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 Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »
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Apricot Tea


Crimson District

Crimson District

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Messages : 61
Date d'inscription : 21/04/2014
Localisation : Chez elle.

MessageSujet: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Jeu 24 Avr - 15:57


❝APRICOT TEA


✗ Comment tu t’appelais ?
Lou Delhier
✗ Tu as choisi quel pseudo ?
Apricot Tea
✗ Tu as quel âge en fait ?
23 ans ; bientôt 24 ans en réalité.
✗ Tu viens d'où ?
France.
✗ Tu veux aller sur quelle île ?
Crimson District.
✗ Tu fais quoi dans la vie ?
Vendeuse de vêtements.
✗ T'es un super-héros ?
Modification des vêtements.
Apricot peut, si elle le souhaite, changer la couleur, la forme, ou tout simplement l'ensemble de ses vêtements et de ceux des autres – avec ou sans leur accord. Elle n'a qu'à les toucher et imaginer ce qu'elle veut pour que tout se modifie selon ses souhaits. Le vêtement change en rétrécissant, prenant une autre forme, une autre couleur, etc, de façon visible. C'est comme s'il prenait vie et décidait de se faire une petite coupe.
Il faut bien sûr qu'elle l'imagine précisément pour que ça marche. Elle ne peut pas retirer les vêtements entièrement, mais elle peut en revanche ajouter des couches, qui apparaîtront comme par magie. Elle peut donc également faire disparaître une veste, que la personne retrouvera dans son armoire plus tard. Les effets sont permanents.



» Mémorisation Physique.



✗ La couleur de tes yeux de biche ?
Lou aurait voulu avoir les jolis yeux bleus de son père ; malheureusement, elle a hérité de ceux d'un marron tout à fait commun de sa mère. Plutôt foncés, ils sont expressifs sans être spécialement grands ou jolis. Ce sont des yeux, voilà tout. Elle a par ailleurs une très bonne vue, qui ne nécessite pas de lunettes et encore moins de lentilles –  et elle remercie le monde pour ça.

✗ Et celle de tes cheveux au vent ?
Parce qu'accorder les choses est nettement mieux, c'est bien connu, Apricot a les cheveux aussi chocolats que ses yeux. Châtains très foncés selon certains, bruns selon les autres, ils sont ce qu'on appellerait plus communément "marrons" ou encore "écorce", si on veut faire dans le poétique. Elle les a laissé pousser à l'adolescence, et les a maintenant entre les omoplates et le nombril ; une longueur qui, juge-t-elle, est parfaite puisque jolie sans être gênante ou impossible à coiffer. Elle a également une frange, un peu longue, qu'elle range régulièrement sur le côté avec des barrettes. Le reste du temps elle fait une raie sur le côté.

✗ Tu sens la rose ou tu pues le yack ?
Mademoiselle a ses habitudes, aussi sent-elle toujours l'orange. Gel douche à l'orange, shampooing à l'orange – c'est un vrai petit agrume sur pattes, cette fille. Inutile de dire qu'elle déteste sentir autre chose, que ce soit agréable ou non. Elle ne changerait d'odeur pour rien au monde et se parfume très peu, pour ne pas dire pas. La seule autre odeur que l'on peut détecter sur elle serait celle de son déodorant, malheureusement pas à l'orange.

✗ Taille & Poids ?
Lou était partie pour être grande ; pourtant, elle s'est arrêtée à un mètre soixante-trois sans avoir son mot à dire sur la question. Pour ce qui est du poids, elle ne sait pas, ne veut pas savoir et refuse bien évidemment de le donner à qui que ce soit (de toute façon elle ne peut pas). Légèrement ronde, avec ce que certains appelleraient de jolies formes et d'autres des kilos en trop, Apricot est complexée et enchaîne les régimes sans vraiment s'y mettre assez pour voir les résultats. Ce n'est pas un problème extrêmement grave chez elle, mais ça l'embête assez pour la rendre réticente à se mettre en maillot ou se déshabiller devant les autres. Le règne de la minceur, eh.

✗ Signe distinctif ?
Aucun, si ce n'est qu'elle s'habille majoritairement en orange. Pas comme une citrouille ambulante, évidemment, mais il est rarissime qu'elle n'ait pas au moins un tissu de cette couleur sur elle. Elle l'adore, elle l'adore, elle l'adore. C'est à la limite du tic mais ça ne dérange personne, donc quelle importance ?


» Analyse cérébrale.



