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 Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]
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Doppelgänger


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MessageSujet: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Sam 22 Mar - 22:24

    Ça n'était pas censé se passer comme ça.

    Tout ses rêves, ces opportunités, ces visions virtuelles, ne sont qu'une immense prison sous le nom « d'utopie ». Comme beaucoup, il ne savait pas ce qui l'attendait au niveau du retour : il n'y en a pas. Un monde, aussi vrai que la réalité, ne peut être qu'une invention égoïste. Sans personne pour l'habiter, il n'est plus rien. Est-ce la raison du pourquoi tout ceux qui y rentrent ne peuvent pas en sortir ? Ce n'est pas parce qu'il est une presque copie du réel que chacun ne veuille pas retourner là d'où ils viennent. Ici, c'est certes beau, on n'a besoin de rien et il y a même des choses qu'on n'aurait jamais ailleurs. Mais ici, il n'y a pas les gens que l'on connaît, les choses que l'on a commencé, ni même notre maison. Tout ce qu'on a eu jusqu'ici est définitivement perdu. Il ne peut même pas prévenir ses parents, ses camarades...

    … Yuzuki.

    La première personne qui lui ait venu à l'esprit, lorsqu'il a réalisé qu'il ne pourra pas revenir, est cette demoiselle qu'il a rencontré au lycée. Elle fut son premier coup de cœur, son premier béguin, son premier jeune amour. Elle est l'origine de sa personnalité, ses goûts et même sa raison de se démarquer de cette normalité qu'il possédait avant. Alors, s'il vit dans ce monde virtuel et plus que réel sans elle, à quoi bon ? Il n'est pas clairement amoureux, jusqu'à s'en tailler les veines, il a juste de la peine d'être séparé pour toujours de la seule personne qui lui plaît. Certes, il a abandonné l'idée de sortir avec elle lorsqu'il a réalisé qu'il n'était plus qu'une copie pour s'en rapprocher, mais quelque part, ce sentiment n'a jamais voulu s'effacer. Évidemment, sa vie passée lui manque, mais Yuzuki en est un élément important.

    Il n'a profité que quelques heures de cette première connexion, et maintenant, il regrette amèrement. Il espérait pouvoir trouver une manière de se déconnecter, de quitter cet avatar et ces copies de cinq sens, mais il n'en trouva aucune. Alors, le visage crispé par la panique, il a finit par quitter son lieu de résidence et courir dans une direction au hasard. Ce qu'il espérait, c'était trouver une sortie secrète, cachée, quelconque, dans ce monde. Sa course se poursuit toujours, dans un paysage inconnu, où il a déjà quitté la cité de Hope Corporation depuis quelques heures. Jusqu'où il est allé, il n'en a rien à faire, Doppelgänger veut juste récupérer son véritable nom. Peut-être que certains se sont habitués à cette nouvelle vie, mais lui... il n'est pas sûr de pouvoir le faire. Dans un lieu coloré, visiblement plein de vie, il arrive, et pourtant, il ne daigne pas regarder autour de lui.

    « Yuzuki... »

    C'est le seul nom qui lui donne encore l'espoir de trouver un moyen de rentrer. Il aime ce monde, il a prit le temps de l'apprécier, de l'observer, d'en profiter. Mais cet endroit n'est pas chez lui ! Il s'arrête soudainement, une idée en tête : il retire aussitôt son casque-écouteurs, et les larmes aux yeux, le frappe contre un mur; celui d'une maison ou quelque chose du genre ? Si ce casque l'a amené ici, peut-il le ramener en arrière ? Il refuse de tout quitter comme ça, sans même avoir prévenu quelqu'un. Et qu'en est-il de lui-même ? Est-il toujours devant un écran d'ordinateur, dans la même position à la seconde près avant de mettre ces écouteurs ?

    « Yuzuki... ! »

    Il voulait une réponse. Il s'appuya contre le mur et se mit à sangloter. Son casque dans la main, il ne sait pas s'il doit se faire une raison ou continuer de lutter. Ce monde, est-il juste une immense cité pour les rêves, ou une prison utopique, facette de souffrances éternelles ? Passer le fameux « pour toujours » ici, comme un vulgaire personne de fiction que l'on jette dans un univers imaginé par un auteur égoïste, ce n'est pas ce qu'il a cru comprendre en lisant ce SMS.
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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Dim 23 Mar - 13:19


   
Une raison d'aimer, de vivre dans la fiction.


FYE & DOPPELGÄNGER


« Utopie ».

C’était parfaitement le mot adéquat pour désigner cet endroit. Tout n’était que richesse, calme et prospérité, aucune trace de désolation, pas de tristesse ni ne colère. Et surtout, des couleurs vives, du sucre partout, plus qu’il n’en fallait pour au moins dix vies. Etait-ce ça, le Paradis ? Echapper aux règles, aux interdits. Ici il y avait autant de friandises qu’on le voulait. Ici on pouvait s’amuser, danser et chanter jusqu’au bout de la nuit sans se soucier de devoir aller au lycée le lendemain. Ici il n’y avait pas de couvre feu ni d’heure de réveil, ici il n’y avait pas de leçon à apprendre ni de professeur à la voix soporifique à écouter, ici il n’y avait ni devoirs, ni obligations, ni responsabilité. Ici, c’était la Liberté, la vraie, celle dont on rêve, celle qu’on écrit avec un grand L. Aucun regret de sa vie d’avant n’était détectable chez le jeune garçon, il avait prit ce SMS comme une échappatoire, une libération de la grisaille Irlandaise dans laquelle il avait grandi.

