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 Chaos... Chaos everywhere ! - Nemesis
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MessageSujet: Chaos... Chaos everywhere ! - Nemesis   Ven 28 Fév - 23:26


❝NEMESIS


✗ Comment tu t’appelais ?
Scarlett Anna Vayne

✗ Tu as choisi quel pseudo ?
Nemesis, déesse de la vengeance. Poétique, n'est-il pas ?

✗ Tu as quel âge en fait ?
16 ans, 1 mois et 19 jours, biologiquement parlant, quoi que vous puissiez en dire. C'est sûr qu'avec son visage d'enfant, on lui en donnerait bien moins. Mentalement, c'est sûrement un peu plus complexe que ça. Ça oscille entre l'innocence d'un bambin et la maturité d'un vieux sage.

✗ Tu viens d'où ?
Originaire des Etats-Unis d'Amériques.

✗ Tu veux aller sur quelle île ?
Elle a choisit une voie au hasard et s'est retrouvée à voguer dans les contrées sucrées de Dream Land.

✗ Tu fais quoi dans la vie ?
Espionne à son propre compte, et à celui des autres contre une belle somme d'argent. Et quel est meilleur moyen de tirer des renseignements à gauche à droite ? En bossant dans un bar plutôt bien fréquenté.

✗ T'es un super-héros ?
Parfaitement. Vous êtes très perspicace. La torture physique, ça vous parle ? Il suffit à Scarlett de toucher quelqu'un pour qu'il ressente une douleur telle que même le plus viril des combattants se retrouverait à la supplier pour qu'elle arrête. Cette maîtrise est ma foi bien pratique pour se défendre contre ceux qui lui cherchent des noises ou qui l'approche de trop près.

Malheureusement pour elle, ou pour les autres surtout, son pouvoir est constamment activé. Elle est donc forcée, par simple décence, de porter des gants afin d'éviter de blesser les personnes qu'elle aime ou ceux qui ne lui on rien fait. Elle ne peut utiliser son don que par un contact direct avec les mains. Recevoir un coup de pied de sa part ne vous fera ressentir que la puissance dudit coup. Bien évidemment, a grand pouvoir correspond une grande responsabilité, et lorsqu'elle l'utilise pour faire souffrir, elle reçoit exactement la même douleur qu'elle a infligée. Et cette répercussion est d'autant plus grande qu'elle peut également ressentir la douleur physique de personnes qu'elle n'a pas forcément blessée elle-même dans un rayon de 5 mètres autour d'elle.




» Mémorisation Physique.


« La pauvre n'a pas vraiment eu de chance et à hérité des gênes de sa mère. Mais elle semblait s'en être accommodé comme elle le pouvait. En grandissant, elle est restée mignonne et juvénile, ce qui attirait beaucoup les adolescents du coin. » [Lawrence]

✗ La couleur de tes yeux de biche ?
Naturellement, ils sont rouges de sang. Mais elle préfère mettre des lentilles afin de masquer cette tare génétique issue de sa mère albinos. Ainsi, elle se retrouve avec deux grands pupilles qui luisent d'un jaune or. Oui, c'était bien trop facile de prendre une couleur telle que le bleu ou le marron.

✗ Et celle de tes cheveux au vent ?
Blanc, car contrairement à ses réactions vis-à-vis de ses yeux, sa longue chevelure argentées de la dérange absolument pas. En réalité, elle trouve que ça lui donne un aspect de pureté et d'innocence qu'elle ne refuse pas, alors que son regard fait d'elle un démon. Mais ne dit-on pas que les yeux sont le miroir de l'âme ?

✗ Tu sens la rose ou tu pues le yack ?
Vanille noire et orchidée blanche, c'est son odeur habituelle. Ou plutôt son parfum habituel.

✗ Taille & Poids ?
Scarlett n'est en rien taillée pour la NBA avec son pauvre mètre 67, bien qu'elle aurait aimée mesurer quelques centimètres de plus. Elle complexe beaucoup sur sa petite taille, qui lui a souvent valut le titre de gamine "mignonne" ou "délicate". Il ne manquerait plus qu'elle soit en surpoids pour rajouter à son malheur. Seulement, la crevette qu'elle est ne pèse pas plus de 51 kg, c'est déjà ça.

✗ Signe distinctif ?
Vous voulez dire autre que ses origines d'albinos qu'elle masque à moitié ? Visiblement pas.



» Analyse cérébrale.


« Sca' ? C'est un vrai ange ! Elle est tellement gentille et parfaite que ça en fait mal aux yeux de la regarder parfois. J'en suis pas spécialement jalouse, mais je pense qu'elle un caractère qui fait qu'on ne peut que l'aimer. » [Alexy]

✗ On n'est pas parfait hein ?
En effet, personne n'est parfait. Pas même le petit ange de Nemesis. En fait, elle est sûrement l'antipode même de ce que l'on peut appeler un ange. Bien sûr qu'elle l'a été, pendant une période de sa vie, mais aujourd'hui, au plus profond d'elle, c'est le chaos le plus total. Si on ne la connait pas, on ne remarque pas ce qu'elle est vraiment. Et ce n'est pas beau à voir.