✗ On n'est pas parfait hein ?
Lou est loin d'être parfaite. Lou aimerait être parfaite. C'est bête comme la réalité et les rêves sont si souvent réticents à se rencontrer, n'est-ce pas ? Pour elle, c'est un vrai cauchemar. Et elle en fait, des cauchemars. Beaucoup. Tout le temps. Elle se réveille souvent en pleurs, au moins une nuit par semaine, et doit prendre ses médicaments tous les jours sous peine de voir les choses empirer. Il n'est pas schizophrène, ce petit abricot ; il n'est pas non plus pourri ou mal fichu. Elle a juste vécu des choses. Des choses qui la hantent, du rouge, des traces, des yeux vides, livides, et du rouge, encore du rouge, la peur, tout le temps. Alors ça lui reste. Et puis il y a ses problèmes d'adolescente qui ne sont jamais passés, aussi. L'envie nouvelle de plaire, de s'intégrer ; la réalisation terrible que ça n'arrivera jamais, ou du moins pas comme elle le souhaiterait. La jalousie omniprésente qui lui fait s'enfoncer les fourchettes sous les ongles quand on lui raconte à quel point on réussit dans la vie, quand on est joli, quand on est indépendant, quand on est tout ce qu'elle voudrait être là où elle ne cesse de trébucher et de tâtonner bêtement. C'est une fille pleine d'insécurité, qui peut se montrer hypocrite par simple peur du rejet ou envie d'être aimée.
Elle a besoin d'amour. Plein plein plein. Trop, peut-être. Ça la fait passer pour plus égoïste qu'elle n'est, parfois, quand elle réclame l'attention ou les éloges qu'elle a mérité de droit. On la trouve un peu trop effacée et passe-partout, pétillante mais jamais assez bien. Jamais, jamais assez quoi que ce soit. Ça la rend un peu amère. Alors elle recommence, et on la retrouve hypocrite ou trop peu intéressante. Que voulez-vous ; c'est la vie.
Lou, c'est aussi un caractère relativement bien trempé. Elle a beau sembler calme et discrète au premier abord, elle peut se montrer très vive ; pour certains, ça en deviendrait presque un défaut. Elle est aussi foutument bornée, très sûre de ses positions. On ne la fait que difficilement changer d'avis, même s'il est évident pour tout le monde – y compris sa propre personne – que c'est elle qui a tort et qu'elle devrait l'admettre. C'est trop difficile. Avoir l'air ridicule ou bête lui fait froid dans le dos, alors elle préfère encore gonfler les joues et aller marmonner plus loin. Elle est capable de garder rancune longtemps contre quelqu'un, même si ça ne se voit plus au bout d'un moment – et gare au renvoi d’ascenseur. Une semaine après, vous l'entendrez encore dire « non mais je ne mangerai pas, puisque je suis une petite boule ». Pour rire ou non, elle se vexe facilement.
Mais qu'y peut-elle, au fond. C'est trop dur de changer ; trop dur d'être différent. Elle s'en tient à ce qu'elle sait et s'agrippe à ce qu'elle a. Rien de plus.


✗ Mais on gère la fougère ?
Lou est une belle orange ; Lou est un joli petit soleil. Elle sourit souvent et pour la plupart des gens, sans discrimination ou regards de travers. Elle accepte chaque personne telle qu'elle est, qu'elle ait une attitude, des vêtements, une coiffure ou une orientation différente de la sienne, de la majorité. Elle est gentille, aussi. Très gentille. C'est un peu comme une pâtisserie qui vient adoucir le repas trop épicé ; une couche de chantilly toute douce et toute sucrée qui a tendance à rendre heureux. Elle fait tout pour ça. A défaut de réussir avec elle-même, Lou a tendance à placer ses espoirs dans les autres : une fois que c'est chose faite, et même si elle vous enviera probablement ensuite, elle saute de joie avec vous et crie que vous êtes génial.
Tantôt petite boule d'énergie tantôt petite fille sage, Apricot a plus d'un tour dans son sac et sait étonner quand on la croit ennuyante, encore et toujours trop banale. Alors oui, elle peut lire un livre, assise en jupe longue et gilet sur un banc comme le ferait une personne âgée ; elle peut aussi tourner sur elle-même et danser dans une jolie robe un soir de fête. Ça ne la met pas à l'aise, mais une fois qu'elle l'est il n'y a plus que s'amuser et rire qui compte. Elle est responsable, jamais dans les excès – hormis ces rares fois où on la pousse, où on l'incite et qu'elle finit par craquer sous la pression du groupe. Grande amatrice de football, elle joue dans une équipe féminine et ne se lasse pas de donner des coups de pieds dans les ballons ; ce n'est pas pour autant que c'est un garçon manqué et que, le matin, elle ne passe pas deux heures à mettre son maquillage correctement. Toute en nuance, timide mais pas introvertie, Apri danse d'un pied sur l'autre et rougit sous les compliments. Elle les rend en balbutiant, joue avec ses cheveux, tape du pied et donne de faux coups de poings dans les épaules ; accroche ses amis, leur demande conseil. C'est une jeune femme banale sur bien des points, très quelconque, avec autant de défauts que de qualité. Le courage, notamment, est un de ses plus grands atouts. Même quand elle est terrorisée, elle fait de son mieux pour rester debout et avaler sa salive. Il y a un bruit dehors ? Même si elle est à deux doigts de la panique, elle ira voir avec sa lampe torche pour rassurer son petit frère. C'est une personne très débrouillarde, pleine de ressource et d'astuces. Alors même s'il lui arrive de rompre ses promesses et de lâcher des secrets sans le vouloir, inutile de lui demander de l'aide en cas de besoin : elle l'offrira d'instinct.