Cependant, les rues du quartier en sucreries étaient désespérément vides. Il était plutôt tard dans la nuit et les avenues qui dans la journée grouillaient de monde semblaient être aussi mortes que les routes de Crimson District. Il savait de quoi il parlait, il avait eu le malheur de s’y aventurer et n’y retournerait sans doute jamais. Il avait eu la peur de sa vie, ce jour là. Et les paysages de Dream Land étaient bien plus chaleureux et accueillant que les ténèbres qui engouffraient l’île de Crimson.

Une musique de fête foraine retentissait au loin, provenant du parc d’attraction qui n’était qu’à quelques pâtés de maison d’ici. Cela lui fit d’ailleurs penser qu’il faudrait qu’il s’y rende, un jour. Lui non plus n’était pas là depuis bien longtemps, il était loin d’avoir tout vu. Peut-être attendait-il d’avoir quelqu’un avec qui visiter, ou plutôt un appui pour supporter la musique. Très entrainante et chatoyante, cette mélodie répétitive devint rapidement assourdissante. C’était amusant un moment, mais l’entendre toute la journée, on saturait rapidement.

C’est ainsi qu’il déambulait dans les rues du quartier, les mains sur les oreilles, à essayer de fuir cet infernal tintamarre qui raisonnait dans son cerveau. Le silence du quartier était saisissant, seul les pas du jeune homme qui courrait ça et là se faisaient entendre. Du moins, jusqu’à cet instant.

«  Yuzuki… »

Une voix masculine vint bientôt briser le silence, et couvrir la musique de fond. Clignant des yeux, Fye se stoppa un instant avant de se remettre à courir vers la provenance de la voix. D’autres bruits retentirent, il aurait semblé qu’on frappe sur les murs de ses précieuses constructions en gâteau.

«  Yuzuki… ! »

La voix devenait de plus en plus forte. Intrigué, Fye tourna à l’angle d’une maison. Et là, il le vit. Appuyé contre le mur, il semblait détruit, anéantit, complètement perdu. Les larmes cisaillaient son visage pâle. Ses sanglots provoquaient des spasmes, lui arrachant quelques plaintes de douleur. Cette homme semblait tellement souffrir que Fye en eu lui-même le cœur brisé. Brusquement inquiet, il retira la sucette qu’il avait dans la bouche et s’approcha pour glisser une main sur son épaule, un adorable sourire ayant naquit sur ses lèvres. L’enfant était peut-être un peu trop compatissant, on lui avait souvent fait ce reproche par le passé.

- Pourquoi pleurez-vous, monsieur ?

Demanda-t-il de sa voix douce et enfantine, tandis qu’il fouillait dans sa poche pour en sortir un bonbon qu’il lui tendit, dans l’espoir de le réconforter, un minimum. Voir les gens pleurer, c’était la dernière chose qu’il souhaitait. La tristesse n’avait pas sa place dans ce monde.


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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Dim 23 Mar - 15:40

    Rare sont les fois où Doppelgänger pleure.

    La dernière fois que ça lui est arrivé, c'était sans doute lorsqu'il n'était encore qu'un gamin de 10 ou 11 ans. Parce qu'à part une blessure de casse-cou, il n'avait aucune autre raison de chouiner. Il n'a même pas versé de larmes lorsque Yuzuki l'avait rejeté. Puisque au fond, il avait toujours le droit de nourrir ses sentiments. Mais là, c'est autre chose. Il n'a donc tellement pas l'habitude de pleurer qu'une fois qu'il a commencé, il a du mal à s'arrêter. Et il devait à tout prix en être capable : si jamais quelqu'un venait à le trouver dans cet état, il risque d'être complètement perdu. Jamais personne ne l'a vu ainsi. Et il n'a pas le droit d'être aussi injuste envers ce monde qui a, apparemment, attiré des tas de gens qui ont finit par s'y faire. Mais en même temps... c'est tellement injuste ! N'y a-t-il pas des personnes fières de ce qu'ils ont accomplis autrefois, suffisamment pour lutter contre cette barrière invisible l'empêchant de rentrer chez eux ?

    « Pourquoi pleurez-vous, monsieur ? »

    Ses yeux devinrent aussitôt aussi grands que des soucoupes. Appuyé contre ce mur, le casque dans une main tombante, il tourne le regard vers un garçon un chouia plus jeune que lui, les cheveux d'un noir de jais aux reflets bleu nuit. Ses yeux étaient d'un azur profond, une couleur bien plus claire qu'un ciel d'été avec un soleil au zénith. Son écharpe flottait très légèrement par la brise du soir. D'une voix amicale et enfantine, il lui demandait pourquoi il versait autant de larmes. Pas de « ça va ? » ou « un problème ? » mais clairement une question précise. Devait-il répondre une réponse tout aussi détaillée ? Depuis quand les gens s'intéressent autant aux soucis d'autrui ? À moins que le monde d'Euphemia n'accueille que des personnes du genre ? Un monde sans préjugés ? Ce serait bien...