La jeune fille est une pure lunatique. La moindre de chose qui la contrarie peut l'emporter dans une colère noire. Dès qu'on la brosse dans le sens du poil, ça va tout de suite mieux. Mais elle ment assez bien à son entourage et manipule parfaitement ses émotions et celle des gens pour rester la petite perle qu'elle était. Elle calcule la moindre de ses actions et peut prévoir celle des autres des jours à l'avance. Le don qu'elle a reçu en arrivant dans ce nouveau monde n'est qu'un outil pour elle, et devient très utile lorsque ses besoins de faire souffrir et pleurer refont surface. Elle est tyrannique et refuse que qui que ce soit ne lui donne des ordres. Elle est le propre maître de sa destinée et de la destinée des autres. Elle n'est cependant pas bien violente. Pourquoi taper et battre quand un simple contact suffit après tout ?

✗ Mais on gère la fougère ?
Comme on vient de le dire, Scarlett est une très bonne menteuse. Elle le fait aussi bien dans les mots que dans son comportement de la vie de tous les jours. Elle cherche à tout prix à rester la petite fille gentille et mignonne qu'elle avait pu être autre fois.

Alors, au lieu de montrer constamment la facette noire et pourrie de sa personnalité, elle montre celle pour laquelle on la connait surtout. Les gens la diront calme et patiente, toujours le sourire aux lèvres. Là pour aider son prochain comme les plus jeunes. Elle est attentionnée et ordonnée, peut être légèrement maniaque, mais pas maladif non plus. Certes, elle ne mange pas grand chose mais aime s'activer derrière les fourneaux. Elle est même très intelligente, débrouillarde et ne suivra rien d'autre que son instinct. En fait, elle est trop pure pour être honnête, et vous avez raison.

Son caractère n'est qu'un mélange entre la Nemesis sombre qu'elle est devenue et la Scarlett adorable qu'elle était.

✗ Tu préfères les garçons, les filles, les deux, les chatons ?
Son coeur est hélas déjà pris, et c'est un jeune homme à la chevelure blonde qui le lui a volé.

✗ Moi j'ai un rêveuuuh ?
Devenir le maître du monde. De ce monde. Et accessoirement libérer toutes ces pauvres âmes qui y sont bloquées.

✗ T'as peur de quelque chose ?
D'elle-même et du regard des autres, mais elle tente tant bien que mal de le cacher. Et sinon, des écureuils. Elle a eu une très mauvaise expérience avec l'une de ces sales bestioles quand elle était encore enfant.

✗ Quels sont tes goûts ?
Cela varie selon les saisons et ses humeurs. Un jour, elle pourra facilement craquée sur un gros gâteau au chocolat et le lendemain, n'en manger qu'une miette pour mieux se jeter sur un bon morceau de steak saignant. Et c'est la même chose pour tout. Un jour le noir, l'autre le jaune, et le suivant le vert. Un jour une jupe courte, et l'autre un pantalon trop large. Elle écoutera aussi bien de la musique classique que de la musique punk. Elle n'a pas spécialement de choses préférées, elle va juste au gré de ses envies.

Bien évidemment, comme n'importe qui, il y a bien une chose qu'elle aime et qui ne changera jamais, quelque soit le jour, la température ou la ville dans laquelle elle se trouve, c'est son amour inconditionnel pour les chewing-gum. Son parfum préféré pourra toujours changer, mais cette sensation particulière sous la dent la fera toujours fondre.

✗ Signe distinctif ?
Un problème, elle ? Bien sûr que non ! La schizophrénie n'est pas un problème, elle permet juste deux ouvertures d'esprit différente sur le monde voyons.



» Chargement du jeu.


« On dit que certaines choses sont dû au hasard, d'autres au destin. Certains parlent de fatalités aussi. Moi, je pense juste que ce sont ses pas qui l'ont guidés à moi et ses mains qui m'ont gardés près d'elle. » [Kazuki]


✗ On a tous un passé :


« Beaucoup d'histoires de contes ont tendance à commencer par « Il était une fois ». Beaucoup trop d'histoires de personnes comme vous et moi ont tendance à commencer d'une façon pas trop méchante. Il y a bien sûr des hauts et des bas, c'est la même chose pour tout le monde après tout, mais ils arrivent à finir leur livre avec le sourire aux lèvres. Il existe aussi des histoires qui commencent merveilleusement bien. Une jeune princesse aux parents aimants et attentionnés, vivant loin du malheur du peuple, baignant dans un univers brillant qui semblait la protéger de toutes les agressions extérieurs. Puis un événement perturbateur vient briser ce bouclier et la princesse voit son monde exploser en millier de morceaux cristallins. Elle reçoit alors de pleins fouet la détresse et la décadence de son environnement, et n'arrive malheureusement plus à se relever. Cette histoire résume parfaitement bien celle d'une jeune enfant que j'ai connu et je n'ai, à mon grand dam, rien pu faire pour l'aider à tout surmonter. »

____________________________

21 août, il y a 15 ans.

Deux. Ils étaient deux. Le miracle de la vie avait accomplit son devoir, remplissant la tâche qu'on lui avait confiée. Deux. Deux petits corps chétifs et pâles, paisiblement endormis dans leur couffin un brin trop étroit pour eux. La mère, encore transpirante et essoufflée avait à nouveau survécu à cette épreuve, car il n'était pas rare qu'une femme faible comme elle ne succombe lors d'un accouchement. Et pourtant, dans cette pièce éclairée où deux nouvelles âmes avait rejoins le monde, personne ne souriait. Personne n'osait souffler le moindre son, de peur d'énerver encore plus le père qui serrait le poing, ou de voir la mère verser une énième larme. Elle avait faillit.