✗ Tu préfères les garçons, les filles, les deux, les chatons ?
Lou aime les garçons, c'est chose sûre. Les filles, elle ne sait tout simplement pas. Pour l'instant elle se considère donc hétérosexuelle, sans pour autant nier tout à fait la possibilité d'être autre chose ; élevée dans un milieu très tolérant, avec des connaissances de tous les bords depuis toute petite, elle n'a jamais pensé que l'une ou l'autre des orientations possible soit mauvaise. Elle est très tolérante à ce sujet.

✗ Moi j'ai un rêveuuuh ?
Rien en particulier. Lou rêve d'une vie heureuse, d'une famille et d'enfants... Pas de drames, rien qui sorte de l'ordinaire. Juste une vie normale.

✗ T'as peur de quelque chose ?
Apricot a peur des escaliers. C'est peut-être bête, mais c'est une crainte que son père et son cousin lui ont transmis ; si ce n'était pas flagrant étant petite, ça s'est nettement accentué par la suite. Vous ne la verrez donc jamais courir dedans, ni même lâcher la rampe ou avancer beaucoup plus vite qu'un escargot. Elle est également terrifiée par les armes blanches, au point où fut un temps elle devait tout manger à la cuiller – et encore. Si à présent elle peut tenir fourchette et couteau sans trembler, elle refuse de s'approcher de ciseaux sous peine de crise de panique pure et simple. Elle ne peut également pas rester seule dans une pièce trop grande, ayant développé une légère agoraphobie dans son enfance ; elle n'est pas non plus à l'aise dans l'eau, et les bruits s'y rapportant – comme des gouttes ou les orages – la terrifient.
Pour les peurs plus communes, on peut citer un léger vertige ; une passion évidente pour l'écrasage d'insectes et le "iiiiihunearaignéemondieu" dès qu'une bestiole à huit pattes se pointe. Rien de particulier à signaler en dehors de ça, si ce n'est une très légère haine pour les contes, Alice aux Pays des Merveilles en particulier.


✗ Quels sont tes goûts ?
Lou adore inconditionnellement tout ce qui a un lien avec le orange. Le goût, la couleur, le fruit... Elle adore. Étant petite, elle faisait une telle fixation qu'elle a eu sa période "non, je ne mangerai que les aliments oranges". Ça lui est heureusement passé très vite, ne laissant derrière ce caprice d'enfant qu'un amour éperdu pour cette couleur et tout ce qui la porte, que ce soit des légumes ou des vêtements. Elle adore donc les carottes, les potirons et les citrouilles, et s'amuse à mettre du colorant quand elle y pense pour se faire des repas entièrement oranges. Elle aime aussi les jolies tenues, les robes qui ne font pas vulgaires, les gens gentils et respectueux. Être tranquille et lire d'un côté, jouer au foot et les attractions fortes de l'autre... Elle n'est pas bien difficile et touche un peu à tout. Cela dit, étant plutôt réservée, elle porte en dehors du sport plus d'intérêt aux activités pouvant se pratiquer seule.

✗ Signe distinctif ?
Apricot a subi des traumatismes pendant son enfance. Elle est donc sujette à des crises de panique, voire à des malaises et même des pertes de conscience devant certains sujets ou certaines situations – qu'elles soient évidentes comme une agression, ou beaucoup moins telles que de simples conversations. Comme dirait son psychiatre, "il ne faut pas trop la secouer". Se comparer à une bouteille d'orange pétillante l'aide à décompresser à ce sujet ; trop secouée, elle explose. Simple et normal.


» Chargement du jeu.



✗ On a tous un passé :


« Ne t'en fais pas. »

Noir rouge noir rouge noir rouge noir noir noir...

« Ça ira. Ça ira. Ça ira. »

Dean ?

« … Ça ira. »



2025
Des rosiers. Le vent ; la musique des branches, douce et fragile. Un cil emporté par un courant d'air. Le bruit de l'eau, au loin. Une odeur de croissant frais. Ou peut-être de pain. Une main dans ses cheveux, comme une présence inconsciemment rassurante. L'écho d'une voix qui coule dans ses oreilles en pluie d'été.
En quelques battements de paupières, Lou ouvrit les yeux.

« Tu es réveillée ? »

Son monde de rêves se transforma doucement en lignes tangibles ; le banc sur lequel elle était allongée, les genoux sur lesquels sa tête était posée, les odeurs et les sensations, tout se fit réel petit-à-petit. La main qui lui caressait gentiment la tête retomba sur le côté, l'abandonnant à une réalité que son cerveau fragile craignait de revisiter. Pourtant, elle se redressa. Passa une main fatiguée sur ses yeux, chassant les dernières traces de sommeil et de cauchemars ; de larmes, aussi. Elle ne dormait pas bien, ces temps-ci. Ça expliquait sûrement pourquoi elle se retrouvait là, dans le parc, à dormir comme une masse au lieu de...
De quoi, déjà ?