    Il fixa le bonbon que lui tendit l'étranger. Doppelgänger en était friand, mais en même temps, il n'est pas trop dans l'esprit de se goinfrer. Il déplaça régulièrement son regard sur ses yeux, puis le bonbon, puis encore les yeux... Et enfin, d'une main d'abord hésitante, il finit par le prendre, et murmure un très léger merci. Tandis qu'il déballe la friandise, il essaye de retenir ses derniers sanglots : la lèvre inférieure mordillée, il essuie ses larmes d'une manche, mais elles reviennent très vite. Il ne peut pas se permettre de se comporter de la sorte alors qu'il s'apprête à manger quelque chose qu'on lui a offert. Il doit lui être reconnaissant, mais sentir ce regard fixer son visage inondé de larmes honteuses le gêne quelque peu. Alors qu'il enlève le papier, il approche le bonbon de sa bouche et laisse donc sa lèvre tranquille. Mais alors qu'il relâche la pression de ses dents...

    … un nouveau sanglot éclate. Il ne pleurait pas bruyamment comme il y a quelques minutes, il ne pouvait juste pas retenir sa plainte puérile. Maintenant, il gémissait, et se mordait encore pour s'en empêcher. Le bonbon entre les doigts, il tire sa manche avec les dents avant de s'en servir pour essuyer continuellement ses larmes. Il n'a jamais été pleurnichard, c'est pourquoi dés que ça arrive... c'est un peu Terre Inconnue pour lui. Il devait à tout prix s'arrêter, sinon il ne sait pas pour quoi il va passer devant ce garçon.

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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Dim 23 Mar - 16:52



La panique.

Ce fut le sentiment qui traversa le jeune adolescent à ce moment là. Pourquoi ? La réponse était simple, la personne face à lui était inconsolable. Alors qu’il avait été rassuré de le voir saisir son cadeau sucré, qu’il avait attentivement détaillé ses mouvements, le regardant déballer le papier coloré avant de porter la friandise à ses lèvres, voilà qu’il s’était remit à pleurer toutes les larmes de son corps. Les lèvres pincées, Fye attendait qu’il se calme en le regardant d’un air inquiet. Que faire ? Cela aurait été très indiscret de lui demander la raison de son chagrin alors qu’il ne le connaissait pas. Il ne savait absolument pas quoi faire.

Il l’observait simplement. Ses cheveux blancs lui collaient au visage à cause des larmes qui pleuvaient sur ses joues, ses yeux étaient fermés, son visage crispé par la douleur. Fye déglutit, commençant sérieusement à paniquer. Mais qu’avait-il fait ?

- Je suis désolé de vous avoir embêté…

Puis il réfléchit, si c’était bien sa faute, si cet homme pleurait tant. Il s’était remit à pleurer quand il lui avait donné son bonbon… Ah, c’était la faute du bonbon, alors ?

- Vous n’aimez pas les bonbons ? Je suis désolé…

Murmura-t-il, la voix enrouée par la peine. Mais il n’obtint aucune réponse. Une petite moue se dessina sur ses lèvres, son visage se faisant de plus en plus inquiet. Un nouveau sanglot sorti de la gorge de l’inconnu, alors Fye commença à sérieusement paniquer. Il se releva, et fouilla dans sa poche pour en sortir un mouchoir, avec lequel il essuya doucement les yeux du garçon face à lui. Mais cela n’arrêtait pas la déferlante de perles salées qui coulaient de plus belle. Il avait l’impression que plus il essayait de le consoler, plus il pleurait.

La gorge nouée, Fye posa une main timide sur le dos de l’inconnu, et y déposa une très légère caresse, du bout des doigts. Puis sa main s’aplatit totalement contre le dos, et Fye commença à le frotter vigoureusement. On lui avait souvent fait ce geste pas le passé, lorsque lui aussi, pleurait comme ça, si fort, si longtemps. Fye pleurait beaucoup aussi, il n’avait jamais vraiment grandi, alors… Il avait gardé des manies enfantines dont la faculté de pleurer à tout va.

Quoi qu’il en fût, Fye continuait ses mouvements sur le sweet de cet inconnu. L’envie de connaitre la raison de tant de peine, mais il savait que cela serait impoli, alors il n’en fit rien.

- Ca va aller, ne vous en faites pas…

Murmura-t-il à mi-voix. Peut-être avait il perdu un être cher ? Peut-être n’arrivait-il pas à se faire à sa nouvelle vie à Euphemia ? C’était impossible à savoir. Ses gestes sur son dos n’eurent toujours aucun effet. A bout de solutions, Fye entreprit le remède de secours, son plan C. Aux grands maux les grands remèdes, comme on dit ! Doucement, lentement, timidement et avec une grande hésitation, Fye glissa ses bras autour de l’inconnu, pour le serrer chaleureusement contre sa personne. Peut-être avait-il seulement besoin d’un contact corporel.