Dehors, la pluie battait les carreaux, faisant plier les arbres et vibrer les vitres. Les gens s'agitaient de toute part pour se trouver un abri. Personne ne comprenait comment cette pluie était arrivé, alors que le soleil brûlait encore les peaux il y a quelques minutes. Les ombrelles de dentelle des femmes servaient de parapluie et les hommes se cachaient sous leurs journaux aux écritures effacées, tandis que les enfants s'amusaient à attraper les gouttes d'eaux, peu soucieux de salir leurs vêtements.
A l'intérieur, une petite fille à la chevelure d'argent pénétra dans la chambre, tout excitée à l'idée de faire connaissance avec son nouveau petit frère. Mais à peine eu t-elle posé les yeux dans le berceau qu'elle comprit qu'elle n'aurait pas dû entrer maintenant. Perdant alors son sourire rieur, elle fixa les deux bébés. L'un était un petit garçon un peu fragile, l'autre était une petite fille au visage doux. Lui avait cesse de respirer tout juste sorti du ventre de sa génitrice. Elle avait le même regard cramoisi que sa mère et sa sœur.

Lui, il s'appellera Silver, à cause de ses yeux gris terne comme la lune. Elle, elle s'appellera Scarlett, à cause de ses yeux rouges brillant comme le sang.


____________________________

15 décembre, il y a 1 an.

Le ciel était aussi gris que la neige pouvait être blanche. L'hiver n'avait jamais était aussi rude. Les rues étaient désertes, les arbres avaient perdus leur splendeur, les animaux avaient fuis le jardin. Tout était blanc et calme. Tout était si beau. Elle était là, toute seule, dans ce paradis blanc qu'elle seule semblait apprécier à sa juste valeur. Elle tendait les mains vers ce ciel triste qui déversait toujours plus de neige, laissant les flocons fondre au contact de sa peau, sentant toujours plus de frisson déformer son corps. Elle n'avait pas de gants, pas de chaussures, pas même d'écharpe ni de manche pour recouvrir ses bras alors que le monde entier s'emmitouflait dans de grosses couverture, au coin du feu. Elle était là, et elle sentait chaque millimètre de sa peau s'imprégner de cet air froid.

Elle avait senti ce besoin irrépressible de sortir, de fuir, de voir le monde de dehors. Elle qui était née avec une faible constitution, elle avait toujours été forcée à vivre enfermée. Elle ne sortait jamais, elle n'avait pas spécialement d'amis, ni même de contact. Les rares visages qu'elle pouvait voir était ceux de ses servantes ou de ses professeurs particuliers. La seule personne qui lui était chère, c'était sa grande sœur, toujours là pour la protéger contre les colères de son père.

Alors que son visage était pointé vers ce ciel nuageux, elle tentait de réprimer ses larmes qui agressaient le coin de ses yeux rougis. Tout était si beau dehors, elle voulait en voir plus, encore plus. Alexy lui rapportait souvent des nouvelles de l'extérieur, ce qu'il se passait, ce qu'il se disait. Les expériences qu'elle vivaient avec les autres. Un jour, elle était même revenue avec les cheveux teintées de roses, ne supportant plus les réflexions sur la cascade blanche qu'elles avaient hérités de leur mère. Pourquoi n'aurait-elle pas le droit de vivre les mêmes choses ? Elle avait finalement pris une décision et, quand toute la maison s’endormit, elle emprunta le couloir qui menait à l'arrière-cour et elle sortit.

Mais elle avait besoin d'autre chose que ce jardin qu'elle pouvait voir de la fenêtre de sa chambre. Sans même s'en rendre compte, ses pas la guidèrent naturellement vers le portail vert qui gardait la demeure. Le lourd portillon de fer grinça bruyamment dans le silence, et le petit oisillon fit son premier pas en dehors de sa coquille protectrice.


____________________________

« Dis moi jeune fille, tu sembles perdue. Que dirais tu de venir t'amuser avec nous ? On ne te fera pas de mal, tu verras. »

« Hey gamine, t'as rien à faire par ici, rentre chez papa-maman et viens pas pourrir notre job ! »

« Mais c'est qu'elle est mignonne tout plein celle là, tu crois qu'ils en prendraient combien ? Quoi ? Sérieux ? Putain mais il nous la faut alors... »

Peut-être avait-elle prit le mauvais chemin. Peut-être s'était-elle trompée. Peut-être qu'elle n'aurait jamais du sortir de chez elle sans permission et en plein milieu de la nuit. Peut-être... Mais si elle ne l'avait pas fait, elle s'en serait sûrement voulu le restant de sa misérable vie. Des regards lubriques la détaillaient de haut en bas, des réflexions méchants et désagréable volaient dans tous les sens. Mais elle continuait d'avancer, de sourire à ceux qui l'approchaient et de saluer ceux qu'elle croisait. La rue était éclairée, lumineuse et rempli de monde, et ses pupilles s'illuminèrent, ravies et excitées.

Ses pauvres jambes étaient parcourus d'un frisson violent, sa simple robe ne la couvrant pas tellement dans ce froid hivernal. Aux yeux de tous, elle n'était qu'une gamine crédule et simplette qui était venu mettre les pieds dans un endroit dont elle ne comprenait sûrement pas l'utilité. Et ils avaient bien raison. Elle s'était juste contentée de marcher tout droit, sans vraiment de but, sans vraiment de préférence. Plusieurs fois, elle avait manqué de s'écrouler de fatigue. Plusieurs fois, elle avait craché ses poumons a tel point que les personnes autour d'elle pensaient qu'elle allait succomber sur le coup. Sur le coin de ses lèvres séchait un mince filet de sang et son visage angélique était aussi pâle que celui d'un mort.

