je dirais... Les ordinateurs. Allez savoir si c'est parce que cette découverte est récente pour moi, mais ils me captivent. Jamais je n'aurais imaginé qu'on puisse faire tant de choses avec un écran, un clavier et une souris. Quand j'appuie sur le bouton POWER c'est à un autre monde que je me connecte. En deuxième viendrait le dessin. C'était un vieux passe-temps quand je ne connaissais rien de la technologie, et quand on a peu d'argent on se plait à se contenter du peu qu'on a. Pour moi, c'était une feuille et un crayon, l'union des deux calmait mes nerfs. Et rien de mieux qu'un morceau de violon langoureux en grignotant un morceau de pastèque pour se relaxer. Oui, une harmonie que je suis la seule à comprendre je crois. Mais ce fruit est une gourmandise pour moi, et le violon ? Une source d'inspiration. C'est mélancolique, sanglotant. D'ailleurs, je pensais que c'était ça, le casque qui transporte notre esprit vers Euphemia : un simple casque, mais qui a en mémoire tous les morceaux qu'on aime. Pour ce qui est des vêtements... Question difficile. J'ai eu beau tout essayer, rien ne me va vraiment à part des vêtements sombres, quoiqu'un minimum distingués. La dentelle me va bien. Vous savez, ce genre de tenues qu'on portait à un autre siècle, ou quelque chose qui a un côté Lolita. C'était ce que ma mère me faisait porter enfant et elle avait raison, je n'ai jamais rien trouvé de mieux.
    ✗ Signe distinctif ?
    Je ne pense pas que la paranoïa soit héréditaire. Non, je ne suis pas paranoïaque. Pourtant, j'ai parfois l'impression que tout pourrait recommencer ici avec mon oeil qui bugue, et il m'arrive de me retourner dans la rue en pensant qu'on me regarde bizarrement ou de mal interpréter des rires qui ne m'étaient pas destinés. Mais je vais corriger ça, c'est promis.



» Chargement du jeu.