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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Dim 23 Mar - 19:48

    Plusieurs fois, le garçon avait tenté de le rassurer, tout en s'excusant platement de le déranger. Il est vrai que sans réponse claire, mais juste des pleurs, on n'était pas sûr de ce que voulait Doppelgänger. Il essayait vraiment d'articuler un truc audible, mais pas moyen, ses hoquets de sanglots l'en empêchaient, tout comme cette manière de se mordre les lèvres pour arrêter. Mais aussi bien l'un que l'autre, il n'y parvenait pas. Le bonbon était toujours son poing fermé, et il voulait au moins le manger, histoire de le rassurer un peu. Et puis, le goût du sucre peut peut-être l'aider à sécher définitivement ses larmes. Mais pour l'instant, il le serrait, la main presque entièrement cachée par la manche qu'il avait tiré. L'autre garçon semblait désemparé, désarmé face à une telle situation aussi gênante. S'il était un proche, il pourrait sans doute l'aider, mais en attendant, c'est plutôt Doppelgänger qui a envie de s'excuser, ça ne devrait pas être l'inverse, lui qui fait tant d'efforts pour consoler un inconnu !

    « Je suis désolé de vous avoir embêté... »

    Non vraiment, il n'avait pas à l'être. Le jeune blanc-bec ne parvient même pas à aligner trois mots pour lui faire comprendre qu'au contraire, le voir inquiet de cette manière le touche. Un autre aurait certainement passé son chemin.

    « Vous n'aimez pas les bonbons ? Je suis désolé... »

    Si, au contraire ! Il avait peur qu'à force de se taire, il allait une commettre une bêtise sans même avoir ouvert la bouche, et il serra davantage le bonbon dans sa paume. Il devait se grouiller de l'avaler, sinon, l'autre allait se croire inutile; mais il apprécie grandement son geste. Il fut étonné de voir ensuite cette personne sortir un mouchoir et tenter de sécher ses larmes. Mais ce fut inutile, la tristesse était si grande qu'elle déborda encore.

    « Ça va aller, ne vous en faites pas... »

    Il fut d'autant plus touché lorsqu'il accompagna cette réplique d'une étreinte à laquelle il ne s'attendait absolument pas. Un dernier sanglot s'arracha de sa gorge, mélangé avec un hoquet de surprise. Un inconnu, un peu plus petit et jeune que lui, l'étreignait pour le rassurer. On aurait dit un de ces enfants de la petite école qui, ne sachant pas grand choses des chagrins parce qu'ils sont encore bercés par l'innocence, essaye de le réconforter avec un geste plus ou moins d'amour. C'était mignon, mais d'un jeune plus si gamin que ça, ça pouvait devenir gênant. Et en plus, l'albinos devait être un peu plus âgé que lui, si ce n'est que d'un an ou quelques mois, même si c'est lui qui chouine ici. Pris au dépourvu, l'étreint fut telle que sa tête s'est levé toute seule vers le ciel dévoré par la nuit. Ses dernières larmes glissèrent le long de ses joues, et très vite, on n'entend plus rien.

    Les sanglots se sont arrêtés. Était-il surpris par cette douce initiative ou l'effet attendu de cet inconnu a-t-il au contraire fonctionné ? Dans tout les cas, il cherchait à arrêter ses pleurs, et ça a marché. Peut-être pas avec les émotions attendues, mais le résultat est le même. Ses pensées malheureuses se transforment petit à petit en rêveries habituelles, celles qui occupent l'esprit toute la journée. Et là maintenant tout de suite, elles se tournent vers ce garçon qui l'a prit dans ses bras. Alors, sa triste expression redevint calme, ses yeux se plissèrent et ses lèvres finissent d'être endolories par ses dents. Ses yeux sont encore mouillées, mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'il n'en reste plus aucune trace. Reconnaissant envers lui, il pose seulement sa tête sur son épaule, signe que c'est enfin fini...

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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Lun 7 Avr - 19:54


 


Et peu à peu, les pleurs se calmèrent pour finalement, disparaitre. Rassuré, Fye fut incapable de retenir un soupire de soulagement face à cela. Il avait vraiment eu peur d’être la cause de toutes ses larmes qui avaient déchiré le visage immaculé de cet inconnu. Se pinçant les lèvres, il regarda le jeune garçon à présent pelotonné dans ses bras.

Au moins, il ne pleurait plus.

Un fin sourire fleurit sur les lèvres du plus jeune, tandis qu’il sortit un mouchoir de soie bleutée de la poche de son pantalon. Avec une précaution calculée, il rapprocha sa main armée du bout de tissus, du visage de son aîné pour le lui essuyer gentiment.

Les personnes qui souffrent ont besoin d’attention, de réconfort et de douceur.

C’est ce qu’on lui avait toujours répété. Et cette personne souffrait, cela se voyait dans son regard. Le cœur déchiré par un tel spectacle, Fye aurait tout donné dans ce monde pour pouvoir consoler quelqu’un, même un inconnu. La souffrance ne devait pas exister, pas à Euphemia.

Mais, pourquoi pleures-tu ?

La question lui brulait les lèvres, bien sur. Mais ce n’était qu’un inconnu, qui se confierait à quelqu’un qu’il ne connait pas ? Alors, pour savoir, autant procéder dans l’ordre. Déjà, le sol recouvert du tapis blanc n’était pas l’endroit idéal. Aussi, Fye se releva, et serra les mains de son binôme pour l’inviter à faire de même. Il lui offrit un adorable sourire, qui se voulait être réconfortant, avant d’incliner légèrement la tête sur le côté. Un vrai gamin, il faudrait s’y faire.