Ses pas se firent de plus en plus lent. Elle sentait son corps et son esprit la lâcher peu à peu et elle finit par comprendre pourquoi on ne voulait pas qu'elle sorte de chez elle. N'était-elle alors qu'une pauvre fille fragile incapable de se défendre toute seule ? Elle savait que son frère était décédé à naissance et qu'elle aurait sûrement du mourir avec lui. Mais elle avait survécu, elle s'était accrochée à la vie avec ses petites mains et s'était extirpé des griffes de la mort. Cependant, la Faucheuse n'avait pas encore gagné son combat contre elle.

Une paume froide se glissa sur son front, puis une toile brunâtre voila son regard et entoura son corps frêle. Elle se sentit enfermée et soulevée par deux bras puissants et tenta comme elle le pu de s'en défaire en criant mais elle n'avait même pas la force de se débattre correctement. Sa sœur lui avait pourtant apprit comment faire, elle qui était forte et violente. Mais la jeune enfant ne pouvait rien faire, et considéra que c'était la faute de la fatalité et de son côté bien trop téméraire. Elle attendit alors que tout se finisse. Elle s'attendait bien évidemment à ce qu'on la violente, qu'on l’emmène loin de chez elle, mais son voyage fut bien court, et alors qu'elle n'entendait plus les bruits et les sons de la ville en mouvement, ses pieds rencontrèrent à nouveau le sol et le tissu qu'elle avait sur la tête descendit sur ses épaules pour la réchauffer.

Il faisait noir, et la ruelle dans laquelle elle semblait maintenant se trouver était rempli d'objets et de cartons. Puis elle se retrouva face à un garçon à la crinière blonde qui jeta une seconde couverture sur elle avant de s'accroupir pour la regarder droit dans les yeux, la détaillant pour x ou y raisons, qui engendra un mouvement de recul de sa part. Intimidée mais pas effrayée, elle se demandait ce que son kidnappeur allait bien pouvoir lui faire. Il se redressa brusquement, la faisant sursauté, puis un doigt accusateur fut pointé vers avant de taper à plusieurs reprises le haut de son crâne.


« T'es stupide ou quoi ! Apprends à réfléchir de temps à autre ! Pourquoi tu traînes dans un endroit aussi malfamé ? Tes parents sont ici ? Tu t'es perdue ? T'as mal quelque part ? »

Elle se contentait juste de le fixer, observant son regard bleu accusateur et pourtant si doux et de secouer la tête à toutes ses questions. Elle n'était pas accompagnée, elle n'était pas perdu, elle n'était pas blessée. Il soupira et se calma, voyant qu'elle n'avait pas l'air vraiment choquée ni inquiète. A quoi bon engueuler une gamine qui n'avait visiblement pas idée de ce qui lui arrivait ?


« Désolé pour ce que je t'ai fais, mais il y avait un moment que tu étais suivie et j'avais peur qu'ils ne s'en prennent à toi, alors j'y suis allé à l'ancienne... »

Une fois de plus, elle secoua la tête comme pour lui signaler qu'elle ne lui en voulait pas. Il finit par croire qu'elle était muette, ou peut-être incapable de parler à cause de la peur qu'il n'arrivait malheureusement pas à déceler. Il s'affala alors dans un vieux canapé décrépit et poussiéreux et se pinça l'arrête du nez.


« Écoute, à moins de vouloir t'faire violer dans un coin de rue ou te retrouver vendue à un vieux pervers, tu ferais mieux de retourner chez toi. Les crevettes de 9 ans sont très désirée en ce moment. »

« J'ai 14 ans. », répondit-elle presque immédiatement, vexée.

La surprise qui avait instantanément peint le visage du jeune homme la fit rire. Elle était de toute façon déjà résignée à rester une « crevette de 9 ans » pour longtemps. Ceci dit, le garçon qui l'avait aidé ne semblait pas bien âgé non plus. Il tenait plus de l'adolescent que de l'adulte. Il n'était sûrement pas majeur, et d'ailleurs, son regard bridé laissait supposé qu'il n'était même pas américain. En réalité, le jeune homme n'avait que des origines asiatiques, il était blond aux yeux bleu après tout.


« Et toi alors. Qu'est ce que tu fais ici ? »

Il se crispa légèrement en gémissant, n'ayant sincèrement pas envie de discuter de ce genre de chose avec une enfant juste paumée. Mais elle n'était pas bien méchante et il était temps que quelqu'un lui apprenne ce qu'était vraiment la vie, puisque les adultes qui l'entouraient ne l'avait visiblement pas fait.


« Tu vois, des fois, des parents abandonnent leur gosse, et ils se retrouvent obligé de se débrouiller tout seul. Alors ils font avec les moyens du bord pour survivre. »

« Pourquoi ? »

« Parce que. Le monde est fait ainsi, 'faut s'y faire, c'tout. »

« Tu t'appelles comment ? »

« Tu poses trop d'questions, crevette ! … Kazuki. »

Il lui expliqua alors en voyant sa grimace interrogatrice qu'il était né d'un père japonais et une mère américaine, puis qu'il avait était adopté très jeune par deux américains qui, comme beaucoup de gens par ici, utilisaient les enfants pour gagner de l'argent. Il s'était alors retrouver à vendre son corps pour une poignée de dollars, tout seul, sans réelle famille. Il riait en disant cela mais son air triste pinça le cœur de la jeune fille.