« Hmmmn...

-Si tu veux dormir encore, tu peux. »

Quoi qu'un peu dans les vapes, la jeune femme n'eut aucun mal à replacer cette voix ; aussitôt, le pourquoi du comment lui revint et elle devint blanche comme un linge. Dormir ? Mais non ! Elle aurait dû rester éveillée, c'était juste impardonnable, elle –

« Mince, Dean, je...

-Je n'ai pas fait de bêtises, Lou. Du calme. »

Ses grands yeux bruns cherchèrent une lueur quelconque dans ceux si bleus de son cousin pour tenter de déterminer si, oui ou non, il disait la vérité. Elle voyait bien qu'il était assis à côté d'elle et pas pendu à un arbre, mais la différence était peut-être mince. Méfiante par nature et obligée de l'être encore plus lorsqu'il s'agissait du jeune homme, elle fouilla dans son sac pour vérifier qu'aucun médicament ne manquait. Il était plutôt calme ces derniers temps, et n'avait fait aucune tentative stupide ou quoi que ce soit ; cela étant, elle savait mieux que quiconque que ce genre d'envies ne partait pas aussi facilement que des tâches rouges sur un pull originellement blanc. C'était de la suie. C'était de la cendre. Ça salissait tout jusqu'à ce que le noir ne parte plus. Il fallait frotter des années et des années pour tout enlever.
Absente, elle frotta les vieilles marques qui couvraient ses poignets.

« D'accord. On rentre, alors ?

-Je voulais faire un bouquet de fleurs. »

Tête penchée sur le côté, Lou finit par hausser les épaules et se redressa. Une fois chose faite, elle s'épousseta un peu et lui tendit la main pour l'aider à faire de même. Les envies bizarres, même passé trente ans, ça n'avait pas à être réprimé. Après tout s'ils étaient en retard, ce serait entièrement de sa faute – si elle ne s'était pas endormie, et elle n'avait strictement pas le droit de faire ça en présence de Dean, ce n'était certainement pas la faute du jeune homme. C'était de la sienne et uniquement de la sienne.
Accroupie, elle commença à ramasser des fleurs. Du jaune, du blanc, du violet... Ce parc était joli et réputé pour ses dizaines de marguerites et autres fleurs sauvages ; elles poussaient sans cesse et si certains s'amusaient à les écraser, la plupart se faisaient une joie de les laisser vivre ou de les cueillir pour en faire de jolis bouquets. Sa mère serait probablement contente qu'ils aient fait ça, de toute façon. Elle adorait avoir de quoi remplir ses vases avec autre chose que des « foutues fleurs en plastique », comme elle le disait si bien. Lou était assez d'accord sur ce point.
Quant-à son père, il n'avait pas d'avis sur la question.

« Aïe, mince... »

Une ronce.

« Ça va ? »

D'un geste maladroit, la demoiselle se redressa et croisa ses mains dans son dos. Le sang, par petites gouttes, tomba de son doigt jusque dans l'herbe verte. Dean la regarda d'un drôle d'air, comme s'il cherchait ce qui avait bien pu lui causer ce cri ; puis, épaules haussées, il abandonna finalement pour retourner à sa cueillette.
Le regard vide, les gestes mécaniques. Triste à en mourir. A vouloir en mourir, au moins.
Il ne supportait pas la vue du sang.
Mains cachées, yeux fermement scellés, Lou non plus.

« Tu viens, Lou ? »

Rouge rouge rouge rouge.

« Oui oui ! J'arrive ! »

La rose dans sa main finit par lui faire oublier sa douleur.
Rouge sur rouge, on ne voit plus rien.



« Lou ? »

Noir noir noir. Entièrement habillé en noir.

« Oui ? »

Sa main est froide sous ses doigts.

« J'ai un truc un peu spécial à te montrer. Tu viens ? »

Stupide Dean. Un ami imaginaire n'aurait pas eu les mains froides.
Bien sûr qu'il existe.
Et comme le Chat de Chester, il s'évanouit dans la nature quand ça l'arrange.

« Bien sûr ! Je te suis. »

Quinze ans plus tard, elle se hurlait encore de ne pas le suivre.
Ne le suis pas, mon Dieu.

NE LE SUIS PAS !