« Je m’appelle Fye. »

Commença-t-il. C’est bien comme cela qu’on se présente, n’est-ce pas ? Trop d’interrogations se bousculaient dans sa tête, il était trop curieux. Il voulait trop savoir. Connaitre trop de gens. Tester les limites de sa capacité d’apprentissage, peut-être ?

Mais te souviendras-tu de tout ?

Là était la question. A voir, si la personne l’intéressait ou non. Mais pour voir, il faut savoir, et pour savoir, il faut interroger. Tu es trop curieux, mon enfant. Autant commencer par les questions d’usages.

«  Et vous, comment vous appelez-vous ? »

Est-ce assez, Fye ? Non, il voulait savoir, tout savoir tout de suite. Maintenant. Sur le champ. La question lui brûlait les lèvres, il les pinça pour les soulager. Le cœur battant. Oserait-il ? Il osa.

«  Et, si je puis me permettre… Pourquoi pleurez-vous, à l’instant ? »


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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Lun 7 Avr - 21:25

    Il fut d'autant plus rassuré lorsque le jeune garçon attendrit son visage. Pas la peine d'inquiéter qui que ce soit, ça ne ferait que lui serrer le cœur davantage; et de culpabilité cette fois. L'étreinte se termine – il s'assure alors de ne pas avoir l'air trop « amoché » par ses pleurs – et intérieurement, se dit qu'il doit se ressaisir lorsqu'il sentit le tissu de l'inconnu essuyer encore quelques traces de tristesse sur ses joues. Il tente un maigre sourire, mais pas encore tout à fait remit de ses émotions, ne se force pas; il n'a donc qu'une expression presque neutre sur le visage.

    Enfin, le garçon se relève, tenant fermement ses mains, et incline la tête avec un beau sourire candide :

    « Je m'appelle Fye. »

    Ah, des présentations ! Une première ! Car oui, même s'il a profité de ce « jeu » pendant plusieurs heures, Doppelgänger n'a jamais prit le temps de s'intéresser aux autres qui s'y étaient connectés (mais le terme est-il toujours bon alors qu'il n'y a visiblement, à première vue, pas de retour possible ?) et donc, ce fut là son premier contact. Il devait bien se résoudre au fait que toutes les personnes qu'il a donc effectivement croisé sont bien réelles : rien ne laisse paraître nulle part que ce monde est entièrement fictif. Quel effet ça lui aurait fait de voir un visage déformé cinq secondes par un bug graphique... si vraiment, ça pourrait même lui faire peur. Il hésita un instant à répondre, pourtant il n'avait pas à se méfier de lui, hein ? Il lui doit bien ça, en quelques sortes...

    « Et vous, comment vous appelez-vous ? »

    Ce qu'il est gentil. Un peu formel, mais gentil. En vérité, il était tellement surpris et accablé par cette gentillesse spontanée qu'il n'osa presque pas répondre, de peur de casser un peu le rythme avec une voix tremblotante ou une formulation qui ne va pas avec. Non, il n'a pas à s'en faire autant. Cet inconnu, enfin, ce « Fye », a largement osé. Il fait même attention à ne pas le brusquer. Le grand blanc-bec n'a aucune raison de se sentir aussi mal à l'aise.

    « Et, si je puis me permettre... Pourquoi pleuriez-vous, à l'instant ? »

    Ah, voilà autre chose. Serrant le bonbon dans sa main, il essaye de le regarder correctement, cherchant à le rassurer, et s'exclame d'une voix un peu basse; il devait rapidement faire le tri entre les bonnes et mauvaises pensées :

    « D-Doppelgänger... C'est Doppelgänger. Ou Doppel', pour faire plus court. »

    Il venait seulement de se rendre compte qu'à prononcer, c'est assez compliqué, ou juste long. Il se tripota les doigts afin de rester calme; du moins, de le paraître, il devait à tout prix éviter de l'alarmer encore. Mais répondre à la deuxième question est un tantinet délicat : comment procéder ? Il devait conserver une voix ordinaire, et surtout, dans ses propos, ne pas aller trop loin. Et si il lui en voulait pour ce qu'il pensait de ce monde ? Pas que des insultes lui viennent sur le bout de la langue, mais s'il vient à le critiquer, ça pourrait peut-être se retourner contre lui. Non, il devait formuler la raison de manière à ne pas le vexer. Pourquoi pleurait-il hein ? Pourquoi, pourquoi... Ah.

    Une idée, pas plus optimiste, lui vient en tête. Il ne s'est jamais résolu à en parler en ces lieux, mais...

    « Disons que je... »

    Il est allé vite et se coupa dans son élan. Pas la peine, il n'arrivera pas à le dire sans afficher une triste mine. En tout cas, il parvient un esquisser un très petit sourire qui suggère à Fye de ne pas se faire davantage de mouron. Il garde ses mains dans les siennes, pour ne pas trop noircir le tableau.