« Hey la miss, j'veux pas de ta pitié d'accord. Juste, j'vais te ramener chez toi et tu vas bien gentiment retourner t'coucher. »

Elle ravala ses sanglots et hocha la tête. Il avait bien vite comprit qu'elle n'était pas là par obligation ou par désir. Elle avait simplement fugué de chez elle pour une broutille, sûrement la crise d'adolescence qui passait par là et qu'elle avait prit le pire chemin possible. Mais elle finirait bien vite par le regretter si elle passait trop de temps ici. Alors, en bon chevalier servant, il la raccompagna jusqu'à son domicile. Le bâtiment qui lui fit alors face lui extirpa un sifflement d'admiration.


« Hé bin... C'est pas de la gnognotte, ta baraque. Vous devez pas être trop mal là dedans ! J'comprends pas vraiment que t'as voulu partir du coup... »

« Tu vois, des fois, des parents surprotèges leurs gosses parce qu'ils sont un peu plus fragile que les autres, et ils se retrouvent étouffés dans la prison qui leur sert de maison. Alors ils font avec les moyens du bord pour survivre. »

Il lui mélangea les cheveux en pestant un « espèce de sale gosse, va », les canines toutes dehors. Bizarrement, il sembla à l'enfant que lui aussi la surprotégeait, mais à sa façon. Une façon qui ne la dérangeait pas et même qui l'apaisait. Bien sûr, elle savait bien qu'elle ne le reverrait sûrement plus jamais, et cette idée lui devenait peu à peu insupportable. Mais il lui était interdit de parler de lui et de cette nuit à qui que ce soit.


« Allez crevette. Rentre et fais pas de bruit. Ça vaut mieux pour toi. »

Elle s'approcha de la porte, renvoyant au jeune homme les couvertures qu'il lui avait donné plus tôt et s'engouffra dans le couloir avant de se retourner vers lui.


« Scarlett. Mon prénom, c'est Scarlett. »

Il afficha un large sourire, et la porte se referma. Elle se hâta alors de retourner dans sa chambre et ferma rapidement le verrou derrière elle. Elle était d'une part soulager d'être de retour dans son petit cocon où elle ne risquait plus rien, mais le peu de temps qu'elle avait passé hors de sa tour lui manquait déjà. Penaude, elle se dirigea vers la baie vitrée surplombant son balcon pour tirer les rideaux quand une ombre dans le jardin attira son regard. Kazuki avait attendu dehors qu'elle soit dans sa chambre avant de partir. Il la salua en voyant qu'il n'avait plus de raison de la surveiller et tourna les talons pour retourner de là où il venait.

____________________________

21 août, il y a 1 an.


« Joyeux anniversaire, crevette ! »

8 mois plus tôt, elle avait fait la connaissance d'un garçon qui était forcé de se prostituer pour ne pas mourir de fin dans la rue. Il l'avait aider alors qu'elle s'était perdue, lui avait éviter une fin assez déplorable et ramené chez elle. Le tout n'avait durer qu'une heure à peine, mais le lien qui s'était formé ce soir là était puissant et ne cessait de grandir de jour en jour. S'il n'avait pas donné signe de vie pendant plusieurs semaines, un soir, la jeune fille se trouva réveillée par des coups sur les vitres de sa chambre. Son cerveau fit rapidement le calcul et son sang bouillonna dans ses veines. Elle se rua sur son balcon et découvrit un Kazuki souriant, assis dans l'herbe. Si elle n'avait su retenir ses larmes, lui était rester digne et s'étouffa presque à lui dire de se calmer si elle ne voulait pas qu'on ne vienne le virer à coup de pied ou pire, l'emprisonner pour viol de propriété privé.

Ensuite, il était souvent revenu, la nuit une fois tombée. Elle s'interdisait de quitter l'enceinte de la maison pour ne pas céder à la tentation de partir avec lui et d'attrister toute sa famille et leurs rencontres nocturnes se faisait toujours via le jardin de l'arrière-cour. Elle s'accoudait à son balcon et ils discutaient jusqu'à ce que le soleil ne vienne renvoyer la lune. Et ce soir là encore, le jour de son 15e anniversaire, il était venu. Dans le hall, la fête battait son plein. La famille était réuni pour elle, des dizaines de personnes venues d'un peu partout du pays. Et pourtant, la seule qui lui suffisait était là, à quelques mètres d'elle. Elle n'était pas riche et même plutôt misérable, la veste chiffonnée qu'il avait sur le dos était sûrement la plus belle tenue qu'il pouvait lui présenter, mais elle n'avait pas besoin de plus.


« Tu trouves pas qu'on ressemble un peu à Roméo et Juliette comme ça ? »

« Mmh... Qui ça ? »

« Tu ne connais pas ? Mais c'est pourtant l'une des tragédie les plus connu au monde tu sais ! » s'exclama t-elle surprise.

