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 I'll follow you into the dark. #Atropos.
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Hysteria


Hope Corporation

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Date d'inscription : 16/03/2014

MessageSujet: I'll follow you into the dark. #Atropos.   Jeu 3 Avr - 1:21



I'll follow you into the dark.

C'est quoi ces taches sur moi ? Du sang.  Pourquoi j'ai du sang sur les mains ? C'est ce qui arrive quand on se coupe ou qu'on tue. J'ai tué quelqu'un ? Non. Tu t'es coupée avec une feuille de papier. C'est douloureux ? Ça dépend si tu es faible ou pas. Je suis faible ? Est-ce que tu as mal ? Non. Alors tu n'es pas faible. C'est mal d'être faible ? Oui. Pourquoi ? Parce que c'est douloureux. Donc si tu as mal tu es faible ? Oui. Même si on ne pleure pas ? Pleurer est plus que faiblard. J'ai le droit de pleurer ? Toi oui. Pourquoi juste moi ? Parce que je suis là pour compenser ta faiblesse. Et si tu n'es pas là ? Je suis toujours là.

Parfois tu étais faible, parfois tu étais triste, parfois tu pleurais et parfois tu avais mal. Souvent, c'était même tout ensemble. Pourquoi ? Parce que tu étais faible. C'était comme ça qu'il définissait ces gens-là qui tournent en rond depuis le début de leur vie. Ces gens-là qui te regardent de travers, ces gens-là qui te fuyaient, ces gens-là qui te méprisaient. Ces gens-là qui souvent s'apparentaient à ton père qui du haut de ses trois têtes de plus que toi, t'avait regardée comme si tu étais un monstre. Une progéniture indésirable; c'était ce que tu étais. Tu assumais ce que tu étais car tu savais bien que tout ça était sa faute. Pas à toi, pas à lui, juste à elle. Ta mère.

Ce soir-là, sous la pluie d'une soirée presque achevée, tu avais aussi été cette personne faible que les gens regardaient mal. Cette personne faible qui avait besoin de lui pour se sentir bien. Tu avais toujours été faible, tu avais toujours eu ton sang sur les mains, tu avais toujours eu tes larmes sur les joues. Sauf que pour une fois, tu te pensais justifiée; pour une fois, tu étais vraiment blessée. Des coups, des bleus, des traces, un peu de sang, en minime quantité mais présent quand-même. Tu t'étais mise dans une mauvaise situation et c'était sans doute le seul détail encore remarquable de ton être. Tes jolis yeux et tes cheveux blancs n'étaient rien face à l'horreur qui se dressait là, dans le hall d'un immeuble, à l'abri de la pluie.

La culotte trempait dans la flaque d'eau qui s'étendait petit à petit au sol à chaque goutte de pluie qui s'enfuyait du bout de tes cheveux. Ta salopette rouge demeurait dans ta main droite, serrée fermement entre tes fins doigts tandis que le seul vêtement qu'il te restait était une simple chemise un peu trop grande pour toi, cachant la vue aux trop rares passants. Le dos courbé, les jambes relevées contre ta poitrine et tes bras enlaçant celles-ci, tu ne pouvais qu'avoir l'air pitoyable, ainsi.

C'est mal d'être pitoyable ? Tu crois que c'est dangereux ? Peut-être qu'ils vont penser que je suis faible ? Ils auraient raison, pourtant, mais quand ils le voient ça devient dangereux. Parce qu'alors ils pensent pouvoir me marcher dessus. Là aussi, ils auraient raison. Pourquoi je m'en fais ? En fait c'est toi qui m'a appris à me méfier de tout le monde, non ? Hayden ? Pourquoi tu restes silencieux ? Fais pas le mort, je sais que tu es là. Hayden. Hayden ? S'il te plait, réponds, ça me stresse quand tu es silencieux.

« Hayden ? »

Ton regard s'affole, se perd dans la pièce vide. Ou presque. Quelqu'un approche. Tu relèves la tête. Tu t'aides de tes bras pour te relever, un peu tremblante. Tu accroches du bout de tes doigts le tissu recouvrant l'inconnu. Ton esprit flanche. Qui es-tu ? Qui veux-tu être ? Où est-il ? Hayden. Hayden. Hayden.

« Hayden. »

Tu te mords la lèvre inférieure et relâche le tissu. Pourquoi tu avais fait ça ? Par panique. Tant pis. Tu ravales ta salive et souris, gênée. Tu tentes de t'excuser mais seules quelques syllabes incompréhensibles et presque inaudibles arrivent à sortir de ta bouche. Tu fais un pas en arrière. Le bruit de la plante de ton pied nu contre la surface de l'eau résonne dans la pièce. Tu relèves les yeux.

« Désolée. Je. Heu. J'ai eu peur. Vous habitez ici ? »

Tu voulais avoir l'air normale ? T'as raté ton coup. En plus t'avais même pas pris la peine de regarder à quoi il ressemblait. Est-ce que c'était une fille ou un garçon ? Merde. Merde. Hayden j'ai besoin de ton aide. Il ne revient pas. Merde. Merde. Putain, merde.
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MessageSujet: Re: I'll follow you into the dark. #Atropos.   Jeu 1 Mai - 19:43