    « Disons qu'il y a... une personne qui n'est pas ici. E-Et... Elle va beaucoup me manquer. »

    Il évita de faire la remarquer sur le fait que, donc, il ne parvient pas à revenir dans le monde réel. Ça, l'autre doit déjà le savoir. Tout le reste devrait logiquement se construire dans son esprit. Doppelgänger regarda au sol, sur le côté, n'osant toujours pas le fixer dans les yeux. Mais avec un peu de courage, il osa lâcher ses mains, et déballer enfin le bonbon qu'il lui a offert. Il est temps de le rassurer une bonne fois pour toutes : il gobe aussitôt le bonbon, sentant très vite un goût sucré s'éparpiller dans sa bouche. Son sourire s'esquisse un peu plus, son naturel gourmand revenant à la charge. Légèrement remit, il terminer avec :

    « Et tu n'a pas besoin d'être aussi formel... Enfin, quand je vois que tu te préoccupes autant... Enfin, euh, tu peux me tutoyer quoi... »

    Eh beh, c'était bien partit... Il serait presque sûr de réduire à néant l'ambiance fournie par les efforts de ce garçon attentionné.

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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Ven 25 Avr - 19:10


« D-Doppelgänger... C'est Doppelgänger. Ou Doppel', pour faire plus court. »

Enfin, il avait dit quelque chose. Un grand sourire étira les lèvres du bleuté, qui hocha ensuite la tête pour affirmer qu’il avait bien compris et enregistré l’information. A nouveau enjoué, il s’inclina légèrement en avant par politesse.

- D’accord, enchanté, Doppel’ .

Fit-il sans se départir de son indétrônable sourire. Peut-être espérait-il lui en arracher un aussi. Il parait que voir les gens sourire met de bonne humeur en général, c’était le moment de tester cette hypothèse. Cela dit, le voir se torturer les doigts de la sorte ne le rassurait pas, il n’avait pas l’air calme. Il avait l’air inquiet. Peut-être avait il été trop loin dans sa question ? Après tout il ne connaissait que son nom. Même pas, son pseudo, en fait. Son vrai nom, c’était une chose que seules les personnes dont il avait la connaissance avant de venir dans ce monde utopique connaissait. Une mine penaude remplaça alors son sourire.

« Disons que je... »

Fye releva les yeux dans sa direction. Il allait le lui dire, vraiment ? C’est un regard plein d’espoir qu’il lança à ce presque-inconnu, mais un espoir très éphémère qui se dissipa lorsque l’albinos se stoppa dans son élan. Fye soupira légèrement et s’apprêta à affirmer que cela ne faisait rien, s’il ne voulait pas lui dire. Cela se comprenait, après tout.

« Disons qu'il y a... une personne qui n'est pas ici. E-Et... Elle va beaucoup me manquer. »

Surpris, Fye écarquilla les yeux. Il ne s’attendait pas vraiment à une telle chose, mais en effet, c’était une bonne raison pour pleurer. L’air navré, le jeune homme déposa sa main sur l’épaule du plus âgé, tenant une nouvelle fois de le rassurer.

Ah, l’amour.

Fye ne connaissait pas ce sentiment, mais à voir cet homme en souffrir autant, ça ne lui donnait pas plus envie que ça. Parce que cette personne, loin de lui. Il devait l’aimer, pour pleurer comme ça. Ca ne faisait aucun doute.

- Je vois, je suis désolé pour vous.

A nouveau, il lui sourit, avant que l’autre n’enchaine sur une nouvelle affirmation.

« Et tu n'a pas besoin d'être aussi formel... Enfin, quand je vois que tu te préoccupes autant... Enfin, euh, tu peux me tutoyer quoi... »

Fye cligna des paupières plusieurs fois d’affilé, avant de rire légèrement et d’hocher la tête. Oui, normal. Il n’allait pas le vouvoyer toute sa vie. Il lui offrit donc un nouveau grand sourire.

- Comme tu voudras, Doppel’ .

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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Jeu 8 Mai - 14:41

    Cette fois, Doppelgänger ne peut s'empêcher de sourire un peu plus chaleureusement. C'est assez étrange à vrai dire; il y a de ça quelques minutes, il ne pouvait afficher une mine enjouée, égale à son interlocuteur. Mais la gentillesse naturelle de ce dernier semble l'avoir enfin atteint : la voix de Fye, ses gestes pour l'aider, le consoler, faire les premiers pas afin de faire connaissance, il commence enfin à ressentir les effets attendus par ce dernier ! C'était comme si sa tristesse, qui s'était ancrée en lui depuis qu'il a réalisé qu'il n'y a pas de retour dés la première connexion dans ce monde, avait été aspirée par les lieux. Car oui, maintenant qu'il a retrouvé son état normal, il commence à reprendre la notion du temps et des événements.

    Il était au milieu d'espaces pour le moins surprenants : tout semblait imprégné de douceur et d'une joie non exagérée; la même nature qui émane de Fye. Où était-il encore tombé ? Ce monde a encore beaucoup à lui montré, certainement. Il n'a hélas pris ses marques que dans quelques coins qu'il a facilement retenu, en particulier ceux près de son nouveau domicile. Là par contre, il commençait à paniquer. Enfin non, ce n'est pas le mot. Disons qu'il n'est pas rassuré. Il s'est perdu, quel comble. Dans ce monde censé lui convenir, il se perd, ne retrouve plus les marques qu'il avait laissé derrière lui afin de se sentir chez lui. D'ailleurs, il n'a pas vraiment le choix. Ce monde, aussi fictif et semblant de la réalité soit-il, est un nouveau chez lui encore trop inconnu à son goût.