« Boh, tu sais, moi j'ai pas vraiment eu d'éducation. J'ai déjà eu beaucoup de mal à apprendre l'anglais tout seul. Tu veux bien m'raconter ta super histoire ? »

« En gros, Roméo et Juliette tombent amoureux l'un de l'autre, mais leur deux familles sont des familles ennemies, alors leur amour est impossible. Mais Roméo vient retrouver Juliette sous son balcon pour lui déclarer son amour. Puis ils décident de s'enfuir ensemble... »

« Et là, Happy End et tout l'monde est content ! »

« ... »

Un silence s'installa doucement. Ils ne firent que se fixer pendant un long moment et un sourire résigné étira les lèvres du jeune homme. Sûrement avait-elle raison dans ce qu'elle disait.


« J'te proposerais bien de te libérer de ta petite prison d'argent, mais j'ai pas vraiment d'endroit où t'emmener et j'te préfère en sécurité là haut de toute façon. »

Elle acquiesça en posant son menton sur la paume de ses mains. La dernière fois qu'elle était sortie, elle était revenue faible et était tombée très malade. A moitié dévêtu en plein hiver comme elle l'avait été cette fois là l'avait très affaibli et elle aurait sûrement succombée si, exceptionnellement, une servante n'était pas venu la réveiller, ne la voyant pas se lever à l'heure habituelle. Elle est restée alitée pendant plus d'un mois mais comme toujours, elle s'était accrochée. Combien de fois aurait dû t-elle périr comme ça et combien de fois s'était-elle relevée ?


« Ah ! D'ailleurs, j'ai quelque chose pour toi, crevette ! »

Celle ci pencha la tête en le voyant se lever et sortir quelque chose de sa poche. Il vérifia autour de lui que personne ne pouvait le voir, recula un peu et envoya l'objet directement vers l'adolescente. Elle rattrapa de justesse une petite boîte blanche et un peu sale, puis il lui fit signe de l'ouvrir, sautillant comme un gamin. Elle souleva le capot et découvrit un nœud blanc où y était pendu une petite rose rouge. Elle resta ainsi, à observer ce cadeau sans rien dire. Gêné par son manque de réaction, Kazuki se sentit obligé de comblé.


« J'me doute bien qu'une babiole comme ça, ça doit pas casser des briques pour toi, mais j'le trouvais joli, donc bon. »

Bien sûr que ce n'était qu'une babiole. Ce n'était rien, ce n'était qu'un vieux nœud tout pourri qu'elle n'oserait même pas mettre à son chien. Alors pourquoi son cœur s'était serré si fort qu'elle éclata directement en sanglot ? Ce n'était pas de la tristesse, c'était bien plus chaud et doux que ça. Mais la pauvre gamine était un brin trop émotive et malgré toutes les choses qu'elle avait reçu ce soir, les plus beaux bijoux, les plus beaux vêtements, c'était sûrement ceux vieux nœud tout pourri qu'elle garderait le plus longtemps possible.


« Je m'en contenterais alors... Mais tu ferais mieux de repartir. Les invités vont se demander où je suis passée. »

En bon prince qu'il était, il s'inclina avant de disparaître dans la pénombre de la nuit. Elle resta un moment dehors, laissant le vent tiède de ce soir d'été sécher les filets d'eaux qui avaient glissés sur ses joues et priant pour que ses joues rougies reprennent des couleurs plus rosées, puis sortit de sa chambre pour rejoindre la population qui l'attendait dans la pièce centrale de la maison. Une fois de plus, sa sœur s'était directement postée à ses côtés.

Elle qui était considérée comme la honte de la famille à cause de ses résultats minables en cours, de ses fugues répétées et de son sale caractère. Elle qui était la seule à toujours soutenir sa petite sœur fragile et timide. Elle qui était la première à vanter ses mérites et ses qualités aux autres. Elle qui était toujours là pour la crevette qu'elle était. Heureusement qu'une rebut comme elle était là pour la sortir de sa solitude et lui apporter de la joie quand il le fallait. La plupart des gens qui étaient là n'était que des étrangers pour la cadette, et aussi gentille et souriante qu'elle pouvait être, elle n'osait jamais se mêler aux autres. Alors son aînée restait là, avec elle, alors qu'elle aurait bien pu sortir discrètement pour aller retrouver ses amis dans un bar quelconque et rentrer à quatre pattes au petit matin. Si son environnement n'était pas des plus enviables, il y avait deux personnes qui l'entouraient et lui donnaient une raison de se battre.


____________________________

02 septembre, il y a 1 an.


« Je savais bien qu'il y avait quelque chose de bizarre chez toi en ce moment. C'était donc ce bâtard des rues qui te perturbait. C'est lui aussi qui t'as fais sortir hein ! Ne t'inquiète pas, papa et maman vont s'occuper de lui et tu pourras passer à autre chose. »

Oui. Ça avait était une mauvaise, une très mauvaise idée. Kazuki était revenu la voir. Mais pas le soir cette fois. En pleine journée, quand tout le monde était censé être parti travailler. Sa sœur avait reprit sa scolarité et ses parents étaient complément accaparés par un projet d'Hedger Impact, une société japonaise qui développait un nouveau jeu vidéo. Le jeune homme s'était alors hissé comme il le pu jusqu'à la chambre de sa petite princesse. Mais comme un nouveau coup du sort, sa servante attitrée, ayant bien retenu la leçon de la dernière fois, vint à nouveau vérifier que sa jeune maîtresse n'était pas encore tombée gravement malade.