2020
« Papaaaaa ! Maman ! Je suis rentréééée ! »

A peine la porte passée, les deux chaussures de la jeune fille connurent un aller simple contre le mur du hall. Toute guillerette, habillée d'une jolie robe ni trop longue ni trop vulgaire pour l'occasion, elle passa une main nerveuse dans ses cheveux et affecta de ne pas avoir l'air trop nerveuse. Il fallait que ce soit une surprise. Ou du moins, puisqu'elle savait, que ça ait l'air d'en être une. La jeune fille fit donc mine de ne pas comprendre pourquoi personne ne lui répondait – étrange, se dit-elle en souriant intérieurement comme un soleil de mille watts ; d'habitude, sa mère s'empressait de venir à sa rencontre pour lui demander comment avait été sa journée. Là, pas le moindre bruit... C'était définitivement bizarre.
Eheheh. Sans blague. Vu la date, pourtant...
En entrant dans le salon, elle s'attendit à ce que ses parents et quelques-uns de ses amis sautent de derrière le canapé pour s'exclamer un « Joyeux anniversaiiiiire ! » qu'elle ne serait pas prête d'oublier : elle était loin de s'imaginer, figée sur place par la surprise, qu'il y aurait autant de monde.

Parce que si elle avait payé son petit frère en bonbons pour lui faire cracher le morceau, ses parents l'avaient devancée en lui en donnant le double pour ne rien dire.

« SURPRIIIIIIISE ! »

Mains devant sa bouche, les larmes aux yeux, Lou laissa ses amis la serrer entre eux à grand renfort de rires et de grimaces faussement outrées. Ses parents et les autres adultes, plus loin, attendirent que l'accès de joie de ces petits jeunes se soit calmé pour enfin aller vers elle ; et quand elle eut ses parents entre ses bras, ce fut comme si elle venait immédiatement de perdre cette majorité que le nombre de bougies sur l'énorme gâteau indiquait bravement. Dix-huit ans. Déjà dix-huit ans. Elle essuya ses larmes, émues, avant de ne se remettre à pleurer en voyant le tas de cadeau caché sur le canapé.
Ça faisait beaucoup trop. Tellement trop.

« Bouh. »

Deux mains posées sur ses yeux l'empêchèrent soudain de voir ou de pleurer. Le souffle coupé, dos collé au torse de celui qui venait de l'aveugler, elle poussa ce qui se rapprochait plus du hurlement que de l'exclamation avant de se retourner – de l'enlacer, de l'étouffer, de serrer ses bras autour de sa silhouette fine pour mieux le tuer de tout l'amour qu'elle éprouvait à son égard. Mon Dieu, même lui était là. Mon Dieu.

« DEAN ! Ils t'ont laissé sortir ?!

-Je reviens habiter ici. On voulait te faire la surprise. »

Un nouveau cri suivit son petit saut sur place ; sans jamais le lâcher, elle cria sa joie à qui voulait l'entendre. Ou plutôt, vu le nombre de décibels qu'elle employa, à tout le monde sauf les sourds et les macchabées.
Elle aurait tellement voulu, pourtant, tellement tellement voulu qu'eux aussi puissent l'entendre et l'applaudir.

Oh, si vous saviez comme je suis désolée.



« MAMAN ? PAPA ! »

Silence.

« QUELQU'UN ?! »

Silence, silence. Rien que ses pleurs.

« J'ai peur, s'il vous plaît, s'il vous plaît... »

Plic, plic. L'eau tombe dans l'eau.
Et personne ne t'entend crier.


2017
Les rires fusent dans les vestiaires. Lou, assise sur son banc, se cache dans le coin comme si elle avait voulu s'y fondre. Ce n'est pas d'elle qu'on se moque, pourtant. Il y a une fille plus moche et plus grosse qu'elle dans la classe, apparemment, cette année. Doigts croisés pour que personne ne la remarque et qu'aucune des filles ne la prenne pour tête de turc, l'adolescente enlève rapidement son haut pour passer en tenue de sport. La fille, en face d'elle, renifle doucement. Elle va se faire embêter toute l'année. C'est dure d'être la pire quelque chose. La plus moche, la plus maigre, la plus grande, la plus studieuse. Si ce n'est pas accompagné de la meilleure des qualités, c'est fichu. Être moche ou mal foutu ne pardonne pas. Pas ici, pas dans cet environnement.
La demoiselle se console comme elle peut. C'est dur. Toutes les personnes qu'elle a connu sont dans d'autres classes. Elle est toute seule. Son seul ami cette année est une vieille connaissance du primaire – un vieux coup de foudre, d'ailleurs. Seulement dans les vestiaires, il n'est pas là pour la protéger. Même ailleurs, il n'est pas là pour la protéger. Il fait ce qu'il veut, il rit un peu. C'est un chic type tout seul. Avec ses amis, elle le reconnaît à peine. Avant il lui passait ses cours et sa gomme en riant, allant jusqu'à l'aider à corriger ses exercices quand elle avait du mal : maintenant quand il lit c'est en cachette, il passe plus de temps à se coiffer qu'à faire attention à elle, il traîne avec les autres suivant la tête et la popularité du client. C'est stupide. Elle déteste ça.
Ses mains tremblent. A elle. A la fille qui se fait embêter. C'est affreux. C'est horrible.