Atropos était sortie, c'était un fait rare, mais obligatoire, il devait a tout prix sortir parfois, mais il choisissait généralement des moments où il n'y avait que peu de monde, cette fois ci, la pluie était de son coté, une pluie battante, fraîche, délicate, il appréciait cela, cependant, il s'en protégeait tout de même, il marchait lentement, d'un pas timide et peu assuré caché sous son parapluie rouge. Il ne savait plus vraiment où il allait désormais, il errait du coté des habitations d'Holy Sword, ce quartier était plaisant, délicat, la douceur de la pluie lui conférant un coté à la fois rassurant et terrifiant. Le blond fixait ses pieds, s'assurant de ne marcher dans aucune flaque d'eau, de ne pas glisser, terrifier à l'idée de chuter et de se faire mal. Ses yeux clignait frénétiquement, dérangé par les gouttes de crachin mêlé aux autres plus violente qui lui martelait le visage. A quoi bon avoir un parapluie lorsqu'on est aussi grand, les gouttes finisse par vous toucher malgré tout. Il détestait réellement sa taille, si déplaisante, on le remarquait forcément. On remarquait les gens grands, pourquoi ne pouvait il pas être plus petit, plus discret, pourquoi fallait il qu'il ai cette chevelure titanesque, cette taille déplaisante. Cherchait il à se faire remarquer, il se le demandait, après tout, rien ne l'empêchait de prendre une paire de ciseaux et de se couper les cheveux. De même qu'il pouvait cesser de porter des tenues aussi voyantes que celle qui portait, comment ne pas remarquer un homme vêtue tout de blanc avec un parapluie rouge.

Finalement, il se disait qu'il devait aimer se faire remarquer, il ne savait pas réellement pourquoi, mais c'était peut être un moyen de vivre, malgré sa peur maladive des gens. Il devait aimer cela, il devait aimer souffrir, c'était étrange. Finalement, il décida de s'abriter un instant, il ne comptait pas être suffisamment tremper pour attraper un rhume quelconque. Il entra alors dans un hall qu'il supposait désert, il se trompait, il pu remarquer une jeune femme, elle semblait quelque peu perdue, elle était la, isoler, dans une tenue bien trop légère pour être en bonne santé. Atropos n'osait pas réellement s'approcher, peur de parler, peur de toucher, peur de voir, peur d'être vue, peur de savoir, peur d'entendre, de dire, de faire. La peur, il la sentait monter, il la sentait le ronger, il avait peur, peur d'elle, peur de lui même, peur de ce monde, il tremblait, il avala sa salive difficilement, il ne pouvait tout de même pas ne rien faire, cela aurait été ignoble, il ne pouvait pas la laisser la, il devait l'aider, elle faisait naître en lui en plus de la peur de la compassion, de l'empathie profonde et dévorante, il souffrait de la voir assise dans ce hall vide et sombre, seule, perdue, trempée, il s'approcha lentement, timidement, encore tremblant. Elle lui avait prit le bras pour se relever, puis l'avait nommer Hayden, attendait elle quelqu'un avait il fait une erreur de s'approcher, allait il devoir affronter ce Hayden pour avoir oser faire cela, mais il ne voulait qu'aider, il ne pensait pas à mal, il s'en voulait, c'était horrible, qu'avait il fait. Il n'arrivait pas à parler, elle lui avait lâcher le bras, elle avait reculer, il lui avait fait peur, elle allait hurler, le frapper, l'insulter, c'était certains, il était fini, c'était terminer, il allait dire adieu à tout ce qu'il avait. Elle n'en fit rien, elle lui demanda une question simple, habitait il ici, non, elle avait eu peur, elle aussi, c'était normal, il s'en doutait. Mais il n'habitait pas ici, que pouvait il dire. Il n'arrivait pas à parler, il avait la gorge nouée, les larmes aux yeux, il avait trop pensé une nouvelle fois, mais il n'allait tout de même pas l'abandonner ici seule. Il prit une grande inspiration et parla doucement, faiblement, avec une difficulté sans non.


«  - Je, je, je suis désolé. Je ne voulais, je ne savais pas, je n'aurais du vous faire peur. Pardonnez moi. Je voulais m'abriter et je, je voulais, je pensais, j'essayais de vous aider ? »

Il ne savait pas ce qu'il disait, qu'avait il fait, il était idiot, totalement idiot, c'était un imbécile, pourquoi faire cela c'était tout de même complètement niais de faire ce genre de chose, qui s'approcherait d'une jeune femme perdue dans un hall, qui aurais la stupidité de s'approcher d'un quidam avec des bonnes intentions, il n'était décidément pas normal, qu'un imbécile sans la moindre logique, sans une once de savoir, sans une once de bon sens, il ne pouvait vraiment pas faire quoi que ce soit comme tout le monde, il fallait toujours qu'il fasse n'importe quoi sous pretexte que le cœur lui en disant, qu'il avait l'impression, qu'il pensait, décidément, il aurait mieux fait de continuer pécher du poisson et de vivre comme un ermite il n'avait que cela de bon pour lui, mais tout de même, il ne parvenait pas à faire autrement, il lui fallait aider cette jeune femme effrayée, elle semblait si faible, si fragile dans cette grande chemise. Si petite face à lui, si fine, elle ressemblait à l'une de ses poupées de porcelaine de celle que l'on gardait en vitrine de peur de la briser ou de l’abîmer, mais elle avait cet air de ceux qui étaient perdu, cet air de je ne sais quoi qui faisait naître en vous l'envie de la prendre dans vos bras pour la protéger du monde. Machinalement, Atropos déposa son parapluie sur le coté, prenant ensuite sa tresse pour la serrer, il avait du mal, beaucoup de mal à s'exprimer, à parler, à vivre en communauté, à être avec les gens, mais son cœur lui hurlait qu'elle avait besoin de lui, il avait envie de l'aider, il reprit la parole tout aussi difficilement, tout aussi timide.

«  - Je suis non je me nomme, non je suis Atropos, un tailleurs. Je me demandais, je voulais savoir, je pense, avez vous besoin d'aide ?  Ou vous attendez quelqu'un ? »

Il était réellement un imbécile, il aurait mieux fait de partir à l'instant en lui laissant le parapluie, mais ce n'était pas quelque chose à faire, ce n'était pas intelligent.
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