    ✗ On a tous un passé :
    12 septembre, quartier d'Akihabara, ile de Honshu. J'aurais aimé connaitre un peu mieux mon pays natal avant de le quitter, qu'au moins je puisse en garder quelques souvenirs. Mais ma mère était en fuite, et de qui ? Mon père. Elle ne me souhaitait pas avant de tomber enceinte, pourtant elle ne tenait plus qu'à moi une fois qu'elle a découvert mon existence. Mon géniteur était un homme brutal et violent, c'est ce qu'elle m'a toujours raconté. Elle n'a jamais voulu qu'il s'approche de moi, qu'il me voit ou qu'il me touche, qu'il fasse de moi sa fille. Alors nous avons fui, toutes les deux, le bébé que j'étais dans les bras de cette personne. Notre destination ? Nous n'avions pas les moyens de partir en Europe ou aux Etats-Unis, mais elle m'avait promis qu'elle travaillerait dur pour nous y conduire, ce serait la fin de notre périple. Ou plutôt de notre rêve, de son rêve. S'il y avait pire endroit que Tokyo pour naitre, il y avait mieux que le Cambodge pour grandir. Je n'ai jamais aimé cet endroit.
    Le Japon est un pays bien plus aisé, alors nous avions les moyens d'avoir un logement décent. Elle était prête à ce sacrifice pour moi, quitte à devoir travailler avec acharnement et accepter des postes qui ne lui plairaient pas. Afin d'économiser, ma mère est passée par plusieurs métiers de misère, surtout les premières années : finalement, elle a ouvert un bar, toute seule, au rez-de-chaussée de notre maison. Tandis qu'elle travaillait tout le soir, je restais à l'étage à observer par la fenêtre, cachée. Sans doute une forme de paranoïa s'était développée en elle depuis son départ, mais elle avait toujours peur que l'on me voit, que l'on s'en prenne à moi. Ou que cet homme me retrouve. Mon physique dérangeait les habitants et les clients, j'étais petite et chétive mais avec le regard dur d'un adulte. Oui, c'est mon regard qui ne plaisait pas, à cause de ces yeux rouges on m'a quelquefois soupçonnée de sorcellerie. Heureusement, l'insouciance de l'enfance vous fait pourtant mieux tolérer la différence. Oui, j'ai grandi avec des gens de mon âge, je partageais leurs jeux. Bien qu'assez pauvre je l'étais un peu moins que les autres et on peut dire que j'avais une vie normale, ou presque. Enfin jusqu'à ce soir-là. Vous devez connaitre les aléas du travail de nuit, n'est-ce pas ?
    Une soirée au cours de laquelle les habitués étaient restés plus longtemps que les autres soirs : leur usine fermait, ils cherchaient un moyen de noyer l'angoisse et le chagrin comme ils le pouvaient. Cette femme, elle essayait de maitriser une bagarre qui avait éclaté à l'intérieur entre deux hommes qui avaient bu plus que de raison. J'avais l'habitude de ne pas trouver le sommeil à cause de ce genre d'incident. Malgré ce qu'elle m'avait toujours défendu, j'étais sortie de ma chambre, car cette fois il y avait quelque chose d'inhabituel dehors. Des aboiements faibles, de détresse, et je savais exactement de qui ils venaient. Depuis quelques jours, un chiot blessé tournait autour du bar et je l'avais pris en affection, l'élevant en cachette. Avec sa patte plus courte que les autres, moi je le trouvais adorable. Mais les ouvriers saouls semblaient ne pas partager mon avis : ils étaient là, dans l'angle mort de la maison, avec des bâtons ou des barres de fer. Il avait peur, je l'entendais gémir pitoyablement. Tout est allé très vite ensuite, je me souviens avoir tiré ces hommes par le bras, par la chemise, me faire repousser. Courir à la rescousse de mon petit compagnon. Ils se sont énervés, ils empestaient l'alcool, tous. Ils avaient peur, peur de moi, des sorts que je pouvais leur lancer. Alors ils m'ont prise pour cible à la place du petit chiot abandonné. "Tu nous portes malheur. Tout est de ta faute." A part de l'atroce douleur, je ne me souviens de presque rien. L'un d'eux avait sorti un canif, on ne rigolait plus, on ne s'amusait plus à torturer. Je n'arrivais pas à pleurer, ni de mon oeil droit, et surtout pas de mon oeil gauche qui n'existait déjà plus. Mes sanglots ont appelé ma mère qui est apparue, qui s'est jetée sur moi, qui m'a enfermée dans ma chambre avant qu'on ne me poursuive pour terminer le travail méticuleux qui consistait à me défigurer pour de bon. Sans yeux, plus de regard mauvais n'est-ce pas ?
    Je suis restée la journée suivante dans un lit d'hôpital, et elle pleurant toutes les larmes de son corps à mon chevet. L'hospice le plus proche, le moins cher, le médiocre. Voulant m'opérer dans l'urgence pour libérer les places, mon "médecin" était pourtant renommé, aussi bien par son talent que par ses méthodes douteuses. Il trouva judicieux de remplir mon orbite vide par un oeil de verre, un oeil récupéré sur une poupée. Le miracle dans cette histoire ? Trois semaines après mon opération, j'arrivais à revoir de cet oeil, juste un peu. Mais les railleries se sont poursuivies, pires encore. Si avoir des yeux d'une couleur anormale gênait les regards, avoir les yeux vairons était pire, c'était le résultat d'un maléfice. On me pointait du doigt, on riait, plus seulement les adultes, les enfants aussi car on grandissait et on réalisait combien il était grave de ne pas rentrer dans la norme. Alors je cachais cet oeil qui choquait tant, qui attirait les regards. J'ai pris l'habitude de porter un bandeau blanc médical, le plus discret possible, mais rien ne changeait. Maintenant, me croiser semblait un signe funeste de mort, comme si j'étais la grande Faucheuse incarnée sur terre. J'ai appris à vivre seule, loin des autres, isolée ; j'ai appris à ignorer les moqueries ou les bousculades. A l'école, ça n'allait jamais plus loin, on avait trop peur des conséquences si on s'en prenait à moi. Et je me suis contenté de prendre mon mal en patience, je mettais de côté le peu d'argent de poche que j'avais pour acheter deux tickets de bus et de quoi participer au loyer d'un studio, et quitter cet endroit maudit pour de bon. Ma mère avait suggéré de changer de ville le jour de mon anniversaire, elle ne supportait plus la pression dans cette petite ville.