La séparation de ces deux là fut rapide. Si lui était brutalisé et rouer de coups, elle était simplement retenue dans sa chambre par les employés, alors qu'elle essayait clairement de lui venir en aide. Mais les cris et les supplications qui fusaient ne semblaient avoir beaucoup d'effet. Des perles de sang tâchaient le sol clair de la pièce, arrachant des hurlements de terreur à l'enfant alors que la porte se refermait sur le visage neutre du garçon qui s'était probablement évanouit sous la brutalité des gardes. Alexy fut vite contactée, puisque c'était elle qui s'occupait de la maison en l'absence de ses parents, et intervint immédiatement. Elle renvoya les armoires à glace qui avaient violenté le pauvre homme et celui ci fit emmener se faire soigner dans la petite salle qui était habituellement réservée à Scarlett. Elle se rendit au près de sa sœur pour la rassurer et lui demander plus d'explications concernant cette histoire. Elle resta muette, sachant très bien qu'elle n'avait aucun droit de lui raconter ce qu'il s'était passé ce 15 décembre, pas même à sa sœur.

Mais quand celle-ci la pressa, lui expliquant qu'elle ne pourrait en rien assurer la défense du blond auprès de leur parent si elle n'avait pas un minimum d'éléments pour argumenter. La petite se résigna alors à lui conter la raison et la façon dont elle avait connu Kazuki sans vraiment s'éterniser sur la relation chaotique qu'il entretenait depuis ce soir là. Serrant contre son cœur le pendentif rouge qui avait toujours orné son cou, elle supplia Alexy de ne rien dire à personne et de le sauver comme lui avait réussit à la sauver.


« C'est de famille alors ! Tu aurais dû faire plus attention, Sca'. Papa et maman rentre dans peu de temps et je ne peux malheureusement plus leur cacher ça, mais je vais faire de mon mieux, d'accord ? », soupira t-elle, compatissante, en lui frottant la tête.

Hélas, la fatalité n'en avait finit là, et une fois Lawrence et Karin Vayne de retour dans le domicile familial, une dispute explosa et malgré tout ce qu'elle avait pu dire ou faire, Scarlett finit enfermée définitivement dans sa chambre, la baie vitrée scellée et aucune personne n'était permis de l'approcher autre que sa famille et sa suivante. Alexy fut sévèrement punie pour avoir osé aller contre les ordres de ses parents. Elle disparu alors pendant plus d'une semaine.


____________________________

« Hey, petite sœur. Ce que je vais te dire ne risque pas d'être facile à entendre. Mais promet moi d'essayer de te contenir jusqu'à ce que je finisse et de ne pas faire de bêtises. Tu sais que j'ai fais absolument tout ce que j'ai pu pour toi et que je le ferais toujours, mais je n'ai pas cette notoriété sur nos parents. »

Après sa fugue, Alexy était directement revenu voir sa sœur. Mais son père l'avait prise à part un peu plus tôt pour lui demander de donner un message à Scarlett de sa part. Si l'aînée avait était choquée par cette facette qu'elle pu entrevoir de ses parents, qu'en serait-il de la plus jeune ? Interdite, elle pénétra dans la chambre et s'installa auprès de la jeune fille dont le teint livide ne prétextait rien de bon.

Ayant essayer de calmer sa sœur et de la préparer psychologiquement, elle finit par lui annoncer la mort de ce garçon auquel elle semblait tant tenir. Celui-ci avait visiblement accepter de tester l'un des casques de ce jeu sur lequel leur parent travaillaient et qu'un bug étrange l'avait bloqué à l'intérieur du jeu, le laissant alors dans l'incapacité de revenir. Bien sûr, ce n'était que la version de son père, mais Dieu seul sait ce qu'ils ont bien pu lui faire subir. Pourtant persuadée qu'elle allait devoir faire face à la rage et à la tristesse de l'enfant, il n'en fut rien.

Elle s'était contentée de fixer la baie, scrutant le ciel où les oiseaux se déplaçaient en liberté. Elle qui avait toujours été si sensible et qui réagissait à la moindre émotion n'avait jamais semblait aussi inerte devant un tel événement. Alexy comprit bien vite que le choc qu'elle vivait l'avait tétanisée. Elle se leva et, déposant un baiser sur son front, quitta la pièce. Quelques minutes passèrent, quelques minutes où le silence pesant s'engouffra dans toute la chambre, et deux gros larmes s'écoulèrent synchronisées le long de son visage, alors que son regard vitreux ne se détachait pas du spectacle qu'elle voyait dehors.


____________________________

30 avril, il y a 5 mois.

Son enfermement avait finalement été arrêté, et elle pouvait de nouveau circuler dans la maison comme elle le voulait. Elle n'avait plus tellement la notion du temps. Les rides qui avaient creusées sa peau pendant sa séquestration étaient partis et son visage avait retrouvé de belles couleurs. En fait, tout semblait être revenu à la normale. La gentille et mignonne petite Scarlett était guérit de cette maladie qui s'appelait l'amour et son pétillant naturel était de retour, pour le plus grand plaisir de ses parents, persuadés d'avoir prit la bonne décision pour le bien de leur fille.

Ces mois passés loin de tout lui avait laissé beaucoup de temps pour réfléchir, et elle s'était sûrement rendue compte qu'elle ne devait pas gâcher le restant de sa vie pour une seule soirée et une seule personne qui n'était même pas digne d'elle. Oui, c'est ce qu'elle aurait dû penser. C'est ce qu'elle aurait dû se dire. Mais ça, c'était juste ce qu'elle voulait faire croire. Pendant tout ce temps où elle avait pu réfléchir, se remettre en question, quelque chose s'était brisé. Son âme peut-être, ou alors l'enfant qu'elle était à finit par exploser la coquille dans laquelle elle s'était caché. Alexy avait sentit ce malaise qui l'entourait depuis qu'elle avait quittée sa chambre et l'aura oppressante qui accompagnée sa jeune sœur. Cependant, lorsqu'elle décida d'en parler aux adultes, il était déjà trop tard.