    Mais comment connaître davantage un monde, et l'aimait en plus, dans une situation pareille ? Doppel' était tout seul, il ne connaissait personne et ne pouvait même pas prendre contact avec « l'extérieur ». Enfin, seul, ce n'est plus vraiment le cas. Il jette un œil à Fye. Ça lui faisait drôle d'avoir ce jeune homme, pourtant plus petit et donc sans doute un peu plus jeune que lui, pour celui qui l'a consolé, qui lui a permit de se sentir bien à nouveau. Si vraiment ce genre de choses peut alors devenir facile avec lui... Il eut une idée.

    En tout cas, ça lui traversa l'esprit. Mais il n'était pas sûr. De quoi se rapprochait le plus ce monde ? Plutôt de la réalité, où il avait tellement de difficulté à tisser des liens sincères ? Ou plutôt d'un RPG géant, là où cependant, il pouvait être n'importe qui, et donc, devenir le mec le plus sociable au monde – et généralement apprécié, avec ça ! Si ici, c'est un mélange des deux, alors il est un peu perdu. Fye semble être quelqu'un de confiant, sur qui on peut réellement compter. Il n'a aucune raison d'avoir peur de préjugés venant de lui, n'est-ce pas ? Surtout que, d'ordinaire, il est très social avec tout le monde. C'est juste que la vérité sur l'impossibilité de sortir d'ici le brusque. Alors bon... Il finit par prendre son courage à deux mains et le regarder dans les yeux – histoire d'être un peu plus poli et convaincant.

    - Dis-moi... Où suis-je... ?

    Et il y avait autre chose de plus important.

    - Et... tu veux bien... m'aider à aimer ce monde ?

    Quelque part, il était malgré tout déchiré en deux : il refusait d'abandonner pleinement la réalité, et en même temps, il sait qu'il n'y a pas de retour possible et qu'il est confronté au fait – et qu'il a déjà perdu – qu'il va rester ici. Mais ça, il se garde de le dire. Qu'est ce que Fye ou quelqu'un d'autre pourrait penser ? En tout cas, pas question de décevoir Fye ou de créer de malentendu : il a déjà été assez gentil – et quelque chose lui dit qu'il le sera encore – en se comportant ainsi malgré le fait qu'ils ne se connaissent ni d'Ève ni d'Adam. Alors en attendant, il ne peut que demander à s'habituer à Euphemia. Même si, au fond, il n'est pas dans le bain à 100%.

    Mais il affiche un petit sourire qui masque le mensonge, toutefois sincère quelque part. Doppel' est très social, ah ça oui. Seulement, ce monde, pour lui, ne l'est pas.

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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Dim 18 Mai - 15:26



Enfin un sourire ! Fye commençait sérieusement à désespérer, à se dire qu’il n’arriverait jamais à calmer les pleurs de ce pauvres garçon qui semblait si déstabilisé. Peut-être était-ce son arrivée à Euphemia qui l’avait rendu dans cet état. Mais pourtant, c’était impossible, de ne pas aimer Euphemia. Du moins, pour Fye, c’était impossible. Tout ici n’était qu’euphorie, douceur, joie, et sucreries. Enfin en tout cas, c’était le cas pour Fye. Il y avait de quoi perdre la tête, c’est sur. Mais au moins, Doppel ne pleurait plus, et ça, ça arracha au bleuté un soupire de soulagement, emprunt de son habituel grand sourire.

Euphemia était très certainement aussi riche que la terre entière, la différence d’atmosphère entre les quatre îles était à tomber par terre. Pour sa part, Fye n’était allé qu’à Crimson District pour le moment, et il était sûr d’une chose : il n’y retournerait pas. Il avait eu la peur de sa vie là bas, même s’il avait retrouvé quelqu’un de précieux. Ils se verraient bien autre part, hein.

Au moins, Fye n’était pas tout seul. Mais Doppelgänger lui, semblait l’être, ce qui attrista beaucoup Fye. Curieusement, il eut envie de le garder avec lui, de le suivre, de l’accompagner, de l’aider à se faire une place dans ce monde. Car aussi utopique soit-il, il n’était pas moins cruel que l’autre, et si on n’y avait pas sa place, on était fichu. C’était sans doute pour cela qu’il fallait se choisir un métier en arrivant, c’était sûrement pour se garantir une place dans cette étrange société. Et bien que Fye fût plus jeune, l’envie de rester à ses côtés le tiraillait jusque dans ses entrailles. C’était plutôt étrange, mais Fye n’était pas vraiment habitué à se faire des amis, en général les gens ne le supportaient pas. Il était trop gamin, trop surexcité, trop amusé, trop ceci, trop cela. Si bien que malgré su caractère jovial et sa volonté d’aider les gens, il se retrouvait souvent seul. Alors, quand il avait l’occasion de s’en faire de nouveaux, il bondissait sur l’occasion.