    La nuit suivante, je me suis réveillée avec une curieuse odeur de brûlé. Le feu. La maison était en feu. J'ai accouru, paniquée, en direction de ma mère à moitié consciente et je l'ai tirée jusqu'à la sortie. Elle tenait une boite de médicaments dans sa main à peine serrée. Je n'ai jamais su si l'incendie était involontaire, si quelqu'un l'avait provoqué ou si cette femme en était la responsable. Mais je savais une chose : tant que je restais près d'elle, elle ne pourrait vivre tranquille. Alors je suis retournée dans cette maison, j'ai cherché à éteindre le brasier qui venait par chance tout juste de se déclarer lorsque j'avais ouvert les yeux. Et rassemblant le peu d'affaires que j'avais, je suis partie, la laissant là, allongée à l'entrée du bâtiment, paisible.
    Le lendemain, je rejoignais Phnom Penh, la capitale. Mon premier achat sur place fut un téléphone portable - mon premier portable - dans lequel j'entrais le numéro de ma mère. Si les choses se calmaient, je l'appellerais surement. Je crois qu'à cause de mon état pitoyable, les agents immobiliers ne m'ont pas prise au sérieux quand je leur ai demandé l'appartement le moins cher qu'ils avaient, ils se mirent à rire sous mon nez. Pour une fois, une seule fois, je me mis à rire avec eux de moi, mais à ma façon. Je leur ai dit que s'ils ne me vendaient pas quelque chose, j'invoquerais les forces des ténèbres pour maudire leurs familles. Ils prirent peur et me tendirent une clé. Le studio vide ressemblait plutôt à un cagibi, l'odeur de moisissure avait imprégné les murs, mais au moins j'avais un toit, et ce gratuitement. L'endroit était trop délabré pour pouvoir être mise en vente.
    Ce que je comptais faire dans cette nouvelle ville ? Me refaire une vie, un passé. J'avais tout juste 16 ans et j'allais à l'école comme tout le monde, mais cette fois j'attirais plus de curiosité que de crainte je crois. On se risquait à venir me parler, quelquefois ; sans doute la mentalité dans les grandes villes est différente. Mais tandis que je rentrais en fin d'après midi, je me stoppais net devant ceci : un cyber café. Pour vous c'est anodin, mais pour moi qui avais grandi à la campagne, un ordinateur représentait beaucoup. Une fenêtre sur le monde. Je me hasardais à entrer : tous les écrans allumés devant un siège vide arboraient un "HI" en tant que fond d'écran. HI pour Hedger Impact. Je demandais à mon voisin sa signification et me regarda comme si je débarquais d'une autre planète avant de taper le nom dans un moteur de recherche pour me montrer l'entrée. Ah, c'était 'juste' la plus grande entreprise informatique. Je retournais à ma découverte de l'informatique, fascinée. Mon initiation ne s'arrêta pas ici : j'y retournais tous les jours, dans ce café, devant cet écran et sur ce siège, jusqu'à la fermeture. C'est alors qu'un jour, pendant les cours, mon portable vibra. Oui, j'avais une entrée dans mon répertoire, cette femme, qui ignorait l'existence de ce téléphone. Je le consultais en silence. Encore ces initiales HI, décidément elles étaient partout. Un peu sceptique quant à la question que comportait le message - même complètement dubitative - je répondais "OUI" et reprenais le fil du cours comme si rien ne s'était passé. Le lendemain soir, un paquet m'attendait devant ma porte, au bout du couloir : c'était mon nom dessus. Assise sur mon lit, curieuse et impatiente comme le jour de Noel, j'en sortis un casque et le posai sur mes oreilles...
    ✗ Ton arrivée à Euphemia et ta réaction :
    Je dois avouer qu'en ouvrant les yeux, je ne m'attendais pas à voir autre chose que le mur défraîchi en face duquel je me trouvais. Non. J'étais dans un autre monde. Alors ce message n'était pas un canular... Et ici j'aurais toutes mes chances de me refaire une nouvelle vie. Tout semblait pourtant réel, plus que jamais. Je m'approchais de la première vitre que je longeais : c'était bien moi, trait pour trait. En posant une main sur mon cache-oeil, une question me hantait : que pourrais-je y découvrir ? Je m'empressais d'y répondre en retirant le bandeau : lui aussi était là, pourtant il était différent. Je crois que je comprenais comment je m'étais retrouvée ici, copie conforme de mon "moi" du monde réel. Le programme du casque devait recopier chacune de nos cellules organiques à l'identique ; mais lui n'était qu'un leurre, pas plus de chair que ce jeu. Impossible pour le système de matérialiser à la perfection quelque chose de faux. Alors il luisait d'une étrange couleur turquoise comme avant, mais en s'approchant, je voyais des 0 et des 1 y défiler. Voici donc ce qu'on appelle un "bug", ou une anomalie. Mais je pris peur : les bugs, on les supprime, et moi je ne voulais pas retourner à ma vie d'avant, celle-ci allait m'offrir des possibilités infinies, je le savais, je l'espérais. Alors je le cachais, apeurée à l'idée que si on apprenait son existence, on veuille me l'enlever et me supprimer de ce nouveau monde. Quand j'ai du choisir l'ile sur laquelle j'allais vivre, je ne mis pas très longtemps à opter pour Hope Corporation. Ma première approche du virtuel face aux ordinateurs m'avait laissée sans voix ; et quoi de mieux qu'un monde informatique pour cacher mon anomalie ? Au moins ici, on ne me retrouverait pas.