La plus âgée des deux avait depuis longtemps commencé à participer aux quelques expériences sur le casque, et Scarlett y fit conviée peu après. Bien que réticente au début, elle finit par céder. Puis se trouva très impliquer dans le projet. Beaucoup trop en fait. A peine libre qu'elle était retournée s'enfermer dans le laboratoire de ses parents pour les aider dans leur recherche. La surdouée qu'elle était comprenait très vite quoi il retournait et n'hésitait pas à y mettre son grain de sable. Elle restait souvent très tard parmi les ordinateurs, passant son temps à pianoter dessus pour y faire on ne savait quoi. Elle cherchait, c'était ce qu'elle répétait souvent.

Et, lors d'un test où elle et sa sœur repartir de l'autre côté, un « bug » bloqua Scarlett, lui empêchant la déconnexion. D'où venait ce dysfonctionnement ? Était-il de même nature que celui qu'ils avaient utiliser il y a quelques mois ? Toujours est-il que les parents de la jeune fille ne se remirent pas de sa disparition. Est-ce leur faute si elle aussi s'était retrouvé coincée ? Elle, elle vous dirait sûrement que c'est grâce à eux si elle a pu réutiliser le bug pour partir à jamais de cette maison.

Tu trouves cette histoire trop longue ? Alors on continuuuuuue !

✗ Ton arrivée à Euphemia et ta réaction :

Aujourd'hui.


« Pas Happy End non ! C'est une tragédie après tout. A la fin, Roméo meurt et Juliette le rejoint bien rapidement. »
« Ce serait triste de finir comme ça, en fait. »
« Qui sait... Peut-être qu'ils étaient heureux tous les deux, dans un monde où il pouvait s'aimer sans personne pour les en empêcher. »
____________________________

Quand elle rouvrit les yeux, une voix a l'intérieur de sa tête criait. C'était la voix d'Alexy. Elle ne disait rien, juste, elle criait. Elle leva les bras vers le ciel en s'excusant qu'elle ne voulait pas faire ça, qu'elle voulait rentrer, mais elle hurla plus fort encore. Ce cri lui déchira le cœur et elle supplia d'arrêter. Tout autour d'elle était noire. Elle était toute seule. Chaque particule de son corps tremblait. Puis le cri se fit plus lointain jusqu'à ce que le silence reprenne la place qui lui était dû. L'albinos reprit ses esprits. Après tout, elle ne pouvait plus rentrer maintenant, et c'était elle qui l'avait décidé. D'ailleurs, elle n'était même plus Scarlett. Cette partie d'elle avait disparu, elle l'avait enterrée et s'en était définitivement libérer. Cette coque vide qui lui avait servit de corps autre fois ne lui était plus d'utilité dans ce monde où lui n'était plus.

Nemesis. C'était son nouveau nom, sa nouvelle personnalité. Si elle était venu ici, à Euphemia, c'était pour une seule et bonne raison : elle se vengerait.



» Toi le geek.



NOM/PSEUDO :
Bloub

AGE :
Blouloub

JEU VIDÉO FAVORI :
Super Blou/crash/ Tomb Raider Origins, qui m'a fait cracher des paillettes par les yeux *^*

FILM FAVORI :
J'hésite toujours entre Final Fantasy 7 : Advent Children et Sherlock Holmes, Jeux d'Ombres... Parce que Bob quoi.! TT

MANGA/SÉRIE FAVORITE : Je vais en choisir 4 au pif dans ma liste. Donc ! Seikon no Qwaser, D. Gray-Man, Pandora Hearts, Tripeace. Voilà, vous n'aurez malheureusement pas les 47 autres.

COMMENT T'AS DÉCOUVERT LE FORUM ? :
spin <-- It's my smiley !!

T'ES UN OUF DANS TA TÊTE ? :
Shupiiiiiiiiin !

MANGER OU BOIRE ? :
Aucun des deux, j'ai le tournis pour l'instant !  spin 

JE TE SAOULE AVEC MES QUESTIONS ? :
Fufufu, toujours, toujours~

UNE DERNIÈRE ALORS, C'EST QUOI LE CODE ? :
Putain j'avais tellement la flemme de retourner le chercher...



Dernière édition par Nemesis le Dim 2 Mar - 1:01, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Chaos... Chaos everywhere ! - Nemesis   Dim 2 Mar - 0:12

    J'ai finis bande de gens (et ouais je double post, aucun scrupule moi !)

    Je souhaite d'avance bonne chance à l'admin' qui passera sur ma fiche (je crois que c'est pour toi Lola xD) et qui, je l'espère, aura le courage de tout lire jusqu'au bout ! xD Sur ce, bonne nuit ! o/
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MessageSujet: Re: Chaos... Chaos everywhere ! - Nemesis   Dim 2 Mar - 1:15

Une bad girl à Dreamy, ça swinguer hinhiiin ♥!

Rebienvenue, en tout on a tout réglé sur la CB. L'histoire est bien écrite, je n'ai rien à dire, vraiment si ce n'est welcome home Neme' ♥


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