« Dis-moi… »

Oui, quoi, quoi ? Les yeux bleus de l’adolescent s’illuminèrent. Qu’allait-il lui demander ? Peut-être de l’aider ? Peut-être d’être son ami ? Peut-être plus… ?

« Où suis-je ? »

Un petit air déçu naquit sur le visage de Fye. Ce n’était que ça. Enfin c’était normal, on ne demande pas à un inconnu – ou presque inconnu – de devenir son ami juste parce qu’on s’est fait consoler. Vraiment Fye, il y a des fois, tu es vraiment stupide. On te l’a souvent reproché, d’ailleurs.

- Tu es actuellement à Euphemia, à Dream Land, dans le quartier des sucreries. Là-bas, tu as la maison d’Euphory, il l’a construit tout seul !

Il pointa ladite maison avec un grand sourire. S’il avait été là avant, il aurait pu la construire avec lui à l’aide de son pouvoir. En attendant, il s’occupait de l’entretenir, comme tout ce quartier d’ailleurs. Mais peu importait, en fait. Fye avait toujours tendance à s’étaler, quand il parlait. Son esprit était très évasif, c’était comme ça.

« Et... tu veux bien... m'aider à aimer ce monde ? »

Un immense sourire fit son apparition sur le visage de Fye. Bien sur qu’il le voulait, il était prêt à aider n’importe qui, surtout à se plaire à Euphemia. Tout heureux, enjoué, Fye jubilait. Il lâcha un petit rire de joie, avant de sautiller sur place. Il glissa ensuite ses mains dans les siennes et les lui serra avec tendresse, posant sur lui un regard emprunt de doueur. Il n’avait jamais regardé personne comme ça, mais ce qui était certain, c’était que pour le moment, il ne s’en rendait pas vraiment compte.

- Avec plaisir ! Je t’aiderais autant que possible !


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MessageSujet: Re: Une raison d'aimer de vivre dans la fiction [feat. Fye]   Lun 9 Juin - 12:20

    « Tu es actuellement à Euphemia, à Dream Land, dans le quartier des sucreries. Là-bas, tu as la maison d’Euphory, il l’a construit tout seul ! »

    … C'était donc ici. Dream Land. Oui, il connaissait au moins de nom; c'était bien sûr l'un des lieux situés sur la carte du monde d'Euphémia au moment de son inscription. Il avait furtivement jeté un œil sur toutes les descriptions de chacun de ces territoires, mais rien qu'au son de « Hope Corporation », il avait tout de suite imaginé le type de ville que cela pouvait être, et autant dire qu'il n'était pas déçu. L'électronique et le style semblable à un remix de Retour vers le Futur 2, c'était tout à fait son genre. Mais là, il était dans un lieu... tout à fait différent de là où il vient. C'était coloré, c'était calme, et surtout, les habitants si chaleureux; comme Fye. N'était-ce pas là le coin le plus utopique de ce monde virtuel ?

    Doppelgänger avait légèrement rougit en posant sa dernière question. Elle n'avait soudainement plus rien à voir avec la précédente, et pourtant, il tenait absolument à lui demander. Même si au fond, elle n'était pas totalement sincère. Et pourtant, le jeune Fye captura ses mains entre les siennes, comme le signe d'une promesse qui ne sera jamais brisée, et avec un immense sourire, prononça la réponse la plus claire et satisfaisante qui soit :

    « Avec plaisir ! Je t'aiderais autant que possible ! »

    Ça l'avait surpris, beaucoup. Il avait juste deviné que Fye était quelqu'un de très sociable et qu'on pouvait visiblement compter sur lui, mais là un léger rougissement apparaît de nouveau sur ses joues, assez gêné. Enfin, était-ce vraiment de la gêne, ou était-il juste content d'avoir pu trouvé quelqu'un qui accepte de l'aider, même pour une requête aussi... floue ? Et puis quelque part, Doppel était mal à l'aise.

    Il n'était pas certain d'aimer vraiment ce monde un jour. Tout ce qu'il voulait, c'était tenir le temps de trouver un moyen de rentrer; même si au fond, une partie de lui criait que c'était peine perdue. Il ne voulait pas quitter sa famille, sa vie, Yuzuki ainsi... Il ne leur a même pas dit au revoir, et si son corps devait être immobile devant l'ordinateur, qu'allait-on lui faire ? Personne ne savait qu'il allait sur ce site (qui s'avérait être un monde) et personne ne pouvait deviner de quoi il était question. Tout ça l'inquiétait énormément.

    - Merci...

    Au moins, les mains de Fye le rassurait; celui-ci n'avait rien d'un mauvais bougre. Pour l'instant, Doppel était partit pour changer d'humeur, histoire de se détendre un peu. Il remit en place ses écouteurs qu'il avait tenté de casser contre un mur plus tôt.

    - Ah, je viens de Hope Corporation. Et euh, je me suis un peu perdu je crois... C'est ma première connexion. Ça fait combien de temps que tu es là, Fye ?

    Ironique de dire « première connexion »; Doppelgänger n'allait sans doute jamais pouvoir se déconnecter.

    - Ah et...

    Il sourit.

    - Merci pour le bonbon. Il était délicieux.

    Ce n'est pas Doppel qu'on changera pour son péché mignon des sucreries.

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