» Toi le geek.



    NOM/PSEUDO : Extasy/Shooting Star/ comme vous voudrez en fait.
    AGE : Cendrillon pour ses 20 ans... ♫
    JEU VIDÉO FAVORI : Oulah. The Path, Kingdom Hearts, Tales of Symphonia, Portal, la Saga du Professeur Layton, Pokemon (bah ouais-euh.), et je dois en manquer plein...
    FILM FAVORI : Impossible d'y répondre, même moi je me pose cette question sans savoir...
    MANGA/SÉRIE FAVORITE : Steins;Gate, Tsubasa Reservoir Chronicle, Kuroshitsuji, Another et j'en passe encore... / Mais là je sais : Sherlock (BBC) et My Little Pony. <- si si, ça compte.
    COMMENT T'AS DÉCOUVERT LE FORUM ? : Topsite Power.
    T'ES UN OUF DANS TA TÊTE ? : - Je sais pas. T'es un ouf toi ? - Non. Et toi ? - Non. Et toi ? - Bon, on va demander ça à tout le monde là-dedans ? Sinon on est pas sortis...
    MANGER OU BOIRE ? : Keep Calm & Drink Dr. Pepper. Definitely !
    JE TE SAOULE AVEC MES QUESTIONS ? : Ca dépend, je te saoule à y répondre par une autre question ? Non ? Alors on est quittes.
    UNE DERNIÈRE ALORS, C'EST QUOI LE CODE ? :



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Hope Corporation

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MessageSujet: Re: Mirror ☣ Through the Looking Glass   Lun 29 Juil - 16:42

Désolée du double-post, punissez-moi, fouettez-moi, mais j'ai fini.
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Umbra


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Admin flemmarde

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Date d'inscription : 24/06/2013

MessageSujet: Re: Mirror ☣ Through the Looking Glass   Lun 29 Juil - 23:04


BIENVENUUE 8D
J'aime beaucoup ton avatar 8D
Ton personnage est plaisant, et son histoire est plutôt captivante 8D
Je serais ravie de t'accueillir chez moi 8D

Je te valide donc et tu peux dès à présent faire ta fiche de lien et voir ta course aux niveaux dans le topic adéquat 8D
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MessageSujet: Re: Mirror ☣ Through the Looking Glass   

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