« Haha, t'as vu sa tronche ? Bouhhhh elle va pleurer ~ »

Bouhhh quelle crétine. Ses dents se serrent quand elle passe dans son jogging, faisant bien attention à ce que personne ne s'attarde sur sa silhouette un peu ronde. Elle fait ce qu'elle peut avec son régime, mais elle n'arrive pas à grand chose. Les marques sur ses poignets n'ont encore attiré l'attention de personne. Une connerie, cet été. La dernière année de collège avait été particulièrement difficile. Ses cauchemars avaient été plus virulents que jamais. Alors oui, elle avait fait une bêtise – et tellement inquiété tout le monde que, plus traumatisée par leurs cris et leurs pleurs que par la douleur, elle s'était juré de ne plus jamais, jamais se faire de mal.
Mais laisser les autres faire du mal, c'était pire.

« Her, Mélissa ! Tu viens ? »

Son grand sourire trouva reflet dans les lunettes de la demoiselle. Plantée entre elle et celle qu'elle aurait qualifiée de pétasse en herbe, elle faisait office d'écran protecteur ; et le sourire qu'elle lui rendit, cette victime qui n'avait rien demandé à personne, remplit son cœur d'une joie qu'on ne pourrait pas même mesurer avec le plus sophistiqué des appareils. Ça aurait tout fait casser.
Il aurait intérêt à en valoir le coup, ce sourire, parce qu'elle serait peut-être sa seule amie pour toutes les années à venir à cause de ça.

On pense le pire, quand on a cet âge-là.

Tes amis sont mes amis, Lou.

Et elle en avait, un tas d'amis, Mélissa. Un grand groupe d'amis dans lequel s'installer confortablement, des garçons prêts à vraiment la défendre en cas de problèmes.

La vie est belle, aha.

Bien sûr qu'elle est belle.
Par moments.



« Tu peux nous expliquer ce qui t'est arrivé, Lou ? »

Je me suis fait enlever.

« Tu as vu quelque chose ? »

Je croyais qu'on était amis.

« Tu es choquée, c'est compréhensible. »

Et maintenant c'est Dean qui n'en a plus, d'amis.
C'est de ma faute. C'est de ma faute. C'est de ma faute.
Si seulement je ne l'avais pas laissé rentrer.
Si seulement si seulement SI SEUlemENT Si SEULEmEnT sI seUlEMeNTsiSEU –

« Ce n'est pas de ta faute, tu sais. »



Si seulement.


2017
« Ton cousin a essayé de se suicider. Ils l'ont arrêté avant, mais... »

L'acier contre son bras fait déjà mal alors même qu'il ne la coupe pas. Elle fixe son reflet dans la glace. Le passé la hante. Elle n'arrive pas à narrer comme il faut. Elle dit « c'est de sa faute si tout le monde va mal » au lieu de « c'était de sa faute si » – elle panique, pleure, essuie comme elle peut le mascara qui a coulé le long de ses joues. Un jour elle réussira à parler au passé. Un jour elle y arrivera. Si elle survit à ça, elle y arrivera.
Mais son regard est terne, perdu. Elle fixe son reflet, encore. Il ne lui renvoie que du dégoût et de la culpabilité. Parce que c'est de sa faute si son cousin va mal. C'est de sa faute si ses parents s'inquiètent pour lui et ne savent plus quoi faire. C'est de sa faute si les voisins pleurent toutes les nuits encore maintenant, parce qu'ils ont perdu une fille. C'est de sa faute si la femme du fils des voisins a perdu un frère, elle aussi. C'est de sa faute si le fils des voisins a perdu son frère. C'est de sa faute si des adolescents bêtes et crétins ont perdu la vie.
Parce qu'elle a laissé rentrer le chat.

Elle n'aurait pas dû. Elle n'aurait jamais dû.

La lame tranche la peau ; lèvres serrées, elle laissa s'échapper un long gémissement étouffé. Elle pleure, s'étouffe. Ça fait malmalmalmalmalmal – ça fait mal, ça fait mal. Elle regarde le sang couler dans le lavabo, pleure de plus belle. C'est horrible, ça brûle, ça fait mal. Ça fait tellement mal – ça fait mal, elle serre son bras, se cogne la tête contre le mur, s'assoit par terre, pleure, pleure, pleure.
Jusqu'à ce que la porte s'ouvre et que ça hurle, pleure, hurle, pleure.

Toujours des pleurs, toujours.

Et le soleil qui brille si fort.



« Pourquoi tu as fait ça, Lou ? »

Je voulais mourir.

« Tu as toute la vie devant toi. »

Mais une vie de quoi ?
J'ai tellement mal au cœur.

« Ça se réparera avec le temps. »

Mais quand ?
Combien de fois il faut pleurer pour aller mieux ?

« Tu verras, ça ira. »

Comment on répare ses erreurs ?
Ça fait mal à en mourir.

Je voulais juste que les cris s'arrêtent.


2012
Tap tap tap. Les pieds contre le sol, le sol contre les semelles, la corde au milieu. L'enfant la fixe et s'imagine qu'elle s'enroule autour de son cou ; le regard figé, elle saute plus haut. La la la. Les pieds contre le sol, le sol contre les semelles, la corde derrière. Elle lève la tête et voit son père la regarder depuis la fenêtre de la cuisine. Ha ha ha. Les pieds contre le sol, le sol contre les semelles, la corde en avant. Elle ne perd pas l'équilibre et saute de nouveau ; jette un bref coup d’œil à sa mère, assise près d'elle sur la terrasse, son ventre arrondi par une grossesse qui touche à son terme. Her... Elle s'imagine que l'enfant meurt avant de venir au monde, se demande si ce serait plus ou moins cruel que de mourir après.
Elle a du sang dans les yeux et dans son sourire qui ne revient pas. Dix ans et pas la moindre expression au visage. Ça va faire deux ans. Elle s'est améliorée, pourtant. Les docteurs sont contents. Elle arrive à dormir, avec les médicaments, elle ne crise pas constamment. Elle regarde ses parents et discute avec eux ; parfois, elle agit comme la plus normale des enfants. Ils disent que dans un, peut-être deux ans elle aura recouvré une vie à peu près stable, convenable, souhaitable, vivable. Pour tout le monde.

En attendant tap tap tap la la la ha ha ha her – elle saute et se concentre sur ce qu'elle a encore. Elle n'est pas enfermée, au moins. Pas comme Dean. Dans la maison des gens qui ont des problèmes.

Yeux clos, elle donne un nouveau coup de fouet dans l'air avec sa corde à sauter.

Ça finira bien par ne plus piquer à l'intérieur.



« Dis, Lou, tu... »

Il rougit. Elle aussi.

« Tu voudrais sortir avec moi ? »

Ça ne durera que quelques mois.
Ils resteront amis.

« … Bien sûr que oui ! T'es bête ! »

Bleu bleu bleu bleu bleu.
Le ciel est si bleu, ses yeux aussi.

Son cœur est tout rose et  presque guéri.


2010
« Ils croient pas que t'existes...

-C'est normal. Ce sont des adultes. »

Doucement, le jeune homme passa sa main dans les cheveux de la fillette. Calée contre lui, les larmes aux yeux, elle pleura dans son gros pull noir. L'adolescent n'avait rien d'un ami imaginaire à ses yeux ; aux siens propres et à ceux des autres, si. Alors elle n'avait pas le choix. C'était frustrant. Elle avait l'impression d'être folle, parfois, quand en deux minutes il disparaissait de la pièce comme une fée aurait pris son envol ou se serait transformée en goutte de pluie. Il ne venait que quand il faisait mauvais.
Il la consolait. C'était son meilleur ami, quand son cousin ne voulait plus s'entendre avec elle. Elle détestait ça.

« Les adultes te voient pas ?

-Non.

-Les adolescents ?

-Non plus. Juste toi. »

Toujours aussi doucement, il se redressa ; et, sans le moindre bruit, s'assit puis se glissa jusqu'au bassin sous le lit. C'était impressionnant, de réussir à se glisser là-dessous. Même elle peinait. Il était vraiment très fin.

« Alors tu ne dis rien à personne, d'accord ?

-Promis ! »

En un glissement, il eut disparu. Une poignée de secondes plus tard, assise sur son lit, Lou vit la porte s'ouvrir. Sa mère, un panier de vêtements dans les bras, lui lança un drôle de regard.

« Tu parlais à qui, ma chérie ?

-A Chester !

-Ah. Ton ami imaginaire ? »

Les pieds croisés devant le pire secret qu'elle aurait pu garder.
Maman, y'a pas que le chat des voisins que je fais rentrer en douce.

Il y en a un autre.

« Il existe ! »

✗ Ton arrivée à Euphemia et ta réaction :
2025

« Karinn ! Alexandre ! »

D'un bond, Lou sauta sur ses pieds et courut enlacer les nouveaux arrivants. Les cheveux roux de la jeune femme lui caressèrent la joue ; perchée sur la pointe des pieds, elle rit en tentant de rattraper le couple – tous deux frôlaient ou avaient atteint le mètre soixante-seize. Puis, baissée cette fois, elle tira gentiment les joues de leur fille.

« Bouhhh Gwen !

-Behh ! J'ai dix ans, pas deux !

-BOUHHHHH. »

Un grand sourire aux lèvres, elle l'attrapa dans ses bras et la fit tourner sur elle-même. Plus que contente d'être portée et au centre de l'attention, la fillette aussi frêle que menue passa une main coquette dans ses jolies boucles dorées et déposa un bisou sur la joue de son amie. Dès qu'elle l'eut lâchée, cette dernière fila en courant sauter au cou de son petit frère. Loin d'apprécier les bisous autant que sa grande sœur, Guillaume et elle se mirent bientôt à rouler sur la terrasse pour savoir qui des deux gagnerait le droit de s'échapper ou d'accrocher l'autre ; autant dire qu'à ce jeu-là, le garçon était le plus mal parti des deux.
Ils s'adoraient, malgré tout. Adorables à voir.

« Tiens, Lou ! Gwendoline a gagné une sorte de casque, apparemment... Mais on refuse qu'elle joue à ce genre de jeux à son âge. Tu pourrais le garder, toi ? Je sais que tu aimes les jeux vidéos, alors... »

Toute contente, la demoiselle sauta de nouveau sur place et saisit le casque qu'on lui tendait. Ça avait l'air drôle. Ça avait l'air nouveau. Ça sentait le neuf, même, pour être clair – et quel mal pouvait-il y avoir à l'essayer ?

Elle l'a mis sur le champ.



« Euh... Apricot Tea ? »

Son pseudo en ligne. Rien de très original.

« Je me verrais bien à... Allez, Crimson District ! Je veux être une dangereuse criminelle. Ambiance cool assurée. »

Dans les jeux, c'était forcément le coin le plus louche où il y avait le plus d'ambiance. Beaucoup de gens sympas comme elle, sûrement ; rien de très grave. Ce n'était qu'une ambiance pré-programmée, de toute façon. Ils ne pouvaient pas laisser rentrer de vrais gens dangereux dans un jeu. Un peu de tri ne devait faire de mal à personne. Elle avait même eu peur qu'en n'étant pas Gwen on la renvoie d'où elle venait, mais apparemment...

« Allez, c'est parti ~ »

Et elle est partie.
Mais au bout d'un moment, ça fatigue. Alors on sourit. Et on attend. Parce qu'il n'y a que ça à faire. Sourire et attendre. Espérer. Prier pour ne pas mourir en cours de route, victime d'un bug ou d'autre chose d'aussi stupide.

Pitié, elle veut juste que ses parents arrêtent de s'inquiéter.


» Toi le geek.



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JEU VIDÉO FAVORI : Mogegegege
FILM FAVORI :AGYAGYAGYAGYA
MANGA/SÉRIE FAVORITE :Mogege ♥
COMMENT T'AS DÉCOUVERT LE FORUM ? : En prenant le mauvais train.
T'ES UN OUF DANS TA TÊTE ? : AGYAGYAGYAGYA ♥
MANGER OU BOIRE ? : Ton sang sera mon vin et ton corps mon pain.
JE TE SAOULE AVEC MES QUESTIONS ? : *hic*
UNE DERNIÈRE ALORS, C'EST QUOI LE CODE ? :


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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Jeu 24 Avr - 20:09

ORAAAAAAANGE. ♥
Bienvenue Lou. *hug*

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Apricot Tea


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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Sam 10 Mai - 21:59

J'ai finiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ♥

Merci pour le bienvenue ~ Tu auras plein de bisoux =3=

_______________

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The power, believing - the hate I hate believing.
Where is this ? It can't be -
Who are you ? I know you.
You wouldn't ; or would you ?
Don't fight me - ignite me !
My trigger, your finger ;
Your darkness, I know it.
Come forward, I've seen it -

I mean it. »

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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Sam 10 Mai - 22:25

ORAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANGE ~
Apricooooooooooot ! Bienvenue ! Moi aussi je veux des bisouuuux >3<

Et ton histoire est trop courte bordel /EXPLOSE/
*veut tout savoir. TOUT.*

_______________


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And I try to control it, But control is what I lose.
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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Dim 11 Mai - 16:20

Bienvenue parmi nous :3

Dis donc, t'étais inspirée ou t'écris toujours autant ? xD
C'est cool, j'ai plein à lire *-*

J'espère que tu te plairas ici ! ♥
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Father


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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Mar 13 Mai - 13:29

C'est LONG. Omg moi je le dis c'est TROP LONG.
(cmb)

*tousse* Je suis sincèrement désolé d'avoir mis tant de temps à valider mais je suis genre débordé et j'ai lu en plusieurs fois xD
Malgré la longueur qui me rebute en règle général pour les fiches faut avouer que ton histoire est magnifique. T'écris beaucoup certes mais chaque ligne est un régal. Merci ... Orange (?) pour ton personnage qui est dxesnjgfrhg MARRY ME QUOI
trop cool le pouvoir 8D

je te valide, amuse toi bien parmi nous! je crois que tu connais déjà certaines personnes? Bon jeu!


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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Mar 13 Mai - 21:18

Father a écrit:
je crois que tu connais déjà certaines personnes?

En même temps, c'est son quatrième compte ici ^.^ ~

_______________


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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   Mar 13 Mai - 22:10

J'avais vérifié l'IP et euh. Je viens de vérifier encore et je vois pas d'autres comptes. Dat's why.

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MessageSujet: Re: Apricot Tea ▬ « And this swiss-cheese heart knows... »   

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